Étiquette : plaque d’immatriculation

  • Insolite : Après le « O » interdit en France, les Pays-Bas autorisent les plaques « KGB » et « FSB » !

    Insolite : Après le « O » interdit en France, les Pays-Bas autorisent les plaques « KGB » et « FSB » !

    Il y a quelques jours, nous vous expliquions pourquoi l’alphabet français des plaques d’immatriculation compte trois lettres de moins. Si chez nous la priorité est la lisibilité (adieu au I, O et U), nos voisins néerlandais, eux, jonglent avec une tout autre problématique : celle du sens politique et social des combinaisons.

    Le KGB s’invite sur les utilitaires néerlandais

    Alors que le RDW (l’organisme néerlandais chargé de l’immatriculation) filtre scrupuleusement les abréviations liées aux partis politiques (comme PVV ou VVD) pour éviter toute polémique, une série de plaques a récemment fait sourciller les automobilistes d’Amsterdam à Rotterdam : des centaines de véhicules utilitaires circulent désormais avec les lettres « KGB ».

    Loin de s’excuser pour cette référence aux services secrets soviétiques, le RDW assume totalement. Leur argument ? Le pragmatisme historique. « Le KGB a été dissous en 1991. Le rôle actuel de la Russie sur la scène internationale ne justifie en rien de revoir le caractère offensif de cet acronyme », a expliqué l’organisme.

    Du service secret au budget familial

    Pour justifier cette décision, le RDW va même plus loin en rappelant qu’une abréviation n’est offensante que si l’on décide de l’interpréter ainsi. Aux Pays-Bas, KGB est aussi l’acronyme de Kindgebonden budget, une aide financière pour les familles avec enfants.

    Plus surprenant encore, l’administration batave ne s’arrête pas là : les plaques portant les lettres « FSB » (le successeur actuel du KGB) sont également jugées parfaitement acceptables et circulent librement. Pour les amateurs de jeux de mots locaux, KGB pourrait même signifier « Kei Grote Bak » (une voiture vraiment énorme).

    Deux pays, deux philosophies de la plaque

    Cette histoire néerlandaise met en lumière le contraste saisissant avec notre système français :

    • En France : On bannit des lettres pour des raisons techniques et visuelles (éviter la confusion entre le O et le 0). L’administration est inflexible sur la forme, mais assez libre sur le fond (les combinaisons comme « PD » ou « PQ » ne sont pas filtrées).
    • Aux Pays-Bas : On bannit des lettres pour des raisons politiques et sociales. On peut utiliser le « O » ou le « I », mais on surveille de près les acronymes des partis, tout en faisant preuve d’une tolérance étonnante pour les fantômes de la guerre froide.

    Quoi qu’il en soit, que vous rouliez en France ou aux Pays-Bas, l’immatriculation reste un miroir fascinant des obsessions administratives nationales.

    Le saviez-vous ? Si vous achetez un Volvo XC90 aux Pays-Bas, vous avez une chance statistique de tomber sur une plaque KGB. Un comble pour un SUV suédois, symbole de la sécurité scandinave !

    Préférez-vous le système français qui privilégie la lisibilité optique ou le système néerlandais qui tente (parfois maladroitement) de filtrer le sens des mots ?

  • Plaques d’immatriculation : Pourquoi l’alphabet français compte-t-il trois lettres de moins ?

    Plaques d’immatriculation : Pourquoi l’alphabet français compte-t-il trois lettres de moins ?

    Vous avez sans doute remarqué que les combinaisons de nos plaques d’immatriculation défilent suivant un ordre alphabétique strict. Pourtant, si vous attendez de voir passer une plaque commençant par « IO », « UR » ou « OO », vous risquez d’attendre longtemps. Voici pourquoi l’alphabet du SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules) est incomplet.

    La chasse aux confusions visuelles

    Le système français est régi par une règle de lisibilité absolue. Pour éviter que les forces de l’ordre ou les radars ne commettent d’erreurs d’interprétation lors d’un contrôle ou d’une lecture rapide, trois lettres ont été définitivement bannies des plaques depuis la mise en place du nouveau système en 2009 :

    • Le « I » : Jugé trop proche du chiffre 1.
    • Le « O » : Qui pourrait être confondu avec le chiffre 0.
    • Le « U » : Trop similaire à la lettre V, notamment avec la police de caractères standardisée.

    En supprimant ces trois voyelles, l’administration garantit que chaque caractère frappé sur l’aluminium ou le plexiglas soit identifiable sans la moindre ambiguïté, même à haute vitesse ou par faible luminosité.

    Le cas particulier de la série « SS »

    Outre les contraintes visuelles, il existe une restriction d’ordre éthique et historique. La combinaison de lettres « SS » est rigoureusement interdite en France, que ce soit dans le premier bloc de lettres ou dans le dernier. Cette mesure vise à éviter toute référence à l’organisation paramilitaire du régime nazi, une interdiction que l’on retrouve d’ailleurs chez plusieurs de nos voisins européens.

    Comment sont gérées les autres combinaisons « gênantes » ?

    Contrairement à la série « SS », d’autres combinaisons pouvant former des mots grivois ou ridicules (comme « KK », « PD », « PQ » ou « WC ») sont, elles, autorisées. L’attribution étant automatisée et nationale, le système ne fait pas de sentiment : c’est le hasard du calendrier qui décide si votre nouvelle voiture héritera d’une plaque flatteuse ou d’une combinaison plus… artisanale.

    Que risque-t-on avec une plaque « hors-norme » ?

    Si vous croisez un véhicule arborant l’une des lettres interdites (I, O ou U), vous êtes face à une plaque non conforme ou falsifiée. L’usage d’une plaque ne respectant pas les règles de dimensions, de police ou de caractères est passible d’une amende forfaitaire de 135 € et peut entraîner l’immobilisation du véhicule.

    Saviez-vous que malgré l’interdiction du « O », le chiffre « 0 » est, lui, parfaitement autorisé dans le bloc central ? Une subtilité qui rend la confusion d’autant plus risquée pour les faussaires !

  • Les plaques d’immatriculation italiennes

    Les plaques d’immatriculation italiennes

    Lors de la rédaction de l’article consacré à la Fiat 500 Giardiniera, je me suis posé la question de savoir à quoi correspondaient les lettres présentes sur la plaque d’immatriculation de cette belle Italienne. Il s’agit là d’un système commun à nos départements, sauf qu’en Italie, ces lettres sont les diminutifs de villes.

    Ces lettres sont apparues le 28 février 1927, lors de la création du « nouveau » code de la route italien. Elles disparaissent en 1994, pour revenir en 1999. Sur les plaques d’immatriculation les plus récentes, ces lettres -qui sont aujourd’hui facultatives- sont situées dans un bandeau bleu, sur la droite de la plaque. Une exception réside tout de même : Rome, diminutif RM, peut être écrite en toute lettre : ROMA.

    Sur la photo illustrant cet article, on voit PZ en début de plaque. Cette Fiat 500 est donc immatriculée à Potenza, en Italie du sud.

    Liste des villes et diminutifs :

    Agrigente – AG
    Alexandrie – AL
    Ancône – AN
    Aoste – AO
    Apuania – AU
    L’Aquila – AQ
    Arezzo – AR
    Ascoli – Piceno – AP
    Asti – AT
    Avellino – AV
    Bari – BA
    Belluno – BL
    Bénévent – BN
    Bergame – BG
    Bielle – BI
    Bologne – BO
    Bolzano – BZ
    Brescia – BS
    Brindisi – BR
    Cagliari – CA
    Caltanissetta – CL
    Campobasso – CB
    Caserte – CE
    Catane – CT
    Catanzaro – CZ
    Chieti – CH
    Côme – CO
    Cosenza – CS
    Crémone – CR
    Crotone – KR
    Coni – CN
    Enna – EN
    Ferrare – FE
    Florence – FI
    Foggia – FG
    Forlì-Cesena – FC
    Frosinone – FR
    Gênes – GE
    Gorizia – GO
    Grosseto – GR
    Imperia – IM
    Isernia – IS
    Latina – LT
    Lecce – LE
    Lecco – LC
    Littoria – LT
    Livourne – LI
    Lodi – LO –
    Lucques – LU
    Macerata – MC
    Mantoue – MN
    Massa Carrara – MS
    Matera – MT
    Messina – ME
    Milan – MI
    Modène – MO
    Naples – NA
    Novare – NO
    Nuoro – NU
    Oristano – OR
    Padoue – PD
    Palerme – PA
    Parme – PR
    Pavie – PV
    Pérouse – PG
    Pesaro-Urbino
    Pescara – PE
    Plaisance – PC
    Pise – PI
    Pistoia – PT
    Pordenone – PN
    Potenza – PZ
    Prato – PO
    Ragusa – RG
    Ravenne – RA
    Reggio de Calabre – RC
    Reggio d’Émilie – RE
    Rieti – RI
    Rimini – RN
    Rome – ROMA ou RM
    Rovigo – RO
    Salerne – SA
    Sassari – SS
    Savone – SV
    Sienne – SI
    Syracuse – SR
    Sondrio – SO
    La Spezia – SP
    Tarente – TA
    Teramo – TE
    Terni – TR
    Turin – TO
    Trapani – TP
    Trente – TN
    Trévise – TV
    Trieste – TS
    Udine – UD
    Varèse – VA
    Venise – VE
    Verbano-Cusio-Ossola – VB
    Verceil – VC
    Vérone – VR
    Vibo Valentia – VV
    Vicence – VI
    Viterbe – VT