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  • Ariel Motor Company : Pourquoi le « petit » est devenu le plus grand des constructeurs

    Ariel Motor Company : Pourquoi le « petit » est devenu le plus grand des constructeurs

    Dans l’industrie automobile, beaucoup pensent qu’il suffit de dessiner une machine sensationnelle pour réussir. C’est une erreur de débutant. La force d’Ariel, la marque qui nous a offert l’Atom, réside autant dans son génie mécanique que dans la sagesse entrepreneuriale de son fondateur, Simon Saunders. Retour sur une success-story britannique qui dure depuis 25 ans.

    L’Ariel Atom n’est pas née dans un bureau d’études aseptisé d’une multinationale. Ses origines remontent à un concours de design organisé par Saunders à l’Université de Coventry au milieu des années 90. Le projet squelettique de l’étudiant Niki Smart s’appelait alors « LSC » (Lightweight Sports Car). Saunders, designer chevronné, y a vu un potentiel immense. Mais au-delà du look, il a compris comment bâtir un business autour.

    La méthode Saunders : Maîtriser l’invisible

    Construire une voiture de niche est une chose, faire vivre l’entreprise en est une autre. Simon Saunders a compris dès le départ que le succès d’Ariel reposait sur des piliers souvent négligés par les passionnés :

    • La vente directe : Pas de concessionnaires, tout se fait à l’usine.
    • Le contrôle du marché de l’occasion : Ariel garde un œil sur ses voitures, assurant une valeur de revente exceptionnelle.
    • Le service après-vente intégré : Un lien direct entre celui qui fabrique et celui qui conduit.
    • La rareté maîtrisée : Avec une production annuelle d’environ 200 unités, Ariel préfère la qualité à la quantité, gérant des listes d’attente qui dépassent souvent l’année.

    Une lignée de radicaux

    Si l’Atom est le pilier central, Ariel a su décliner son ADN sur tous les terrains (et même sur deux roues) :

    ModèleTypeParticularité
    AtomTrack-carUn exosquelette iconique, sans toit ni pare-brise.
    AceMotoPropulsée par un V4 Honda de 1200cc, un design de cadre unique.
    NomadBuggyLa version tout-terrain qui a redéfini le plaisir hors-piste.
    HipercarHyper-EVUn monstre électrique de 1 180 ch avec turbine à gaz.

    « Simon Saunders savait comment créer une entreprise automobile dès le premier jour, en se concentrant sur la simplicité et la viabilité plutôt que sur la croissance démesurée. »


    2026 : Le grand saut vers Yeovil

    Ariel a longtemps opéré depuis des granges converties à Crewkerne, dans le Somerset. Mais en ce début d’année 2026, le constructeur s’apprête à franchir une étape cruciale.

    Pour répondre à la demande et abriter ses nouveaux projets secrets (notamment le développement final de la Hipercar EV), Ariel déménage vers un nouveau siège social sur mesure près de Yeovil. Ce nouveau complexe permettra non seulement d’augmenter légèrement la production pour réduire les listes d’attente, mais accueillera aussi un véritable musée dédié à l’histoire de la marque.

    L’avis d’AUTOcult

    Ariel restera toujours « minuscule » par rapport aux géants du secteur, et c’est précisément ce qui fait sa force. En boudant les véhicules grand public au profit de designs radicaux et de processus de fabrication artisanaux, Simon Saunders a créé une marque immortelle. C’est la preuve que dans l’automobile, l’intelligence du modèle économique est aussi importante que la puissance du moteur.

  • Caterham Seven HWM Edition : Un voyage temporel limité à 19 exemplaires

    Caterham Seven HWM Edition : Un voyage temporel limité à 19 exemplaires

    Alors que le monde automobile s’électrise à marche forcée, Caterham nous rappelle que le futur peut aussi s’écrire au passé. En collaboration avec HWM (Hersham and Walton Motors), le constructeur de Dartford dévoile la Seven HWM Edition, un hommage vibrant à la monoplace HWM-Alta de 1951 qui fit briller un certain Sir Stirling Moss.

    L’esprit de 1951 dans une robe de 2026

    HWM n’est pas qu’un simple revendeur Caterham ; c’est une institution qui fut la première équipe britannique à remporter un Grand Prix après-guerre. Pour célébrer cet héritage, seuls 19 exemplaires seront produits, un clin d’œil direct à l’année de gloire de l’HWM-Alta.

    Un design « Gentleman Racer »

    Le souci du détail est ici poussé à l’extrême. La carrosserie arbore le HWM Green, une teinte scannée directement sur la voiture de course originale de 1951.

    Les éléments distinctifs extérieurs :

    • Louvres (ouïes) sur les panneaux latéraux inspirés de l’Alta.
    • Calandre, bras de suspension et supports de phares peints en Retro Grey.
    • Bouchon de réservoir chromé central.
    • Badges exclusifs HWM sur le museau.

    Un habitacle entre aluminium et bois précieux

    L’intérieur est une ode à l’artisanat britannique. On oublie les écrans tactiles pour laisser place au SuperSprint dashboard en aluminium bouchonné à la main.

    « Ce projet reflète un engagement partagé envers la pureté de l’ingénierie, la performance et l’artisanat », souligne Trevor Steel, Vice-Président de Caterham Cars.

    L’expérience est complétée par des cadrans SMITHS cerclés de chrome, un volant Moto-Lita en bois poli à dégagement rapide et une plaque numérotée « 1 of 19 » qui rappelle au passager qu’il n’est pas dans une Seven ordinaire.


    Les entrailles de la bête : Le cœur de la 420

    Sous le long capot, on retrouve la base solide de la Seven 420. Pas de fioritures, juste de la puissance brute et un poids plume.

    Fiche Technique (Standard Chassis)

    CaractéristiqueSpécification
    Moteur2.0L Duratec atmosphérique
    Puissance210 ch @ 7 600 tr/min
    Couple203 Nm @ 6 300 tr/min
    Poids560 kg
    Rapport Poids/Puissance375 ch / tonne
    0-100 km/h (0-60 mph)3,8 secondes
    Vitesse maximale218 km/h
    TransmissionManuelle à 5 rapports

    Exclusivité et Prix

    Disponible en châssis standard ou large (Large Chassis), la Caterham Seven HWM Edition s’affiche à partir de 57 990 £ (environ 69 000 € au cours actuel). C’est le prix de l’exclusivité pour une machine capable de vous propulser dans l’âge d’or du sport automobile en moins de 4 secondes.

    Si vous avez toujours rêvé de vous prendre pour Stirling Moss sans sacrifier la fiabilité d’un moteur Duratec moderne, ne tardez pas : avec seulement 19 unités, le carnet de commandes risque de se fermer plus vite qu’un changement de rapport sur une boîte séquentielle.