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  • Plaques d’immatriculation : Pourquoi l’alphabet français compte-t-il trois lettres de moins ?

    Plaques d’immatriculation : Pourquoi l’alphabet français compte-t-il trois lettres de moins ?

    Vous avez sans doute remarqué que les combinaisons de nos plaques d’immatriculation défilent suivant un ordre alphabétique strict. Pourtant, si vous attendez de voir passer une plaque commençant par « IO », « UR » ou « OO », vous risquez d’attendre longtemps. Voici pourquoi l’alphabet du SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules) est incomplet.

    La chasse aux confusions visuelles

    Le système français est régi par une règle de lisibilité absolue. Pour éviter que les forces de l’ordre ou les radars ne commettent d’erreurs d’interprétation lors d’un contrôle ou d’une lecture rapide, trois lettres ont été définitivement bannies des plaques depuis la mise en place du nouveau système en 2009 :

    • Le « I » : Jugé trop proche du chiffre 1.
    • Le « O » : Qui pourrait être confondu avec le chiffre 0.
    • Le « U » : Trop similaire à la lettre V, notamment avec la police de caractères standardisée.

    En supprimant ces trois voyelles, l’administration garantit que chaque caractère frappé sur l’aluminium ou le plexiglas soit identifiable sans la moindre ambiguïté, même à haute vitesse ou par faible luminosité.

    Le cas particulier de la série « SS »

    Outre les contraintes visuelles, il existe une restriction d’ordre éthique et historique. La combinaison de lettres « SS » est rigoureusement interdite en France, que ce soit dans le premier bloc de lettres ou dans le dernier. Cette mesure vise à éviter toute référence à l’organisation paramilitaire du régime nazi, une interdiction que l’on retrouve d’ailleurs chez plusieurs de nos voisins européens.

    Comment sont gérées les autres combinaisons « gênantes » ?

    Contrairement à la série « SS », d’autres combinaisons pouvant former des mots grivois ou ridicules (comme « KK », « PD », « PQ » ou « WC ») sont, elles, autorisées. L’attribution étant automatisée et nationale, le système ne fait pas de sentiment : c’est le hasard du calendrier qui décide si votre nouvelle voiture héritera d’une plaque flatteuse ou d’une combinaison plus… artisanale.

    Que risque-t-on avec une plaque « hors-norme » ?

    Si vous croisez un véhicule arborant l’une des lettres interdites (I, O ou U), vous êtes face à une plaque non conforme ou falsifiée. L’usage d’une plaque ne respectant pas les règles de dimensions, de police ou de caractères est passible d’une amende forfaitaire de 135 € et peut entraîner l’immobilisation du véhicule.

    Saviez-vous que malgré l’interdiction du « O », le chiffre « 0 » est, lui, parfaitement autorisé dans le bloc central ? Une subtilité qui rend la confusion d’autant plus risquée pour les faussaires !