Durant des années, j’ai été – sans le savoir – un défenseur du concept matching numbers. A mes yeux, la pureté d’une voiture se mesurait à son intégrité « sortie d’usine ». Et puis j’ai pris un peu d’expérience. J’ai compris que l’âme d’une automobile ne se mesurait pas à son état « 0 km ».
Un tout nouvel univers s’ouvre alors ! Entendons-nous bien : une voiture n’a pas d’âme telle que la culture judéo-chrétienne qui nous entoure la définit (difficile à placer celle-là !). Elle ne transmet que ce que l’on veut bien y voir.
Et pour que chacun puisse y voir ce qu’il y cherche, quoi de mieux qu’une réelle personnalisation ? Pour beaucoup, cet effet de mode permet de rêver avec un drapeau peint sur le toit ou une teinte bicolore… Mais pour les vrais, l’idée va bien plus loin.
Chez Singer, on a choisi de recréer des Porsche 911 (et quelques autres modèles) d’anciennes générations en voitures neuves et – réellement – associés à une nouvelle idée.
Depuis 2009, Rob Dickinson dirige Singer, dont le nom est un hommage à Norbert Singer, architecte des premières victoires mancelles de Porsche Racing. L’idée d’origine était de proposer des 964 sous la carrosserie de 911… Et en remontant la première voiture, l’équipe californienne est allé plus loin avec un moteur passé chez Cosworth et des éléments de 996 GT3 et de 996 Turbo.
A l’intérieur, le style Porsche est conservé. Mais tout est revisité. Mode old-school avec des matières actuelles et sans pareil en Allemagne.
Evidemment, les tarifs – qui varient largement selon les désirs des clients – n’ont rien à voir avec le marché des Porsche d’occasion. Mais chaque propriétaire aura une relation unique avec sa 911. Et certains affirment même qu’elles ont une âme !
