Catégorie : Histoire & Culture

  • Histoire : Citroën Bijou

    Histoire : Citroën Bijou

    La Bijou est la première Citroën à avoir été pensée et assemblée hors de France. Elle doit sa naissance à l’insuccès de la 2 CV dans les Îles Britanniques…

    Plombée par d’importantes taxes d’importation des pièces venant de France, la 2 CV ne se vend pas de l’autre côté de la Manche. Six ans après la sortie des premiers modèles de l’usine de Slough (à 35 kilomètres à l’est de Londres), il reste encore 350 ensembles mécaniques de 2 CV abandonnés.

    Citroën UK décide alors de créer une nouvelle « petite » voiture. Le design de la carrosserie du fibre de verre est confié à Peter Kirwan-Taylor, qui venait de donner forme à la Lotus Elite 14.

    Le nom est simple : « Bijou ». Tellement français ! La présentation est organisée à Earl’s Court en 1959.

    La mécanique reprend celle de la 2 CV AZ (pour écouler les stocks des moteurs 425 cm3). Mais la ligne est totalement différente avec des éléments empruntés à la DS comme les poignées de porte, le volant ou la lunette arrière.

    La première série doit sortir au rythme de mille exemplaires par an… Et même si l’accueil est positif, il ne sortira que 211 Bijou de Slough !

  • Citation : Enzo Ferrari

    Citation : Enzo Ferrari

    Citation d’Enzo Ferrari, Italien, fondateur de Ferrari Automobili, surnommé « Il Commendatore » : « Chez moi, le client n’a pas toujours raison ! »

  • Citation : Colin Chapman

    Citation : Colin Chapman

    Citation de Colin Chapman, Britannique, fondateur de l’écurie et du constructeur Lotus : « Toute voiture restant en un morceau pendant plus d’une course est trop lourde. » 

    De quoi relire Le génie de Colin Chapman !

  • Culte : Opel GT

    Culte : Opel GT

    Voiture de sport stricte deux places, l’Opel GT est sorti en 1968. Reposant sur la plateforme de la seconde génération de la Kadett, avec une carrosserie conçue en France par Brissoneau et Lotz s’approchant du design de la Chevrolet Corvette.

  • Vu : Autobianchi Bianchina

    Vu : Autobianchi Bianchina

    Durant la seconde moitié des années 50, Fiat – avec l’appui de la famille Bianchi et de Pirelli – redonne naissance à la marque Autobianchi. La Bianchina est la première voiture à sortir des ateliers.

    Disponible avec plusieurs carrosseries (Trasformabile classique, Cabriolet ici en photo, Panoramica Giardinetta, Berline 4 places et Fourgonette), la Bianchina a été produite à 264 000 exemplaires. Elle reposait sur la plateforme de la Fiat 500 avec des moteurs allant de 15 à 25 chevaux.

    Le Cabriolet est aujourd’hui très recherché. Seuls 3 150 exemplaires ont été fabriqués.

    Photo : Franco Folini

  • Culte : Mercedes-Benz 300 SL (W194)

    Culte : Mercedes-Benz 300 SL (W194)

    En 1952, Mercedes s’imposait pour la première fois aux 24 Heures du Mans en établissant un nouveau record de distance. Hermann Lang et Fritz Rieß devançaient leurs équipiers Theo Helfrich et Helmut Niedermayr avec des Mercedes-Benz 300 SL (W194).

  • Citation : Ettore Bugatti

    Citation : Ettore Bugatti

    Citation d’Ettore Bugatti, Franco-Italien, fondateur de Bugatti : « Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher. »

  • Vu : Vive le sport avec Renault !

    Vu : Vive le sport avec Renault !

    Une Renault Supercinq GT Turbo et une Renault 5 Turbo en piste sur le circuit Bugatti du Mans… Une époque qui trouve un relais aujourd’hui avec l’arrivée d’un turbo sur la Nouvelle Clio R.S. 200 EDC !

     

  • Darwinisme : Honda Civic

    Darwinisme : Honda Civic

    Neuf ans après la création de la première automobile badgée Honda, la première Civic fait son apparition sur le marché japonais en 1972. Un peu plus de quatre décennies plus tard, nous en sommes déjà à la neuvième génération !

  • Culte : la fabbrica en 1966

    Culte : la fabbrica en 1966

    Coup d’oeil dans les ateliers de Maranello en plein assemblage de Ferrari 275 GTB (au premier plan) et de 275 GTS juste derrière. C’était en 1966.

  • Histoire : Le génie de Colin Chapman

    Histoire : Le génie de Colin Chapman

    La définition du génie va si bien au fondateur de Lotus : qualité des esprits supérieurs qui les rend capables de créer, d’inventer, d’entreprendre des choses extraordinaires. Et l’ingénieur Colin Chapman était également un bel exemple de l’idée du génie de Diderot : quand la recherche du sublime apparaît comme élément producteur de défauts.

    Colin Chapman est un « génial ingénieur ». Et cette supériorité incontestable le rend coupable de drames.

    Lors du Salon de Francfort 2011, le stand du Group Lotus présentait une page tirée d’un cahier de notes de Colin Chapman.

    En 1975, le Britannique résumait sa vision d’une monoplace de Formule Un sur une seule et unique page.

    « Une voiture de course n’a qu’UN seul objectif : GAGNER des courses. Si elle n’atteint pas cet objectif, ce n’est rien d’autre qu’une perte de temps, d’argent et de travail.

    Ça semble être logique mais il est nécessaire de se rappeler que l’ingénierie, le coût, l’entretien et la sécurité n’ont aucune importance si la voiture n’est pas capable de gagner régulièrement. »

    La suite est aussi poignante lorsque l’on sort les statistiques de décès en Formule Un par constructeurs. Cinq pilotes sont morts au volant d’une Lotus lors de Grands Prix de F1. Et c’est sans compter Jim Clark, décédé en F2, ou John Dawson-Damer, dont l’accident fatal a eu lieu à Goodwood lors d’une démonstration en 2000. Seule la Scuderia Ferrari déplore davantage de morts (6) mais sur une période plus longue.

    « Il faut d’abord que la voiture soit capable de faire un tour de circuit plus rapidement que toute autre voiture, avec un minimum de talent de la part du pilote, et être assez résistante pour terminer la course.

    Après cela, et seulement après, sans le moindre compromis concernant l’objectif de base, il faut considérer le coût de la voiture, sa simplicité, sa sécurité et son entretien. Mais aucun de ces aspects ne peut décaler d’un iota l’idée que la voiture doit être la plus rapide. Assez bon n’est juste pas assez bon pour gagner et continuer de gagner. »

    colin_chapman

    Six ans avant que Colin Chapman n’écrive cette page, il avait reçu une lettre de Jochen Rindt, choqué après une violente sortie de piste provoquée par la perte de l’aileron de sa Ford 49 (en photo).

    « Vos voitures sont si rapides qu’elles resteraient compétitives avec quelques kilogrammes supplémentaires bien utilisés pour renforcer les pièces les plus légères. Je ne peux piloter qu’une voiture en laquelle j’ai confiance. Et j’ai la sensation que je suis proche de n’avoir aucune confiance. »

    Rindt est resté aux côtés de Colin Chapman en 1970. Sa Lotus 72C était déjà dans la lignée de ce qui sera écrit en 1975. La plus rapide sans aucun compromis. A tel point qu’en roulant sans aileron, avec des rapports de boîte de vitesses plus longs pour atteindre 330 km/h en pointe, l’Allemand perdait le contrôle de sa monoplace au freinage de la Parabolica de Monza. L’enquête déterminait que la sortie de piste était due à la défaillance du frein avant droit. Et Jochen Rindt devint le premier et le seul Champion du Monde à titre posthume. Sacrifice du génie.