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  • Enzo Ferrari : l’artisan légendaire au cœur de la passion automobile

    Enzo Ferrari : l’artisan légendaire au cœur de la passion automobile

    Après André Citroën, le visionnaire démocrate, AUTOcult.fr vous invite à plonger dans l’univers d’un autre géant de l’automobile : Enzo Ferrari. Loin des stratégies de production de masse, Ferrari a bâti son empire sur la passion, la performance et l’exclusivité. Son histoire est celle d’un artisan provincial devenu une légende mondiale, dont le nom seul évoque un mélange enivrant de vitesse, de luxe et de pure adrénaline.

    Des courses au rêve : la naissance d’une légende

    Né en 1898 à Modène, Enzo Ferrari est un homme simple, profondément ancré dans sa région d’Émilie-Romagne. Sa passion pour l’automobile éclot très tôt. Dès l’âge de dix ans, il assiste à une course automobile qui le marque à jamais. C’est le coup de foudre. Pourtant, son père souhaite qu’il devienne ingénieur. Après une brève période dans une tannerie et l’armée pendant la Première Guerre mondiale, Enzo se retrouve à l’aube des années 20 sans emploi stable.

    C’est en tant qu’essayeur pour la Costruzioni Meccaniche Nazionali (CMN) à Milan qu’il fait ses premiers pas dans le monde automobile. Mais son ambition le pousse vers la compétition. En 1920, il rejoint Alfa Romeo en tant que pilote d’essai, puis pilote de course. Il y réalise de bonnes performances, sans jamais atteindre le statut de champion incontesté, ce qui, paradoxalement, forgera sa détermination à créer des voitures qui, elles, le seraient.

    La rencontre décisive a lieu en 1923, après sa victoire au Circuit du Savio, près de Ravenne. La mère de Francesco Baracca, un aviateur héroïque de la Première Guerre mondiale, lui confie un emblème qui allait devenir légendaire : le « Cavallino Rampante » (cheval cabré), symbole de chance et de bravoure. Enzo l’adoptera, en y ajoutant un fond jaune, la couleur de Modène, sa ville natale.

    La Scuderia Ferrari : l’antichambre de la gloire

    En 1929, Enzo Ferrari franchit un pas décisif en fondant la Scuderia Ferrari à Modène. Initialement, cette structure est une écurie de course dédiée à la gestion des voitures de clients pilotes et à la promotion d’Alfa Romeo en compétition. Ferrari n’est pas un simple manager ; il est un véritable chef d’orchestre, un meneur d’hommes exigeant mais inspirant. Il attire les meilleurs pilotes de l’époque, comme Tazio Nuvolari ou Achille Varzi.

    La Scuderia devient rapidement une force dominante sur les circuits européens. Ferrari y peaufine ses compétences en organisation, en ingénierie et en stratégie de course. Ses relations avec Alfa Romeo sont complexes, faites de collaborations fructueuses et de tensions croissantes. En 1939, les chemins des deux entités se séparent. Enzo signe un accord de non-concurrence avec Alfa Romeo, l’empêchant de produire des voitures sous son propre nom pendant quatre ans. C’est le point de départ d’une nouvelle ère.

    Des ateliers de Modène aux victoires mondiales

    Libéré de son contrat en 1943, Enzo Ferrari s’installe à Maranello, près de Modène, pour y construire sa propre usine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’activité est limitée, mais le rêve persiste. Dès 1947, la première voiture portant le nom de Ferrari est construite : la 125 S. C’est une révélation. Dotée d’un moteur V12 audacieux pour l’époque, elle symbolise la philosophie d’Enzo : puissance, élégance et exclusivité.

    Ferrari ne fabrique pas des voitures pour le grand public ; il conçoit des machines de course homologuées pour la route, destinées à une clientèle passionnée et fortunée. Chaque Ferrari est une œuvre d’art mécanique, souvent personnalisée pour son propriétaire. La marque se distingue par une production limitée, garantissant l’exclusivité et le prestige.

    Les victoires en compétition sont la raison d’être de Ferrari. Le succès en course n’est pas seulement une question de prestige ; c’est un laboratoire d’essais, un moyen de développer des technologies de pointe qui seront ensuite intégrées aux modèles de série. Les 24 Heures du Mans, la Mille Miglia, la Targa Florio… les Ferrari dominent les circuits, écrivant l’une des plus belles pages de l’histoire du sport automobile.

    Un caractère fort et des anecdotes savoureuses

    Enzo Ferrari est un homme complexe, souvent secret et solitaire. Son caractère est forgé par les épreuves, notamment la perte prématurée de son fils Dino, ingénieur talentueux à qui il rendra hommage en donnant son nom à des moteurs. Ferrari est connu pour son management intransigeant, sa loyauté envers ses collaborateurs mais aussi sa capacité à rompre brutalement si la confiance est trahie.

    De nombreuses anecdotes illustrent son caractère unique :

    • Le « Commendatore » et la presse : Ferrari cultive une relation ambivalente avec les journalistes. Il sait l’importance de la médiatisation, mais il est aussi capable d’une franchise déroutante, n’hésitant pas à exprimer ses opinions, même les plus tranchées.
    • Ses superstitions : Extrêmement superstitieux, il évite le vendredi 17 et les chats noirs, une facette qui ajoute à son aura mystérieuse.
    • Le duel avec Lamborghini : La légende veut que Ferruccio Lamborghini, un fabricant de tracteurs, ait été éconduit par Enzo Ferrari après s’être plaint d’un embrayage défectueux sur sa Ferrari. Furieux, Lamborghini aurait décidé de construire ses propres voitures sportives, donnant naissance à une rivalité légendaire.
    • Sa tenue quotidienne : Toujours vêtu de noir, il est rarement vu sans ses lunettes noires, même en intérieur, une silhouette iconique qui renforce son image d’homme inaccessible et puissant.

    L’héritage immortel

    Enzo Ferrari s’éteint en 1988, à l’âge de 90 ans. Il aura vécu assez longtemps pour voir sa marque devenir un symbole planétaire. Ferrari n’est pas qu’une entreprise ; c’est une religion pour les passionnés, un culte de la performance et de l’excellence.

    Son héritage est immense. Il a créé une marque synonyme de rêve, de passion et de victoire. Chaque Ferrari raconte une histoire, celle d’un homme qui a mis son âme dans la création de machines exceptionnelles. Le cheval cabré continue de galoper sur les circuits du monde entier, perpétuant la légende d’un artisan provincial qui a bâti un empire sur la simple, mais puissante, idée que les plus belles voitures naissent de la passion. Enzo Ferrari n’est pas seulement une figure historique ; il est une source d’inspiration intemporelle pour tous ceux qui croient en la puissance du rêve et de l’artisanat.

  • Ferrari sur Amazon Prime : un quasi-chef d’œuvre !

    Ferrari sur Amazon Prime : un quasi-chef d’œuvre !

    Alors oui, je ne suis peut-être pas le spectateur type. Oui, je connais toute l’histoire. Oui, je me méfie souvent des films « sur l’automobile », car je crains toujours les raccourcis ou les effets spectaculaires. Mais là, un seul mot : bravo ! Michael Mann et ses équipes ont fait un très beau travail sur ce film biographique (biopic) d’Enzo Ferrari. Ferrari est actuellement disponible sur Amazon Prime.

    Plongez dans l’univers flamboyant des années 1950 en Italie, où des bolides rouge vif (Ferrari et Maserati) s’élancent à toute allure à travers la campagne italienne, dans un tourbillon de passion et de discordes conjugales explosives. Et où vous verrez Enzo Ferrari conduire une Peugeot.

    Réalisé par Michael Mann, cinéaste reconnu pour ses drames haletants tels que « The Insider », « Ali » et « Miami Vice », ce biopic captivant transporte le spectateur dans l’univers tumultueux d’Enzo Ferrari, ancien pilote de course devenu propriétaire d’une entreprise automobile au bord de l’effondrement financier.

    Le récit se déroule uniquement en 1957, autour des Mille Miglia et d’un monumental drame qui a fait vaciller le sport automobile, seulement deux années après les 24 Heures du Mans 1955. Il met en scène Adam Driver dans le rôle d’Enzo Ferrari, une présence imposante et charismatique à l’écran. Et c’est là que Michael Mann a totalement réussi son coup. En dehors de scènes tardives de course automobile, forcément mal représentées, le film repose d’abord sur le talent d’Adam Driver et de Penelope Cruz qui joue son épouse.

    A eux deux, ils éclipsent les autres stars du film, notamment Patrick Dempsey qui s’est vu offrir le rôle du futur vainqueur. L’histoire étant connue, on entre pleinement dans le duel du couple.

    Dans un équilibre délicat entre mélodrame domestique et thriller, le film explore les multiples facettes de la vie d’Enzo Ferrari, entre ses luttes professionnelles et personnelles, sans se perdre dans une chronologie compliquée.

    « Ferrari » est un voyage captivant dans l’histoire d’une légende de l’automobile. Michael Mann parvient à capturer l’essence de cette époque tumultueuse et à explorer les motivations complexes qui ont animé la vie et la carrière d’Enzo Ferrari. Entre passion dévorante et désillusion amère, ce biopic offre un aperçu fascinant de l’homme derrière la légende, et de l’héritage durable qu’il a laissé dans le monde de l’automobile.

    Aurait-il été possible de faire mieux ? Différent oui, mieux non.

  • « Ferrari », un biopic sur Enzo Ferrari attendu pour Noël

    « Ferrari », un biopic sur Enzo Ferrari attendu pour Noël

    Après plus de trente ans de gestation, le biopic tant attendu sur Enzo Ferrari, le fondateur de la marque automobile italienne, sortira enfin en salles à Noël. Le film, intitulé simplement « Ferrari », est réalisé par Michael Mann, un cinéaste américain connu pour ses films d’action et ses biopics.

    L’histoire se déroule en 1957, une période difficile pour Enzo Ferrari. Son fils Dino est décédé, sa société est au bord de la faillite et sa femme Laura, qui a découvert son infidélité, lui fait la vie dure.

    Adam Driver, qui a notamment incarné Kylo Ren dans la saga Star Wars, incarne Enzo Ferrari. Penelope Cruz joue Laura Ferrari et Shailene Woodley joue Lina Lardi, la maîtresse d’Enzo et la mère de son fils illégitime.

    Le film a été tourné en Italie et en Espagne. Les scènes de course ont été réalisées avec des voitures Ferrari et Maserati d’époque.

    « Ferrari » est un film à ne pas manquer pour les fans d’automobile et d’histoire. Il offre une plongée fascinante dans la vie tumultueuse d’un homme qui a marqué l’histoire du sport automobile.

    Voici quelques détails supplémentaires sur le film :

    • Le film est basé sur le livre « Enzo Ferrari: The Man and the Machine » de Brock Yates.
    • Michael Mann a travaillé sur le projet pendant plus de trente ans.
    • Le film a été tourné en Italie et en Espagne.
    • Les scènes de course ont été réalisées avec des voitures Ferrari et Maserati d’époque.

     

  • Le rôle de la femme, par Enzo Ferrari

    Le rôle de la femme, par Enzo Ferrari

    Autres temps, autres mœurs… Mais conscients que ses clients n’étaient pas exclusivement des hommes – notamment Anne Soisbault en France – et sans doute marqué par la compétitivité de Gilberte Thirion ou Pat Moss, Enzo Ferrari s’était penché sur le rôle de la femme dans son livre « la course automobile » édité en 1965.

    « J’ai souvent parlé de voitures et d’hommes. Mais les femmes aussi ont leur place dans le monde de l’automobile. Dans l’ensemble, les femmes sont de bonnes conductrices, pour la simple raison qu’elles sont compétentes, habiles et douces : elles ne traitent pas leurs voitures aussi brutalement que les hommes et elles n’ont pas ces complexes d’infériorité qui, chez les conducteurs masculins, se manifestent si souvent sous forme d’agressivité. Une femme est généralement capable de faire un bon pilote de course, comme la démonstration en a été souvent donnée. Sans doute, son seul handicap est qu’elle n’a pas la même énergie qu’un homme. »

    Revenons à 2022 : il n’y a aucune différence de potentiel selon la composition chromosomique. Le sport automobile conserve cette chance – comme le sport hippique – de ne faire aucune différence en termes de genre. Et il ne faut pas que ça change. Quelques récents résultats militent largement pour conserver cette égalité !

  • Visitez le Musée Enzo Ferrari !

    Visitez le Musée Enzo Ferrari !

    Dans la belle série des visites de musées depuis votre écran, Ferrari s’ajoute aux quelques autres constructeurs déjà présentés sur AUTOcult.fr.

    Le Musée Enzo Ferrari n’est pas le grand musée de Ferrari situé à Maranello. Ouvert plus récemment, ce musée est situé à Modène, sur les terres de la maison natale d’Enzo Ferrari.

    À Modène, dans le fief de Maserati, il avait créé sa première concession Alfa Romeo, baptisée alors Scuderia Ferrari. Le début de l’histoire…

    Et pour continuer les visites, rendez-vous chez Pagani, Lamborghini, McLaren, Toyota, Honda, Mazda

  • Quand Enzo Ferrari roulait en Peugeot

    Quand Enzo Ferrari roulait en Peugeot

    Gros coup de cœur pour le récit de Dino Tagliazuchi, chauffeur d’Enzo Ferrari, publié par Cavallino l’an passé. On y apprend de belles anecdotes dont une au sujet des Peugeot du Commendatore.

    L’une des plus grandes personnalités de l’industrie automobile ne roulait pas toujours dans ses propres voitures. Enzo Ferrari préférait les Peugeot.

    Le fondateur de la Scuderia conduisait une Peugeot 404 berline dans les années 1960. Il y avait néanmoins apporté quelques modifications personnelles avec l’ajout d’un volant Nardi et de phares tirés d’une Lancia Flaminia.

    peugeot-404

    Une blessure à un genou l’empêcha définitivement de prendre le volant avant la fin de la décennie. Lorsqu’il fit l’acquisition d’une 504 berline, il laissa son chauffeur la conduire.

    Au début des années 1970, il a aussi fait l’acquisition d’une Peugeot 504 Coupé avant de devoir se restreindre à n’utiliser que des modèles du Groupe FIAT qui détenait 50 % de son entreprise.

    Mais Le Commendatore n’utilisait pas que des Peugeot. Alec Issigonis lui avait offert une MINI Cooper qu’il préférait utiliser l’hiver.

    Dans son récit, Dino Tagliazuchi affirme également qu’Enzo Ferrari ne possédait qu’un seul modèle de sa gamme : une 365 GT qu’il n’utilisait que pour les opérations promotionnelles.

  • Citation : Enzo Ferrari

    Citation : Enzo Ferrari

    Citation d’Enzo Ferrari, Italien, fondateur de la Scuderia Ferrari et de Ferrari Automobili, surnommé « Il Commendatore » : « Les voitures de course ne sont ni belles, ni moches. Elles deviennent belles lorsqu’elles gagnent. »