Catégorie : Constructeurs

  • Concorso Roma 2026 : Le Polo Storico Lamborghini redonne vie à une Miura SV « Luci del Bosco »

    Concorso Roma 2026 : Le Polo Storico Lamborghini redonne vie à une Miura SV « Luci del Bosco »

    Rome n’a pas seulement vibré au son de ses fontaines la semaine dernière. Du 16 au 19 avril, la première édition de l’Anantara Concorso Roma a transformé la capitale italienne en un musée à ciel ouvert. L’occasion pour le Polo Storico Lamborghini de dévoiler sa dernière prouesse : la restauration intégrale d’une Miura SV de 1972.

    Trois ans pour retrouver son âme

    Cette Miura SV n’est pas une simple voiture de collection ; c’est un manifeste de la rigueur historique de Sant’Agata Bolognese. Arrivée dans les ateliers du Polo Storico fin 2023 dans une configuration non conforme, elle a nécessité trois années de recherches documentaires et de travaux méticuleux pour retrouver son identité d’origine.

    Rien n’a été laissé au hasard :

    • Extérieur : Les grilles d’ailes avant, les ailettes de poignées aux bords arrondis et les persiennes arrière ont été remises en conformité avec les spécifications de 1972. Les moyeux de roue octogonaux et les fameux embouts d’échappement de type « Bob » (en hommage au pilote essayeur Bob Wallace) ont été réinstallés.
    • Teinte : La carrosserie a retrouvé sa nuance rarissime « Luci del Bosco » (un brun profond), mariée à un intérieur en cuir « Senape » (moutarde). Un défi chromatique, tant cette teinte a évolué selon les années de production.
    • Habitacle : Le Polo Storico a réintégré la préparation pour la climatisation, les feux de détresse, un volant plus compact et le levier de frein à main allongé spécifique.

    La star de « The Italian Job » couronnée

    Si la Miura SV « Luci del Bosco » était la star du stand officiel, une autre Miura a fait sensation lors du concours d’élégance : la mythique P400 de 1968 ayant ouvert le film The Italian Job (1969).

    Contrairement à la légende urbaine, cette voiture n’a jamais été détruite durant le tournage. Identifiée et certifiée par le Polo Storico en 2019, elle a remporté à Rome le premier prix de sa catégorie (Grand Tourisme des années 60) ainsi que le prix spécial « La vettura di Cinecittà », récompensant son lien indéfectible avec le septième art.

    60 ans de supercars

    Cette présence massive à Rome (complétée par deux Countach « 25th Anniversary ») marque une étape clé pour Lamborghini, qui célèbre cette année le 60ème anniversaire de la naissance du concept de supercar avec la Miura.

    Comme le souligne Giuliano Cassataro, responsable de l’Après-Vente chez Lamborghini : « Préserver cette authenticité est une mission quotidienne. Seul le Polo Storico, gardien officiel de l’héritage, est capable de garantir une telle valeur dans le temps. »


    Le saviez-vous ? La Miura de The Italian Job possède une particularité unique : lors du tournage, des sièges noirs avaient été installés pour ne pas abîmer le cuir d’origine, mais les appuis-tête blancs fixes avaient été conservés. Une configuration « hybride » que les experts du Polo Storico ont scrupuleusement authentifiée.

    Quelle Miura vous fait le plus rêver : la pureté cinématographique de la P400 ou l’élégance automnale de la SV « Luci del Bosco » ?

  • Darwinisme : Alfa Romeo Spider

    Darwinisme : Alfa Romeo Spider

    En 1966, sur les rives du lac Léman, Alfa Romeo dévoilait une silhouette qui allait redéfinir le plaisir de conduire cheveux au vent. Soixante ans plus tard, la « Duetto » n’est plus seulement une voiture, c’est un mythe. Le Musée Alfa Romeo d’Arese célèbre cet anniversaire avec une exposition fleuve qui durera jusqu’à la fin de l’année 2026.

    Un nom né du public, une ligne signée Pininfarina

    Tout commence au Salon de Genève 1966. Alfa Romeo présente la « 1600 Spider ». Pour lui trouver un nom plus évocateur, la marque lance un concours national : « Duetto » l’emporte. Bien qu’une homonymie avec une marque déposée empêchera Alfa de l’utiliser officiellement, le nom restera gravé à jamais dans le cœur des Alfistes.

    Dessinée par le maître Pininfarina, la Spider repose sur une mécanique noble héritée de la Giulia : moteur double arbre à cames en aluminium, boîte cinq rapports et quatre freins à disque. Avec seulement 990 kg sur la balance, elle file à 185 km/h, le tout dans une élégance rare.

    Quatre séries, un seul esprit

    De 1966 à 1994, la Spider a connu la plus longue carrière de l’histoire du Biscione (28 ans) et s’est écoulée à plus de 124 000 exemplaires à travers quatre évolutions majeures :

    1. L’Os de Seiche (1966-1969) : La version originelle, aux formes arrondies et convexes, supervisée par Battista « Pinin » Farina lui-même. C’est la star du film Le Lauréat avec Dustin Hoffman.
    2. La Coda Tronca (1969-1982) : La poupe est coupée net pour plus d’aérodynamisme. C’est la série la plus vendue, marquée notamment par l’édition spéciale « Niki Lauda ».
    3. L’Aérodynamique (1983-1989) : L’ère des spoilers et des pare-chocs intégrés, dictée par les tests en soufflerie.
    4. La Série 4 (1990-1994) : Un retour aux sources avec des lignes épurées et fluides, marquant la fin d’une époque glorieuse avant l’arrivée de la GTV Spider.

    L’exposition « Spider est Alfa Romeo » à ne pas manquer

    Si vous passez par l’Italie cette année, le Musée d’Arese propose une immersion totale. Jusqu’en décembre 2026, l’exposition suit un calendrier thématique permettant de voir évoluer le modèle :

    • Avril à Juin : Focus sur les « Os de seiche ».
    • Juillet et Août : Honneur à la « Coda tronca ».
    • Septembre et Octobre : La période « Aérodynamique ».
    • Novembre et Décembre : La quatrième série et le grand final.

    Préserver l’héritage avec Alfa Romeo Classiche

    Face à l’envolée des cotes sur le marché de la collection, Alfa Romeo a renforcé son programme Classiche. Dans les Officine Classiche de Mirafiori, les propriétaires peuvent faire certifier l’authenticité de leur exemplaire ou entreprendre une restauration totale avec les archives d’origine. Un service indispensable pour une voiture qui incarne, peut-être mieux que toute autre, le génie du Made in Italy.

    Le saviez-vous ? Pour le lancement américain en 1966, Alfa Romeo a fait traverser l’Atlantique à trois Spider à bord du paquebot Raffaello. Les passagers VIP pouvaient essayer les voitures directement sur le pont du navire pendant la croisière !

    Quelle est votre version préférée : la pureté originelle de l’os de seiche ou le charme néo-rétro de la quatrième série ?

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  • Buick Y-Job : L’histoire du tout premier « Concept Car »

    Buick Y-Job : L’histoire du tout premier « Concept Car »

    Aujourd’hui, les concept-cars sont une évidence. Ils servent à exciter les fans, à tester des technologies futuristes ou à tâter le terrain avant de lancer un nouveau modèle. Pourtant, pendant les cinquante premières années de l’automobile, ces machines n’existaient tout simplement pas. Jusqu’à ce qu’un homme, Harley Earl, décide de sculpter l’avenir dans l’argile.

    Sortir du rationnel : l’après-dépression

    Dans les années 1930, alors que l’Amérique se relève de la Grande Dépression, Detroit cherche un nouveau souffle. L’automobile doit cesser d’être un simple outil de transport rationnel pour devenir un objet de désir et d’individualisme.

    On abandonne alors le design « boîte sur roues » hérité de la calèche pour des carrosseries monocoques aux courbes organiques. C’est l’ère du streamlining. Chrysler lance l’Airflow en 1934, passé par la soufflerie, tandis que Graham-Paige éblouit avec son modèle 97, le célèbre « Sharknose ». Mais ces voitures étaient destinées à la vente. L’étape suivante sera purement esthétique.

    Harley Earl et l’invention du « Laboratoire »

    Harley Earl, le patron visionnaire de la division Art and Colour de General Motors, observe avec intérêt les « hot-rods » personnalisés des patrons de l’époque, comme le speedster Ford Model 40 d’Edsel Ford. Earl veut sa propre « vitrine roulante ».

    Il crée alors un projet badgé Buick et baptisé Y-Job (parce que le « X » pour « expérimental » était déjà trop commun). Ce n’est pas un prototype destiné à la production, mais un laboratoire de style destiné à définir l’ADN futur de Buick et de GM. À l’époque, l’idée de construire une voiture juste pour « imaginer l’avenir » semble saugrenue.

    De Hollywood à l’argile

    Pour donner vie à ses visions sans se ruiner en carrosseries métalliques complexes, Earl s’inspire des studios de Hollywood : il rassemble d’énormes quantités d’argile pour sculpter ses idées en trois dimensions. Il vient d’inventer le modelage en argile (clay modeling), une pratique qui reste, encore en 2026, une étape cruciale dans n’importe quel studio de design automobile.

    Un concentré de futurisme

    Terminée en 1938 mais révélée officiellement le 5 avril 1940, la Y-Job stupéfie la presse. On y découvre des innovations qui nous semblent élémentaires aujourd’hui, mais qui étaient alors de la pure science-fiction :

    • Phares escamotables : Pour épurer la ligne avant.
    • Poignées de portes affleurantes : Pour l’aérodynamisme.
    • Capote électrique : Un mécanisme complexe actionné par un bouton sur le tableau de bord.
    • Ergonomie moderne : Un panneau d’instruments où le compteur de vitesse est placé en hauteur pour une meilleure visibilité.

    Le « Daily Driver » ultime

    Preuve que son concept était bien né, Harley Earl a conduit la Y-Job quotidiennement comme voiture de fonction jusqu’en 1951. Par la suite, Earl dessinera la première Chevrolet Corvette et imposera les ailerons emblématiques de Cadillac, transformant le design automobile en un métier à part entière.

    Grâce à la Y-Job, chaque constructeur a compris que pour vendre le présent, il fallait d’abord faire rêver avec le futur.

    Le saviez-vous ? La Buick Y-Job reposait sur un châssis de Buick Century modifié. Elle était si basse que ses roues de 13 pouces (au lieu des 16 habituelles) semblaient minuscules, accentuant encore son allure de « fusée de la route ».

  • Scénario catastrophe chez Volkswagen : McKinsey suggère-t-il de « tout fermer » ?

    Scénario catastrophe chez Volkswagen : McKinsey suggère-t-il de « tout fermer » ?

    C’est une bombe médiatique qui vient de secouer l’Allemagne. Selon le quotidien Bild, le cabinet de conseil McKinsey aurait soumis au groupe Volkswagen un scénario digne d’un film post-apocalyptique : la fermeture de la quasi-totalité de ses usines allemandes. Simple provocation de consultant ou réalité brutale d’un géant aux pieds d’argile ?

    Seules rescapées : Wolfsburg et Ingolstadt ?

    L’idée, si elle est confirmée, est d’une violence inouïe. Selon les indiscrétions du tabloïd allemand, McKinsey préconiserait de ne conserver que deux bastions historiques : Wolfsburg (siège de Volkswagen) et Ingolstadt (fief d’Audi).

    Tout le reste, y compris l’emblématique usine Porsche de Zuffenhausen, passerait à la trappe. Un tel plan signifierait la perte de centaines de milliers d’emplois et un séisme économique et social sans précédent pour la première puissance européenne. Bien que les cabinets de conseil soient payés pour explorer « tous » les scénarios, du plus optimiste au plus radical, celui-ci semble ignorer volontairement les réalités politiques et la puissance de feu du syndicat IG Metall, qui ne manquerait pas de mettre le pays à l’arrêt.

    La famille Porsche-Piëch perd patience

    Si le scénario de McKinsey ressemble à une boutade cruelle, la tension au sommet du groupe est, elle, bien réelle. Selon le journal plus austère Handelsblatt, la puissante famille héritière Porsche-Piëch serait « révoltée » par la santé financière du groupe.

    La rentabilité a fondu en 2025 et les remèdes appliqués jusqu’ici semblent dérisoires :

    • L’accord de Noël 2024 prévoyait déjà 35 000 suppressions de postes d’ici 2030.
    • Trois usines allemandes sont déjà officiellement condamnées.
    • 15 000 départs supplémentaires ont été annoncés chez Audi et Porsche.

    Pour les actionnaires familiaux, ce n’est toujours pas assez. Conséquence directe : les têtes commencent à vaciller. Le CEO Oliver Blume, le directeur financier Arno Antlitz et le président Hans-Dieter Pötsch seraient tous sur la sellette, jugés incapables de redresser la barre face à la concurrence chinoise et aux coûts de production allemands.

    Un nerf à vif

    Que ces reconstructions journalistiques soient totalement fondées ou exagérées par Bild, elles révèlent une vérité incontestable : Volkswagen est un nerf à vif.

    L’Allemagne assiste, impuissante, à la remise en question de son modèle industriel. Entre des consultants qui suggèrent de raser le patrimoine pour sauver les marges et une famille régnante qui exige des coupes toujours plus sombres, l’avenir du « géant de Wolfsburg » n’a jamais semblé aussi incertain. En ce printemps 2026, les nuages noirs qui s’amoncellent sur la Basse-Saxe ne semblent pas prêts de se dissiper.

    Le saviez-vous ? Wolfsburg n’est pas seulement une usine, c’est une ville entière construite par et pour Volkswagen. La fermer ou en faire l’unique rescapée d’un naufrage industriel changerait à jamais le visage de l’Allemagne du Nord.

    Pensez-vous qu’un groupe aussi symbolique que Volkswagen puisse réellement sacrifier son ancrage historique pour garantir sa survie financière ?

  • Aston Martin Lagonda : 50 ans de futurisme et de « wedge design »

    Aston Martin Lagonda : 50 ans de futurisme et de « wedge design »

    Le 20 octobre 1976, Aston Martin jouait son va-tout. Sortie de la faillite quelques mois plus tôt, la firme de Newport Pagnell dévoilait au Salon de Londres une berline si radicale qu’elle semblait tout droit sortie d’un film de science-fiction : la Lagonda. Cinquante ans plus tard, son profil en « coin » reste l’un des gestes les plus audacieux de l’histoire automobile.

    Un pari insensé pour une survie miraculeuse

    En 1975, Aston Martin est en sursis. Pour marquer le renouveau de la marque, les nouveaux dirigeants Peter Sprague et George Minden demandent au designer William Towns de créer un produit qui symbolise l’esprit de l’époque.

    Towns ignore tous les codes esthétiques d’Aston Martin. Il dessine une silhouette en « origami », extrêmement basse (130 cm) et interminable (5,20 m). La carrosserie, entièrement en aluminium, est si complexe qu’elle nécessite 2 200 heures de travail manuel par voiture. Avec son minuscule nez chromé et ses lignes tranchantes comme des rasoirs, la Lagonda choque le public… et séduit immédiatement : 80 commandes sont enregistrées dès la fin du salon.

    Un cockpit de vaisseau spatial (et ses caprices)

    Si l’extérieur était futuriste, l’habitacle était une véritable révolution technologique :

    • Affichage digital : Développé avec l’Institut de Cranfield, le tableau de bord proposait des écrans LED (puis CRT par la suite), une première mondiale.
    • Touches sensitives : Près de 50 commandes tactiles — ancêtres de nos surfaces haptiques actuelles — géraient tout, des phares escamotables au réglage des sièges.
    • Luxe traditionnel : Ce déluge de technologie était niché dans un écrin de cuir Connolly, de ronce de noyer et de moquettes Wilton épaisses.

    Sous ce capot futuriste, on retrouvait toutefois une mécanique bien connue : le noble V8 de 5,3 litres conçu par Tadek Marek, développant environ 280 ch (puis 300 ch avec l’injection), couplé à une boîte automatique Chrysler à trois rapports.

    Une fiabilité « humide » mais un succès commercial

    La Lagonda a sauvé Aston Martin. Produite à 620 exemplaires jusqu’en 1990, elle a parfois représenté les trois quarts des ventes de la marque. Pourtant, sa réputation fut ternie par une fiabilité électronique désastreuse, surtout sous les climats humides d’Europe du Nord. « Les contacts s’oxydaient, provoquant des pannes en série », expliquent les spécialistes. Un problème inexistant en Californie ou au Moyen-Orient, où la majorité des exemplaires ont trouvé preneur.

    Quel avenir pour le nom Lagonda en 2026 ?

    Aujourd’hui, alors que nous fêtons ce cinquantenaire, la question de la renaissance de la marque se pose. Sous l’ère d’Andy Palmer (ex-CEO), Lagonda devait devenir la branche 100 % électrique du groupe. « Le silence et la fluidité de l’électrique sont les successeurs naturels des qualités de la Lagonda originale : le raffinement et une confiance sereine », confie Palmer.

    Pourtant, sous la direction actuelle de Lawrence Stroll, la priorité reste Aston Martin. Mais comme le dit le porte-parole de la marque aujourd’hui : « Il ne faut jamais dire jamais. » En attendant, la Lagonda 1976 demeure l’une des « hot rods » les plus élégantes et les plus étranges jamais construites.

    Le saviez-vous ? Les premières séries de la Lagonda utilisaient des écrans LED rouges, très difficiles à lire en plein soleil. En 1986, la Série 3 a introduit des tubes cathodiques (CRT) encore plus complexes, avant que la Série 4 de 1987 n’abandonne finalement les phares escamotables pour un design plus fluide.

  • Twisted TRRC : Le Range Rover Classic s’offre une cure de vitamines à 420 000 €

    Twisted TRRC : Le Range Rover Classic s’offre une cure de vitamines à 420 000 €

    Après 25 ans passés à porter le Land Rover Defender au sommet du raffinement, les sorciers de chez Twisted Automotive s’attaquent enfin à l’autre icône de la couronne : le Range Rover Classic. Baptisé TRRC, ce projet n’est pas une simple restauration, mais une réingénierie totale née de la nostalgie des années 80. Et attention, le ticket d’entrée pique un peu.

    Pour Charles Fawcett, le fondateur de Twisted, ce projet est personnel. Il se souvient du Range deux portes marron de son père, avec ses arches en fibre de verre et son spoiler avant de MGB GT. C’est cet esprit « King of the Road » qu’il a voulu capturer avec le TRRC, en y ajoutant une rigueur de fabrication quasi obsessionnelle.

    Un cœur de Corvette sous une robe d’aluminium

    Oubliez le poussif V8 Rover d’origine. Twisted a greffé un bloc LT1 V8 de 6,2 litres développant la bagatelle de 500 ch, couplé à une boîte automatique à huit rapports.

    Mais la puissance ne fait pas tout. Twisted a passé des mois à peaufiner les silentblocs et les suspensions progressives. L’objectif ? Obtenir une direction tranchante sans sacrifier la souplesse légendaire du Range. « Un Range Rover doit rester souple », insiste Fawcett.

    Une carrosserie façonnée à la main

    Le TRRC est un mélange savant des meilleures époques du Classic :

    • Look : Un pare-chocs avant typé années 70 marié à une calandre des années 90.
    • Artisanat : Chaque panneau extérieur est une nouvelle pièce en aluminium formée au marteau.
    • Précision : Twisted revendique des tolérances d’ajustement de carrosserie (le fameux « panel gap ») défiant toute concurrence.

    L’obsession du détail : du plancher au plafond

    L’intérieur a été entièrement repensé pour améliorer l’expérience de conduite. Les sièges ont été abaissés pour que le regard du conducteur soit parfaitement aligné avec la partie supérieure du pare-brise, maximisant ainsi la visibilité panoramique si chère au modèle original.

    Le détail qui tue : Fidèle à l’esprit des premiers modèles « tôlés », Twisted colle l’insonorisation sous la moquette et non sur la coque. Pourquoi ? Pour que le propriétaire puisse soulever le tapis et admirer la perfection de la peinture sur le métal nu.

    Fiche Technique du Twisted TRRC

    ÉlémentSpécification
    MoteurV8 6.2L Essence (LT1)
    Puissance500 ch
    TransmissionAutomatique 8 rapports / Différentiels renforcés
    Freinage6 pistons à l’avant, 4 à l’arrière
    ChâssisDécapé, traité e-coat (satin noir)
    ProductionLimitée à 12 exemplaires par an

    Un jouet exclusif (et déjà introuvable)

    Le prix de cette nostalgie haute performance ? À partir de 350 000 £ (soit environ 420 000 €). Malgré ce tarif de supercar, Twisted annonce que tous les créneaux de production pour 2026 sont déjà réservés, et que l’année 2027 est déjà en passe d’être complète.

    Le TRRC ne s’adresse pas à tout le monde, et c’est exactement ce que cherche la marque : une interprétation radicale, luxueuse et « anti-ordinaire » d’un monument britannique.

  • 5’19’’55 : La leçon de pilotage de Timo Bernhard dans l’Enfer Vert

    5’19’’55 : La leçon de pilotage de Timo Bernhard dans l’Enfer Vert

    Le 29 juin 2018, le temps s’est arrêté au Nürburgring. Au volant de la monstrueuse Porsche 919 Hybrid Evo, Timo Bernhard signait un tour en 5’19’’55, pulvérisant un record vieux de 35 ans. Aujourd’hui, l’homme le plus rapide de l’histoire du « Ring » nous livre les secrets de ses trajectoires, entre paradis mécanique et enfer technique.

    Pour Timo Bernhard, la Nordschleife n’est pas qu’un circuit de 20,8 km ; c’est une frontière où l’instinct humain fusionne avec la technologie. Voici son guide de survie et de performance sur les sections les plus critiques du tracé.

    Les pièges de la vitesse pure

    • Schwedenkreuz : Un défi permanent. « Le virage penche vers l’extérieur et la voiture s’allège énormément à haute vitesse », explique Bernhard. Le secret ? Anticiper le freinage car la vitesse d’approche est tout simplement irréelle.
    • Fuchsröhre : Ici, la gestion du trafic est capitale. « Il n’y a qu’une seule ligne et donc un seul point de braquage. Si vous n’avez pas terminé votre dépassement avant d’atteindre le creux de la « conduite de renard », il est trop tard. »

    La précision chirurgicale

    • Metzgesfeld : L’entrée est ultra-rapide, mais traîtresse. Sans vibreur à l’extérieur, la moindre erreur de trajectoire vous envoie directement tondre la pelouse.
    • Kallenhard : Un freinage d’outre-tombe pour l’épingle qui suit. « C’est très glissant, surtout sous la pluie. Si vous touchez les vibreurs ici, vous tirez tout droit. »
    • La Mutkurve : Comme son nom l’indique (le virage du courage), elle demande de la fluidité. L’objectif est de garder de la vitesse sans trop freiner. Un dixième de retard au braquage, et c’est la sortie de piste immédiate.

    L’art de la descente

    • Hohe Acht & Wippern : Après le point culminant, tout bascule. « Conduire en descente est radicalement différent. L’arrière devient très léger. On peut gagner beaucoup de temps sur les vibreurs vers Wippern, mais il faut savoir exactement ce qu’on fait. »
    • Eiskurve : Fidèle à son nom (« le virage de glace »), cette section reste humide et glissante bien après le reste du circuit car elle est constamment à l’ombre.
    • Pflanzgarten & Bellof S : Une séquence de « chute libre » suivie d’un changement de direction brutal. « Il faut laisser la voiture danser de droite à gauche. Si vous la brusquez trop, vous perdez l’arrière instantanément. »

    Le sprint final

    • Galgenkopf : Le point de braquage est extrêmement serré, mais la sortie est cruciale. C’est ici que se conditionne toute la vitesse de pointe sur la longue ligne droite de Döttinger Höhe.

    Le chiffre à retenir : 233,8 km/h. C’est la vitesse moyenne de Timo Bernhard lors de son tour record. Pour rappel, la plupart d’entre nous n’atteignent cette vitesse qu’en pointe dans la ligne droite.

  • Citroën 2 CV Spot : 50 ans pour la pionnière des séries limitées

    Citroën 2 CV Spot : 50 ans pour la pionnière des séries limitées

    Le 10 avril 1976, Citroën lançait une petite bombe chromatique qui allait changer la stratégie commerciale de la marque pour toujours : la 2 CV Spot. Cinquante ans plus tard, celle qui ne devait être qu’une édition éphémère est devenue une pièce de collection célébrée dans les plus grands rassemblements de 2026.

    Un vent de fraîcheur signé Serge Gevin

    Tout commence en 1974 sous le crayon du graphiste Serge Gevin. Son idée ? Casser les codes austères de l’époque avec une version « balnéaire » de la Deuche. Le concept est simple mais radical : une carrosserie bicolore Orange Ténéré et Blanc Meije.

    Pour l’anecdote, la voiture aurait dû s’appeler « Transat », mais le nom étant déjà déposé, Citroën opte pour « Spot« . Le prototype sera finalisé en toute discrétion sur la côte normande durant l’hiver 1976, loin des regards des touristes, pour une mise en production immédiate à l’usine de Levallois.

    Un succès « foudroyant »

    Lancée officiellement le 10 avril 1976 au prix de 13 600 francs, la 2 CV Spot provoque une véritable émeute dans les concessions. Basée sur une 2 CV 4 (moteur de 435 cm³), elle se distingue par des détails irrésistibles :

    • Le tendelet rayé orange et blanc, façon transat de plage.
    • La sellerie en jersey Orange Vénitien avec sièges séparés.
    • Les enjoliveurs en inox empruntés à la Dyane.

    Le stock initial de 1 800 exemplaires s’envole en seulement quelques jours. Face à ce succès, Citroën déclinera la Spot en Belgique, en Italie, et même en Grande-Bretagne (cette fois avec le moteur 602 cm³ de la 2 CV 6). Elle restera comme la toute première série limitée de l’histoire de la marque, ouvrant la voie aux Charleston, Dolly et autres Cocorico.

    2026 : L’année de la consécration

    Pour ses 50 ans, la « Spot » s’offre une tournée triomphale. Elle sera la vedette de deux rendez-vous incontournables cette année :

    1. Rencontre Nationale des 2 CV Clubs de France (13-17 mai 2026) : À Villiers-sur-Loir, près de 3 000 voitures sont attendues. La Spot y sera la reine de la fête au milieu des passionnés.
    2. Salon Epoqu’auto à Lyon (6-8 novembre 2026) : Consécration ultime, la 2 CV Spot a été choisie pour figurer sur l’affiche officielle de ce salon international. Un honneur réservé aux légendes.

    L’Aventure Citroën sera bien entendu de la partie pour accompagner ces célébrations et rappeler que, parfois, il suffit d’un peu d’orange et de blanc pour entrer dans l’histoire.

  • 50 ans de la BMW Série 6 : Le « Nez de Requin » s’expose au Musée BMW

    50 ans de la BMW Série 6 : Le « Nez de Requin » s’expose au Musée BMW

    Après une année 2025 record avec plus de 847 000 visiteurs, le Musée BMW de Munich lance sa saison 2026 en fanfare. L’invitée d’honneur ? La mythique BMW Série 6 (E24), qui célèbre ses 50 ans à travers une exposition spéciale baptisée « Sharknose », ouverte jusqu’en janvier 2027.

    Une icône à la longévité exceptionnelle

    Lancée au printemps 1976, la première Série 6 n’était pas seulement un coupé de luxe ; c’était une déclaration d’intention signée par le designer français Paul Bracq. Avec son profil dynamique, sa surface vitrée généreuse et, bien sûr, son fameux « nez de requin » (Sharknose) incliné vers l’avant, elle a redéfini l’élégance sportive.

    Fait rare dans l’industrie, la première génération est restée au catalogue pendant 13 ans (jusqu’en 1989), un record de longévité pour un modèle de la marque. « Depuis cinq décennies, la Série 6 est un parangon d’élégance, de puissance et de confort sur longue distance », rappelle Helmut Käs, directeur de BMW Group Classic.

    La star du grand écran

    Dès l’entrée du musée, le ton est donné : une carrosserie de Série 6 semble « flotter » dans les airs, une mise en scène inspirée par la série Flying Cars du photographe français Sylvain Viau.

    L’exposition met particulièrement l’accent sur la carrière cinématographique du modèle. Caractérielle et avant-gardiste, la Série 6 a crevé l’écran dans des productions internationales comme Dallas ou Retour vers le Futur II, mais aussi dans de nombreuses séries policières allemandes (Tatort, Le Bulle de Tölz). Pour l’occasion, un plateau de tournage typique des années 70 a été recréé dans la Rotonde du musée, mettant en lumière deux versions emblématiques :

    • La 628CSi (1982) : L’un des plus grands succès commerciaux de la gamme, alliant grâce et technologie d’injection.
    • La M635CSi (1985) : Véritable légende motorisée par le bloc de la M1 (286 ch), elle était à l’époque la quatre-places la plus rapide du monde avec plus de 250 km/h en pointe.

    Art et Compétition

    La Série 6 ne s’est pas contentée de briller sur la Croisette ou sur l’Autobahn ; elle a aussi dominé les circuits. Championne d’Europe de Tourisme (Groupe A) en 1984 et 1986, elle a prouvé que son élégance n’entachait en rien sa rage de vaincre.

    Le volet culturel n’est pas oublié avec la présentation alternée de deux Art Cars célèbres basées sur la 635CSi :

    1. Ernst Fuchs (1982) : Baptisée « Firefox on Harehunt », c’est la première Art Car basée sur un modèle de série.
    2. Robert Rauschenberg (1986) : Une œuvre pop-art mélangeant photographies et culture quotidienne.

    Infos pratiques

    Si vous prévoyez un voyage à Munich cette année, l’exposition « Sharknose » se tient en parallèle de l’excellent programme « Belle Macchine » dédié au design italien chez BMW.

    • Lieu : Musée BMW, Munich.
    • Horaires : Du mardi au dimanche, de 10h00 à 18h00.
    • Durée : Jusqu’à fin janvier 2027.
  • Renault : L’usine du Mans devient la « Manufacture Louis Schweitzer »

    Renault : L’usine du Mans devient la « Manufacture Louis Schweitzer »

    Le Groupe Renault a officiellement rebaptisé son site historique du Mans « Manufacture Louis Schweitzer – Le Mans ». Un hommage solennel à l’ancien PDG, disparu en novembre dernier, qui a fait de cette usine centenaire le cœur battant du châssis à la française.

    Le 7 avril 2026, Jean-Dominique Senard (Président du Conseil d’administration) et François Provost (Directeur des opérations) se sont rendus dans la Sarthe pour dévoiler la nouvelle identité du site. Ce changement de nom n’est pas qu’une plaque de marbre : il vient sceller le lien indéfectible entre l’homme qui a internationalisé Renault et l’usine qui conçoit aujourd’hui les dessous de nos futures voitures électriques.

    L’architecte du Renault moderne

    Louis Schweitzer, décédé le 6 novembre 2025 à l’âge de 83 ans, est celui qui a propulsé Renault dans le XXIe siècle. Sous sa présidence (1992-2005), la marque au losange a vécu ses transformations les plus audacieuses :

    • Le virage produit : Lancement des Twingo, Scénic et Kangoo.
    • L’expansion mondiale : Acquisition de Dacia et création de l’Alliance avec Nissan.
    • L’excellence industrielle : En 1999, il crée Auto Chassis International (ACI), structure qui a ancré Le Mans comme le pôle d’excellence châssis du groupe.

    Le Mans : Entre héritage centenaire et technologie « By Wire »

    Plus vieille usine du groupe encore en activité (fondée par Louis Renault en 1920), le site du Mans est aujourd’hui un écosystème unique où 1 700 collaborateurs dessinent la mobilité de demain.

    Loin d’être une simple forge, la manufacture est à la pointe de l’innovation avec des projets de rupture comme le châssis « By Wire ». Cette technologie, testée sur le démonstrateur Filante Record 2025, remplace les liaisons mécaniques traditionnelles de direction et de freinage par des commandes électroniques ultra-précises. Le site travaille également sur le revêtement laser des disques de frein pour réduire drastiquement l’émission de particules fines.

    Un géant industriel en chiffres

    Aujourd’hui, la Manufacture Louis Schweitzer, c’est :

    • 6,3 millions de disques de frein produits par an.
    • 1,5 million de trains roulants et 1,6 million de berceaux moteur.
    • Un centre d’ingénierie mondial de 280 experts testant 900 composants châssis chaque année pour les futurs modèles (Clio VI, Renault 5, Master E-Tech).
    • Une fonderie intégrée permettant un recyclage des matériaux en boucle fermée, unique dans l’industrie.

    En associant le nom de Schweitzer au Mans, Renault souligne que la performance économique ne va pas sans racines sociales et industrielles fortes. Une manière de rappeler que derrière chaque châssis qui « tient la route », il y a un siècle d’histoire et la vision d’un grand capitaine d’industrie.

  • Peugeot 504 Riviera : Le fantôme de Pininfarina ressuscité par un passionné

    Peugeot 504 Riviera : Le fantôme de Pininfarina ressuscité par un passionné

    C’est l’histoire d’un « shooting brake » qui n’aurait jamais dû quitter les livres d’images. Présentée en 1971, la Peugeot 504 Riviera était la promesse d’un luxe décontracté, à mi-chemin entre le coupé racé et le break de loisirs. Après avoir disparu des radars pendant plus de trente ans, ce concept-car mythique reprend vie grâce à l’obstination d’un milliardaire britannique, Barnaby Swire.

    Un « Break de Chasse » avant l’heure

    En septembre 1971, au Salon de Paris, Pininfarina bouscule les codes. En prenant pour base la 504 Coupé, le carrossier italien imagine la Riviera : un véhicule au volume généreux mais à la ligne sportive, idéal pour rallier la Côte d’Azur avec style. Malheureusement, le projet ne franchira jamais le cap de la série. L’unique prototype construit s’envole pour l’Espagne avant de s’évanouir définitivement dans la nature à la fin des années 90.

    Le défi fou de Barnaby Swire

    Pour Barnaby Swire, ancien propriétaire de 504 Cabriolet, ce « fantôme » était devenu une obsession. Ne disposant d’aucun plan d’origine, il a confié une mission titanesque à la société HC Classics : reconstruire la Riviera à partir de simples photographies d’archives en noir et blanc.

    Le travail, qui a duré trois ans, a nécessité :

    • La modélisation 3D : Pour recréer les courbes de la partie arrière et le vitrage spécifique.
    • Une base authentique : Un cabriolet 504 de 1972 a servi de donneur pour la structure.
    • Une interprétation chromatique : Faute de références précises, un bleu-vert élégant a été choisi pour habiller la carrosserie.

    Un souci du détail obsessionnel

    L’intérieur est un hommage à l’art de vivre des seventies. La sellerie en cuir fauve côtoie des habillages de portières soignés, tandis que le coffre — pièce maîtresse du véhicule — retrouve son revêtement en Formica et ses barres antidérapantes, comme sur le modèle exposé à Genève il y a 55 ans.

    Le saviez-vous ? Si vous souhaitez admirer ce miracle de reconstruction, l’unique réplique au monde a désormais rejoint les collections du Musée de l’Aventure Peugeot à Sochaux.

  • Land Rover sur rails : Quand le Defender délaisse le bitume pour la voie ferrée

    Land Rover sur rails : Quand le Defender délaisse le bitume pour la voie ferrée

    On connaissait le Land Rover Defender pour sa capacité à traverser les déserts, les jungles et les montagnes. Mais saviez-vous qu’une fois la nuit tombée, certains spécimens troquent leurs pneus pour des roues en acier et s’aventurent sur le réseau ferroviaire ? Direction le Yorkshire, chez Aquarius, les spécialistes qui transforment les pick-ups en véritables locomotives de poche.

    Pendant que nous dormons, une étrange mutation s’opère sur les voies ferrées britanniques. Des Land Rover 130, des Ford Ranger ou des Isuzu D-Max s’alignent sur les rails pour acheminer ouvriers et matériel vers des chantiers inaccessibles par la route.

    Aquarius : Les sorciers du « Road-to-Rail »

    Installée près de Ripon, dans le North Yorkshire, l’entreprise Aquarius (fondée en 1996) s’est fait une spécialité de ces conversions hybrides. Ici, on ne parle pas de gadgets de cinéma, mais d’outils de travail indispensables pour les opérateurs de réseaux ferroviaires.

    Comment ça marche ?

    Le passage de la route au rail est un ballet hydraulique impressionnant de simplicité :

    1. L’approche : Le conducteur place le véhicule bien d’équerre sur une rampe d’accès en béton au niveau des rails.
    2. La transition : Une fois le moteur redémarré, le système hydraulique abaisse deux paires de petites roues ferroviaires (une à l’avant, une à l’arrière).
    3. Le verrouillage : Les roues de train soulèvent légèrement le véhicule. Le contact reste suffisant pour que les pneus assurent la motricité et le freinage, tandis que les roues en acier guident l’engin.
    4. L’autonomie forcée : Dès que le système est activé, la direction se verrouille automatiquement en position droite. Le conducteur peut lâcher le volant : ce sont les rails qui commandent.

    Le saviez-vous ? Sur les rails, ces véhicules sont limités à 32 km/h (20 mph). C’est peu, mais c’est infiniment plus rapide et sécurisé que de marcher des kilomètres dans le noir avec 800 kg de matériel sur le dos.


    Des capacités de traction herculéennes

    Ne vous fiez pas à leur taille de pick-up. Une fois posés sur les rails, ces engins affichent des statistiques qui feraient pâlir un camion de chantier classique.

    CaractéristiqueSpécification (Aquarius 130)
    Charge utileEnv. 800 kg
    Poids Total Roulant (Train)7 tonnes
    SécuritéCaméras 360° et goupilles de verrouillage pour la route
    Vitesse sur rail32 km/h (20 mph)

    L’exploit du Discovery Sport (2016)

    L’histoire d’Aquarius est jalonnée de défis fous. En 2016, Land Rover leur a demandé de préparer un Discovery Sport (moteur Diesel de 180 ch de série) pour une démonstration de force en Suisse.

    L’objectif ? Tracter trois wagons de luxe pesant plus de 100 tonnes sur une distance de 10 kilomètres. Le petit SUV a réussi l’exploit, traversant notamment le pont de Hemishofen, suspendu à 25 mètres au-dessus du Rhin, en tirant 58 fois son propre poids.

    Un marché mondial

    Aujourd’hui, Aquarius exporte son savoir-faire dans le monde entier. Même les services de secours norvégiens viennent de commander des Kawasaki Mule convertis pour intervenir dans les tunnels ferroviaires en cas d’incendie.

    C’est sans doute la forme la plus pure du « Go Anywhere » cher à Land Rover : quand la route s’arrête, il reste encore des milliers de kilomètres de rails à explorer.