Personne ne fait de moteurs rotatifs comme Mazda… En fait, quasiment personne n’a tenté de faire des moteurs rotatifs. Et pourtant, ils sont le symbole du romantisme mécanique.
Si Mazda avait récupéré un yen à chaque fois qu’un amoureux de la chose automobile a rêvé du retour du moteur rotatif au catalogue, il y aurait eu suffisamment de budget pour élaborer une gamme complète.
Régulièrement, l’idée rejaillit. Et tout aussi régulièrement, la direction du constructeur tempère. Je suis tout à fait convaincu qu’une équipe technique travaille sur la création d’un Wankel de nouvelle génération à Hiroshima… Mais il est aussi clair que le feu vert n’a pas encore été donné.
Dévoilé en novembre 2015 au salon de Tokyo, le concept Mazda RX-Vision incarne cette volonté inachevée. S’il n’a jamais été montré, le moteur qui l’équipait était bien équipé de pistons rotatifs.
Mazda n’est pas le seul constructeur à avoir présenté un concept à technologie Wankel. Il y a bien longtemps, Mercedes avait pensé à cette philosophie dans sa C111, avant d’abandonner l’expérimentation.
NSU avec sa Ro80 produite à moins de 40 000 exemplaires, Citroën avec moins d’un millier de GS… Les réalisations à base de Wankel n’ont jamais été de grands succès commerciaux. Même la première Mazda, avec 1 500 Cosmo Sport, n’a pas révolutionné le marché en termes de chiffres. Pourtant, l’image était particulièrement positive (pour Mazda, les clients Citroën ont été moins enthousiastes).
Cette recherche technologique a néanmoins permis la production de plusieurs modèles, dont 800 000 RX-7, un modèle entré dans l’histoire et la culture automobile.
Moins culte et victime de la hausse du yen, la RX-8 est le dernier véhicule de grande série à avoir proposé un Wankel en concessions.
Mais imaginons que de petits rotors viennent se placer juste derrière l’essieu avant d’une nouvelle Mazda. Deux cylindres d’un demi-litre qui, avec deux rotations par cycle, promettent l’équivalent d’un moteur 2 litres.
Imaginons encore les montées en régime et la commande boîte aussi affutée qu’à l’époque des premières RX-7. Plus besoin de jouer des clapets et d’artifices d’échappement pour produire une mélodie mécanique. Quatre mille, cinq mille, six mille, sept mille, huit mille tours par minute…
Une voiture aussi simple que technologique, capable d’être vendue quelques milliers d’euros de plus que la concurrence, mais suffisamment attirante pour convaincre les vrais romantiques.
Mazda RX-9, nous t’attendons !
