Catégorie : TVR

  • TVR « White Elephant » : Le chaînon manquant à moteur Holden est à vendre

    TVR « White Elephant » : Le chaînon manquant à moteur Holden est à vendre

    Dans le monde des prototypes, certains noms sont portés comme des fardeaux. Le « White Elephant » (l’éléphant blanc) de TVR, construit en 1988, aurait pu n’être qu’une dépense inutile et encombrante. Pourtant, cette pièce unique, véritable laboratoire roulant de Peter Wheeler, est aujourd’hui l’une des TVR les plus désirables de l’histoire.

    Un laboratoire pour Peter Wheeler

    À la fin des années 80, Blackpool est en pleine effervescence. Peter Wheeler, le fantasque propriétaire de TVR, souhaite une voiture personnelle qui sorte de l’ordinaire, mais qui serve aussi de banc d’essai à son designer en chef, John Ravenscroft.

    Le « White Elephant » est né de cette volonté. Son nom, s’il évoque aujourd’hui une curiosité encombrante, était à l’origine un clin d’œil à sa robe immaculée et à son museau particulièrement long. Mais sous cette carrosserie se cachait une révolution technique qui ne verra jamais le jour en série.

    Le cœur d’une bête de course australienne

    L’élément le plus spectaculaire de ce prototype est son moteur. Au lieu des habituels blocs Rover, TVR est allé chercher la puissance à l’autre bout du monde, en Australie. Il s’agit d’un V8 Holden de 5,0 litres, mais pas n’importe lequel : une version race-spec développée par la Holden Engine Company.

    Ce moteur est le frère jumeau de celui qui hurlait sous le capot des redoutables Holden VL Commodore SS Group A dans le championnat de supertourisme australien de 1988. Capable d’une poussée herculéenne, il offrait au prototype des performances dignes des ambitions de Wheeler.

    Entre fusil de chasse et cimetière automobile

    Pendant des années, Peter Wheeler a utilisé le « White Elephant » quotidiennement, parcourant plus de 43 000 km à son volant. La voiture était adaptée à ses loisirs : elle intégrait un râtelier à fusils personnalisé et un siège arrière spécialement aménagé pour son chien, Ned.

    Pourtant, lorsque TVR a pris la direction des formes plus organiques des années 90 (Griffith, Chimaera), le prototype a fini par être délaissé. Il a passé de longues années à prendre la poussière dans le tristement célèbre « cimetière TVR », à l’arrière de l’usine de Blackpool.

    Une renaissance à prix d’or

    Juste avant de revendre l’entreprise à Nicolai Smolenski, Wheeler a cédé la voiture à un passionné, Howard Bryan. Ce dernier a passé plus de dix ans à restaurer méticuleusement ce morceau d’histoire.

    Aujourd’hui, pour la toute première fois, ce monstre blanc arrive sur le marché libre via Shmoo Automotive. Le prix ? Il faudra compter sur des offres dépassant les 120 000 € (£100,000) pour s’offrir le râtelier à fusils le plus rapide du monde et, surtout, le témoin d’une ère où TVR n’avait peur de rien.

    Le saviez-vous ? Si le moteur Holden n’a jamais été retenu pour la production, cette expérience a poussé TVR à développer ses propres moteurs (les AJP6 et AJP8) afin de ne plus dépendre de fournisseurs extérieurs.

    Seriez-vous prêt à investir dans un prototype unique au moteur australien, ou préférez-vous la fiabilité relative d’une TVR de série ?

  • Le retour confirmé de TVR

    Le retour confirmé de TVR

    Près de dix ans d’attente ! Enfin, TVR va voir apparaître un nouveau modèle sous la direction du génial Gordon Murray. Et pour accompagner ce retour, la marque britannique mise également sur un V8 développé par Cosworth.

    Puisque la mode est aux renaissances, TVR se voit offrir une nouvelle chance. Grâce à l’appui de Les Edgar (le fondateur de Bullfrog avec le génial Peter Molyneux, créateur de Theme Park, Magic Carpet et Dungeon Keeper avant de tout vendre à Electronic Arts), TVR dispose désormais d’un plan sur dix ans pour retrouver son éclat d’antan.

    Quatre modèles devraient être présentés pour un retour commercial dès 2017. Selon les indiscrétions d’Autocar, le projet d’industrialisation prime. Les volumes et les tarifs ne seront dévoilés que bien plus tard. L’objectif est de profiter des fonds alloués par Les Edgar et ses amis investisseurs pour poser des bases solides.

    L’idée est de reprendre l’ADN de TVR en proposant des voitures « driver-centric ». Le terme anglais est si expressif que je le laisse ainsi !

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    Comment TVR redevient anglais ?

    Il y a moins de dix ans, le Russe Nikolai Smolenski tentait de reprendre TVR. En investissant le minimum, il a conduit la marque à la ruine. En 2013, Les Edgar, John Chasey, aujourd’hui directeur des opérations de la marque, et une dizaine d’investisseurs ont racheté TVR. Depuis, ils travaillent dans l’ombre pour donner un sens à leur projet. Sans réelle expérience automobile, ils se sont rapprochés de deux glorieux partenaires. Gordon Murray s’occupera de la réalisation technique et Cosworth fournira la mécanique.

    Quel programme ?

    Deux modèles distincts seront proposés, chacun en coupé et cabriolet. Selon les informations d’Autocar, ces TVR garderont les proportions des dernières productions que furent les Tuscan et Sagaris. Mais, strictes deux places, elles ne partageront aucun élément avec les anciennes séries. Techniquement, le V8 Cosworth sera en position centrale avant avec une transmission manuelle six vitesses aux roues arrière. On annonce 450 chevaux pour 1 100 kg. Le premier objectif de vente se situerait à 1 000 unités par an.

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    La révolution Murray ?

    Le choix de Gordon Murray n’est pas anodin. Le génial concepteur des Brabham F1, membre de l’équipe de développement des McLaren MP4/4 et MP4/5, et père des McLaren F1 et Mercedes SLR McLaren, propose un projet innovant d’industrialisation automobile.

    iStream doit permettre de simplifier la construction d’une automobile en réduisant la taille des sites d’assemblage tout en profitant au produit fini. La structure du châssis repose sur des tubes d’acier renforcés par des panneaux composites ultra-léger. Le gain de coût est significatif et permet une production en masse avec des investissements inférieures à ce que réclame l’industrie implantée… Mais l’idée peut également s’appliquer pour un millier d’unités à l’année.

    Conquis par ce retour de TVR qui viendrait se placer au dessus des Alfa Romeo 4C et de la future Alpine ?