Étiquette : Nordschleife

  • 5’19’’55 : La leçon de pilotage de Timo Bernhard dans l’Enfer Vert

    5’19’’55 : La leçon de pilotage de Timo Bernhard dans l’Enfer Vert

    Le 29 juin 2018, le temps s’est arrêté au Nürburgring. Au volant de la monstrueuse Porsche 919 Hybrid Evo, Timo Bernhard signait un tour en 5’19’’55, pulvérisant un record vieux de 35 ans. Aujourd’hui, l’homme le plus rapide de l’histoire du « Ring » nous livre les secrets de ses trajectoires, entre paradis mécanique et enfer technique.

    Pour Timo Bernhard, la Nordschleife n’est pas qu’un circuit de 20,8 km ; c’est une frontière où l’instinct humain fusionne avec la technologie. Voici son guide de survie et de performance sur les sections les plus critiques du tracé.

    Les pièges de la vitesse pure

    • Schwedenkreuz : Un défi permanent. « Le virage penche vers l’extérieur et la voiture s’allège énormément à haute vitesse », explique Bernhard. Le secret ? Anticiper le freinage car la vitesse d’approche est tout simplement irréelle.
    • Fuchsröhre : Ici, la gestion du trafic est capitale. « Il n’y a qu’une seule ligne et donc un seul point de braquage. Si vous n’avez pas terminé votre dépassement avant d’atteindre le creux de la « conduite de renard », il est trop tard. »

    La précision chirurgicale

    • Metzgesfeld : L’entrée est ultra-rapide, mais traîtresse. Sans vibreur à l’extérieur, la moindre erreur de trajectoire vous envoie directement tondre la pelouse.
    • Kallenhard : Un freinage d’outre-tombe pour l’épingle qui suit. « C’est très glissant, surtout sous la pluie. Si vous touchez les vibreurs ici, vous tirez tout droit. »
    • La Mutkurve : Comme son nom l’indique (le virage du courage), elle demande de la fluidité. L’objectif est de garder de la vitesse sans trop freiner. Un dixième de retard au braquage, et c’est la sortie de piste immédiate.

    L’art de la descente

    • Hohe Acht & Wippern : Après le point culminant, tout bascule. « Conduire en descente est radicalement différent. L’arrière devient très léger. On peut gagner beaucoup de temps sur les vibreurs vers Wippern, mais il faut savoir exactement ce qu’on fait. »
    • Eiskurve : Fidèle à son nom (« le virage de glace »), cette section reste humide et glissante bien après le reste du circuit car elle est constamment à l’ombre.
    • Pflanzgarten & Bellof S : Une séquence de « chute libre » suivie d’un changement de direction brutal. « Il faut laisser la voiture danser de droite à gauche. Si vous la brusquez trop, vous perdez l’arrière instantanément. »

    Le sprint final

    • Galgenkopf : Le point de braquage est extrêmement serré, mais la sortie est cruciale. C’est ici que se conditionne toute la vitesse de pointe sur la longue ligne droite de Döttinger Höhe.

    Le chiffre à retenir : 233,8 km/h. C’est la vitesse moyenne de Timo Bernhard lors de son tour record. Pour rappel, la plupart d’entre nous n’atteignent cette vitesse qu’en pointe dans la ligne droite.

  • De la blague à la piste : Le break BMW M3 Touring prend le départ des 24H du Nürburgring 2026 !

    De la blague à la piste : Le break BMW M3 Touring prend le départ des 24H du Nürburgring 2026 !

    Souvenez-vous du 1er avril 2025. BMW M Motorsport publiait sur ses réseaux les images d’un délirant break de course destiné au GT3. On en riait, on en rêvait… mais personne ne pensait que Munich oserait franchir le pas. Un an plus tard, en ce mois de mars 2026, la blague est devenue une réalité de métal et de carbone : la BMW M3 Touring 24H est née et elle s’apprête à dévorer l’Enfer Vert.

    C’est une annonce qui prouve que les constructeurs savent encore écouter leur communauté. Avec plus de 1,6 million de vues et un engagement record, le « poisson d’avril » de l’an dernier a forcé la main des ingénieurs. Huit mois de développement intensif plus tard, la firme bavaroise présente un engin qui n’a plus rien d’une plaisanterie.

    Une M4 GT3 EVO dans un corps de déménageur

    Sous sa silhouette de break familial, la M3 Touring 24H cache en réalité les dessous de la redoutable M4 GT3 EVO. Les caractéristiques techniques sont identiques, mais les proportions changent la donne :

    • Longueur : + 200 mm par rapport à la M4 GT3.
    • Hauteur : + 32 mm (aileron arrière inclus).
    • Base : Châssis de série de la M3 Touring, lourdement modifié pour la compétition.

    Le véhicule fera ses débuts officiels dès le week-end prochain lors de la deuxième manche de la NLS (Nürburgring Langstrecken Serie), avant de s’attaquer au monument : les 24 Heures du Nürburgring, les 16 et 17 mai 2026.


    Une livrée « Spéciale Fans »

    Pour souligner le lien avec sa communauté, BMW a paré la voiture d’une livrée unique pour les courses de préparation. Elle arbore fièrement une sélection de commentaires postés par les fans sous la publication originale du 1er avril 2025.

    « Vous en avez rêvé, nous l’avons fait » : un slogan qui claque comme une décharge de turbo dans la ligne droite de Döttinger Höhe.


    Quatre pilotes d’élite pour le « Cochon de course »

    Engagée dans la catégorie SPX (réservée aux véhicules non homologués en GT3 standard), la M3 Touring sera exploitée par le team Schubert Motorsport. L’équipage a de quoi faire trembler le peloton :

    1. Jens Klingmann (Allemagne)
    2. Ugo de Wilde (Belgique)
    3. Connor De Phillippi (USA)
    4. Neil Verhagen (USA)

    Même si elle ne pourra pas jouer la victoire au classement général face aux M4 GT3 de la catégorie reine SP9, l’objectif est ailleurs : assurer le spectacle et démontrer qu’un break peut être aussi compétitif qu’un coupé.

    L’avis d’AUTOcult

    C’est le genre d’initiative qui redonne le sourire. Dans un monde automobile souvent trop sérieux et régi par les tableurs Excel, voir BMW transformer un délire de réseaux sociaux en un bolide de course de 600 chevaux est un immense cadeau fait aux passionnés. Nous serons au bord de la Nordschleife en mai pour voir ce « super-break » défier les lois de la physique.

  • Max Verstappen à l’assaut de l’Enfer Vert : Le programme 2026 est lancé !

    Max Verstappen à l’assaut de l’Enfer Vert : Le programme 2026 est lancé !

    On le savait passionné, on le savait boulimique de victoires, mais Max Verstappen passe aujourd’hui à la vitesse supérieure. Le triple (ou quadruple, selon les comptes de 2026) champion du monde de F1 vient de confirmer l’engagement de son équipe, Verstappen Racing, aux prochaines 24 Heures du Nürburgring (en mai) ainsi qu’au championnat NLS.

    Un « Reveal » à couper le souffle

    Fidèle à l’esprit Red Bull, la livrée de la voiture n’a pas été dévoilée sous les projecteurs d’un salon feutré. L’athlète allemand Max Manow a réalisé un saut en B.A.S.E. jump de 131 mètres à l’intérieur de la tour de refroidissement de Meppen pour révéler la robe de la bête : une Mercedes-AMG GT3 arborant fièrement les couleurs de la célèbre boisson énergisante.


    Une « Dream Team » pour la Nordschleife

    Pour sa première participation à la mythique classique de l’Eifel, Verstappen ne fait pas les choses à moitié. Si l’on pouvait s’étonner de le voir au volant d’une Mercedes-AMG alors qu’il court pour Red Bull en F1, c’est bien la structure Verstappen Racing qui opère avec le soutien officiel d’AMG Motorsport.

    L’équipage de la voiture n°3 a de quoi faire trembler la concurrence :

    PiloteNationalitéPalmarès / Statut
    Max Verstappen🇳🇱 NéerlandaisStar de la F1, vainqueur NLS9 (2025)
    Dani Juncadella🇪🇸 EspagnolExpert du GT3 et du DTM
    Jules Gounon🇦🇩 AndorranTriple vainqueur des 12h de Bathurst
    Lucas Auer🇦🇹 AutrichienPilote officiel Mercedes-AMG

    Le calendrier : Un agenda de ministre

    Max Verstappen cumulera son programme en Formule 1 avec une préparation rigoureuse sur la Nordschleife. Après avoir obtenu son permis « N » l’an dernier et remporté la course NLS9, il passera aux choses sérieuses dès ce mois-ci.

    • 21 Mars 2026 : Première apparition officielle en course lors de la NLS2.
    • Avril 2026 : Participations aux Qualifiers des 24h du Nürburgring.
    • Mai 2026 : Le point d’orgue, les 24 Heures du Nürburgring.

    « Le Nürburgring est un endroit spécial. Les 24 Heures sont sur ma « bucket list » depuis longtemps », a confié le pilote néerlandais. « Nous avons appris énormément l’an dernier lors de la NLS9, et avec Dani, Jules et Lucas, nous avons une équipe extrêmement solide pour viser le sommet. »

    La course sera diffusée en direct sur Red Bull TV et la chaîne YouTube de Red Bull Motorsports, promettant une audience record pour ce qui s’annonce déjà comme l’événement endurance de l’année.

  • Une invitation à prendre son pied

    Une invitation à prendre son pied

    Dans cette vidéo, vous verrez des supercars, des super sportives, des voitures assez uniques rouler sur la Nordschleife… Mais elles ne seront jamais au centre de l’écran. Car la Nordschleife, simple route à péage, est ouverte à quasiment tout ce qui roule.

    Embarquez, comme ces génies du volant, qui avaient juste envie de faire un tour, de se faire plaisir, de rouler, dans l’Enfer Vert pour un moment de rigolade !

  • La Nordschleife se prive des GT3 et GT4

    La Nordschleife se prive des GT3 et GT4

    Un drame a coûté la vie à un spectateur lors d’une course de VLN hier. Contrairement à beaucoup d’autres sites, j’ai décidé de ne pas diffuser la moindre image de l’accident qui implique Jann Mardenborough. Si vous voulez en voir, vous en trouverez sans peine !

    Jann est un talent exceptionnel. Détecté par la GT Academy, il sera au départ des 24 Heures du Mans au volant de la Nissan GT-R LM Nismo LM P1. Engagé dans une course de VLN, le championnat d’endurance du Nurburgring, sa Nissan GT-R Nismo GT3 a décollé à Flugplatz avant de terminer sa course au milieu des spectateurs. L’un d’eux est décédé. Mardenborough a passé la nuit à l’hôpital avant d’être autorisé à en sortir.

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    En conséquence, la fédération allemande a décidé d’interdire, jusqu’à nouvel ordre, l’engagement des classes de véhicules les plus rapides sur la Nordschleife. Les SP7, SP8, SP8T, SP9, SP10, SP et SP-Pro-X ne pourront plus se présenter au départ. Cela implique la disparition des GT3 et GT4 du VLN et des 24 Heures du Nurburgring qui auront lieu les 16 et 17 mai.

    Il faut rappeler qu’une manche du FIA WTCC se déroulera sur la Nordschleife le même week-end.