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  • Kei Cars à l’italienne : Walter de Silva propose une révolution urbaine

    Kei Cars à l’italienne : Walter de Silva propose une révolution urbaine

    Depuis des décennies, les kei cars dominent le paysage urbain japonais avec leur format ultra-compact, leur faible coût et leurs avantages fiscaux. Ces véhicules, conçus pour maximiser l’espace intérieur tout en restant sous 3,50 mètres de longueur, séduisent grâce à leur praticité. Aujourd’hui, une telle approche pourrait inspirer l’Europe, où la mobilité urbaine nécessite des solutions plus durables et adaptées aux contraintes des villes modernes.

    Un concept éprouvé au Japon

    Nées dans les années 1950, les kei cars représentent encore aujourd’hui environ un tiers du marché automobile japonais, soit près de 1,74 million de ventes annuelles. Leur succès repose sur des réglementations favorables : dimensions réduites, moteurs limités à 660 cm³, et des incitations fiscales. Ces véhicules, souvent exonérés d’obligations comme la possession d’un garage, répondent parfaitement aux besoins des métropoles encombrées.

    Une opportunité pour l’Europe

    Walter De Silva, figure emblématique du design automobile, milite pour l’introduction d’un concept similaire adapté à l’Europe. Dans un contexte où les SUV lourds et encombrants dominent, l’idée d’un véhicule compact, électrifié et économiquement accessible pourrait marquer une rupture. Selon le designer, il s’agit de repenser l’automobile pour qu’elle réponde aux défis des villes européennes : réduction de la pollution, diminution de l’encombrement, et optimisation des coûts.

    Un cadre réglementaire en gestation

    En Italie, un document émis par le ministère de l’Économie et des Finances envisage la création d’une nouvelle catégorie de véhicules urbains. Ces modèles, similaires aux kei cars, combineraient légèreté, modularité et efficience énergétique. Ils seraient dotés de petites batteries, d’une capacité d’environ 20 kWh, suffisantes pour des trajets urbains et suburbains. Une telle approche permettrait de réduire les émissions sur l’ensemble du cycle de vie, tout en diminuant les coûts de production et d’achat.

    Les défis d’une transition

    Pour réussir, ce projet devra relever plusieurs défis. L’un des enjeux majeurs concerne la sécurité, un critère indispensable pour que ces véhicules puissent rivaliser avec les voitures traditionnelles. De Silva souligne que des avancées comme les systèmes ADAS et des structures légères mais résistantes sont essentielles. Par ailleurs, la modularité serait un atout majeur : un châssis adaptable permettrait d’ajouter des batteries supplémentaires pour élargir le champ d’utilisation au-delà des villes.

    Une révolution nécessaire

    Au-delà de l’innovation technique, l’introduction de ces véhicules pourrait relancer un marché automobile européen en stagnation. Les kei cars européennes, accessibles et attractives, pourraient séduire une clientèle diverse, allant des jeunes urbains aux seniors. Comme le souligne De Silva, « pour changer les choses, il faudra réécrire les règles du jeu ».

    En combinant réglementation, soutien public et design intelligent, l’Europe a une opportunité unique de réinventer la mobilité urbaine. Les kei cars italiennes pourraient non seulement redéfinir nos rues, mais aussi inspirer une transition globale vers des véhicules plus durables et adaptés à notre époque.

    Qui est Walter de Silva ?

    Walter de Silva est une figure emblématique du design automobile, ayant marqué l’industrie par son style innovant et son approche visionnaire. Né en Italie en 1951, il débute sa carrière chez Fiat avant de rejoindre Alfa Romeo, où il façonne des modèles emblématiques comme les Alfa 156 et 147, célébrés pour leur élégance et leur caractère sportif. En 1999, il est recruté par le groupe Volkswagen, où il supervise le design des marques Audi, SEAT et Volkswagen. Sous sa direction, Audi connaît un renouveau stylistique grâce à des créations comme l’Audi A5 et la R8, qui incarnent un équilibre parfait entre sophistication et performance. De Silva est également à l’origine de la calandre « Single Frame » d’Audi, devenue une signature incontournable. En tant que directeur du design pour l’ensemble du groupe Volkswagen, il a influencé des véhicules phares comme la Golf VII et la Lamborghini Miura concept. Son approche mêle rigueur fonctionnelle et sensibilité artistique, enracinée dans la tradition italienne. Aujourd’hui, Walter de Silva continue de partager sa vision à travers des projets indépendants, promouvant des idées innovantes comme les véhicules urbains compacts pour répondre aux défis de la mobilité contemporaine.

  • Walter de Silva sort du cadre

    Walter de Silva sort du cadre

    A lui tout seul, il a symbolisé la renaissance d’Alfa Romeo, le potentiel de Seat et la capacité d’Audi à concurrencer ses imposants voisins allemands, Walter de Silva n’est plus designer automobile. Mais qu’allons-nous devenir ?

    L’automobile est un bien petit monde… Chaque année, de nouveaux acteurs tentent de faire leur apparition dans une industrie très repliée sur elle-même, dont la destinée est finalement confiée à quelques dizaines d’individus repartis dans le monde entier.

    Durant des années et des années, les codes stylistiques du plus grand groupe européen ont été dictés par un seul et même homme. Et ses dessins ont été repris par la majorité des constructeurs mondiaux.

    Audi A5

    A 65 ans et face à l’énorme coup de balais entamé par le Groupe Volkswagen, Walter de Silva quitte son poste.

    En 1999, Ferdinand Piëch avait offert un pont d’or à l’Italien pour s’approprier son coup de crayon. Celui qui avait redéfini les codes d’Alfa Romeo dans les années 1990, avec le concept Proteo (devenu Spider en série) et surtout les indémodables 166, 156 et 147, se voyait confier l’image d’un Seat au creux de la vague.

    Très vite, Piëch lui donne les pleins pouvoirs chez Audi. En une seule génération, il impose le Single Frame inspiré du patrimoine d’Auto Union qu’il place au niveau du double haricot BMW.

    Merci pour l’Audi Nuvolari quattro !

    De l’A3 à la R8, il donne une identité commune à toute la gamme tout en accentuant les particularités des modèles différenciant pour donner un supplément d’âme aux TT et R8.

    Depuis près de quinze ans (et c’est long 15 ans en automobile), l’idée est résumée par un seul concept : l’Audi Nuvolari quattro. Et ce n’est pas un hasard si l’Italien répète : « L’Audi A5 est la plus belle automobile de ma carrière. »

    Avec l’arrivée de Martin Winterkorn à la tête du Groupe Volkswagen en 2007, il supervise le design de l’ensemble des entités. Comme il l’a fait avec Audi, il renouvelle l’identité de Volkswagen en une seule génération. Il impose un classicisme germanique souvent critiqué, mais qui agit très favorablement sur les ventes (et les reventes).

    Plus encore que sa capacité à définir des styles, il a su s’entourer d’excellents collaborateurs pour mener à bien les projets de toutes les marques. Wolfgang Egger, Luc Donckerwolke et Marc Lichte en font partie.

    Quoi d’autre ? Merci pour la Bentley Speed 6 et que de regrets pour la Lamborghini Miura Concept qui Stefan Winkelmann avait durement qualifié de célébration de l’histoire de la marque, mais sans intérêt pour l’avenir. Dans L’Automobile Magazine, il avait laissé entendre qu’il voulait dessiner pour les femmes après sa carrière sur quatre roues… A suivre !

  • Dessin : Volkswagen Scirocco

    Dessin : Volkswagen Scirocco

    Commercialisée à partir de 1974, la Volkswagen Scirocco avait été remplacée par le Corrado en 1988. Vingt ans plus tard, l’appellation Scirocco faisait son retour dans la gamme Volkswagen sous les traits d’un coupé 2+2 nés du crayon de Walter de Silva.