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F1

La seconde vie de Niki Lauda

Depuis le 1er août 1976, il y a déjà quarante ans, Niki Lauda voit un visage meurtri dans son miroir. Un visage…

Par Rédaction ◷ 2 min de lecture 31 juillet 2016
La seconde vie de Niki Lauda

Depuis le 1er août 1976, il y a déjà quarante ans, Niki Lauda voit un visage meurtri dans son miroir. Un visage signé du drame qu’il a vécu dans sa Ferrari 312 T2 dans un morceau de ligne droite du Nürburgring.

L’accident est presque banal. Après le point de corde, sa Ferrari vire vers l’extérieur du virage, heurte la barrière et s’embrase instantanément. La monoplace est dévorée par les flammes. Son premier poursuivant l’évite, le second le heurte. Tutur Merzario, Guy Edwards, Brett Lunger et Harald Ertl tentent de s’approcher, reculent, retentent. Les premiers extincteurs arrivent, ils parviennent à sortir l’Autrichien du brasier.

Niki Lauda est déjà dans un état critique. Evidemment, son visage est brûlé. Plus grave, ses poumons sont gravement atteints. L’hopital, l’extrême-onction… Et il était dans sa Ferrari, à Monza, six semaines plus tard ! Mieux, il gagnait à nouveau le titre de Champion du Monde la saison suivante.

Pourtant, Niki Lauda vivait avec un nouveau visage, celui d’un grand brûlé qui lui rappelle, comme à tous, qu’il a entamé une seconde vie ce 1er août 1976.

Vingt ans plus tard, il faisait son retour sur les lieux de l’accident et lâchait ces quelques mots :

« Mon visage est marqué, mais je m’en moque. Mon visage ne m’a jamais obsédé. Je préfère avoir gardé mes deux bras et mes deux jambes. En me revoyant là, j’ai surtout pensé aux vingt années de vie qui ont suivi et à tout ce qu’elles m’ont permis de réaliser. Mes deux titres de champion du monde décrochés après cet accident, mes enfants, la compagnie aérienne que je possède aujourd’hui, à tout ce que j’ai fait depuis et à toutes ces choses banales que je peux faire quotidiennement sans y penser. Banales, mais extraordinaires pour quelqu’un qui a été sur le point de perdre la vie. »

Merci monsieur Niki Lauda.