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  • Scénario catastrophe chez Volkswagen : McKinsey suggère-t-il de « tout fermer » ?

    Scénario catastrophe chez Volkswagen : McKinsey suggère-t-il de « tout fermer » ?

    C’est une bombe médiatique qui vient de secouer l’Allemagne. Selon le quotidien Bild, le cabinet de conseil McKinsey aurait soumis au groupe Volkswagen un scénario digne d’un film post-apocalyptique : la fermeture de la quasi-totalité de ses usines allemandes. Simple provocation de consultant ou réalité brutale d’un géant aux pieds d’argile ?

    Seules rescapées : Wolfsburg et Ingolstadt ?

    L’idée, si elle est confirmée, est d’une violence inouïe. Selon les indiscrétions du tabloïd allemand, McKinsey préconiserait de ne conserver que deux bastions historiques : Wolfsburg (siège de Volkswagen) et Ingolstadt (fief d’Audi).

    Tout le reste, y compris l’emblématique usine Porsche de Zuffenhausen, passerait à la trappe. Un tel plan signifierait la perte de centaines de milliers d’emplois et un séisme économique et social sans précédent pour la première puissance européenne. Bien que les cabinets de conseil soient payés pour explorer « tous » les scénarios, du plus optimiste au plus radical, celui-ci semble ignorer volontairement les réalités politiques et la puissance de feu du syndicat IG Metall, qui ne manquerait pas de mettre le pays à l’arrêt.

    La famille Porsche-Piëch perd patience

    Si le scénario de McKinsey ressemble à une boutade cruelle, la tension au sommet du groupe est, elle, bien réelle. Selon le journal plus austère Handelsblatt, la puissante famille héritière Porsche-Piëch serait « révoltée » par la santé financière du groupe.

    La rentabilité a fondu en 2025 et les remèdes appliqués jusqu’ici semblent dérisoires :

    • L’accord de Noël 2024 prévoyait déjà 35 000 suppressions de postes d’ici 2030.
    • Trois usines allemandes sont déjà officiellement condamnées.
    • 15 000 départs supplémentaires ont été annoncés chez Audi et Porsche.

    Pour les actionnaires familiaux, ce n’est toujours pas assez. Conséquence directe : les têtes commencent à vaciller. Le CEO Oliver Blume, le directeur financier Arno Antlitz et le président Hans-Dieter Pötsch seraient tous sur la sellette, jugés incapables de redresser la barre face à la concurrence chinoise et aux coûts de production allemands.

    Un nerf à vif

    Que ces reconstructions journalistiques soient totalement fondées ou exagérées par Bild, elles révèlent une vérité incontestable : Volkswagen est un nerf à vif.

    L’Allemagne assiste, impuissante, à la remise en question de son modèle industriel. Entre des consultants qui suggèrent de raser le patrimoine pour sauver les marges et une famille régnante qui exige des coupes toujours plus sombres, l’avenir du « géant de Wolfsburg » n’a jamais semblé aussi incertain. En ce printemps 2026, les nuages noirs qui s’amoncellent sur la Basse-Saxe ne semblent pas prêts de se dissiper.

    Le saviez-vous ? Wolfsburg n’est pas seulement une usine, c’est une ville entière construite par et pour Volkswagen. La fermer ou en faire l’unique rescapée d’un naufrage industriel changerait à jamais le visage de l’Allemagne du Nord.

    Pensez-vous qu’un groupe aussi symbolique que Volkswagen puisse réellement sacrifier son ancrage historique pour garantir sa survie financière ?

  • VW : Le nouveau best-seller en Chine n’a pas de roues (et se mange avec du brocoli)

    VW : Le nouveau best-seller en Chine n’a pas de roues (et se mange avec du brocoli)

    Alors que les constructeurs européens rament pour convaincre les acheteurs chinois de délaisser leurs marques locales, Volkswagen vient de signer un succès commercial fulgurant dans l’Empire du Milieu. Le produit miracle ? Ce n’est pas une berline électrique révolutionnaire, ni un SUV low-cost, mais une saucisse. La légendaire « Currywurst » de Wolfsburg part comme des petits pains.

    Le marché automobile chinois est devenu un terrain hostile pour les marques occidentales. Entre la montée en puissance des constructeurs locaux (BYD, Xiaomi, Zeekr) et une guerre des prix sans merci, Volkswagen cherche de l’oxygène là où il peut. Et contre toute attente, c’est au rayon boucherie que la firme a trouvé son nouveau moteur de croissance.


    Une « pièce d’origine » très spéciale

    Lancée en septembre dernier dans les cantines des usines chinoises, la célèbre saucisse Volkswagen connaît un démarrage en trombe. Selon les chiffres rapportés ce 13 février 2026, plus de 120 000 unités ont déjà été englouties à fin octobre.

    Pour les non-initiés, sachez que cette saucisse est une institution chez VW :

    • Elle possède sa propre référence catalogue (n°199 398 500 A).
    • Elle est officiellement baptisée par la marque : « Volkswagen Originalteil » (Pièce d’origine Volkswagen).
    • En Allemagne, elle se vend souvent mieux que la Golf sur une année complète.

    La Currywurst à la sauce locale

    Pour séduire le palais chinois, Volkswagen a collaboré avec le département restauration de sa coentreprise FAW-VW. Si la recette de la viande reste le secret bien gardé de Wolfsburg, l’accompagnement a subi une légère « mise à jour » logicielle pour le marché local.

    Accompagnement classique (Allemagne)Accompagnement « China-Spec »
    Entière ou coupéeCoupée en tranches
    Ketchup au curryKetchup local
    Petit pain fraisPetit pain, cornichons et frites
    OptionnelBrocoli (La touche santé locale)

    Cette version chinoise est produite localement, à une centaine de kilomètres de Shanghai, pour garantir une fraîcheur optimale.


    Un succès qui donne faim

    Si la tendance se confirme, Volkswagen pourrait écouler plus de 700 000 saucisses par an en Chine. Certes, on est encore loin de la consommation mensuelle des usines allemandes, mais les retours sont « extrêmement positifs ».

    « C’est peut-être la seule pièce Volkswagen qui ne risque pas de subir un rappel pour un bug logiciel. »

    Malheureusement pour nous, il est toujours impossible de commander cette « pièce d’origine » chez votre concessionnaire local pour votre barbecue du dimanche. Elle reste réservée aux employés et aux visiteurs privilégiés des usines.