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  • Fin de mission pour la « Landy » : l’Armée britannique met ses Land Rover à la retraite

    Fin de mission pour la « Landy » : l’Armée britannique met ses Land Rover à la retraite

    C’est une page d’histoire qui se tourne avec le fracas d’une portière de Defender. Après plus de 70 ans de bons et loyaux services, le ministère de la Défense britannique (MoD) a officiellement lancé, ce 20 mars 2026, le processus de retrait de sa flotte iconique de Land Rover. La « bête de somme » des soldats de Sa Majesté s’apprête à passer le relais à une nouvelle génération de véhicules.

    Le 19 mars 2026, au camp de Bovington (le sanctuaire des blindés outre-Manche), le ministre Luke Pollard a donné le coup d’envoi du programme LMV (Light Mobility Vehicle). L’objectif : identifier le successeur technologique d’un véhicule qui, depuis les années 50, a tout fait, tout vu et tout enduré.

    Un soldat de 70 ans au CV impressionnant

    Le Land Rover n’était pas qu’un simple moyen de transport pour l’armée britannique ; c’était un outil multifonction. Qu’il s’agisse de patrouilles dans le désert, de liaisons de commandement ou de transport de troupes, la silhouette de la « Landy » est devenue indissociable de l’imagerie militaire du Royaume-Uni.

    En 2025, plus de 5 000 exemplaires étaient encore en service actif, preuve d’une robustesse que l’électronique moderne peine parfois à égaler. Mais l’évolution des menaces et des besoins impose aujourd’hui une modernisation radicale.


    Les versions les plus folles : quand le Land Rover mutait

    Au fil des décennies, le génie militaire britannique a transformé le Land Rover en engins parfois improbables. L’exposition à Bovington a rappelé quelques-unes de ces pépites :

    • Le « Pink Panther » (Série IIA) : Peint en rose (une couleur offrant un camouflage optimal au crépuscule dans le désert), ce modèle était le bras armé du SAS pour la reconnaissance à longue distance.
    • Le Centaur V8 : Une tentative audacieuse de croisement entre un 4×4 et un char d’assaut, utilisant les chenilles du tank léger Scorpion.
    • Le SIIA 109″ Amphibie : Un prototype capable de passer de la route à la mer pour les débarquements.
    • L’Ambulance Série IIA : Un classique capable de transporter quatre brancards et un infirmier au plus près du front.

    2030 : L’horizon de la relève

    Le départ à la retraite ne sera pas immédiat pour tous les exemplaires, mais le compte à rebours est lancé. Le programme LMV doit permettre de livrer les premiers nouveaux véhicules aux soldats d’ici 2030.

    « Je tire aujourd’hui le coup d’envoi de la compétition pour le remplacement de cette flotte. Nous cherchons un véhicule moderne pour nos troupes, tout en faisant de la défense un moteur de croissance pour les entreprises basées au Royaume-Uni. » — Luke Pollard, Ministre de l’Industrie de Défense.

    Si le futur remplaçant promet d’être plus connecté, plus sûr et plus efficace, il aura fort à faire pour égaler le capital sympathie et l’âme de celle que les soldats appellent simplement la « Landy ». Une chose est sûre : pour les collectionneurs et les amateurs de surplus militaire, les années à venir s’annoncent passionnantes.

  • INEOS Grenadier : L’incroyable épopée d’un 4×4 né autour d’une bière

    INEOS Grenadier : L’incroyable épopée d’un 4×4 né autour d’une bière

    C’est l’une des plus belles « success stories » industrielles de ces dernières années. Alors que les puristes pleuraient la fin du Defender originel, Sir Jim Ratcliffe décidait, entre deux pintes, de créer sa propre marque. En ce mois de mars 2026, INEOS Automotive lance sa campagne « Grenadier Origins », nous rappelant que les meilleures idées naissent parfois dans les lieux les plus simples.

    Le 12 mars 2026, INEOS a dévoilé son nouveau film de campagne intitulé : « Born in a pub, Built for more ». Le décor ? Le pub The Grenadier à Londres. C’est ici que tout a commencé il y a dix ans, et c’est de cet établissement que le véhicule tire son nom désormais célèbre.

    Un projet né d’un manque de « brut »

    L’histoire du Grenadier, c’est avant tout celle de Sir Jim Ratcliffe. Grand aventurier et passionné de tout-terrain, l’homme d’affaires britannique a vu un vide béant sur le marché : la disparition des 4×4 rustiques, robustes et capables de travailler dur, au profit de SUV de plus en plus aseptisés.

    Plutôt que d’attendre un hypothétique retour aux sources des constructeurs traditionnels, il a simplement décidé de créer sa propre division automobile.


    Une campagne pleine d’esprit britannique

    Le film de lancement distille en 60 secondes l’ADN du projet avec un humour très « so British ». On y voit :

    • La matrone du pub, narratrice au ton sec et plein de dérision.
    • Des étincelles de soudure qui volent entre deux verres.
    • Le fameux « bocal à jurons » (indispensable quand on construit une voiture de A à Z).
    • Quelques moutons égarés pour rappeler la vocation rurale de l’engin.

    Selon Lynn Calder, PDG d’INEOS Automotive : « Le Grenadier est un véhicule épique avec une histoire unique. Nous avons appris que lorsque les clients entendent notre histoire, ils comprennent vraiment pourquoi le Grenadier est conçu ainsi. »


    Un succès mondial en chiffres

    Depuis le début de la production en 2023, le pari fou de Ratcliffe s’est transformé en une machine de guerre commerciale. Aujourd’hui, en mars 2026, les chiffres parlent d’eux-mêmes :

    • Plus de 35 000 clients livrés à travers le monde.
    • Présence dans plus de 50 pays.
    • De nombreuses récompenses internationales pour ses capacités de franchissement et son confort sur route.

    Le Grenadier n’est plus seulement une idée griffonnée sur un coin de nappe au pub ; c’est un outil de travail et d’aventure qui a prouvé sa fiabilité du désert de l’Outback aux montagnes écossaises.

  • Jeep renforce son programme exclusif « Badge of Honor » avec de nouveaux défis et une expérience numérique enrichie

    Jeep renforce son programme exclusif « Badge of Honor » avec de nouveaux défis et une expérience numérique enrichie

    À l’occasion de la Journée internationale du tout-terrain, célébrée chaque premier samedi d’octobre, Jeep annonce une importante évolution de son programme Badge of Honor. Unique dans l’industrie, ce dispositif de fidélisation dédié aux propriétaires de Jeep 4×4 récompense la passion du franchissement et l’esprit d’aventure qui animent la communauté. Pour 2025, la marque élargit le champ des possibles avec de nouveaux parcours, des défis inédits et une application repensée, confirmant sa volonté d’ancrer encore davantage son ADN dans l’exploration et le dépassement de soi.

    Une célébration de l’esprit Jeep

    Lancé il y a plusieurs années aux États-Unis, le Jeep Badge of Honor Program s’adresse à tous ceux qui considèrent les sentiers comme un prolongement naturel de la route. En accomplissant des parcours tout-terrain officiels, les participants peuvent collectionner des badges virtuels dans l’application dédiée — et, pour certains itinéraires emblématiques, recevoir un badge physique à apposer fièrement sur leur véhicule.

    Aamir Ahmed, responsable mondial de la marque Jeep pour le tout-terrain et les véhicules électrifiés, résume l’esprit du projet :

    « Le programme Badge of Honor incarne parfaitement la communauté Jeep et son goût pour l’aventure. Aucune autre marque ne propose d’expérience tout-terrain comparable. En élargissant notre offre et en enrichissant l’application, nous donnons à nos clients encore plus de moyens d’explorer, de se connecter et de célébrer leurs exploits. »


    Six nouveaux défis pour repousser les limites

    Pour cette mise à jour, Jeep introduit six défis thématiques, conçus pour encourager la découverte et la régularité. Chaque mission accomplie donne droit à des points et à un badge spécifique à partager sur les réseaux sociaux :

    • Month Streaker : réaliser au moins un parcours par mois pendant six mois consécutifs.
    • Marathoner : vaincre 26 sentiers différents.
    • Trail Titan : compléter l’ensemble des Core Trails du programme.
    • Explorer Extraordinaire : terminer 10 parcours uniques.
    • Digital Detour : réussir trois Digital Trails.
    • Moab Marvel : parcourir tous les Badge of Honor Trails situés à Moab (Utah), véritable Mecque du tout-terrain.

    Des parcours élargis à travers les États-Unis

    Le programme s’étend désormais à davantage d’États américains grâce à quatre nouveaux Core Trails, dont la validation donne droit à un badge physique :

    • GOAT Trail, Cross Bar Ranch Off Road Park (Oklahoma)
    • Lost Trail, Murphy (Idaho)
    • Amatista Ledges, Doña Ana (Nouveau-Mexique)
    • Trail 8049, Black Hills National Forest (Dakota du Sud)
    • Trail #421, Stony Lonesome OHV Park (Alabama)
    • The Fallen, Hurricane (Utah)

    L’ère des Digital Trails

    Grande nouveauté : les Digital Trails. Ces parcours virtuels sont destinés à rendre l’expérience Jeep plus accessible, aussi bien pour les débutants que pour les conducteurs expérimentés. Une fois validés via l’application, ils octroient badges et points numériques. Parmi les sentiers récemment intégrés :

    • Steel Pass, Death Valley National Park (Californie)
    • Silver Lake ORV Area, Mears (Michigan)
    • Rimrocker Trail, de Montrose (Colorado) à Moab (Utah)
    • Little Widowmaker, Hollerwood Offroad Park (Kentucky)
    • Crazy Woman Canyon Road, Buffalo (Wyoming)

    Un compagnon numérique pour l’aventure

    Autre évolution majeure : les Jeep Adventure Guides. Ces guides de parcours, téléchargeables directement sur le système de navigation Uconnect 5 Nav, permettent de localiser, suivre et valider plus facilement les itinéraires officiels. Ils transforment le combiné multimédia en véritable copilote d’aventure, rendant les Core Trails plus accessibles, même pour les novices.

    L’application Badge of Honor a elle aussi bénéficié d’une refonte complète : carte interactive redessinée, filtres de recherche par difficulté, photos, évaluations, distance et position géographique précise. Les utilisateurs peuvent désormais visualiser les sentiers accomplis, suivre leur progression et partager leurs réussites au sein de la communauté Jeep.

    Un engouement toujours plus fort

    L’intérêt des propriétaires pour le programme ne se dément pas. Lors de l’opération spéciale Jurassic Park organisée plus tôt cette année, Jeep avait dévoilé un badge commémoratif qui a rencontré un succès foudroyant : plus de 10 000 badges réclamés en 24 heures, 40 000 vues sur Instagram, 5 000 nouveaux membres et une centaine de publications générées sur le groupe Facebook officiel.

    Ces chiffres confirment le lien émotionnel fort entre la marque et ses clients, pour qui chaque badge symbolise bien plus qu’un trophée : c’est une reconnaissance de leur engagement et de leur passion pour le franchissement.

    Jeep, la culture de l’aventure

    Avec cette nouvelle évolution du Badge of Honor Program, Jeep renforce son statut de référence absolue du tout-terrain en Amérique du Nord. En conjuguant esprit communautaire, innovation numérique et exploration grandeur nature, la marque américaine entretient la légende de ses 4×4 — ces véhicules nés pour aller là où les autres s’arrêtent.

  • Suzuki Jimny : le petit 4×4 qui fait tourner les têtes… et les avocats

    Suzuki Jimny : le petit 4×4 qui fait tourner les têtes… et les avocats

    Le Suzuki Jimny, c’est un peu l’élève sympathique qui réussit sans forcer. Ce petit 4×4 a longtemps vécu dans l’ombre avant de connaître un véritable succès à partir de 2018, lorsqu’il a troqué ses rondeurs contre un look de mini Mercedes Classe G. Compact, rustique et attachant, il est devenu l’un des tout-terrains les plus désirés du marché.

    Problème : il n’est plus officiellement vendu en Europe. Et si vous pensez contourner la règle en important un Jimny depuis l’étranger, sachez que Suzuki est prêt à vous traîner en justice.

    Pourquoi le Jimny a quitté l’Europe

    À la base, c’est une histoire de normes. Le 1,5 litre atmosphérique à quatre cylindres qui anime le Jimny est loin des standards actuels en matière d’émissions. Sa consommation et ses rejets de CO₂ en faisaient déjà un modèle coûteux dans certains pays, comme en France, où les taxes pouvaient le faire grimper de 60 000 €.

    Pour répondre aux contraintes environnementales et à la réglementation GSR2 (obligations de systèmes d’assistance, boîte noire, alertes sonores multiples…), Suzuki aurait dû investir lourdement. Résultat : la marque a préféré retirer le modèle plutôt que de le moderniser pour le marché européen.

    Les importations parallèles dans le viseur

    Le Jimny reste disponible ailleurs – au Japon, en Inde, en Australie ou encore sur certaines autres destinations – et cela donne des idées à certains importateurs indépendants. Acheter un Jimny neuf hors UE, le faire venir en Europe et le vendre ? C’est possible techniquement, mais pas légalement… si l’on en croit Suzuki Deutschland.

    Dans un communiqué transmis à Motor1.com, la filiale allemande précise :

    « Le Jimny est de plus en plus souvent importé et vendu illégalement dans l’Espace économique européen. Puisqu’il s’agit d’atteintes à la marque, Suzuki Deutschland – au nom de Suzuki Motor Corporation – est déjà intervenu avec succès par le passé et continuera à agir fermement à l’avenir. »

    En clair : importer un Jimny neuf en dehors des canaux officiels, c’est s’exposer à un recours en justice.

    Un 4×4 devenu politiquement incorrect

    Ironie de l’histoire : Suzuki Allemagne souligne aujourd’hui que le Jimny « n’a pas d’impact positif sur le CO₂ » – comprenez : c’est un petit délinquant environnemental. Une affirmation qui prête à sourire quand on se souvient que le constructeur l’a vendu officiellement en Europe de 2018 à 2024 sans état d’âme particulier.

    Pour un particulier, l’importation d’un Jimny déjà immatriculé à l’étranger reste théoriquement possible, mais les démarches sont lourdes et coûteuses. À tel point que l’option la plus simple reste… de trouver un exemplaire d’occasion déjà présent sur le marché européen, même si les prix y sont particulièrement élevés.

    Un objet de désir… qui se mérite

    Le Jimny est aujourd’hui un paradoxe roulant : un petit 4×4 fun, efficace en tout-terrain, mais presque impossible à acquérir neuf en Europe, et considéré par sa propre marque comme trop polluant pour nos routes.

    Les passionnés devront donc se contenter de l’admirer sur d’autres marchés, ou se lancer dans une chasse à l’occasion. Mais attention : chez Suzuki, on ne plaisante pas avec le droit des marques.

    Mais si vous en voulez vraiment un, Suzuki France commercialise une version VU à deux places. Et là, ça passe !

  • Jeep Avenger 4xe : la nouvelle génération du plaisir tout-terrain

    Jeep Avenger 4xe : la nouvelle génération du plaisir tout-terrain

    Dans les ornières de l’histoire : Jeep fait revivre l’esprit 4×4 à Forest Hill

    Il y a des marques qui se contentent de capitaliser sur leur image, et d’autres qui la font vivre. Jeep appartient indéniablement à la seconde catégorie. En organisant la Jeep Academy sur le domaine de Forest Hill, dans les Yvelines, la marque américaine offre bien plus qu’un essai traditionnel de la nouvelle Avenger 4xe : elle propose une plongée concrète dans l’ADN du franchissement, cette culture 4×4 qu’elle a inventée et qu’elle continue de transmettre, génération après génération.

    Avenger 4xe : les gènes du franchissement

    L’Avenger, c’est d’abord une promesse d’accessibilité. Premier modèle Jeep conçu spécifiquement pour le marché européen, il vise un public plus large, moins habitué aux grands espaces que les acheteurs de Wrangler ou Grand Cherokee. Mais avec l’arrivée de la transmission intégrale électrifiée 4xe, l’Avenger change de catégorie. Il cesse d’être un simple SUV urbain stylé pour revendiquer sa place dans la galaxie des véritables Jeep.

    Sous le capot, on retrouve une chaîne de traction hybride, avec un moteur thermique et une machine électrique intégrée à la boîte de vitesses entraînant les roues avant, assisté par un moteur électrique sur l’essieu arrière, le tout piloté par une électronique de gestion capable de répartir intelligemment le couple selon les besoins. Résultat : une motricité impressionnante, y compris sur des surfaces meubles ou fortement inclinées. Le tout sans arbre de transmission central, ce qui réduit la complexité mécanique tout en libérant de l’espace dans l’habitacle.

    Jeep Academy : un terrain de jeu grandeur nature

    Le cadre du test n’a rien d’anodin. Le domaine de Forest Hill, tout proche de Mantes-la-Jolie, abrite un centre d’essai tout-terrain parfaitement balisé. Entre les sous-bois, les zones rocailleuses, les bourbiers et les devers serrés, chaque obstacle semble conçu pour rappeler que le 4×4, ce n’est pas juste une question de traction : c’est une expérience complète, physique, sensorielle et… ludique.

    Encadrés par des instructeurs expérimentés, les participants à la Jeep Academy apprennent à faire corps avec le relief, à anticiper les pertes d’adhérence, à gérer l’inertie sans brutalité. Pas besoin d’être un expert en franchissement : les différentes aides à la conduite (Hill Descent Control, modes Snow, Mud et Sand) rendent l’ensemble extrêmement rassurant. Ce qui frappe, c’est à quel point le plaisir prend le dessus sur l’appréhension. On découvre que passer une bosse à l’aveugle ou escalader une butte glissante n’est plus un défi angoissant, mais un jeu d’adresse grandeur nature.

    L’ADN Jeep en héritage

    Ce qui rend cette expérience unique, c’est que Jeep ne s’appuie pas uniquement sur la technique ou le marketing. Elle s’appuie sur une histoire, celle d’un constructeur qui a inventé le 4×4 moderne. Depuis les premiers Willys MB de la Seconde Guerre mondiale jusqu’au Wrangler Rubicon en passant par le mythique Cherokee des années 1980, Jeep a toujours été à la pointe de l’innovation en matière de transmission intégrale.

    Et même si l’Avenger 4xe semble, à première vue, très éloignée de ces modèles mythiques, on retrouve en elle la même philosophie d’exploration et de liberté maîtrisée. Cette petite Jeep européenne est peut-être plus discrète, plus policée, mais elle a hérité de ce que la marque a de plus précieux : la capacité d’aller là où les autres ne vont pas. Et de le faire sans frime.

    Une démocratisation maîtrisée

    L’Avenger 4xe ouvre clairement une nouvelle étape dans la démocratisation du tout-terrain. Là où un Wrangler peut intimider par sa taille ou son prix, l’Avenger permet de goûter au franchissement dans une enveloppe compacte et accessible. Elle s’adresse à une génération qui ne rêve pas forcément de grands road trips dans l’Utah, mais qui a envie de sortir des sentiers battus, au sens propre comme au figuré.

    Le plus remarquable, c’est que cette mutation s’opère sans trahir l’ADN Jeep. Mieux : elle l’enrichit. Car en misant sur une solution technique moderne, à la fois électrifiée et efficace, Jeep montre qu’on peut encore innover dans le domaine du 4×4. Sans tomber dans la caricature ni céder au greenwashing.

    L’aventure, à portée de main

    L’essai de la Jeep Avenger 4xe sur le domaine de Forest Hill n’est pas qu’une démonstration technique. C’est un retour à l’essence même de ce que signifie conduire une Jeep : sortir, explorer, s’amuser. Le tout dans un cadre sécurisé, pédagogique et enthousiasmant. Une belle façon de rappeler qu’au-delà des modes et des moteurs, l’automobile reste avant tout une affaire de sensations. Et que celles que procure une vraie Jeep, même compacte, sont toujours aussi uniques.

    Et le prix ? Une journée à la Jeep Academy, c’est 300 euros. Une vie en Jeep Avenger 4xe, c’est à partir de 32 000 euros.