Catégorie : Design & Style

  • Darwinisme : BMW M5

    Darwinisme : BMW M5

    Trente ans de BMW M5, c’est un événement qui se fête ! Chez BMW, on a choisi de sortir un modèle spécifique « 30 Jahre M5 » à 300 exemplaires… De notre côté, nous faisons le voyage temporel pour revivre l’évolution de la M5 en cinq générations !

    1984 : héritage de BMW M1
    Lorsque les ingénieurs de BMW Motorsport imaginent la première BMW M5, ils choisissent de se baser sur les développements de la M1 de 1978. Le moteur 6 cylindres en ligne 3,5 litres est retravaillé pour produire 286 chevaux. 2 200 exemplaires sont produits avec une suspension sport, des freins spécifiques et des nouveaux pneus Michelin qui commencent à laisser entrevoir la technologie « run-flat ».

    Moteur : 6 cylindres en ligne, 3 535 cm3, 315 chevaux, 360 Nm
    0-100 km/h : 6,5 secondes
    0-1000 mètres : 26,8 secondes
    Poids à vide : 1 430 kg
    Consommation moyenne : 15,0 litres / 100 km

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    1988 : l’arrivée du break
    Le moteur six cylindres est encore plus poussé et une suspension active fait son apparition. Les 315 chevaux de la M5 sont désormais disposés sous le capot de la berline et d’un break Touring. Pour la première fois, BMW installe des jantes 17 pouces sur l’un de ses modèles de série. 12 000 voitures sont produites, dont 500 Touring, et la vitesse est limitée électroniquement à 250 km/h.

    Moteur : 6 cylindres en ligne, 3 453 cm3, 286 chevaux, 340 Nm

    0-100 km/h : 6,3 secondes
    0-1000 mètres : 26,0 secondes
    Poids à vide : 1 670 kg
    Consommation moyenne : 11,9 litres / 100 km

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    1998 : plus de cylindres
    Le moteur 6 cylindres en ligne est abandonné pour un nouveau V8 de 4,9 litres capable de délivrer 400 chevaux. Un différentiel mécanique évolué améliore encore l’adhérence. Il ne faut plus que 4,8 secondes pour passer de 0 à 100 km/h. 20 500 exemplaires sont vendus en cinq ans.

    Moteur : V8, 4 941 cm3, 400 chevaux, 500 Nm
    0-100 km/h : 5,3 secondes
    0-1000 mètres : 24,1 secondes
    Poids à vide : 1 795 kg
    Consommation moyenne : 13,9 litres / 100 km

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    2005 : passage au V10
    La quatrième génération gagne encore deux cylindres. 21 ans après la première M5, c’est désormais un moteur V10 5 litres de 507 chevaux qui prend place sous le capot. Une boîte séquentielle à sept rapports fait son apparition sur la berline et le break. En tout, 20 548 voitures sont produites dont 1 025 Touring.

    Moteur : V10, 4 999 cm3, 507 chevaux, 520 Nm
    0-100 km/h : 4,7 secondes
    0-1000 mètres : 22,7 secondes
    Poids à vide : 1 780 kg
    Consommation moyenne : 14,4 litres / 100 km

    bmw-m5-2005

    2011 : inversion de tendance
    Alors que les précédentes M5 gagnaient des cylindres, la cinquième du nom joue du downsizing. Cette fois, la M5 revient au V8 de 4,4 litres suppléé par un turbo. Différentiel actif et boîte séquentielle à double embrayage sont proposés pour accompagner les 560 chevaux… En option, des freins en céramique font leur apparition.

    Moteur : V8, turbo, 4 395 cm3, 560 chevaux, 680 Nm
    0-100 km/h : 4,4 secondes
    0-1000 mètres : 21,9 secondes
    Poids à vide : 1 870 kg
    Consommation moyenne : 9,9 litres / 100 km

    bmw-m5-2011

  • Commissaire-priseur : Jaguar FT Bertone 420 Coupé

    Commissaire-priseur : Jaguar FT Bertone 420 Coupé

    Voici encore un modèle quasi unique… Une seule voiture a été construite après la réalisation du prototype. C’est aussi la toute première dessinée par Marcello Gandini en arrivant à la Carrozzeria Bertone lorsqu’il a remplacé Giorgetto Giugiaro, parti chez Ghia.

    Lors du Salon de Genève 1966, Jaguar présente sa 420, une berline très anglaise. L’importateur de Jaguar pour le nord de l’Italie rêve de la transformer en coupé cinq places. Il demande à la Carrozzeria Bertone d’imaginer une nouvelle silhouette.

    jaguar-ft-bertone-420-coupe-arriere

    L’importateur en question est Giorgio Tarchini, descendant du fondateur Ferruccio Tarchini dont les initiales se retrouvent dans le nom de cette création.

    Si l’origine anglaise est clairement établie avec une calendre signée, Gandini avait déjà montré sa pate italienne qui en fera, plus tard, une référence avec les Miura ou Stratos…

    jaguar-ft-bertone-420-coupe-interieur

    Ce prototype a été immatriculé en Italie en 1969. Le moteur 6 cylindres XK de 4,2 litres est secondé par une boîte de vitesses à 4 rapports et overdrive. A l’intérieur, le cuir est omniprésent et les vitres électriques ainsi que l’air conditionné étaient déjà disponibles…

  • Dessin : Audi Nanuk

    Dessin : Audi Nanuk

    Vous vous souvenez de la Mega Track ? Un coupé sportif haut comme un vrai tout-terrain qui fut un véritable échec commercial avec seulement six exemplaires construits… Audi a présenté un concept équivalent lors du dernier Salon de Francfort. La Nanuk est un travail collaboratif avec Italdesign Giugiaro.

    Coupé de deux tonnes doté d’un V10 TDI de 5,0 litres et 544 chevaux avec une boîte S-Tronic à sept rapports. La transmission intégrale quattro est bien aidée par une hauteur de caisse qui peut augmenter de 40 millimètres.

  • Concorsa d’Eleganza Villa d’Este : MINI ou Lamborghini ?

    Concorsa d’Eleganza Villa d’Este : MINI ou Lamborghini ?

    Chaque année, le concours d’élégance de la Villa d’Este permet de retrouver quelques-unes des plus belles voitures du patrimoine mondial. Mais certains constructeurs en profitent aussi pour présenter de jolies études de style. MINI et Lamborghini s’y invitent en compagnie de carrossiers locaux.

    MINI Superleggera Vision
    C’est le fruit d’une collaboration entre MINI et le carrossier milanais Touring Superleggera : un concept britannique à l’accent italien pour un roadster très réussi.

    mini-superleggera-vision-arriere

     

    mini-superleggera-vision-interieur

    Lamborghini 5-95 Zagato
    Un autre carrossier italien se montre… Zagato présente une nouvelle robe sur la base d’une Lamborghini Gallardo LP570-4.

    lamborghini-595-zagato-arriere

    lamborghini-595-zagato

  • Concept Car : Lamborghini Estoque

    Concept Car : Lamborghini Estoque

    Une berline portant l’emblème de Lamborghini ? Et pourquoi pas si l’on s’intéresse aux chiffres de Porsche ! Lors du Mondial de Paris 2008, la marque de Sant’Agata Bolognese s’était essayée à l’installation de portes arrière.

    Longue, large, avec un empattement énorme et des ailes arrière dignes d’un muscle car américain. En 2008, Lamborghini avait dévoilé un concept de berline à travers l’Estoque.

    lamborghini-estoque-arriere

    Depuis, l’idée est restée en sommeil. Il n’y a toujours aucune Lamborghini quatre portes de série et toujours aucune remplaçante à quatre places depuis l’Espada de 1968 si l’on considère le 4×4 LM002 comme une exception.

  • Dessin : Nissan Juke

    Dessin : Nissan Juke

    Un an après l’apparition du Nissan Qazana, un concept car représentant un SUV de la taille d’une citadine, la marque japonaise présentait le Juke en 2010 avec des traits très similaires. Et c’est encore un succès !

  • Mazda Furai : un concept en fumée

    Mazda Furai : un concept en fumée

    Au Salon de Detroit 2008, Mazda présente son concept Furai. Sur un châssis de LM P2, la marque d’Hiroshima montre les idées de ce que sera son Kodo Design pour les années à venir. Moins d’un an plus tard, ce concept disparaît sans laisser de trace.

    Intégré à la collection de concepts « Nagare », Furai désigne le bruit du vent en japonais. Sur un châssis de Courage C65 équipé d’un moteur Wankel de 450 chevaux, Mazda voulait donner les grandes lignes des futures silhouettes de la marque.

    Après sa révélation au Salon de Detroit, des essais ont été organisés à Laguna Seca. Quelques semaines plus tard, la Furai était à Goodwood pour participer au Festival of Speed.

    mazda-furai-concept-2008

    Le 19 août 2008, l’équipe de Top Gear est invitée à tester ce concept car. Sur l’ancien aérodrome de Bentwaters Parks, il est temps de faire une dernière prise. La Furia aligne les passages. Sous sa carrosserie en fibre de carbone, le Wenkel brûle de l’éthanol pur.

    Après le Stig, un journaliste de Top Gear – Bill Thomas – fait quelques allers et retours sous l’œil de l’équipe dépêchée par Mazda. Satisfait, il gare la Furia et laisse Mark Ticehurst, le pilote Mazda, prendre le volant pour les dernières photographies.

    Il est presque midi. Le photographe Lee Brimble donne ses instructions. Il cherche à capturer le cône bleu qui sort de l’échappement lors de la tombée des rapports.

    En bout de piste, le bruit de la Furai change. Ce n’est plus le son d’une voiture de course. L’un des témoins de la scène parle même du bruit d’un éléphant blessé. Une flamme sort du capot moteur…

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    Dans la voiture utilisée pour faire les photos, on crie « Au feu ». Mais Ticehurst n’entend rien. Le conducteur du véhicule tente de s’approcher de la Mazda qui accélère à son tour. Il faudra plusieurs secondes pour que le pilote de la Furai comprenne qu’il devait se laisser dépasser.

    A force de gestes et de cris, la Furai s’arrête. Mark Ticehurst s’extirpe du cockpit alors que les flammes deviennent de plus en plus visibles. Le vent n’aide pas. Il pousse le feu vers l’habitacle.

    Pire, la forme bombée de la piste empêche l’équipe de secours de voir ce qu’il se passe. Il faut plusieurs dizaines de secondes avant que les pompiers ne soient alertés. Quand ils arrivent, la Furai est une masse en feu.

    mazda-furai-incendie

    De pleines minutes s’écoulent avant de pouvoir avoir une idée de ce qu’il restera de la Mazda. Une carcasse noire, une forme carbonée dont le seul aileron arrière reste intact se dessine à la place d’un inestimable concept. Ticehurst est assis, la tête entre les mains.

    A la demande de Mazda, l’histoire est restée secrète durant plusieurs années. Et tous les témoins de la mort du concept ont accepté cette décision. Et la marque a autorisé Top Gear a communiqué le 29 novembre 2013. Les restes de la Furai seraient aujourd’hui en Californie.

  • Dessin : Opel Astra

    Dessin : Opel Astra

    Et si l’Opel Astra avait dû garder la silhouette imaginée par ce sketch au moment de sa conception ? De quoi inventer une ligne de coupé cinq portes sous forme de break au coeur du segment des berlines compactes.

  • Concept Car : Chevrolet Astro III Concept

    Concept Car : Chevrolet Astro III Concept

    Il faut se remettre dans le contexte de 1969 pour admirer les formes du Chevrolet Astro III Concept. Neil Armstrong et Buzz Aldrin marchaient sur la Lune. 2001, L’Odyssée de l’Espace révolutionnait le cinéma… Philip K. Dick sortait Ubik. Il parvenait acquis que l’humanité allait conquérir d’autres planètes. Chez Chevrolet, on se servait de cette actualité et des promesses attachées pour présenter un concept car très expérimental.

    L’Astro III était un véhicule deux places destiné à rouler sur des autoroutes automatisées.

    On y voit aujourd’hui les prémices d’une Deltawing ou de la ZEOD de Nissan. La carrosserie était en fibre de verre avec un train avant très étroit, équipé de deux roues jumelées.

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    L’entrée dans l’habitacle se fait par le auvent articulé, à la manière d’un avion de chasse.

    Pas de volant pour le conducteur qui bénéficiait d’un joystick à commande électrique. Le moteur était une turbine de moins de 70 kilogrammes capable de produire 317 chevaux.

    Evidemment, l’idée n’a pas eu de suite. Les voitures ne volaient pas en 2000 et ne volent toujours pas en 2014 !

  • Dessin : Renault Captur

    Dessin : Renault Captur

    Vous trouvez que Renault a réussi à donner à son Captur une allure réussie ? Voici de quoi rêver à encore mieux. La marque a révélé ce dessin après le lancement de son crossover urbain…

  • Le neo-retro à la chinoise

    Le neo-retro à la chinoise

    Oubliez Rolls-Royce, oubliez Bentley ou Maybach… La Chine aussi sait faire d’immenses limousines luxueuses hors de prix. Le tout dans un style néo-rétro assez savoureux.

    Cette semaine, la première Hongqi L5 construite par FAW Group a été vendue à un client privé. Pour près de 5 millions de yuans (soit près de 575 000 euros), cette limousine cache un V12 6,0 litres de 402 chevaux sous son capot avec une boîte automatique à six rapports et quatre roues motrices.

    L’intérieur est fait de cuir et de bois (dans un style particulièrement local) autour de grands écrans.

    hongqi-l5-interieur

    Hongqi (traduire drapeau rouge) est le plus ancien constructeur chinois. Son premier modèle est sorti des chaines d’assemblage en 1958. Depuis, les Hongqi sont parmi les premiers symboles du communisme chinois. Les apparatchiks ont toujours roulé dans ce luxe.

    hongqi-l5-ouverte

    Les visiteurs de marque, de Richard Nixon en 1972 jusqu’à François Hollande très récemment, ont pu tester le confort et la décoration des limousines chinoises.

    Désormais, la plus luxueuse des voitures chinoises est proposée aux clients privés. Et sa ligne fleure bon le petit livre rouge et la révolution. Car la L5 reprend les traits de la CA770 sortie en 1963, lorsque Mao Zedong – le grand timonier – était à la tête du Parti Communiste Chinois.

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  • Les hommes : Paul Bracq

    Les hommes : Paul Bracq

    Il a dessiné quelques-unes des plus belles Mercedes et BMW, il a participé à la définition du design du TGV et a été l’une des têtes d’affiche des formes intérieures des Peugeot. Retour sur le parcours de Paul Bracq.

    Ancien de Boulle, Paul Bracq débute sa carrière en 1953 chez le carrossier Philippe Charbonneau. Ses obligations militaires l’envoient l’année suivante en Allemagne. C’est là-bas qu’il va réaliser ses plus belles pièces.

    Durant son service militaire, il doit conduire la voiture du général dans l’usine Mercedes-Benz. Il saisit l’opportunité pour présenter ses dessins au directeur du développement du style.

    Après ses trois ans de service obligatoire, Paul Bracq est engagé par Mercedes-Benz comme responsable du style avancé. Durant dix ans, son équipe donne naissance aux toits des 190 SL et des W111 coupé et cabriolet. Elle dessine les Pagode 230 SL, 250 SL et 280 SL (W113),  les W108, W109, la 600 (W100), la W114 et la W115/8.

    Au terme de dix années passées chez Mercedes-Benz, il fait un bref retour en France pour travailler sur le TGV avant de repartir en Allemagne. En 1970, il devient directeur du design de BMW. Il s’occupe des 520, 320, Coupé 630, Série 7 et du concept car Turbo qui deviendra la M1.

    En 1974, Peugeot le fait revenir en France pour lui confier le poste de responsable du style intérieur. Il élabore les plans de l’habitacle des 505 et 604.

    Aujourd’hui, il est l’un des juges du Concours d’Elegance de Pebble Beach.