Auteur/autrice : Rédaction

  • Ferrari mélange une 365 GTC/4 et une 250 GT Lusso

    Ferrari mélange une 365 GTC/4 et une 250 GT Lusso

    Prenez une Ferrari 250 GT Lusso de 1963 et Ferrari 365 GTC/4 de 1971… Intégrez les appellations dans une Ferrari FF : voici la nouvelle Ferrari GTC4Lusso !

    Au début des années 1960, Ferrari commande une nouvelle GT à la paire Pininfarina / Scaglietti. Le designer et le carrossier ont pour objectif de définir une GT luxueuse qui ne sera pas destinée à la compétition, pour clore l’histoire de la 250 GT.

    A cette époque, la clientèle évolue. Les acheteurs de Ferrari ne cherchent plus à acquérir une voiture qui leur permettra de gagner des courses le week-end. Les nouveaux Ferraristi veulent profiter de l’aura de la Scuderia au cœur d’un environnement plus luxueux.

    Plus travaillé qu’une 250 GT SWB, l’intérieur de la Lusso ne propose néanmoins que deux places au contrairement de la 250 GTE. Le poids grimpe en flèche pour atteindre plus de 1 300 kg avec certaines options.

    La commercialisation de la Lusso fut un moment important dans la carrière d’Enzo Ferrari qui a toujours eu l’objectif de proposer une quadruple gamme : les modèles de courses, les modèles de course utilisables sur la route, les modèles de route utilisables en course et de simples modèles de route. Il a pu, ainsi, gonfler ses marges et investir – encore plus – dans la compétition.

    Cette GT 2 places à moteur V12 situé à l’avant a été remplacée par la 275 GTB, puis les 365.

    Dans la série des 365, les évolutions ont conduit à une GTC/4 : un coupé 2+2 à moteur V12 situé – toujours – à l’avant. Présentée en 1971, elle confond ses devancières Daytona et 365 GT 2+2 dont elle reprend des caractéristiques en adoptant un design singulier propre au début des années 1970, notamment avec des pare-chocs en plastique.

    Ces deux appellations GTC/4 Lusso sont désormais accolées (c’est une mode chez Ferrari !) pour baptiser la nouvelle version de la FF qui vient remplacer la 4 places / 4 roues motrices de Ferrari après cinq ans d’existence.

    GTC4Lusso propose également 4 roues motrices et un V12 (à l’avant, forcément) porté à 690 chevaux.

    Note : dans sa communication, Ferrari place la GTC4Lusso en descendante des 250 GT Lusso et 330 GT 2+2.

  • Mazda, Wankel, Turbo !

    Mazda, Wankel, Turbo !

    Parfois, il suffit de réserver une salle de réunion, d’inviter les bonnes personnes, de prévoir de quoi les restaurer et de fermer la porte… C’est ce qui a dû se passer à Hiroshima il y a quelques mois !

    Mazda travaille actuellement sur une version commercialisable de son extraordinaire concept RX-Vision… Jusque-là, il n’y a aucun secret.

    mazda-rx-vision

    Mais en conversant avec Tetsushi Marutani, l’un des hommes au cœur du dossier, les Australiens de Motoring croient avoir décelé une énorme information.

    « Personnellement, je pense qu’un moteur rotatif avec un turbo ou un compresseur pourrait faire l’affaire. »

    Et voilà ! Depuis la fin de carrière du coupé RX-8 en 2012, Mazda ne produisait plus de moteur rotatif et la marque évite soigneusement de greffer le moindre turbo sur ses moteurs essence.

    « Un moteur rotatif, selon moi, a besoin de couple à basse vitesse, lorsque l’on est bas dans les tours. Avec un petit compresseur ou un turbo aiderait. »

    Evidemment, ce n’est pas aujourd’hui que nous découvrirons les options techniques de Mazda. Mais les équipes travaillent effectivement sur différentes solutions pour redonner vie à la méthode Wankel… Que ce soit pour un modèle prêt pour 2017 afin de célébrer les 50 ans du rotatif ou en 2020 pour les cent ans de la marque.

    « Oui, nous continuons de développer de nouveaux moteurs rotatifs. A l’avenir, nous espérons en commercialiser. Nous sommes encore en phase de développement. Je ne peux rien annoncer autour de ce programme : ni quand, ni quel type de véhicule, ni la puissance. »

    A Tokyo, il était acquis que le moteur du concept était un double 800 cm3 capable de produire plus de 400 chevaux… A suivre !

  • La pub qui te rappelle que la Delorean n’est pas une bonne voiture

    La pub qui te rappelle que la Delorean n’est pas une bonne voiture

    Génial : un britannique installé aux Etats-Unis va profiter d’un puissant lobbying pour pouvoir produire 300 répliques de DeLorean DMC-12 dès 2017. L’idée est un vrai rêve… Mais.

    En publiant une vidéo « teasing », DMC m’a rappelé à quel point cette voiture ne faisait rêver que par un seul et unique attribut : Retour vers le futur.

    Si le développement de la DMC-12 a été un fiasco et que sa commercialisation reste un énorme échec, ce n’est pas par hasard. Un seul intérêt : faire partie de l’histoire du cinéma et de la culture de la seconde moitié des années 1980.

    Cette vidéo lente et sans dynamisme s’applique parfaitement au produit qu’il vente… Et ne donne pas du tout envie de claquer une centaine de milliers de dollars.

    Côté moteur, il n’y aura pas de V6 PRV… DeLorean annonce des discussions avec quatre fournisseurs, deux américains et deux étrangers, avec des choix à établir entre des 4 et 6 cylindres, atmosphérique ou turbo, capables de produire entre 270 et 350 chevaux. Les roues de 14 (avant) et 15 (arrière) pouces seront modifiées et l’habitacle recevra un équipement mis à jour à la place de l’autoradio-K7. Au moins, la réplique sera suffisamment différente pour ne pas prêter à la confusion !

    Et concernant la pub, il aurait été si facile de faire comme Toyota :

  • L’automobile reste indispensable

    L’automobile reste indispensable

    Pour lancer son nouveau club, Identicar a commandé un sondage pour connaître l’opinion des automobilistes français et leur perception à l’égard d’un certain nombre d’idées reçues.

    Le sondage, mené en partenariat avec TNS Sofres, a permis de révéler 10 idées reçues surprenantes sur les Français et l’automobile.

    La compilation des résultats montre, par exemple, que 51 % des automobilistes français privilégient les enjeux environnementaux à leurs propres intérêts…

    Parmi les chiffres à retenir, on retrouve l’affirmation du caractère indispensable de l’automobile qui va à l’encontre des campagnes d’autophobie parisinistes…

    52 % des sondés affirment que la voiture demeure indispensable et 45 % adorent conduire. C’est encore plus vrai pour les moins de 34 ans qui sont 60 % à affirmer qu’ils ne pourraient pas vivre sans voiture.

    Spontanément, la voiture est qualifiée de synonyme d’évasion, bien-être, plaisir, liberté, autonomie, indépendance, un simple moyen de transport, utile et pratique.

    54 % conservent une utilisation identique de la voiture malgré les difficultés de mobilité dans les grandes villes françaises. Mieux, ils seraient 68 % à utiliser davantage les transports en commun si c’était plus facile… Voilà LA statistique à retenir pour nos gouvernants. Il devient inutile de prendre des mesures contre l’automobile, la solution est d’améliorer la mobilité.

    Tous les chiffres sont à retrouver sur : 10 idées reçues sur les Français et l’automobile

  • Les voitures au coeur du Super Bowl

    Les voitures au coeur du Super Bowl

    5 millions de dollars pour une trentaine de secondes ? Pas de problème pour quelques groupes automobiles prêts à dépenser sans compter pour réaliser des spots visibles par plus de 110 millions de téléspectateurs sur CBS (soit 51 % des téléviseurs connus aux Etats-Unis et 73 % des téléviseurs allumés à cette heure).

    Autour des Denver Broncos, des Carolina Panthers, de Coldplay, Beyonce et Bruno Mars, voici ce qu’il ne fallait pas manquer dans le monde de la communication automobile :

    Premier prix à Audi pour son film R8. Jeep ‘Portraits’ et Toyota Prius sur le podium… Hyundai gagne un prix spécial pour l’ensemble de son oeuvre !

    Acura NSX

    Honda Ridgeline

    Subaru

    Hyundai Genesis

    MINI

    Hyundai Elantra

    Audi R8

    Kia Optima

    WeatherTech

    Hyundai

    Toyota Prius

    Jeep

    Jeep

    Buick Cascada

    En France, 348 000 téléspectateurs ont suivi le match sur W9, sans profiter des pauses publicitaires américaines…

  • Au sommaire de Car Life Magazine

    Au sommaire de Car Life Magazine

    Petite nouveauté pour entamer cette semaine : un essai publié dans Car Life Magazine !

    Lancé en 2013, Car Life est désormais l’une des références de cette nouvelle mode des magazines automobiles qui ont su renouveler le genre. Laissant la partie technico-commerciale aux poids-lourds du secteur, Car Life mène la mouvance des « masculin lifestyle auto ».

    Créé par Thierry Soave et Paul Belmondo, qui sont toujours à la manœuvre en entamant la troisième année, Car Life présente un numéro 12 fait d’essais – dont la Peugeot 308 R HYbrid que je signe, la Ferrari 488 Spider et un grand comparatif sur les SUV Supercars –, d’un road trip géant à travers les Alpes françaises en BMW 750 Li xDrive, d’une rencontre passionnante avec Patrick Mathieu, auteur du livre L’imaginaire du luxe, et d’un sujet sur l’histoire du Grand Prix de Paris.

    Vous savez ce qu’il vous reste à faire !

  • Greffe mécanique

    Greffe mécanique

    Et s’il était temps de relancer une vieille habitude d’automobilistes que l’on a perdue ces dernières années ? Pourquoi ne pas retrouver le chemin des casses pour trouver des pièces encore utilisables et à bon prix ?

    L’idée du retour du Système D automobile est à la source de www.francecasse.fr, un site qui propose de mettre en relation les particuliers à la recherche des pièces détachées (quatre roues ou deux roues) et un réseau de 300 épavistes à travers la France.

    Une casse automobile récupère des épaves de voitures pour les dépolluer et les démonter afin de les détruire. Durant la phase de démontage, toutes les pièces réutilisables sont conservées pour être revendues en tant que pièces détachées d’occasion.

    En 2015, ce sont plus de 1 200 demandes par jour qui ont pu être traitées sur francecasse.fr avec l’envoi d’un devis sous 24 heures. Plus d’une centaine de marques sont disponibles : des incontournables comme Renault ou Peugeot, jusqu’à quelques perles devenues plus rares comme un Puch Pinzgauer ou une Hotchkiss 13/50. La plupart des véhicules sans permis sont également proposés.

    Une fois la pièce identifiée et trouvée, il suffit de passer commande pour être livré, directement par l’épaviste, ou de prendre un rendez-vous chez l’un des 7000 garagistes pour des prestations de mécanique ou de carrosserie.

    Quelques exemples de pièces à trouver sur francecasse.fr ? Un phare, une batterie, des jantes, un pare-chocs avant, un rétroviseur extérieur ou des éléments mécaniques comme une vanne EGR, une rotule de direction ou un moteur complet d’occasion ! Tiens, j’en connais un qui cherche toujours un moulin pour sa BMW M5…

  • La nouvelle folie de Nissan !

    La nouvelle folie de Nissan !

    Y a-t-il une relation de cause à effet : depuis que Nissan est redevenu un acteur majeur du marché automobile mondial, la marque multiplie les opérations marketing franchement inhabituelles… Cet hiver, Nissan dévoile un bobsleigh conçu pour accueillir sept passagers (et c’est une première mondiale !).

    Il y a déjà eu la Nissan GT Academy… Aujourd’hui, tout le monde trouve que cette opération de détection de jeunes pilotes sur console a sa place dans le monde du sport automobile. Il faut néanmoins se souvenir que le milieu de la compétition avait regardé le projet de Nissan d’un œil plus qu’étonné au moment de la première édition. Les performances de Jann Mardenborough et de ses équipiers ont pu consoler tout le monde. La GT Academy a bien sa place !

    Il y a eu le Nissan Juke-R… Avec une mécanique de GT-R dans un Juke. Une folie qui a débouché sur la vente de quelques unités (!) et la création d’une nouvelle version 2.0.

    Pour s’éloigner encore un peu plus de la communication automobile usuelle, Nissan crée cette fois un bobsleigh 7 places. C’est évidemment très décalé, mais le département marketing de Nissan Europe parvient à nous habituer à ce décalage.

    Ce qui est certain, c’est que tout le monde sait ce qu’est le bobsleigh, mais que rares sont ceux qui ont pu l’expérimenter. Nissan a donc lancé ce projet il y a 14 mois en se rapprochant du Britannique Ian Richardson et de Diego Menardi qui fabrique quelques-unes des machines les plus rapides pour gagner les prochains Jeux Olympiques.

    Les équipes de Nissan Europe y ont ajouté leur touche personnelle. Le X-TRAIL bobsleigh compte 7 places, comme un X-TRAIL 7 places, possède une calandre en V avec le logo de la marque, un capot bombé comme sur la voiture, une belle teinte rouge maison… Et une vision panoramique pour tous les passagers !

    Sur la glace, le X-TRAIL bobsleigh dépasse les 100 km/h (on a fait une pointe à 103 km/h) avec une accélération allant jusqu’à 4,5 G dans certains virages. L’expérience est clairement inoubliable… Mais c’est en montant dans un bob 4 places de compétition que l’on se rend compte de la difficulté de ce sport. Accompagné par un pilote et un freineur, on ne parvient plus à réaliser ce qu’il se passe autour de soi durant la descente. Dans les virages relevés, il est quasiment impossible de retenir suffisamment sa tête pour voir la trajectoire. En une minute de descente, on reste longtemps, très longtemps en apnée.

    Une folie !

  • Avez-vous gagné des invitations pour Rétromobile ?

    Avez-vous gagné des invitations pour Rétromobile ?

    AUTOcult.fr vous offre dix invitations pour l’édition 2016 du Salon Rétromobile qui se tiendra du 3 au 7 février à Paris Expo, Porte de Versailles.

    Les gagnants du jeu sont : 
    Grégory M. (92)
    Juliette F. (94)
    Jacques D. (77)
    Frédéric E. (91)
    Bruno H. (92)

    Le jeu a pris fin le 1er février.

     

  • Des étoiles plein les pneus !

    Des étoiles plein les pneus !

    Ronds et noirs… Aussi importants soient-ils pour l’industrie automobile, les pneumatiques restent bien difficiles à différencier malgré une technologie particulièrement poussée. Deux manufacturiers ont pourtant réussi à créer des institutions en marge de leurs activités premières.

    Chez Pirelli, on a choisi The Cal… Un calendrier géant qui met en scène des stars et des photographes (note : je n’étais pas sur la liste cette année et j’en suis particulièrement déçu). Mais bien avant, Michelin avait lancé son guide gastronomique.

    C’était en 1900… Le Carnet de Route de l’Association Générale Automobile « offert gracieusement aux chauffeurs » répertoriait déjà les bonnes adresses à travers des dizaines de cartes.

    À peine ouvert à Paris, loin de son Auvergne natale, le bureau Michelin du boulevard Pereire était la base de ce nouveau projet destiné à un public plutôt haut de gamme. A la sortie de la toute première édition, moins de 3 000 « automobiles » sont officiellement enregistrées et les parcours nationaux sont encore peu nombreux. Mais l’Exposition Universelle de 1900 organisée à Paris permet de lancer ce qui sera beaucoup plus qu’un outil publicitaire. 35 000 exemplaires sont distribués gratuitement. Cette année là, la gastronomie n’est pas encore mise en avant. Le guide recense d’abord les dépôts de carburant, les mécaniciens et qualifie les routes de roulantes à pittoresques, en passant par ondulées ou monotones.

    En un peu plus d’un siècle, le Guide Michelin est entré dans chaque foyer français

    Chaque édition apporte son lot de nouveautés. Michelin choisit de numéroter chaque route… avant d’être copié par le Ministère des Travaux Publics en 1913. Après la première guerre mondiale, le Guide devient payant (7 francs) et commence à distribuer ses « trois étoiles » aux Grands Chefs que sont André Terrail, Eugénie Brazier et Francis Carton.

    Pour cette nouvelle édition 2016, 54 restaurants ont progressé dans la hiérarchie : 42 nouveaux 1 Etoile, 10 nouveaux 2 Etoiles et 2 nouveaux 3 Etoiles (Alain Ducasse au Plaza Athénée et Christian Le Squer au Cinq).

    guide-michelin-2016-etoile

    Sur un plan personnel, je félicite La Table du 11 à Versailles que j’ai découvert en décembre dernier et que je ne cesse de conseiller ainsi que Marc de Passorio, toujours 1 Etoile avec L’Esprit de la Violette à Aix-en-Provence.

  • Une troisième bougie !

    Une troisième bougie !

    À l’image des grandes rédactions, il est temps de faire un petit édito pour célébrer le troisième anniversaire de ce blog baptisé AUTOcult.fr.

    Evidemment, nous pourrions nous féliciter des audiences qui viennent de battre un nouveau record (comme quasiment chaque mois) avec l’objectif d’atteindre rapidement 100 000 VU par mois. Mais j’ai fait la promesse de ne communiquer qu’à partir de 3 000 000 de pages vues mensuelles. Evidemment, nous pourrions en faire des tonnes au sujet du Trust Rank dont Google nous gratifie. Mais ça ne peut intéresser que les professionnels.

    Mais alors, ça va servir à quoi cet édito ?

    À rien ! Et c’est parce qu’AUTOcult.fr est un jeu que nous allons continuer à jouer. Jouer comme des professionnels, car Jean-Charles et moi allons bientôt vous présenter de nouvelles idées, de nouveaux projets portés par les structures AUTOcult et Gruppetto Media.

  • C’est une vraie ta DeLorean ?

    C’est une vraie ta DeLorean ?

    Voilà une question qui va bientôt être posée à tous les propriétaires de DMC-12… Le modèle emblématique de Retour vers le futur (et du rêve industriel qui capote) va pouvoir entrer – à nouveau – en phase de production.

    Incapable d’aller au bout de son rêve après avoir été rattrapé par ses créanciers, John DeLorean avait produit près de 9 000 exemplaires de DMC-12 (châssis d’origine Lotus, style de Giugiaro, carrosserie recouverte d’acier inoxydable, moteur PRV) avant de fermer son usine nord-irlandaise en 1983… L’échec était total jusqu’en 1985.

    Exemple probant de la voiture futuriste déjà démodée, elle incarnait alors la machine à remonter dans le temps du film Retour vers le futur scénarisé par Bob Gale et Robert Zemeckis.

    Grâce au succès du blockbuster, la DeLorean devenait culte. Mais l’entreprise était en faillite depuis bien longtemps…

    dmc

    Jantes, drogue et rock’n roll

    Comme d’autres avant lui, John DeLorean était un amoureux de l’industrie automobile. Vice Président de General Motors en 1972, à l’époque la plus grosse entreprise du monde, il décide de tout quitter un peu plus d’un an plus tard pour construire sa propre voiture (ça aurait été évidemment trop simple chez GM).

    Le montage financier s’avère compliqué, mais le projet plait à de nombreux acheteurs. Problème : la DMC-12 est chère sans être une bonne voiture. Les premiers retours négatifs cassent l’élan du début de commercialisation. Il fallait vendre 10 000 exemplaires par an pour imaginer une rentabilité. Le record s’établit à 6 000 immatriculations.

    Tandis que l’entreprise se rapproche de la faillite, John DeLorean est accusé de trafic de drogue par la justice américaine. Arrêté, il est acquitté lors du procès. Des agents du FBI l’avaient directement approché en tant qu’investisseurs pour sauver sa société, avant de lui proposer de faire entrer l’équivalent de 24 millions de dollars de cocaïne dans le pays…

    Depuis, et comme souvent, des amoureux de l’automobile (ou du business) ont tenté de faire survivre la marque. En 1995, Stephen Wynne crée une nouvelle entreprise qui reprend simplement le nom DeLorean Motor Company… Plus tard, il achète les pièces encore disponibles et les droits sur le logo de la marque originale. Il l’installe ensuite aux Etats-Unis.

    Et c’est au Texas que la DMC-12 va revivre. De l’autre côté de l’Atlantique, une récente loi autorise les constructeurs de répliques de vieux modèles à ne pas passer les tests de sécurité… Il n’en fallait pas plus pour que nos Texans annoncent une production de 300 voitures dès 2017.

    Note : la semaine dernière, j’ai pris le volant d’une Porsche 356… Et je suis bien incapable de dire si c’était une « vraie » ou une réplique. Et ça gâche un peu le goût du plaisir, pour parodier des paroles chantées par Michel Drucker.