Étiquette : Lancia Stratos

  • Bertone Runabout : Le retour d’une icône « Neo-Retro » pour puristes

    Bertone Runabout : Le retour d’une icône « Neo-Retro » pour puristes

    Alors que les supercars modernes s’enferment dans une course à l’armement technologique — entre aéro active et béquilles électroniques — Bertone choisit de prendre le chemin inverse. Plus de 50 ans après le concept original de Marcello Gandini, la Bertone Runabout renaît. Et cette fois, elle n’est pas là pour faire de la figuration dans un salon : elle arrive sur la route avec un V6 et une boîte manuelle.

    Un manifeste contre l’ennui

    Le constat est un peu amer mais réaliste : les supercars de 2026 se ressemblent toutes, dictées par les mêmes tunnels de vent. Bertone brise ce moule avec ce qu’ils appellent le design « Neo-retro ». Inspirée par l’Autobianchi A112 Runabout de 1969, cette version moderne reprend les codes « nautiques » du concept original : une silhouette pointue, un look de hors-bord sur roues et un esprit radicalement ludique.

    Deux versions seront proposées :

    • Barchetta : Pour une immersion totale, fidèle au concept sans pare-brise (juste un saute-vent).
    • Targa : Pour ceux qui préfèrent conduire sans avoir à compter les insectes sur leur visage.

    Un cœur japonais, une âme de Lotus

    Sous cette robe sculptée se cache une architecture éprouvée. Bertone s’est appuyé sur une base technique issue des dernières Lotus Exige, modifiée et homologuée avec son propre numéro de châssis (VIN).

    Fiche Technique : Le plaisir brut

    CaractéristiqueDétails
    MoteurV6 3.5L à compresseur (origine Toyota)
    Puissance468 ch
    Couple470 Nm
    TransmissionManuelle à 6 rapports, propulsion
    Poids1 150 kg
    0-100 km/h4,1 secondes
    PrixEnviron 390 000 €

    Avec seulement 1 150 kg sur la balance, la Runabout affiche un rapport poids/puissance qui ferait rougir bien des GT modernes. C’est une voiture « à l’ancienne » : pas d’IA omniprésente, un intérieur épuré avec de l’aluminium fraisé, et une tringlerie de boîte manuelle apparente qui invite au passage de rapport chirurgical.


    L’héritage Bertone en 25 exemplaires

    Relancée en 2022 par les frères Ricci, la marque Bertone renoue ici avec son passé de carrossier d’exception. Si le premier modèle de l’ère moderne, la GB110, jouait dans la cour des hypercars, la Runabout est un hommage direct aux génies qui ont fait l’histoire du studio : Giugiaro, Gandini et Scaglione.

    C’est d’ailleurs ce même concept Runabout de 1969 qui avait préfiguré la Fiat X1/9 et la mythique Lancia Stratos. En posséder une aujourd’hui, c’est posséder un morceau d’histoire du design italien, mais avec la fiabilité d’un bloc V6 Toyota et le châssis affûté d’une Lotus.

    Seuls 25 exemplaires seront produits. Un volume ultra-limité qui garantit déjà un statut de collector, même si, vu sa fiche technique, il serait criminel de la laisser dormir dans un garage climatisé.

    Face à Face : L’Héritage contre la Modernité

    Si 57 ans séparent ces deux versions, l’esprit du « motoscafi » (canot moteur) sur roues demeure intact. Voici comment Bertone a transposé les délires futuristes de 1969 dans la réalité technique de 2026.

    Tableau Comparatif : 1969 vs 2026

    CaractéristiqueAutobianchi A112 Runabout (1969)Bertone Runabout (2026)
    DesignerMarcello Gandini (Bertone)Bureau de style Bertone (Neo-Retro)
    Base TechniqueAutobianchi A112 (moteur déplacé)Châssis aluminium (type Lotus)
    Moteur4 cylindres 1.1LV6 3.5L Supercharged (Toyota)
    PuissanceEnv. 58 ch468 ch
    Poids< 700 kg1 150 kg
    ÉclairageProjecteurs sur l’arceauPhares escamotables « Pop-up »
    CarrosserieBarchetta pure (sans pare-brise)Barchetta ou Targa (avec pare-brise)

    Une filiation stylistique chirurgicale

    Le génie de Gandini en 1969 résidait dans cette ligne en forme de coin (wedge design), une silhouette qui allait définir les années 70.

    • L’influence nautique : Le concept de 1969 n’avait pas de portières et s’inspirait des hors-bords de course. La version 2026 conserve cette ligne de ceinture ascendante très marquée qui « scinde » la voiture en deux horizontalement, typique des canots Riva.
    • L’évolution des phares : Le concept original portait ses projecteurs sur le montant latéral de l’arceau de sécurité — un trait de génie visuel mais un cauchemar pour l’homologation. La version 2026 rend hommage à cette époque en adoptant des phares escamotables sur le museau, une rareté absolue sur une voiture neuve en 2026.
    • L’ADN survit : N’oublions pas que le concept de 1969 est le père spirituel de la Fiat X1/9 (pour le format compact et abordable) et de la Lancia Stratos (pour la radicalité du profil). La Runabout de 2026 se place exactement à l’intersection de ces deux légendes : plus luxueuse qu’une X1/9, mais aussi sauvage qu’une Stratos.

    Le mot de la fin : « Elefantino Rosso » ou pur-sang V6 ?

    Si l’originale se contentait du modeste mais nerveux petit moteur de l’A112 (qu’on retrouvera plus tard dans les versions Elefantino Rosso de la marque), la version 2026 change radicalement de dimension. On passe d’un exercice de style « mignon » et futuriste à une véritable machine de guerre capable de bousculer des Porsche 718 GT4 RS sur leur propre terrain.

  • Lancia Stratos : the rally queen

    Lancia Stratos : the rally queen

    La vidéo a probablement été tournée à la fin de cet hiver 2017-2018. La brume est là, quelques restes de neiges habitent les bas de côté de cette route transalpine. Nous sommes à Zimone, au beau milieu du Piémont italien, du côté de Turin, Milan, en bordure des Alpes. Le visage hâlé d’Erik Comas se montre, lui même habillé d’une belle combinaison blanche, parsemée de quelques écussons. Dans la dos, le logo épuré Zenith Watches se montre, grand et centré. On ne se trompe pas, l’ambassadeur des montres Zenith va nous conter  l’histoire de cette Stratos. Sa genèse, son histoire, le montage du programme avec la marque de luxe, pour faire rouler la Lancia Stratos, la rallye des rallyes, la bête à gagner. Il revient sur son feeling avec cette drôle de voiture, 100% réfléchie pour la compétition automobile, la raison de son choix. Dans ce court réalisé par Petrolicious, on retrouve donc une jolie alternance entre le feutré d’un salon et le froid des Alpes italiennes. L’habit de lumière et la tenue de ville d’Erik Comas. Un reportage long de 10 minutes, nous faisant doucement rêver. Au niveau du culte automobile, on tape dans le paroxysme.

    Une vidéo à voir en cliquant ici <3

    Belle journée chez vous,
    Jean-Charles

     

  • L’Europe historique pour Erik Comas et la Lancia Stratos

    L’Europe historique pour Erik Comas et la Lancia Stratos

    Nous en parlions, il y a un peu plus d’un an, l’ancien pilote de F1 français Erik Comas remportait la Carrera Panamericana 2014. A la suite de cette course incroyable, il revenait en 2015 aux rallyes historiques italiens, au volant de sa Lancia Stratos blanche aux couleurs des montres Zenith.

    Véritable touche à tout du sport automobile, acteur de la F1 ou du Mans, Erik Comas n’a jamais quitté le giron du rallye historique depuis 2009, s’engageant régulièrement sur des compétitions de ce type, en Alpine A110 (Maroc, Monte-Carlo…) ou en Lancia Stratos, dont il est radicalement tombé amoureux.

    Erik Comas lors de sa victoire au Tour de France Auto 2013, sur Lancia Statos - Photo © Julien Mahiels
    Erik Comas lors de sa victoire au Tour de France Auto 2013, sur Lancia Statos – Photo © Julien Mahiels

    Comas n’en est donc pas à son coup d’essai avec la Stratos. 2013, il remporte le Tour Auto dès sa première participation, 40 après après la première victoire de Sandro Munari. L’an dernier, il s’adjuge le championnat d’Italie des rallyes historiques, avec une victoire au Rally Piancavallo Storico – avec Fabrizia Pons à ses côtés-, deux deuxièmes places, deux troisièmes places.

    Cette année, après un beau challenge relevé l’an passé, le pilote originaire de la Drôme s’engage sur un nouveau défi, avec le Championnat d’Europe des Rallyes Historiques en ligne de mire (FIA European Historic Sporting Rally Championship). Douze rallyes sont prévus cette saison, de l’Espagne à l’Italie, par la Belgique, le Royaume-Uni ou la Hongrie. Nul doute que le Français compte bien figurer en haut du classement. Tant que nous pouvons continuer à entendre le V6 Dino chanter…

     

    Erik Comas engagé en Championnat d'Europe des Rallyes Historiques 2016, au volant d'une Lancia Stratos Zenith - 02
    Erik Comas engagé en Championnat d’Europe des Rallyes Historiques 2016, au volant d’une Lancia Stratos Zenith.