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  • Rolls-Royce Black Badge Ghost « Tourist Trophy » : L’hommage ultime à l’exploit de Charles Rolls en 1906

    Rolls-Royce Black Badge Ghost « Tourist Trophy » : L’hommage ultime à l’exploit de Charles Rolls en 1906

    En ce mois de juin 2026, Rolls-Royce célèbre un anniversaire d’une importance capitale pour son héritage sportif. Il y a tout juste 120 ans, le très audacieux Charles Rolls marquait l’histoire de l’automobile en remportant le célèbre Tourist Trophy (TT) sur l’Île de Man. Pour commémorer ce triomphe fondateur, la firme de Goodwood vient de dévoiler une création sur mesure sur les lieux mêmes de l’exploit : la Black Badge Ghost Tourist Trophy. Focus sur une victoire mythique dictée par la précision mécanique.

    Le Tourist Trophy 1906 : Une course de nerfs et d’économie

    En 1906, le Tourist Trophy n’était pas encore la course de moto dantesque que l’on connaît aujourd’hui, mais un laboratoire impitoyable conçu pour tester les voitures de tourisme dans les conditions les plus extrêmes. Disputée sur le circuit de Highroads Course (ramené pour l’occasion à 40,38 milles, soit environ 65 km), l’épreuve exigeait des pilotes un équilibre parfait entre vitesse pure, endurance, respect de la mécanique et gestion chirurgicale du carburant.

    Au volant d’une Rolls-Royce Light 20 H.P., accompagné de son mécanicien embarqué Eric Platford, le légendaire Charles Rolls s’élance depuis la 4e position de la grille. Faisant preuve d’un sens inouï de la trajectoire et de la gestion mécanique, il s’empare de la tête dès la fin du premier tour. Au fil des boucles, Rolls creuse un écart abyssal pour aborder le dernier tour avec plus de 10 minutes d’avance sur ses poursuivants.

    Le chiffre fou : À l’arrivée, après 4 heures, 6 minutes et 0,06 seconde d’efforts, il ne restait plus qu’une pinte et une once de carburant (à peine 0,6 litre) dans le réservoir de la Light 20 H.P. ! Une preuve absolue de la discipline et de la précision d’horloger du duo Rolls-Platford.

    Tableau : Les chiffres clés du triomphe de 1906

    Paramètre de la courseStatistique officielle PDF
    Monoplace engagéeRolls-Royce Light 20 H.P.
    ÉquipageCharles Rolls & Eric Platford (mécanicien)
    Distance totale4 tours du Highroads Course (161,5 milles / ~260 km)
    Temps total4 h 06 min 00 s 06
    Vitesse moyenne39,4 mph (~63,4 km/h)
    Carburant restant1 pinte et 1 once (environ 0,6 L)

    La Black Badge Ghost « Tourist Trophy » : Une archive secrète sur roues

    Pour transposer cette quête d’adrénaline et de rigueur technique à l’époque moderne, le département Bespoke de Rolls-Royce a choisi comme base la ténébreuse Black Badge Ghost. Le résultat est une pièce de collection unique, truffée de détails subtils entièrement connectés à l’histoire de la course :

    • La couleur de la victoire : La carrosserie s’habille d’une livrée exclusive Dark Emerald, choisie spécifiquement pour rappeler la teinte verte de la voiture de course de 1906. Elle est contrastée par une ligne de caisse (Coachline) beige peinte à la main, flanquée du numéro 4 en blanc arctique, en écho à la position de départ de Charles Rolls.
    • Le tracé dans le cuir : À l’intérieur, l’habitacle mêle des cuirs noirs et fauves à de la fibre technique. La cloison arrière en cuir (Waterfall) accueille une broderie fine et minimaliste retraçant le dessin exact du circuit de l’Île de Man.
    • Les détails de l’archive privée : Les designers ont dissimulé les caractéristiques techniques de la voiture gagnante au cœur des aérateurs centraux. Des gravures de haute précision y recensent le numéro d’immatriculation d’origine (AX157), le numéro de châssis (26350B), la date exacte de la course (27.09.1906) ainsi que les coordonnées GPS précises de la ligne de départ et d’arrivée.
    • Seuils de portes rétroéclairés : Toutes les plaques de sills de portes en aluminium brossé sont gravées du numéro de châssis historique, transformant la voiture en véritable capsule temporelle.

    Avec cette déclinaison Ghost Tourist Trophy, Rolls-Royce prouve que son département de personnalisation maîtrise à la perfection l’art de l’hommage historique, sans jamais tomber dans le rétro-kitsch. Une exécution d’une discipline de fer pour célébrer un homme qui vivait à cent à l’heure.

  • Quand Rolls rencontre Royce

    Quand Rolls rencontre Royce

    « Le hasard est le travestissement favori du destin. » Sacha Guitry ! Bonne réponse collégiale des Grosses Têtes. Ce hasard ou le destin a mené Charles Rolls et Henry Royce à déjeuner ensemble un 4 mai 1904. Autour d’une table du Midland Hotel de Manchester, ils ont mis leurs forces en commun pour fonder Rolls-Royce.

    Sans se connaître, les deux hommes avaient la même profonde passion pour la mécanique.

    Henry Edmunds est à l’origine de cette rencontre du 4 mai 1904. Il est actionnaire de la nouvelle entreprise Royce. Henry Royce, qui avait commencé sa carrière dans l’ingénierie, par un contrat dans l’une des premières compagnies d’électricité de Grande-Bretagne, avait créé Cook Street pour mettre au point du matériel électromécanique. Mais c’est en achetant sa première automobile d’occasion, une De Dion-Bouton, qu’il trouve sa voie.

    La De Dion démarre trop rarement, elle s’avère lente, inconfortable et surchauffe très vite. Il perçoit une opportunité et conçoit sa première voiture : le 10 HP.

    Charles-Royce-Henry-Rolls

    La première « Rolls » était une Royce

    Le prototype est une réussite, mais la nouvelle entreprise Royce a besoin d’argent pour lancer la production. Henry Edmunds multiplie les contacts. Ami de Charles Rolls, il sait que les deux hommes sont destinés à travailler ensemble.

    Edmunds présente le projet de l’inventeur Henry Royce au riche Charles Rolls : une superbe petite voiture bicylindre « qui était peut-être la plus belle construite en Angleterre. »

    Rolls a fait le déplacement vers Manchester en train. Sur la route, il confie à Henry Edmunds qu’il veut produire une voiture à son nom qui deviendrait aussi populaire que Broadwood pour les pianos ou pour les assurances.

    En quelques instants, Rolls comprend que la Royce 10hp est la voiture qu’il cherche. Malgré des origines fort différentes, Rolls et Royce s’entendent très vite.

    Rolls promet alors à Royce de vendre toutes les voitures que son nouvel associé pourrait produire sous le nom de Rolls-Royce.

    Charles Rolls emprunte une 10hp pour rentrer à Londres le soir même. À son arrivée à minuit, il appelle son associé Claude Johnson pour lui raconter sa journée : « J’ai rencontré le plus grand ingénieur du monde. »

    Plus d’un siècle plus tard, Rolls-Royce présente la huitième génération de sa Phantom, « certainement la plus belle voiture construite en Angleterre ».

  • La rencontre de Rolls et Royce

    La rencontre de Rolls et Royce

    Avant de fonder Rolls-Royce, Charles Rolls et Henry Royce n’avaient en commun que leur passion pour la mécanique, une profonde passion. Le destin les a pourtant rapprochés…

    La première rencontre date du 4 mai 1904, il y a 111 ans. Charles Rolls et Henry Rolls déjeunent ensemble au Midland Hotel de Manchester.

    C’est à Henry Edmunds que l’on doit ce rapprochement. Actionnaire de l’entreprise de Royce et ami de Charles Rolls, il savait que ce dernier cherchait à vendre une voiture produite en Grande-Bretagne.

    Edmunds présente le projet de l’inventeur Henry Royce au riche Charles Rolls : une superbe petite voiture bicylindre « qui était peut-être la plus belle construite en Angleterre. »

    Rolls avait fait le déplacement vers Manchester en train. Sur la route, il avait confié à Edmunds qu’il voulait produire une voiture à son nom qui deviendrait aussi populaire que Broadwood pour les pianos ou Chubb pour les assurances.

    Charles-Royce-Henry-Rolls

    En quelques instants, Rolls comprenait que la Royce 10hp était la voiture qu’il cherchait. Malgré des origines fort différentes, Rolls et Royce s’entendaient très vite.

    Rolls promit alors à Royce de vendre toutes les voitures que son nouvel associé pourrait produire sous le nom de Rolls-Royce.

    Charles Rolls empruntait une 10hp pour rentrer à Londres le soir même. A son arrivée à minuit, il appelait son associé Claude Johnson pour lui raconter sa journée : « J’ai rencontré le plus grand ingénieur du monde. »

    Depuis, Rolls-Royce représente le plus grand luxe de l’automobile.