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  • Est-ce que le Groupe Volkswagen est en danger ?

    Est-ce que le Groupe Volkswagen est en danger ?

    Les couvertures de la presse, l’ouverture des journaux télévisés, en boucle sur les radios… Lorsque l’industrie automobile fait autant de bruit en une journée, c’est qu’il se passe vraiment quelque chose. Mieux qu’une retraite chapeau chez PSA Peugeot Citroën, mieux qu’une affaire d’espionnage chez Renault, voici une geekerie chez Volkswagen.

    Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

    Aux Etats-Unis, les voitures doivent passer un test de l’agence fédérale de protection de l’environnement américaine (EPA) pour valider que les émissions de polluants sont inférieures aux normes locales très strictes.

    L’une des cibles de ce test est le taux d’oxyde d’azote, l’un des défauts connus des moteurs Diesel. Les normes américaines sont bien plus difficiles à atteindre que les obligations européennes.

    Durant des années, les TDI du Groupe Volkswagen ont passé ce test et les marques allemandes ont largement communiqué sur les vertus écologiques de leurs productions.

    Comment l’affaire a-t-elle éclatée ?

    L’International Council for Clean Transportation (ICCT) a été convaincu par les communications de Volkswagen. Cette ONG a donc lancé une étude avec l’ambition de montrer que les moteurs Diesel étaient bénéfiques pour l’environnement, car moins polluants grâce à des normes bien plus strictes que pour les moteurs essence.

    Mais au lieu d’utiliser le cycle d’homologation américain traditionnel, l’organisation a créé son propre protocole. Les résultats des Volkswagen Jetta datant de 2012 et Passat de 2013 dépassaient de quarante fois les limites de rejet d’émissions d’oxyde d’azote (NOx) autorisés, tandis qu’un BMW X5 testé en même temps restait dans les normes admises.

    Très vite, l’ICCT transmet ses résultats à l’EPA et à son homologue californien CARB. Le California Air Ressources Board entre en relation avec Volkswagen pour vérifier ces données. En quelques mois, Volkswagen annonce le rappel des voitures Diesel produites aux Etats-Unis entre 2009 et 2014. Fin du premier chapitre.

    Tout aurait pu s’arrêter là. Sauf que Volkswagen n’a fait que patcher son logiciel pour le rendre plus performant. En mai 2015, le CARB teste à nouveau les productions de Volkswagen dans une nouvelle configuration et trouve le même problème : les émissions dépassent très, très, très largement les limites admises.

    La Californie prévient alors les autorités fédérales. Et lorsque les tests officiels de l’EPA ont débuté pour les homologations 2016, les Américains ont menacé Volkswagen de retirer la certification du 4 cylindres 2,0 litres TDI vendu aux Etats-Unis sur des Volkswagen et des Audi.

    Résultat : Volkswagen a reconnu avoir conçu un dispositif logiciel qui détectait le test des émissions et modifiait la cartographie moteur pour passer les normes. L’infraction a été officialisée par l’EPA le vendredi 18 septembre.

    Que risque Volkswagen ?

    Beaucoup ! Pour simplifier, Volkswagen a triché pour passer des normes anti-pollution. Sur le papier, ce n’est qu’une tricherie qui n’a rien à voir avec les accidents qui ont récemment marqué les comptes et l’image de General Motors et Toyota.

    Mais ! En communiquant sur les vertus écologiques de ses TDI aux Etats-Unis, Volkswagen s’était placé sur un terrain très importants aux yeux d’une large partie de la population. Avec des émissions jusqu’à 40 fois supérieures aux normes, les habitués du café des sports vont pouvoir montrer les TDI du doigt lorsque l’on parlera de réchauffement climatique… Et ce, durant des années !

    En dehors de cette énorme coup dur en termes d’image, l’affaire va coûter très cher : d’abord pour organiser le rappel d’un parc évalué à 11 millions de véhicules. Ensuite, pour payer l’amende qu’il faudra marchander avec les autorités américaines. Et peut-être dans tous les autres pays du monde, car chacun annonce son intention de lancer des enquêtes.

    La semaine dernière, j’annonçais la fin programmée de Martin Winterkorn chez Volkswagen… Ce devait prendre deux années, ça prendra sans doute deux jours ! Son limogeage pourrait intervenir vendredi.

    Et l’avenir ?

    Même si Volkswagen perd 10, 20, 30 ou même 40 milliards d’euros dans cette affaire, le groupe allemand n’est pas en danger aujourd’hui. Ce qui est annoncé comme la plus grande fraude de l’industrie automobile peut être comptablement digérée et ne fera que retarder (de quelques années) l’ascension de Volkswagen vers la première place mondiale.

    Mais si les TDI ont des rejets largement supérieurs aux normes américaines, ce sera aussi le cas en Europe et dans le reste du monde, même avec des obligations moins strictes. Et si le 2,0 litres TDI est un aussi mauvais élève, tout porte à croire que la majorité (totalité ?) des moteurs Diesel présente des données comparables.

    Cette affaire va donc éclabousser l’automobile bien au-delà de Volkswagen. Déjà en phase de repli sur des marchés auparavant conquis, le Diesel va certainement subir un sacré coup de frein. Et toutes les marques fortes sur ce carburant en pâtiront, les Français en tête. D’autant plus s’il s’avère que tous les moteurs sont au-dessus des normes. L’extinction pointerait…

    Premier groupe européen, Volkswagen était aussi un emblème de la réussite allemande. La journée d’Angela Merkel a été rythmée par les révélations VW… Elle qui prône le respect des réglementations à ses homologues européens va devoir – aussi – faire face à cette affaire.

    Et dans le pire des cas, comme Volkswagen va être dans le collimateur des états du monde entier, en imaginant d’autres découvertes, pourquoi ne pas craindre un démantèlement du groupe à la dizaine de marques ? Rigolons d’avance en imaginant ce titre : Et si FCA rachetait Audi ? (Disons Alfa Romeo rachète Audi, c’est encore plus amusant…)

  • Essai Nissan Juke-R 2.0 : une folie

    Essai Nissan Juke-R 2.0 : une folie

    Certaines marques possèdent un grain de folie. Dans le monde automobile, Nissan incarne cette différence via certains de ces produits. Deux exemples : Juke et GT-R.

    Face à ces deux modèles déroutants, Nissan Europe a eu l’idée d’organiser un mariage déraisonnable. Direction l’Angleterre pour mener l’étude d’un Juke à moteur de GT-R… Car une GT-R avec un moteur de Juke aurait fait beaucoup moins d’effet !

    Pour mener à bien ce projet, Nissan s’est tourné vers RML. Ce préparateur britannique avait œuvré sur la Nissan R90C Groupe C alignée au Mans en 1990, avant de s’illustrer en Voitures de Tourisme puis, de façon moins remarquable, en rallye. Hors sport auto, RML avait travaillé sur la Saleen S7…

    En 22 semaines, la Juke recevait son nouveau moteur de 485 chevaux et prenait la piste. Ce prototype destiné aux activités promotionnelles entamait un tour du monde jusqu’à Dubaï…

    Lors de la finale de la GT Academy 2011, disputée dans l’Emirat, un farfelu demande à acheter deux exemplaires du Juke-R, un blanc et un noir. Et au lieu de simplement refuser, Nissan a confié ce client hors du commun à RML avec ses meilleures recommandations.

    Imaginez la fête organisée dans l’atelier situé à quelques kilomètres de Northampton quand la commande est arrivée, « sans que le prix soit un problème ».

    Si le prix n’est pas un problème, alors disons 500 000 euros hors taxe !

    Ce qu’il y a de bien lorsque l’on est très, très, très, très riche, c’est que l’on peut s’offrir l’exclusivité. Et plus l’exclusivité est exclusive, mieux c’est. Alors, lorsque RML annonce 500 000 euros par exemplaire, les deux commandes sont validées !

    Si RML avait réussi à créer une voiture en tant que prototype de démonstration, il était possible de le dupliquer… A ce tarif, les deux premières voitures ont été livrées. Et quelques autres seraient également sorties de l’atelier anglais, même si Nissan ne communique pas sur les ventes. On sait juste qu’il en existe moins de 23.

    On rejoue

    Avec l’arrivée du nouveau Juke et de la GT-R Nismo, Nissan a choisi de poursuivre son projet. Présenté à Goodwood en juin, le Juke-R 2.0 cache le nouveau moteur de 600 chevaux et 632 Nm, toujours assemblé chez RML.

    Ce modèle, pour l’instant unique, était entre mes mains sur l’altiport de Megève. Consignes de sécurité, baquet, harnais quatre points, boîte de vitesses sur D… pédale de droite au plancher, un coup de palette au volant, 2e, 3e… freinage avec la très large pédale de gauche.

    Les choses sont plus compliquées en courbe. Il est demandé de ne pas forcer sur la direction, chaque virage doit être excessivement dessiné, à allure modérée. Le prix à payer pour rouler dans un prototype unique.

    A l’intérieur, les aiguilles s’agitent derrière le volant. Sur la console centrale, des multitudes de données peuvent être affichées, des diagrammes des forces aux températures de chaque composant.

    Autour du Nissan Juke-R 2.0, trois personnes font le point avec un extincteur et un souffleur d’air à portée de main. Voiture unique, le Juke-R est une pièce de musée pour Nissan… Jusqu’à ce qu’un nouveau farfelu ne passe commande. Un acompte des 500 000 euros et six semaines de production : il recevra alors son Nissan Juke-R 2.0… Et il pourra même récupérer la coque de Nissan GT-R associée, voire un moteur de Juke (!).

     

  • Le 2008 DKR se bestialise

    Le 2008 DKR se bestialise

    A la suite d’un Dakar 2015 aux résultats plutôt moyens puis d’une saison consacrée au développement , Peugeot Sport fait évoluer son buggy 2008 DKR. Erfoud au Maroc, Zaragossa en Espagne, à 100 jours du départ du Dakar 2016, 2008 DKR a fait des kilomètres et semble prêt. On retrouve ici un DKR plus bestiale, moins rond. Mécaniquement, rien de change. Peugeot conserve le moteur Diesel Biturbo V6 d’une cylindrée de 3,2 litres et 24 soupapes, situé en position centrale arrière. Il développe maintenant 350 ch pour un couple de 800 Nm. Plus bestiale, d’où mon titre hasardeux, le buggy 2 roues motrices s’en retrouve, plus long, plus large, pour un comportement bien plus stable. D’autres modifications ont du avoir lieu sur le châssis, la suspension. Mais pour le moment, rien de neuf sous le soleil : Peugeot conserve jalousement ses infos.

    Rendez-vous à Buenos Aires début janvier pour le départ du Dakar, puis mi janvier pour son arrivée à Rosario. On prévoit une âpre bataille argentino-bolivienne : MINI, tenant du titre, ne compte pas se laisser faire.

    Découvrons le 2008 DKR évolution 2016 en images :

    Peugeot 2008 DKR Evo Red Bull Dakar 2016 essais Maroc Espagne
    Le nouveau 2008 DKR, lors des essais à Erfoud, Maroc
    Peugeot 2008 DKR Evo Red Bull Dakar 2016 essais Maroc Espagne
    Le nouveau 2008 DKR, lors des essais à Zaragossa, Espagne.
    Peugeot 2008 DKR Evo Red Bull Dakar 2016 essais Maroc Espagne
    Le nouveau 2008 DKR, lors des essais à Zaragossa, Espagne.
    Peugeot 2008 DKR Evo Red Bull Dakar 2016 essais Maroc Espagne
    Le nouveau 2008 DKR, lors des essais à Erfoud, Maroc
    Peugeot 2008 DKR Evo Red Bull Dakar 2016 essais Maroc Espagne
    Le nouveau 2008 DKR, lors des essais à Erfoud, Maroc
    Peugeot 2008 DKR Evo Red Bull Dakar 2016 essais Maroc Espagne
    Le nouveau 2008 DKR, lors des essais à Erfoud, Maroc
    Peugeot 2008 DKR Evo Red Bull Dakar 2016 essais Maroc Espagne
    Le nouveau 2008 DKR, lors des essais à Erfoud, Maroc
  • Le Top 20 de Francfort, vu par les Allemands !

    Le Top 20 de Francfort, vu par les Allemands !

    Francfort est ouvert au public depuis ce week-end et vous avez déjà tout vu du plus grand (en termes de m2) salon automobile mondial. Vous êtes peut-être sevré après avoir aperçu toutes les magnifiques nouveautés françaises « qui n’ont pas à rougir de la débauche de moyens affichés par les marques allemandes » comme ça a pu être présenté à la télévision… J’ai ouvert Autobild pour savoir comme les Allemands classaient les nouveautés de « leur » salon et si les Français avaient leur place, justement !

    Pour simplifier, Autobild est l’Autoplus allemand. Les présentations sont faites ? C’est parti !

    Deux notations sont données
    Cœur : l’idée de la voiture, son dessin
    Tête : la technique, l’ingénierie, l’habitacle, éventuellement le tarif
    Et une moyenne fait le classement.

    20e : Citroën Cactus M (42,5%)
    Cœur 75 %
    Tête 10 %

    iaa2015-citroen-cactus-m

    19e : Borgward BX 7 (45 %)
    Cœur 50 %
    Tête 40 %

    iaa2015-borgward-bx7

    18e : Nissan Gripz Concept (47,5 %)
    Cœur 85 %
    Tête 10 %

    iaa2015-nissan-gripz

    17e : Rolls-Royce Dawn (50 %)
    Cœur 90 %
    Tête 10 %

    iaa2015-rolls-royce-dawn

    16e : Infiniti Q30 (52,5 %)
    Cœur 65 %
    Tête 40 %

    iaa2015-infiniti-q30
    15e : Renault Mégane (55 %)
    Cœur 55 %
    Tête 55 %

    iaa2015-renault-megane

    14e : Seat Leon Cross Sport (57,5 %)
    Cœur 80 %
    Tête 35 %

    iaa2015-seat-cross-sport

    13e : Toyota Prius (60 %)
    Cœur 20 %
    Tête 100 %

    iaa2015-toyota-prius

    12e : Bentley Benteyga (62,5 %)
    Cœur 125 %
    Tête 0 %

    iaa2015-bentley-bentayga

    11e : Mercedes C63 Coupé (65 %)
    Cœur 85 %
    Tête 45 %

    iaa2015-mercedes-c63-coupe

    10e : Opel Astra Sports Tourer (67,5 %)
    Cœur 45 %
    Tête 90 %

    iaa2015-opel-astra-sports-tourer

    9e : Alfa Romeo Giulia (72,5 %)
    Cœur 85 %
    Tête 60 %

    iaa2015-alfa-romeo-giulia

    8e : Mazda Koreu (75 %)
    Cœur 95 %
    Tête 55 %

    iaa2015-mazda-koreu

    7e : Mercedes IAA Concept (77,5 %)
    Cœur 70 %
    Tête 85 %

    iaa2015-mercedes-iaa

    6e : Volkswagen Tiguan (80 %)
    Cœur 75 %
    Tête 85 %

    iaa2015-volkswagen-tiguan

    5e : Audi e-tron quattro (82,5 %)
    Cœur 90 %
    Tête 75 %

    iaa2015-audi-e-tron-quattro

    4e : Kia Sportage (85 %)
    Cœur 90 %
    Tête 80 %

    iaa2015-kia-sportgage

    3e : BMW Série 7 (90 %)
    Cœur 80 %
    Tête 100 %

    iaa2015-bmw-serie-7

    2e : Jaguar F-Pace (95 %)
    Cœur 100 %
    Tête 90 %

    iaa2015-jaguar-fpace

    1ere : Porsche Mission E (100 %)
    Cœur 100 %
    Tête 100 %

    iaa2015-porsche-mission-e-electrique

  • Podcast : le récit de la Croisière Noire Citroën

    Podcast : le récit de la Croisière Noire Citroën

    Années 20. Imaginez une colonne de huit véhicules autochenilles Kegresse, lancée entre l’Algérie et Madagascar. Cette épopée se nomme la Croisière Noire. Soutenue par la présidence de la république française, elle ouvre la route, crée la route entre les colonies françaises. Georges-Marie Haardt, bras droit d’André Citroën prend la tête de cette croisière historique qui s’étalera du 28 octobre 1924 au 26 juin 1925, sur plus de 28000 kilomètres à travers l’Afrique noire.

    Cette croisière fut le thème de l’émission Au coeur de l’histoire, sur Europe 1, le 2 septembre dernier. L’historien et journaliste Franck Ferrand nous emmène sur les traces de Haardt, Louis Audouin-Dubreuil son adjoint et quatorze hommes. Durant une heure, il nous raconte, avec son invité le journaliste Marc Menant, les petites histoires de la grande histoire. Un récit passionnant. Podcast disponible ci dessous, via iTunes.

     

    La Croisière Noire Citroën : le podcast de Au coeur de l'histoire.

  • Fiat 1500 Cabriolet et Marea rallongée : les taxis de Capri

    Fiat 1500 Cabriolet et Marea rallongée : les taxis de Capri

    Acte 2 des vacances de papa JC en Italie : à Capri toujours, voici une rare Fiat 1500 Cabriolet et une insolite Marea rallongée : les taxis de Capri.

    Si tôt débarqués sur l’île de Capri qu’une chose nous surprend : les voitures y sont interdites. Ou plutôt, celles des touristes, car il n’est pas rare de croiser des voitures, riverains et locaux au volant. Le voyage se fait donc en taxis ou en bus. Les taxis y sont légion et sont quasiment tous des Marea rallongées et recarrossées façon cabrio. Cela donne une style tout particulier, qui permet au taxi driver d’emmener pas moins de 6 clients… et leurs bagages ! (voir photo)

    A Capri, on voit aussi quelques Citroën C4 Picasso ou Nissan Serena recarrossés de la même façon que les Marea : elles sont décapotables. Je n’ai malheureusement pas de photo. Bonus, la découverte au coin d’une rue d’une Fiat 1500 recarrossée : elle est rallongée et cabriolet. Deux génération de taxis capresi.

    Fiat 1500 Cabriolet Taxi

    Fiat 1500 Cabrio Taxi Capri

    Fiat 1500 Cabrio Taxi Capri

    Fiat 1500 Cabrio Taxi Capri

    Fiat 1500 Cabrio Taxi Capri

     Fiat Marea Cabriolet : le bus de Capri

    Fiat Bravo Taxi Cabriolet Capri

    Fiat Bravo Taxi Cabriolet Capri

    Fiat Bravo Taxi Cabriolet Capri

    Fiat Bravo Taxi Cabriolet Capri

    Fiat Bravo Taxi Cabriolet Capri

  • Lisbonne en side-car

    Lisbonne en side-car

    Un peu d’évasion chez AUTOcult.fr. Il est bien rare que nous mettons en avant un service proposé par un tiers. Hormis l’automobile en elle même bien sur. Cette fois, direction le Portugal, ou plutôt sa capitale. Là, l’hôtel Four Seasons Hotel Ritz Lisbon met à la disposition de ses clients un side-car, son chauffeur et un photographe professionnel pour profiter au mieux d’une balade dans un trois-roues d’époque. Durant quatre heures, on peut donc profiter des conseils du photographe, tout en étant guidé et conduit par le pilote local. A nous la course au tram dans les rues étroites et pavées de Lisbonne ou encore, rendez-vous à Belem pour se régaler des célèbres pastéis de nata avec un petit café. Malheureusement, il n’est pas prévu que nous puissions prendre le guidon de ce side-car. Et cela serait presque éliminatoire pour nous. Dommage…

    Lisbon Side Car Four Season

    Lisbon Side Car Four Season

    Lisbon Side Car Four Season

    Lisbon Side Car Four Season

    Lisbon Side Car Four Season

    Lisbon Side Car Four Season 02

    Lisbon Side Car Four Season

    NB: ceci n’est pas un billet sponsorisé.

  • DTM : Schieb ihn raus!

    DTM : Schieb ihn raus!

    J’avoue avoir halluciné et sourit lorsque j’ai vu le résumé de la seconde course de DTM sur le Red Bull Ring. La manœuvre scandaleuse – mais parfaitement menée – de Timo Scheider méritait évidemment une réponse franche des commissaires de course. Je suis pourtant surpris de voir que Mercedes n’a pas été inquiété dans un championnat aussi égalitaire que le DTM. Car ce n’est pas la première fois que les pilotes des deux marques se frottent en piste !

    En DTM, chaque marque fait engager ses voitures par des équipes différentes. Mais le championnat de voitures de tourisme allemand est bien une compétition de constructeurs. Les pilotes le savent, les teams le savent et les spectateurs le savent.

    En Autriche, sous des trombes d’eau, la seconde course a montré la toute puissance des marques.

    Alors en train de remonter au classement, Timo Scheider (Audi) était ralenti, puis totalement bloqué par Robert Wickens (Mercedes) afin de laisser Pascal Werlhein (Mercedes) prendre l’avantage pour s’emparer de la sixième place. Excédé par cette situation anti-sportive, le patron d’Audi Motorsport Wolfgang Ulrich a donné l’ordre à son pilote de sortir ses rivaux au freinage par un Schieb ihn raus (pousse le dehors) à la radio.

    Sur une piste mouillée et dans le dernier tour, Timo Scheider s’est exécuté et a poussé (on pourrait presque dire en toute sécurité) les deux Mercedes pour les mettre dans le bac à sable du virage 2.

    Timo Scheider a été privé de sa sixième place, suspendu pour un meeting, le Dr Ulrich n’est plus autorisé à apparaître dans la voie des stands, les 64 points marqués par Audi en Autriche ont été retirés et la marque a dû payer une amende de 200 000 euros. Rien contre Mercedes…

    Cette petite histoire est l’occasion de revenir en 2001. A l’époque, ce ne sont pas des Audi RS5, BMW M4 et Mercedes-Benz C63 qui sont en piste, mais des Audi TT-R, Mercedes-Benz CLK et Opel Astra Coupé. Qu’importe le nom, tant qu’il y a une carrosserie, on peut se frotter.

    Régalons-nous alors de ce duel entre Christian Abt sur l’Audi et Uwe Alzen sur la Mercedes. Qui méritait une pénalité ?

  • Le Groupe Volkswagen annoncé chez Red Bull Racing !

    Le Groupe Volkswagen annoncé chez Red Bull Racing !

    Chaque année, on attend que les grandes décisions soient prises à Monza. Durant cette saison 2015, le Grand Prix d’Italie a beaucoup compté dans le développement des affaires en cours. A tel point que Singapour est en ébullition, dans un épais brouillard.

    Depuis des années, Volkswagen est lié à une entrée en F1. Et depuis autant d’années, ces spéculations sont démenties. Pourtant, tout concorde pour voir l’une des marques du plus grand groupe automobile européen sur les grilles des Grands Prix.

    Selon Eddie Jordan, ancien patron d’écurie et désormais consultant pour la BBC, le contrat visant à lier Red Bull Racing et le Groupe Volkswagen est écrit. Il ne reste plus qu’à le signer.

    Depuis des années, le fondateur de Red Bull drague le Groupe Volkswagen. (Bernie aussi)

    Car Red Bull va fermer un chapitre en fin de saison. Le départ de son partenaire Renault Sport F1, lié à celui des sponsors principaux que sont Infiniti et Total qui accompagneraient le constructeur français dans un nouveau projet, va coûter cher à Mateschitz. Plusieurs dizaines de millions d’euros sont à trouver pour payer le moteur (certainement Ferrari) et le nouveau contrat de Daniel Ricciardo.

    Dietrich Mateschitz et Helmut Marko ne vont pourtant pas quitter la F1 en quelques semaines. Si Monsieur Red Bull va vendre son écurie, il en restera le principal sponsor et le Dr Marko sera encore en charge du sport automobile pour le Taureau.

    Depuis deux jours, Marko et Christian Horner, le patron de l’équipe Red Bull Racing, répètent que l’écurie quitterait la F1 sans la mise à disposition d’un moteur compétitif. Selon eux, Renault et Honda ne sont pas des options viables. Mercedes a refusé l’offre. Il ne reste plus que Ferrari… L’idée est séduisante, mais les Autrichiens craignent d’être considérés comme de simples clients et devoir se contenter d’être derrière les Rouges.

    La dernière victoire de Winterkorn ?

    Eddie Jordan affirme que le Groupe Volkswagen prendrait une participation très significative dans l’écurie, qui bénéficiera donc d’un moteur Ferrari durant deux saisons, avant que VW puisse proposer un groupe motopropulseur performant en 2018.

    Depuis des années, Ferdinand Piëch met son véto à un programme F1 au sein du groupe. Cet amoureux de sport automobile a multiplié les programmes partout autour du globe sans jamais s’approcher de la discipline reine. Depuis le départ du patriarche du Conseil de Surveillance, Martin Winterkorn – qui s’était présenté comme le successeur jusqu’à faire évincer Piëch – pousse pour que l’une des marques fassent son entrée en Grand Prix.

    singapour-sparks

    La situation de Red Bull Racing est une géniale opportunité pour Winterkorn de remporter une victoire décisive en Allemagne. Mais elle pourrait bien être sa dernière.

    Vainqueur du duel qui l’opposait à Ferdinand Piëch, Martin Winterkorn utilise peut-être sa dernière cartouche chez Volkswagen… Lui qui pensait avoir définitivement évincé Piëch pour être nommé à la tête du Conseil de Surveillance du groupe vient de se voir proposer une prolongation de deux ans de son bail à la tête du Directoire de Volkswagen.

    Démissionnaire après avoir été lâché par ses pairs, Ferdinand Piëch aurait encore la main sur la majorité du Conseil… Un Conseil qui a proposé le siège de président à Hans Dieter Pötsch, l’actuel Directeur Financier de Volkswagen, dont le nom a été soufflé par Piëch.

    eddie-jordan

    Et si tout se faisait comme l’annonce Eddie Jordan, quelle marque pourrait être utilisée par le Groupe Volkswagen ?

    Faites votre choix :
    Audi
    Bentley
    Bugatti
    Lamborghini
    Porsche
    Seat
    Skoda
    Volkswagen

  • Juan Pablo Montoya candidat à une place dans l’histoire

    Juan Pablo Montoya candidat à une place dans l’histoire

    Trois épreuves se détachent de toutes les autres dès que l’on parle de circuit… Chaque année, le Grand Prix de Monaco, les 500 Miles d’Indianapolis et les 24 Heures du Mans sont les trois courses à gagner. Un seul pilote les a toute remportées… Et Juan Pablo Montoya rêve de devenir le second !

    Depuis près d’un siècle, des pilotes d’horizons très différents se retrouvent au départ de ces courses à part. En F1 à Monaco, en IndyCar à Indianapolis et en Endurance au Mans, prendre le départ est une réussite, atteindre l’arrivée est une performance, gagner est une consécration.

    A travers l’histoire, un seul et unique pilote a réussi l’immense performance de s’imposer à Monaco, aux Etats-Unis et dans la Sarthe : Graham Hill.

    Vainqueur à Monaco en 1963, 1964, 1965, 1968 et 1969, il a aussi gagné les 500 Miles d’Indianapolis en 1966 et enfin les 24 Heures du Mans en 1972 avec Matra.

    Dans toute l’histoire, il est le seul à détenir cette « Triple Couronne » virtuelle. Et ils ne sont que six à être au palmarès de deux des trois événements.

    Tazio Nuvolari : Monaco (1932) et Le Mans (1933)
    Maurice Trintignant : Le Mans (1954) et Monaco (1955 et 1958)
    A.J. Foyt : Indianapolis (1961, 1964, 1967 et 1977) et Le Mans (1967)
    Bruce McLaren : Monaco (1962) et Le Mans (1966)
    Jochen Rindt : Le Mans (1965) et Monaco (1970)
    Juan Pablo Montoya : Indianapolis (2000 et 2015) et Monaco (2003).

    Dans cette liste de pilotes extraordinaires, seuls deux sont encore en vie. A.J. Foyt a raccroché le casque depuis bien longtemps et s’occupe désormais d’une écurie qui engagement notamment Takuma Sato en IndyCar.

    Pour Juan Pablo Montoya, l’idée de viser la triple couronne se pose. Après la F1, le Colombien s’est essayé à la Nascar (2 victoires) avant de revenir en IndyCar pour remporter à nouveau les 500 Miles d’Indianapolis et terminer deuxième du championnat à égalité de points avec Scott Dixon.

    Saison 2015 terminée, il a été invité par Porsche aux 6 Heures du Circuit des Amériques, cinquième manche du FIA WEC. Ses liens avec le team manager Andreas Siedl date de leur passage commun chez BMW Williams en 2004. L’Allemand a surtout allumé une mèche durant ces retrouvailles : « Nous lui avons proposé un essai et il a accepté. Je pense que l’on organisera ça dès cette année et nous verrons ce qu’on pourra faire après ça. »

    « J’ai pu revoir de vieux amis », commentait à son tour Montoya. « J’ai vu cette machine incroyable qu’est la Porsche 919 et nous avons parlé d’un essai. »

    porsche-919-cota

    Nul doute que Juan Pablo Montoya aurait de très nombreux supporters s’il prenait le départ des 24 Heures du Mans en LM P1. Son expérience des courses de 24 Heures, avec trois victoires à Daytona, pourrait être un atout supplémentaire pour les tenants du titre…

  • Trois ans plus tard, certains ont appris le métier

    Trois ans plus tard, certains ont appris le métier

    Une information a remué les internets cette semaine. Linda Jackson, nouvelle patronne de Citroën, a annoncé l’arrêt de la suspension hydropneumatique à l’occasion de son passage à Francfort. L’information date pourtant de 2012 !

    2012, lors de l’entrée au capital de PSA Peugeot Citroën par General Motors, une série de mesures est prise pour retrouver le chemin de la rentabilité. Parmi ces décisions, il y a celle de mettre un terme à la présence de la fameuse suspension hydropneumatique dans le haut de gamme Citroën.

    La situation paraissait inéluctable à l’époque. La C6 n’allait pas être remplacée et la C5 avait déjà cédé à la double proposition : hydropneumatique contre ressorts en acier.

    Note : il y a toujours des C6 à Francfort, autant qu’à Strasbourg, Toulouse, Morteau…

    Les Citroënistes avaient vu le coup venir. « Ces C5 à ressorts de Peugeot » n’étaient que la dernière étape avant la disparition de cet organe historique du double chevron. Les C5 ressorts acier étaient moins chères, différemment positionnées dans la gamme et, aussi, plus vendues.

    Facile alors que présenter un PowerPoint accablant : 79 % des Citroën C5 livrées dans le monde en 2013 étaient équipées de suspensions traditionnelles (chez les autres constructeurs). Fermez le ban !

    La série de décisions prises pour sauver le groupe n’a pas eu l’écho mérité. Les Citroënistes ont bien lancé une pétition en 2013 pour sauver leur suspension hydropneumatique… Mais rien de plus. Rien non plus lorsque Dongfeng et l’État français ont remplacé General Motors. Carlos Tavares avait annoncé son intention de réduire les gammes et de couper les investissements de recherche et développement. Fini la RCZ et le très prometteur HybridAir !

    Pire, les autres constructeurs ont travaillé sur le sujet pour sortir des technologies mêlant ces soupirs à des contrôles électroniques. Un nouveau must. Et que dire que DongFeng qui a récupéré le savoir-faire pour proposer la suspension hydropneumatique sur ses voitures vendues en Chine ? J’en avais fait un article en 2014.

    linda-jackson

    Alors, lorsque Linda Jackson est interrogée sur ce qui est désormais de son ressort (!), elle ne fait que confirmer une décision prise alors qu’elle était Directrice générale de Citroën Grande-Bretagne et Irlande. Et « l’info » (re)fait le tour de la toile.

    Mettons-nous à la place de quelques décisionnaires de PSA Peugeot Citroën. Si une info qui va fêter son troisième anniversaire est découverte aujourd’hui, c’est qu’elle n’a pas ému beaucoup de gens auparavant. Ce n’est peut-être qu’un feu de paille.

    Dans un monde qui met en avant les influenceurs, on peut imaginer qu’ils étaient au repos depuis 2012 ou qu’ils soutiennent la décision du groupe français (ou qu’ils n’existent pas). Et qu’aujourd’hui, ces soit-disant influenceurs ressemblent davantage à des ersatz de buzzfeed, prêts à faire un post sur Facebook pour annoncer l’inimaginable : Citroën arrête la suspension hydropneumatique : cliquez sur like si vous n’aimez pas !

  • 1950, Renault Prairie, le premier SUV ?

    1950, Renault Prairie, le premier SUV ?

    Le mois dernier, le Bleinheim Gang sortait un papier sur le Nissan Judo, étude de style de ce qu’allaient devenir  les SUV, ces véhicules globe-trottoir tant appréciés aujourd’hui. Puis, dans un fil de la discussion, venait la Nissan Prairie, puis la Renault Colorale. Une question m’est alors venue, cette Renault Colorale serait-elle le premier SUV français ?

    A l’époque, l’objectif de la Régie Renault est de proposer un véhicule nouveau, fonctionnel, utile et pratique. Prévue tout chemin, et ce bien avant les Scenic RX4 et récent Kadjar, la Colorale est un 2 ou 4 roues motrices, rehaussé, facilitant les passages difficiles hors des sentiers battus. Elle est alors disponible en plusieurs carrosseries : le break rural, dit Prairie; le break colonial dit Savane; la Taxi, à 6 places; la fourgonnette tôlée; le pick-up; la plateau-ridelles et la châssis-cabine.

    Alors, ce gros break disgracieux est bien trop utilitaire pour le client lambda, et nous sommes là bien loin des Citroën Traction Avant, Citroën DS, bien plus luxueuse et plus fine. Le succès n’est pas au rendez-vous pour cette Colorale. Elle est remplacée en 1956 par la Frégate Domaine, simple break bien moins charmant. Longtemps, la Colorale restera tout de même l’outil parfait des campagnes, des forêts et des artisans. Bon nombre d’entre elles termineront transformées en dépanneuses.

     

    Renault Colorale, transformée en dépanneuse, ici aux 24 heures du Mans.
    Renault Colorale, transformée en dépanneuse, ici aux 24 heures du Mans.

     

    Pratique, modulable, La Prairie aurait pu être une référence. Peut être trop rustique, elle fut très certainement trop en avance sur son temps. Une habitude chez Renault ?

    Renault Prairie, châssis cabine aménagé par un plateau à ridelles
    Renault Prairie, châssis cabine aménagé par un plateau à ridelles
    Renault Prairie, fascicule d'époque
    Renault Prairie, fascicule d’époque
    Renault Prairie
    Renault Prairie
    Renault Prairie
    Renault Prairie
    Renault Prairie Savane
    Renault Prairie Savane
    Renault Prairie Pick-Up
    Renault Prairie Pick-Up
    Renault Prairie, fourgon tôlé
    Renault Prairie, fourgon tôlé