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  • Toyota GR Yaris « Sébastien Ogier Edition » : La série ultra-limitée pour fêter le 9e titre !

    Toyota GR Yaris « Sébastien Ogier Edition » : La série ultra-limitée pour fêter le 9e titre !

    L’information vient de tomber ce jeudi 22 janvier 2026, en direct du parc d’assistance du Rallye Monte-Carlo. Alors que la saison 2026 s’ouvre, Toyota Gazoo Racing célèbre le passé récent et glorieux de son pilote star. Pour honorer le 9ème titre mondial de Sébastien Ogier décroché au bout du suspense en Arabie Saoudite fin 2025, voici la « GR Yaris Sébastien Ogier 9x World Champion Edition ». Et attention, c’est un futur collector absolu.

    Il l’a fait. En remportant son 9ème titre l’an dernier (après une saison folle : 11 courses, 10 podiums, 6 victoires !), Sébastien Ogier a égalé le record historique de Sébastien Loeb. Un tel exploit méritait bien une voiture à la hauteur. Toyota ne s’y est pas trompé en dévoilant cette édition spéciale qui risque de s’arracher.

    200 exemplaires dans le monde, pas un de plus

    Commençons par la mauvaise nouvelle pour les acheteurs potentiels : il va falloir se battre. La production est limitée à 100 exemplaires pour le Japon (vendus par loterie au printemps) et 100 exemplaires pour l’Europe. C’est tout.

    « Black Gravite » et drapeau tricolore

    Basée sur la GR Yaris dotée du « Aero performance package », cette édition se distingue par sa teinte exclusive « Black Gravite » (un noir profond symbolisant l’engagement motorsport de TGR). Mais ce sont les détails qui tuent :

    • Des étriers de freins peints en bleu, la couleur fétiche d’Ogier.
    • Une décoration tricolore bleu-blanc-rouge sur la calandre, hommage au drapeau français.
    • Des jantes noir mat.
    • À l’intérieur, des surpiqûres tricolores sur le volant et une plaque numérotée commémorant le titre 2025.

    Le volant, d’ailleurs, est spécifique : son diamètre est légèrement réduit par rapport à la Yaris standard, inspiré par la GR Yaris Rally2, pour une meilleure maniabilité.

    Mode « SEB. » : Le secret du maître

    Ce n’est pas qu’un kit déco. Ogier a personnellement mis au point un mode de transmission intégrale exclusif qui remplace le mode « TRACK ».

    Le Mode « SEB. » offre une répartition du couple de 40:60 (avant/arrière). L’idée ? Favoriser le train arrière pour faire pivoter la voiture et contrôler la dérive, tout en gardant un train avant incisif. C’est le réglage idéal pour « enrouler » les virages comme le Gapençais.

    Plus surprenant, le mode « GRAVEL » disparaît au profit d’un Mode « MORIZO ». Développé par Akio Toyoda (alias Morizo), ce mode verrouille la connexion entre les trains avant et arrière à l’accélération pour une traction maximale (comme un différentiel bloqué), et ne se relâche qu’au freinage. Ogier a tellement aimé ce réglage lors des tests qu’il a insisté pour l’inclure sur sa propre édition spéciale !

    Avec cette voiture, Toyota ne célèbre pas seulement un titre, mais l’une des plus grandes carrières de l’histoire du rallye. Rendez-vous au printemps pour l’ouverture des commandes… et bonne chance !

  • Toyota GR GT : La supercar V8 « homologuée route » qui défie l’époque

    Toyota GR GT : La supercar V8 « homologuée route » qui défie l’époque

    Alors que l’on pensait que Toyota allait sagement ranger ses pistons au garage, le géant japonais nous prend à contre-pied. Voici la GR GT : une supercar V8 biturbo, cousine technique de la future Lexus LFA électrique, conçue pour chasser sur les terres de l’AMG GT et de l’Aston Martin Vantage.

    C’est officiel, Toyota lâche la bride à sa division Gazoo Racing. Oubliez la timidité, la nouvelle GR GT ne fait pas dans la dentelle. Décrite par la marque comme une véritable « voiture de course homologuée pour la route », ce nouveau fleuron, attendu d’ici deux ans, a été développé en parallèle avec sa version GT3 de compétition. Le message est clair : l’ingénierie d’abord, le marketing ensuite.

    Un V8 Biturbo « Hot Vee » sous le capot

    Le cœur de la bête est une surprise de taille dans le paysage actuel. Toyota dégaine un V8 4.0 litres biturbo inédit, associé à un système hybride. L’architecture retenue est celle du « hot vee » (turbos placés à l’intérieur du V des cylindres), favorisant la compacité et la réactivité.

    Les chiffres provisoires donnent le vertige :

    • Puissance : Cible de 650 ch
    • Couple : Environ 850 Nm
    • Transmission : Une toute nouvelle boîte automatique à 8 rapports, utilisant un embrayage humide (et non un convertisseur de couple) pour des passages de vitesses « de classe mondiale », envoyant la puissance aux seules roues arrière via un différentiel à glissement limité mécanique.

    Toyota promet un 0 à 100 km/h aux alentours de 3,5 secondes et une vitesse de pointe dépassant les 318 km/h.

    La chasse aux kilos

    Là où ses rivales hybrides (suivez mon regard vers Affalterbach) ont tendance à s’empâter, la GR GT joue la carte de la relative légèreté. Grâce à un châssis en aluminium (« body-in-white ») et des panneaux de carrosserie du même métal, Toyota vise un poids sous les 1 750 kg. C’est environ 300 kg de moins qu’une AMG GT hybride à quatre roues motrices.

    La répartition des masses est quasi idéale avec un ratio 45% avant / 55% arrière. L’aérodynamisme a dicté le design, mais sans sacrifier l’usage quotidien : l’intérieur se veut « centré sur le conducteur » avec une visibilité optimisée, loin des bunkers habituels des supercars.

    Une identité à part… sans logo Toyota

    Regardez bien les photos. Vous ne trouverez aucun ovale Toyota sur la carrosserie ou dans l’habitacle. À l’instar de Lexus ou Century, Gazoo Racing s’affirme ici comme une marque à part entière au sein du groupe. La GR GT est leur manifeste d’indépendance.

    Le retour du nom LFA… en électrique

    L’ironie (ou le génie) de l’histoire, c’est que cette plateforme sert aussi de base au retour d’une légende : la Lexus LFA.

    Mais attention, changement de paradigme. Si la GR GT chante via son V8 (dont la sonorité a été « méticuleusement travaillée » pour synchroniser l’échappement à l’état du véhicule), la nouvelle LFA sera, elle, 100% électrique. Développée conjointement avec la GR GT, elle bénéficiera des mêmes libertés d’architecture, mais troquera le V10 hurleur de son ancêtre pour une propulsion silencieuse, probablement alimentée par les fameuses batteries solides de Toyota prévues pour 2027-2028.

    Avec la GR GT thermique d’un côté et la LFA électrique de l’autre, le groupe Toyota joue sur les deux tableaux. Pour notre plus grand plaisir, le V8 a encore de beaux jours devant lui.

  • 50 ans du 5 cylindres Audi : Retour sur une « anomalie » devenue légende

    50 ans du 5 cylindres Audi : Retour sur une « anomalie » devenue légende

    En 2026, Audi célébrera un demi-siècle d’une architecture moteur qui a forgé sa réputation : le 5 cylindres. Né d’un compromis technique en 1976, ce moteur est devenu l’âme de la marque aux anneaux, des pistes de rallye du Groupe B jusqu’à l’actuelle RS 3. Plongée dans l’histoire du « 1-2-4-5-3 ».

    C’est un son unique. Un râle rauque, syncopé, qui se transforme en hurlement métallique à l’approche de la zone rouge. Pour tout passionné d’automobile, la signature sonore du 5 cylindres Audi est immédiatement identifiable. Alors que l’industrie s’aseptise, Audi prépare les festivités pour les 50 ans de ce monument mécanique, toujours vivant sous le capot de la RS 3.

    1976 : La naissance d’une icône par nécessité

    L’histoire commence au milieu des années 70. Audi veut faire monter en gamme sa berline 100 (C2). Les 4 cylindres de l’époque sont trop justes, et les 6 cylindres en ligne trop encombrants et lourds pour le châssis.

    Les ingénieurs d’Ingolstadt tranchent : ce sera un 5 cylindres en ligne. Basé sur le concept EA 827, le premier bloc de 2,1 litres développe 136 ch. Une puissance respectable pour l’époque, servie par une injection moderne. La légende est en marche.

    De la route à la gloire en Rallye

    Si le moteur naît sur la route, c’est la compétition qui va le mythifier.

    • 1980 : L’arrivée du turbo et de la transmission intégrale sur l’Ur-quattro (200 ch).
    • 1983 : La Sport quattro pousse le curseur avec un bloc tout alu à 4 soupapes par cylindre développant 306 ch sur route.
    • L’ère Groupe B : En version course, ce moteur atteindra des sommets, délivrant 450 ch pour offrir à Audi le titre constructeur en 1984.

    Le sommet de la folie : Sur la course de côte de Pikes Peak en 1987, Walter Röhrl dompte une Audi Sport quattro S1 (E2) de 598 ch. Deux ans plus tard, en IMSA GTO aux USA, ce « petit » 2 litres sortira 720 ch.

    Le survivant : Le 2.5 TFSI moderne

    Après une éclipse à la fin des années 90 au profit des V6, le 5 cylindres revient en force en 2009 dans l’Audi TT RS. Aujourd’hui, il vit son apogée sous le capot de l’actuelle Audi RS 3.

    Le bloc 2.5 TFSI actuel est un chef-d’œuvre de technologie :

    • Puissance : 400 ch (294 kW).
    • Couple : 500 Nm disponibles dès 2 250 tr/min.
    • Performance : 0 à 100 km/h en 3,8 secondes.
    • Conception : Carter en aluminium (pour gagner du poids), chemises de cylindres à revêtement plasma et double injection.

    Le secret de la sonorité : 1-2-4-5-3

    Pourquoi ce moteur chante-t-il si bien ? C’est une question de rythme. Le nombre impair de cylindres crée des fréquences harmoniques particulières. L’ordre d’allumage est immuable : 1-2-4-5-3.

    L’explosion alterne entre des cylindres adjacents et des cylindres éloignés, créant un rythme irrégulier très évocateur. Sur la RS 3 actuelle, un système de clapets d’échappement variables permet d’amplifier cette musique, rendant l’expérience de conduite viscérale.

    Un travail d’orfèvre en Hongrie

    Ce moteur n’est pas assemblé par des robots sur une chaîne classique. Il est monté à la main dans l’usine de Győr, en Hongrie. Dans l’atelier « Bock », sur plus de 1 000 m², des techniciens hautement qualifiés assemblent chaque moteur manuellement, passant par 21 stations de travail. Du montage du vilebrequin creux à l’installation du turbo (qui souffle à 1,5 bar), c’est un travail d’artisanat industriel qui dure jusqu’au « mariage » final avec la voiture à Ingolstadt.