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  • F1 : Vers un retour historique du moteur V8 d’ici 2031 !

    F1 : Vers un retour historique du moteur V8 d’ici 2031 !

    C’est un véritable coup de tonnerre qui secoue le paddock de la Formule 1. Souvent critiquée pour sa complexité excessive et son manque de voix depuis l’introduction de l’ère hybride, la catégorie reine du sport automobile pourrait opérer un incroyable retour aux sources. Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, mène actuellement une charge intensive pour réintroduire les moteurs V8 à l’horizon 2031, voire dès 2030.

    L’idée avait déjà été explorée en 2025 pour tenter un changement dès 2029, mais les constructeurs s’y étaient alors majoritairement opposés. Aujourd’hui, face aux critiques persistantes contre les groupes motopropulseurs actuels, le projet revient en force et bénéficie d’une bien meilleure écoute.

    Le plan de la FIA : Moins de poids, plus de bruit

    La volonté de Mohammed Ben Sulayem est claire : simplifier la technologie pour redonner ses lettres de noblesse au spectacle. Ce futur V8 ne signera pas pour autant l’arrêt total de la fée électricité, mais il redéfinira drastiquement ses contours.

    • Une hybridation ultra-légère : Le moteur thermique sera épaulé par un composant électrique très discret. Son fonctionnement se rapprochera fortement du KERS (système de récupération de l’énergie cinétique) utilisé entre 2009 et 2013.
    • Le choix de la simplicité : L’objectif est de concevoir des blocs plus légers, moins complexes à développer et surtout dotés d’une signature sonore digne de la F1.
    • Un passage en force réglementaire : Lassé des négociations interminables, le président de la FIA a rappelé qu’il disposait des pleins pouvoirs pour imposer cette architecture en 2031, sans avoir besoin du vote des constructeurs.

    « C’est en route. Au bout du compte, ce n’est qu’une question de temps », a confié Mohammed Ben Sulayem à l’agence Reuters. « En 2031, la FIA aura le pouvoir de le faire de manière réglementaire. Mais nous voulons avancer le projet d’un an (ndlr : pour 2030), car c’est ce que tout le monde demande désormais. Si les constructeurs n’approuvent pas l’avance d’un an, cela se fera de toute façon en 2031. Le V8 arrive. »

    Mercedes et Ford ouvrent la porte

    Contrairement aux précédentes tentatives de réformes, plusieurs motoristes de premier plan manifestent une réelle ouverture d’esprit face à cette proposition.

    Le patron de l’écurie Mercedes, Toto Wolff, a ainsi salué l’initiative : « Nous adorons les V8, de notre point de vue c’est l’essence même d’un moteur Mercedes ». Il a toutefois nuancé son propos en exigeant le maintien d’une part d’hybridation afin de conserver un lien technologique avec l’industrie des voitures de série.

    Même son de cloche du côté du géant américain Ford, qui s’apprête à faire son grand retour dans la discipline. Mark Rushbrook, directeur mondial de Ford Performance, applaudit des deux mains :

    • Un intérêt commercial évident : « Nous aimons l’idée du V8 parce que nous vendons énormément de V8 de série ».
    • La pertinence du dytique thermique/électrique : « Nous voulons aussi un élément d’électrification, car nous commercialisons beaucoup de véhicules hybrides. L’intégration de la combustion et de l’électrique reste un terrain d’apprentissage pour nous, et cela contribuera également à améliorer le spectacle en piste ».

    Le grand retour du frisson analogique en F1 semble désormais inéluctable. Reste à savoir si la grille parviendra à s’entendre pour avancer cette révolution mécanique à 2030, ou s’il faudra patienter sagement jusqu’à la date butoir de 2031.

  • Vision BMW Alpina : Le manifeste d’un nouvel empire à 300 000 euros

    Vision BMW Alpina : Le manifeste d’un nouvel empire à 300 000 euros

    C’est officiel depuis le Concorso d’Eleganza Villa d’Este : Alpina change de dimension. Fraîchement rachetée par BMW après soixante ans d’indépendance et de complicité technique, la marque de Buchloe dévoile son manifeste stylistique. Avec le concept-car Vision BMW Alpina, le groupe bavarois s’attaque frontalement à Bentley et Range Rover.

    Combler le gouffre entre BMW et Rolls-Royce

    Pendant des décennies, Alpina a fait le bonheur des connaisseurs en proposant des versions sublimées, plus rapides et infiniment plus confortables des Série 3 et Série 5. Mais sous la tutelle directe de Munich, la mission est désormais plus politique et haut de gamme.

    « Le caractère discret d’Alpina correspond parfaitement à ce segment. Nous voyons un grand espace vide entre le sommet de la gamme BMW et l’entrée de Rolls-Royce en matière de tarifs », confie Oliver Viellechner, le tout nouveau directeur de BMW Alpina. Le territoire visé ? La zone ultra-exclusive des 180 000 € à 300 000 €.

    Un V12 ou un V8 « pur » pour rassurer les puristes

    Le concept-car dévoilé sur les rives du lac de Côme est un somptueux coupé 2+2, plus court de 16 cm qu’une Série 7. Pour tracer cette ligne d’avenir, les designers (sous la direction de Maximilian Missoni, ex-Polestar désormais vice-président du design Alpina) se sont inspirés du mythique coupé B7 Turbo de 1978 et de son célèbre profil « Sharknose ».

    Mais c’est sous le capot que la surprise est la plus belle. Pas de batterie massive, pas d’hybridation complexe : le concept est propulsé par un V8 essence « pur ». Un choix dicté par la communauté. « Les moteurs à combustion peuvent jouer un rôle majeur ; c’est ce que nous demande notre communauté et c’est aussi ce que nous observons sur le marché », martèle Viellechner. Si l’électrification n’est pas exclue à terme, Alpina débutera sa nouvelle ère par ce qu’elle sait faire de mieux : la noblesse thermique.

    « La vitesse, pas le sport » : La philosophie du quotidien

    Pour rassurer les fans de la première heure qui craignent une dilution de l’ADN par le géant de Munich, la direction rappelle la différence fondamentale avec la division de course M de BMW : « La vitesse, pas le sport. » Les conducteurs d’Alpina ne cherchent pas à claquer des chronos sur circuit le week-end ; ce sont des hommes d’affaires discrets qui avalent plus de 200 000 km sur autoroute à des vitesses inavouables, dans un confort digne d’un salon de première classe.

    Pour preuve, si les jantes à 20 rayons (ici en 22 et 23 pouces) et les surpiqûres bleu et vert rappellent le passé, l’intérieur du concept propose un raffinement inédit : à l’arrière, les passagers disposent de verres en cristal maintenus en place par des aimants invisibles.

    Le calendrier : La Série 7 en éclaireur

    Le grand coupé Vision ne sera pas produit immédiatement en l’état. Le premier véritable modèle de cette nouvelle ère sera une Série 7 profondément revue, attendue dès la fin de l’année prochaine, capable de flirter avec les 300 km/h.

    Quant aux traditionnelles B3 et B5 basées sur les Série 3 et Série 5 qui représentent pourtant 90 % des ventes en Europe et au Japon, elles ne sont pas abandonnées mais mises de côté temporairement. BMW veut d’abord ancrer Alpina tout en haut de la pyramide du luxe, là où l’Amérique et le Moyen-Orient n’attendent que cela. À plus long terme, Viellechner imagine même des modèles exclusifs et ultra-limités spécifiquement développés pour Alpina, sans aucune base BMW existante. L’artisan est mort, vive le constructeur d’élite.


    Le saviez-vous ? La rivalité historique entre les préparateurs allemands des années 70 (Alpina, Schnitzer, Hartge) a poussé BMW à créer sa propre division M. Ironie de l’histoire, cinquante ans plus tard, c’est BMW qui intègre Alpina comme sa division de grand tourisme de luxe ultime.

    Selon vous, le discret blason d’Alpina a-t-il les épaules assez solides pour faire de l’ombre au classicisme statutaire de Bentley ou au luxe baroudeur de Range Rover ?