Catégorie : Musées

  • Porsche fête les 50 ans du Transaxle : L’autre âme de Stuttgart

    Porsche fête les 50 ans du Transaxle : L’autre âme de Stuttgart

    Lorsque l’on prononce le nom de Porsche, le réflexe pavlovien impose l’image d’un flat-six en porte-à-faux arrière. Pourtant, une autre lignée a profondément marqué l’histoire de la marque et assuré sa survie commerciale. En 2026, Stuttgart célèbre le demi-siècle de l’architecture Transaxle avec un programme d’expositions éphémères baptisé « Forever Young. Celebrating Transaxle ». Retour sur une saga née sous le signe de l’audace et de l’équilibre.

    1976-1995 : L’ère de la répartition des masses

    Le principe du Transaxle est une ode à la physique et à l’équilibre dynamique : le moteur est implanté longitudinalement à l’avant, tandis que la boîte de vitesses et le différentiel sont repoussés sur l’essieu arrière. Les deux blocs sont solidarisés par un arbre de transmission rigide tournant à la vitesse du moteur dans un tube de poussée (torque tube).

    Le résultat ? Une répartition des masses idéale proche du 50/50, conférant à ces modèles une stabilité impériale et une agilité chirurgicale que de nombreux conducteurs louent encore aujourd’hui. Entre 1976 et 1995, cette architecture a donné naissance à quatre familles de modèles vendues à près de 400 000 exemplaires : les 924, 928, 944 et 968.

    Quatre visions d’un même concept

    L’aventure commence paradoxalement par un projet avorté pour Volkswagen (le projet EA 425), que Porsche rachète pour lancer la 924 en 1976. Fabriquée à Neckarsulm, elle ouvre à Porsche les portes d’un nouveau segment de clientèle plus populaire.

    Dès 1977, la marque décline le concept vers le très haut de gamme avec la mythique 928. Équipée d’un V8 d’un bloc en alliage léger refroidi par eau et du révolutionnaire essieu arrière directionnel Weissach, elle est élue « Voiture de l’année » en 1978 — un exploit unique pour une GT de ce standing.

    Durant les années 1980, la 944 devient la rockstar de la famille. Avec ses ailes bodybuildées et son tempérament plus affirmé, elle comble le fossé entre l’entrée de gamme et la 911 classique. Enfin, de 1991 à 1995, la 968 pousse le concept à son paroxysme avec son gros bloc 4 cylindres de 3,0 litres développant 240 ch, offrant une synthèse parfaite entre performance brute et utilisabilité au quotidien.

    L’esthétique des « Pop-up headlights » et l’esprit des Eighties

    Le style Transaxle reste indissociable de l’équipe de design dirigée par Anatole Lapine, épaulé par des pointures comme Harm Lagaaji et Wolfgang Moebius. Nez plongeant, phares escamotables, immense bulle arrière vitrée : ces lignes tendues rompaient radicalement avec les galbes de la 911 et collaient parfaitement à l’optimisme technologique et visuel des années 1980.

    C’est d’ailleurs cette ambiance faite de néons, de contrastes et de pop-culture que le Musée Porsche a décidé de faire revivre en 2026. Plutôt qu’une exposition statique traditionnelle, le constructeur déploie une série de rassemblements et d’installations « pop-up » évolutives tout au long de l’année à Zuffenhausen et au-delà. Le coup d’envoi sera donné dès les 23 et 24 mai 2026 avec le « Transaxle Meet – Spring Edition », où des modèles de compétition légendaires comme la 924 GTP du Mans et la version rallye de Walter Röhrl s’exposeront sur le parvis du musée.


    Le saviez-vous ? Lors de sa sortie en 1977, la Porsche 928 était si avant-gardiste et performante que la direction de Porsche avait sérieusement envisagé d’arrêter la production de la 911, jugée alors techniquement obsolète et trop difficile à conduire pour le grand public. L’histoire en a heureusement décidé autrement !

    Et vous, si vous deviez craquer pour une Porsche Transaxle en 2026, seriez-vous plutôt séduit par le look purement « Eighties » d’une 944 Turbo ou par le prestige technologique du V8 d’une 928 GTS ?

  • BMW Art Cars : Les 20 « sculptures roulantes » réunies à Munich pour un final historique

    BMW Art Cars : Les 20 « sculptures roulantes » réunies à Munich pour un final historique

    C’est un alignement de planètes — ou plutôt de chefs-d’œuvre — sans précédent. Pour célébrer le 50e anniversaire de sa célèbre collection, BMW réunit pour la toute première fois l’intégralité de ses 20 Art Cars sous le toit de verre du BMW Welt à Munich. Du 29 juillet au 31 August 2026, cette exposition record marque le point d’orgue d’une tournée mondiale monumentale.

    50 ans d’innovation, de Calder à Mehretu

    Tout a commencé en 1975 par un coup de génie du pilote français et commissaire-priseur Hervé Poulain. En collaboration avec Jochen Neerpasch (alors patron de BMW Motorsport), il invite l’artiste Alexander Calder à peindre sa BMW 3.0 CSL pour les 24 Heures du Mans. Le succès est immédiat : la voiture devient la coqueluche du public et lance une tradition unique au monde.

    Depuis cinq décennies, les plus grands noms de l’art contemporain se sont succédé pour transformer des carrosseries en toiles dynamiques : Andy Warhol et sa M1 peinte à la main en 23 minutes, Roy Lichtenstein, Jeff Koons, ou encore la dernière-née en 2024, la M Hybrid V8 de Julie Mehretu.

    Un voyage à travers l’histoire de l’art

    L’exposition titrée « BMW ART CARS – 20 ARTISTS, 50 YEARS OF INNOVATION » propose un véritable condensé des courants artistiques majeurs des 50 dernières années. Le visiteur pourra déambuler entre :

    • Le Pop Art de Warhol et Lichtenstein.
    • Le Minimalisme de Frank Stella.
    • L’Art Conceptuel et Digital représenté par Cao Fei ou John Baldessari.
    • L’Art Abstrait de Julie Mehretu.

    Le clou du spectacle : La glace d’Olafur Eliasson

    Parmi les 20 œuvres, le projet BMW H2R d’Olafur Eliasson (2007) constitue un événement technique à lui seul. Basée sur un prototype à hydrogène, cette œuvre ne peut être exposée que dans un environnement réfrigéré spécifique, transformant la voiture en une structure de glace figée. Ce n’est que la quatrième fois depuis sa création que cette installation complexe est présentée au public.

    Le grand final d’un tour du monde

    Cette exposition munichoise marque la fin du BMW Art Car World Tour. Depuis mars 2025, les voitures de la collection ont parcouru 30 pays sur 5 continents, s’arrêtant dans des lieux prestigieux comme Art Basel, Pebble Beach ou Rétromobile à Paris. Plus de 2 millions de visiteurs ont déjà admiré ces pièces lors de cette tournée anniversaire.

    Pour les passionnés d’automobile et d’art, c’est l’occasion unique de voir ces voitures, qui pour beaucoup ont limé le bitume du Mans ou des circuits de GT, figées dans leur splendeur esthétique.


    La liste complète des chefs-d’œuvre exposés :

    1. Calder (3.0 CSL, 1975) | 2. Stella (3.0 CSL, 1976) | 3. Lichtenstein (320i, 1977) | 4. Warhol (M1, 1979) | 5. Fuchs (635 CSi, 1982) | 6. Rauschenberg (635 CSi, 1986) | 7. Nelson (M3, 1989) | 8. Done (M3, 1989) | 9. Kayama (535i, 1990) | 10. Manrique (730i, 1990) | 11. Penck (Z1, 1991) | 12. Mahlangu (525i, 1991) | 13. Chia (M3 GTR, 1992) | 14. Hockney (850 CSi, 1995) | 15. Holzer (V12 LMR, 1999) | 16. Eliasson (H2R, 2007) | 17. Koons (M3 GT2, 2010) | 18. Cao Fei (M6 GT3, 2017) | 19. Baldessari (M6 GTLM, 2016) | 20. Mehretu (M Hybrid V8, 2024).

    Le saviez-vous ? La BMW M1 d’Andy Warhol est la seule de la collection à avoir été peinte directement par l’artiste lui-même sur la carrosserie sans passer par des maquettes ou des films adhésifs. On y voit encore les traces de ses doigts et de ses pinceaux dans la peinture fraîche.

  • Porsche 911 : Objectif 6 721 mètres ! Le record d’altitude s’installe au Musée

    Porsche 911 : Objectif 6 721 mètres ! Le record d’altitude s’installe au Musée

    Oubliez les temps au tour sur le Nürburgring ou les vitesses de pointe sur l’Autobahn. Cette fois, c’est en mètres au-dessus du niveau de la mer que Porsche a écrit une nouvelle page de sa légende. Jusqu’au 28 juin 2026, le Musée Porsche de Stuttgart consacre une exposition exceptionnelle à « Edith » et « Doris », les deux 911 qui ont vaincu le volcan Ojos del Salado au Chili.

    Edith et Doris : Deux 911 pas comme les autres

    Basées sur la génération 992 de la Carrera 4S, ces deux prototypes tout-terrain ne partagent plus grand-chose avec le modèle que vous croisez en ville. Baptisées affectueusement Edith et Doris, ces machines ont été conçues pour l’impossible.

    Le défi ? Grimper sur les flancs du plus haut volcan actif du monde. À l’arrivée, un chiffre donne le vertige : 6 721 mètres. C’est le record du monde absolu d’altitude pour un véhicule terrestre. « Doris » a servi de base de développement, tandis qu’« Edith » représente l’aboutissement technique, avec une cure d’amincissement drastique de 360 kg et des adaptations spécifiques pour survivre là où l’air se fait rare.

    Une exposition au sommet

    La mise en scène au Musée Porsche est symbolique : les deux aventurières sont exposées dans l’épilogue, au point le plus haut du parcours de visite. « C’est notre façon de traduire spatialement ce record d’altitude », explique la conservatrice Tanja Schleicher.

    Le visiteur est guidé par un ruban visuel retraçant l’expédition menée par le pilote officiel Porsche Romain Dumas. On y découvre les coulisses d’une aventure humaine et technique extrême :

    • Des conditions dantesques : Des températures chutant à -20°C, des vents violents et des pentes inclinées à 40 %.
    • L’innovation eFuels : Le record a été établi en utilisant des carburants de synthèse, prouvant que la performance thermique peut rimer avec neutralité carbone, même sur les sommets.
    • Le transfert technologique : Comme toujours chez Porsche, ces tests servent à repousser les limites des futurs modèles de série.

    « Raceborn Moments » : Le film de l’exploit

    Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à Stuttgart avant le 28 juin, Porsche a publié un court-métrage de 15 minutes intitulé « Raceborn Moment » sur sa chaîne YouTube. Ce film plonge au cœur de l’action, entre manque d’oxygène et décisions critiques prises sur le volcan. Il s’inscrit dans les célébrations du 75e anniversaire de Porsche en sport automobile.


    Le saviez-vous ? Pour atteindre une telle altitude, les ingénieurs ont dû équiper ces 911 de ponts portiques (pour augmenter la garde au sol) et d’une protection de soubassement ultra-résistante en fibre d’aramide, capable de résister aux roches volcaniques tranchantes.

    Et vous, quelle serait pour vous la destination ultime au volant d’une 911 préparée pour l’aventure ?

  • 50 ans de la BMW Série 6 : Le « Nez de Requin » s’expose au Musée BMW

    50 ans de la BMW Série 6 : Le « Nez de Requin » s’expose au Musée BMW

    Après une année 2025 record avec plus de 847 000 visiteurs, le Musée BMW de Munich lance sa saison 2026 en fanfare. L’invitée d’honneur ? La mythique BMW Série 6 (E24), qui célèbre ses 50 ans à travers une exposition spéciale baptisée « Sharknose », ouverte jusqu’en janvier 2027.

    Une icône à la longévité exceptionnelle

    Lancée au printemps 1976, la première Série 6 n’était pas seulement un coupé de luxe ; c’était une déclaration d’intention signée par le designer français Paul Bracq. Avec son profil dynamique, sa surface vitrée généreuse et, bien sûr, son fameux « nez de requin » (Sharknose) incliné vers l’avant, elle a redéfini l’élégance sportive.

    Fait rare dans l’industrie, la première génération est restée au catalogue pendant 13 ans (jusqu’en 1989), un record de longévité pour un modèle de la marque. « Depuis cinq décennies, la Série 6 est un parangon d’élégance, de puissance et de confort sur longue distance », rappelle Helmut Käs, directeur de BMW Group Classic.

    La star du grand écran

    Dès l’entrée du musée, le ton est donné : une carrosserie de Série 6 semble « flotter » dans les airs, une mise en scène inspirée par la série Flying Cars du photographe français Sylvain Viau.

    L’exposition met particulièrement l’accent sur la carrière cinématographique du modèle. Caractérielle et avant-gardiste, la Série 6 a crevé l’écran dans des productions internationales comme Dallas ou Retour vers le Futur II, mais aussi dans de nombreuses séries policières allemandes (Tatort, Le Bulle de Tölz). Pour l’occasion, un plateau de tournage typique des années 70 a été recréé dans la Rotonde du musée, mettant en lumière deux versions emblématiques :

    • La 628CSi (1982) : L’un des plus grands succès commerciaux de la gamme, alliant grâce et technologie d’injection.
    • La M635CSi (1985) : Véritable légende motorisée par le bloc de la M1 (286 ch), elle était à l’époque la quatre-places la plus rapide du monde avec plus de 250 km/h en pointe.

    Art et Compétition

    La Série 6 ne s’est pas contentée de briller sur la Croisette ou sur l’Autobahn ; elle a aussi dominé les circuits. Championne d’Europe de Tourisme (Groupe A) en 1984 et 1986, elle a prouvé que son élégance n’entachait en rien sa rage de vaincre.

    Le volet culturel n’est pas oublié avec la présentation alternée de deux Art Cars célèbres basées sur la 635CSi :

    1. Ernst Fuchs (1982) : Baptisée « Firefox on Harehunt », c’est la première Art Car basée sur un modèle de série.
    2. Robert Rauschenberg (1986) : Une œuvre pop-art mélangeant photographies et culture quotidienne.

    Infos pratiques

    Si vous prévoyez un voyage à Munich cette année, l’exposition « Sharknose » se tient en parallèle de l’excellent programme « Belle Macchine » dédié au design italien chez BMW.

    • Lieu : Musée BMW, Munich.
    • Horaires : Du mardi au dimanche, de 10h00 à 18h00.
    • Durée : Jusqu’à fin janvier 2027.
  • 50 ans du Musée Alfa Romeo : Un cru 2026 historique à Arese

    50 ans du Musée Alfa Romeo : Un cru 2026 historique à Arese

    Si vous aviez prévu un pèlerinage du côté de Milan, c’est le moment ou jamais. En 2026, le Musée Alfa Romeo célèbre ses 50 ans d’existence. Entre le centenaire de la carrosserie Touring et les 60 ans du mythique Duetto, le calendrier s’annonce aussi chargé qu’un moteur de Montréal. Sortez vos agendas, voici le programme des festivités au temple du Biscione.

    Inauguré en 1976, le musée d’Arese est bien plus qu’une simple collection de voitures ; c’est la « maison » de tous les Alfistes. Pour ce demi-siècle, la direction n’a pas fait les choses à moitié, plaçant l’année sous le signe de la plateforme BOTTEGAFUORISERIE pour valoriser un patrimoine qui refuse de prendre la poussière.


    Les temps forts du calendrier 2026

    Le programme démarre fort dès le printemps avec des hommages à des noms qui font vibrer les cœurs mécaniques.

    1. Mars : 100 ans de Touring Superleggera

    Le 29 mars, le musée lance les hostilités avec une journée dédiée à la Carrozzeria Touring. Des premières berlinettes Superleggera à la toute nouvelle 33 Stradale assemblée aujourd’hui, cette conférence et ce défilé sur la piste du musée retraceront un siècle de finesse aérodynamique.

    2. Avril – Décembre : L’Odyssée du Duetto

    Le 1600 Spider « Duetto » fête ses 60 ans. Pour l’occasion, le musée propose une exposition tournante découpée en quatre phases pour admirer l’évolution de la ligne sous toutes ses coutures :

    PériodeFocus de l’exposition
    Avril – JuinLes « Os de seiche » (Série 1)
    Juillet – AoûtLa « Coda Tronca » (Série 2)
    Septembre – OctobreL’époque « Aérodynamique » (Série 3)
    Novembre – DécembreLa « IVème Série » (Série 4)

    3. Mai : « Cuore Sportivo »

    Le 10 mai, une exposition majeure ouvrira ses portes. Elle explorera l’histoire sportive globale de la marque. On ne parle pas seulement de F1 ou de DTM, mais aussi de l’aventure Alfa dans l’aéronautique, la marine et l’industrie.


    Le Clou du Spectacle : L’Alfa Romeo Day (21 juin)

    C’est le rendez-vous à ne pas manquer. Traditionnellement fêté autour du 24 juin (date de naissance de la marque), l’Alfa Romeo Day célébrera cette année les 50 ans du Musée.

    Au programme :

    • Une conférence sur les coulisses et les défis de la préservation du patrimoine.
    • La grande parade des clubs venus du monde entier.
    • L’Open Day du Centre de Documentation : une chance rare de pénétrer dans les archives (6 000 mètres linéaires de documents !) où dorment les secrets techniques et industriels de vos modèles préférés.

    Infos Pratiques pour votre visite

    • Lieu : Arese (Milan), à deux pas de l’ancienne usine.
    • Horaires : Tous les jours de 10h00 à 18h00 (fermé le mardi).
    • Le « Plus » : Le billet inclut désormais l’accès à la zone COLLEZIONE, les réserves du musée où sont entreposés les moteurs, les maquettes et les voitures habituellement non exposées.

    L’avis d’AUTOcult : Si vous n’avez jamais visité Arese, 2026 est l’année parfaite. La scénographie (refaite en 2015) est l’une des plus belles au monde, et l’ambiance lors des parades sur la piste privée est tout simplement électrique.

  • Lancia à Autoworld : 120 ans de génie italien s’exposent à Bruxelles

    Lancia à Autoworld : 120 ans de génie italien s’exposent à Bruxelles

    Si vous cherchez une preuve que l’automobile est un art, ne cherchez plus. Jusqu’au 19 avril 2026, le musée Autoworld de Bruxelles se transforme en sanctuaire pour les amoureux de l’élégance et de la performance pure. Intitulée « Lancia 120 Years – Innovation Through Italian Design », cette exposition rétrospective nous rappelle pourquoi la marque de Turin, malgré ses années d’ombre, reste l’une des plus fascinantes au monde.

    Vincenzo Lancia n’était pas seulement un pilote ; c’était un visionnaire obsédé par la perfection technique. 120 ans plus tard, son héritage prend possession du Palais du Cinquantenaire à travers douze modèles rares qui ont redéfini les règles du jeu.

    De la structure autoportante au premier V6 mondial

    L’exposition, orchestrée par le conservateur Leo Van Hoorick, se divise en deux parcours. Le premier rend hommage aux avancées technologiques qui ont fait de Lancia la marque préférée des ingénieurs et des esthètes.

    • Lancia Lambda (1924) : Un choc pour l’époque. La première voiture de série à adopter une structure autoportante, envoyant les châssis séparés aux oubliettes.
    • Lancia Aurelia B20 Coupé : Elle n’est pas seulement belle à couper le souffle, elle est la première Grand Tourisme de l’histoire à abriter un moteur V6.
    • Les manifestes de style : On y découvre des prototypes rares comme la Lancia PF200 (1952) ou la Lancia Florida (1956) dessinée par Pininfarina, qui allait influencer le design des berlines de luxe pour les décennies suivantes.

    La terre, la poussière et la gloire

    Le second volet de l’exposition vous emmène dans les forêts finlandaises et sur les routes du Monte-Carlo. Pour beaucoup, Lancia, c’est avant tout le rallye. Autoworld n’a pas fait les choses à moitié en réunissant les trois « monstres » de la discipline :

    1. La Stratos : La première voiture conçue exclusivement pour le rallye. Un ovni dessiné par Bertone.
    2. La 037 : Elle reste dans l’histoire comme la dernière propulsion à avoir été sacrée Championne du Monde face aux transmission intégrales. Un acte de bravoure mécanique.
    3. La Delta HF Integrale 16v Gr.A : L’exemplaire exposé est une véritable pièce de musée. Il s’agit de la voiture de 1991 pilotée par le légendaire Juha Kankkunen (2ème place au Rallye de Nouvelle-Zélande cette année-là).

    Pourquoi cette exposition est-elle cruciale en 2026 ?

    Alors que Lancia entame sa renaissance sur le marché européen (avec la nouvelle Ypsilon et la Gamma), ce retour aux sources est essentiel. Il nous rappelle que l’ADN de la marque n’est pas seulement fait de luxe, mais d’une audace qui frise parfois la déraison.

    L’exposition est le fruit d’une synergie rare entre le musée bruxellois, les institutions italiennes et des collectionneurs privés qui ont accepté de sortir leurs joyaux de leurs garages climatisés.

    Informations Pratiques

    • Exposition : Lancia 120 Years – Innovation Through Italian Design
    • Dates : Jusqu’au 19 avril 2026
    • Lieu : Autoworld, Parc du Cinquantenaire, Bruxelles
    • Plus d’infos : www.autoworld.be
  • Visitez le Musée Enzo Ferrari !

    Visitez le Musée Enzo Ferrari !

    Dans la belle série des visites de musées depuis votre écran, Ferrari s’ajoute aux quelques autres constructeurs déjà présentés sur AUTOcult.fr.

    Le Musée Enzo Ferrari n’est pas le grand musée de Ferrari situé à Maranello. Ouvert plus récemment, ce musée est situé à Modène, sur les terres de la maison natale d’Enzo Ferrari.

    À Modène, dans le fief de Maserati, il avait créé sa première concession Alfa Romeo, baptisée alors Scuderia Ferrari. Le début de l’histoire…

    Et pour continuer les visites, rendez-vous chez Pagani, Lamborghini, McLaren, Toyota, Honda, Mazda

  • Jacky Ickx et Eddy Merckx s’exposent

    Jacky Ickx et Eddy Merckx s’exposent

    Du 6 décembre au 21 juin 2015, une exposition hors du commun aura lieu à l’Atomium de Bruxelles. La capitale belge recevra la rétrospective d’un duo particulier de son histoire sportive : Jacky Ickx et Eddy Merckx. On ne les présente plus, respectivement pilote automobile et cycliste, ces deux mythes belges fêteront ensemble leurs 70 ans en 2015.

    Merckx c’est plus de 525 victoires, le plus beau palmarès cycliste de tous les temps. Ickx c’est une des plus larges carrières du sport automobile entre la F1, Le Mans, le Dakar.

    Lors de cette expo, nous pourrons voir de nombreuses voitures de course qu’a pu piloter Ickx : Ford GT40, BMW 3.0 CSI, Porsche 936, Porsche 956, Porsche 911 Dakar… Porsche est d’ailleurs partenaire de l’opération. Pour Merckx, de nombreux vélos et objets d’époque seront disponibles, avec côté auto tout de même, une Peugeot 404 d’époque, lorsque Peugeot avait sa propre équipe cycliste. Tout un programme.

    Le film « the race » a été créé pour promouvoir cette expo. Il est d’ailleurs bien plus qu’un film promotionnel, il est à voir, tout simplement. De nombreuses photos du tournage suivent cette vidéo.

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    Infos :

    – Trade Mart, square de l’Atomium, Bruxelles. Du 06.12.2014 au 21.06.2015.
    – www.merckx-ickx.be
    – #merckxickx
    – Ouvert de 10 à 18 heures / Fermé le mercredi (sauf pendant les congés scolaires) / Également ouvert les jours fériés sauf le 25 décembre et le 1er janvier.

  • L’œuf électrique de Paul Arzens

    L’œuf électrique de Paul Arzens

    Elève des Beaux-Arts de Paris, Paul Arzens a marqué l’histoire de la SNCF pour avoir dessiné de nombreuses locomotives dans les années 1960 et 1970. Mais bien avant les faces arrondies et les nez cassés des trains, il s’était attaqué à l’automobile.

    En 1938, il s’inspirait de l’école des carrossiers français en créant la Baleine… avec une silhouette maison basée sur un châssis de Buick Standard.

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    Quatre ans plus tard, en pleine occupation, Arzens crée l’œuf électrique, une voiture faite d’aluminium et de Plexiglass et animé par un moteur électrique… Un moyen efficace de contourner les restrictions de carburant imposées en France.

    Le châssis est constitué d’un tube en Duralinox relié à la fourche « élastique » de la roue arrière : cette disposition permet de garder une assiette correcte tout en plaçant le centre de gravité très bas. Deux occupants peuvent s’installer dans l’habitacle.

    À l’arrière, Paul Arzens place cinq batteries totalisant un poids de 300 kilogrammes, pour offrir une autonomie de 100 kilomètres et autorisant une vitesse de 70 km/h.

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    Une fois la guerre finie, l’inventeur ne poursuit pas ses travaux sur le moteur électrique. Il le remplace par un moteur essence de 125 cm3 d’origine Peugeot. Jusqu’à sa mort, on le verra épisodiquement au volant de son engin très spécial.

    Décédé en 1990, il avait fait une donation de ses voitures au Musée des Arts et Métiers. Elles sont, depuis, exposées à la Cité de l’Automobile de Mulhouse et partent, régulièrement, en tournée dans le monde entier.

  • Le trou du National Corvette Museum va disparaître

    Le trou du National Corvette Museum va disparaître

    L’énorme trou béant qui est aujourd’hui la nouvelle attraction du National Corvette Museum sera très bientôt rebouché. La direction du musée l’a décidé la semaine dernière.

    En février, l’effondrement d’une salle du National Corvette Museum avait fait disparaître huit voitures de la collection de Bowling Green au Tennessee.

    Depuis, l’affluence avait augmenté de près de 70 % pour voir le fameux « trou ». Et si la direction du musée a longtemps désiré conserver cette attraction, elle a dû se résoudre à réaliser les travaux nécessaires.

    Conserver la pièce en l’état demandait un investissement d’un million de dollars pour accéder aux mesures de sécurité nécessaires.

    Parmi les huit voitures avalées par l’effondrement, trois vont être réparées : la millionième Corvette de 1992, une ZR1 Blue Devil de 2009 et un modèle de 1962, dont la restauration sera prise en charge par la marque.

    Les cinq autres étaient trop endommagées, mais elles seront exposées en l’état.

    Les travaux devraient commencer en novembre et durer six mois.

  • Photos : Pebble Beach

    Photos : Pebble Beach

    Passer une semaine à Monterey au mois d’août, c’est l’assurance de vivre un grand moment automobile… Voici quelques photos de nos amis de carninja qui étaient à Pebble Beach !

     

  • Découverte : Alfa Romeo Giulia Ti Super

    Découverte : Alfa Romeo Giulia Ti Super

    Nous proposer un tour sur un circuit aussi historique que celui de Balocco est une chose qu’on ne refuse pas. Si j’avais préféré tester les Giuletta et Mito sur routes ouvertes plutôt que sur circuit, quelle ne fut pas ma joie lorsqu’on me proposa de tester l’Alfa Romeo Giulia Ti Super sur le circuit de Balocco. Une antique Giulia, dans son jus.

    A son bord, une chose nous marque de suite. L’odeur que dégage la patine du temps. Entre cuir et huile, entre plastique délicatement vieilli et vapeur d’essence. Non pas de voiture hors d’âge et d’usage, cette Giulia est juste bien conservée, chouchoutée par le département histoire de la marque milanaise, quasi neuve et bien entretenue. Je m’en délecte.

    A son volant, surprise, pas de ceinture de sécurité. On se sent nu, d’autant que le siège n’a pas vraiment une assise étudiée. A l’époque, l’assise et le dossier étaient plutôt plats, sans réel maintien étudié. Il n’est pas prévu que nous battions un record de la piste de Balocco, au rythme promenade, cela devrait aller.

    Contact. Le moteur démarre sans broncher, au quart de tour. Première étape, trouver la marche arrière. Pas évident. D’un tour de son grand volant de bakelite noir, demi-tour et c’est parti. Le petit moteur essence demande à être soutenu en régime, dans un doux son d’une autre époque. Les rapports passent facilement « à la montée » mais « à la descente », les rapports craquent un peu. Prudence donc à bien décomposer le rétrogradage, voire à utiliser le double débrayage.

    Côté châssis, la direction un peu large mais les petits pneus étroits tiennent bien la route. Lorsqu’on roule un peu plus vite, le train arrière se dodeline un peu, tout doucement, parfait pour placer la belle dans le virage suivant.

    Au final, j’ai pu faire quelques tours sur le circuit de démonstration de Balocco. Juste assez pour se faire une idée rapide de la Giulia, bien peu pour la découvrir réellement. Un essai plus approfondi prochainement ? L’appel est lancé.

     

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