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  • Lotus 97T Ă  Estoril : Bruno Senna cĂ©lĂšbre les 40 ans de la premiĂšre victoire d’Ayrton en F1

    Lotus 97T Ă  Estoril : Bruno Senna cĂ©lĂšbre les 40 ans de la premiĂšre victoire d’Ayrton en F1

    Le 21 avril 1985, sous une pluie diluvienne qui noya les repĂšres et rĂ©vĂ©la les lĂ©gendes, un jeune BrĂ©silien du nom d’Ayrton Senna remportait son tout premier Grand Prix de Formule 1 au volant d’une Lotus 97T noire et or. Quarante ans plus tard, cette mĂȘme voiture s’apprĂȘte Ă  faire son retour sur le circuit d’Estoril, guidĂ©e par les mains de son neveu, Bruno Senna. Une boucle bouclĂ©e, hommage vibrant Ă  une Ă©poque d’audace technique et de pilotage pur.

    Une cĂ©lĂ©bration au cƓur de l’histoire

    Ce retour sur la piste portugaise s’inscrit dans une double commĂ©moration : le 40e anniversaire de cette victoire fondatrice, mais aussi les 75 ans du championnat du monde de Formule 1. Lotus, marque indissociable de l’évolution technologique de la discipline, saisit l’occasion pour rappeler son influence dĂ©cisive sur la scĂšne mondiale, et le rĂŽle central qu’y joua Ayrton Senna, ne serait-ce que le temps de trois saisons.

    À Estoril, le 21 avril 1985, le jeune BrĂ©silien livra ce que beaucoup considĂšrent comme le plus grand chef-d’Ɠuvre de sa carriĂšre. Parti en pole position, il mena la course de bout en bout sous une pluie torrentielle, infligeant un tour de retard Ă  tous ses concurrents, Ă  l’exception de Michele Alboreto. C’est pourtant sa propre apprĂ©ciation de cette performance qui en dit le plus long. InterrogĂ© plus tard sur sa lĂ©gendaire dĂ©monstration de Donington 1993, souvent qualifiĂ©e de « tour parfait », Senna balaya l’idĂ©e :

    « Non, pas du tout. À Donington, j’avais le contrĂŽle de traction. C’était une belle victoire, mais comparĂ©e Ă  Estoril 85, ce n’était rien. »

    Lotus 97T : pionniĂšre et charismatique

    DĂ©veloppĂ©e sous la direction de GĂ©rard Ducarouge, la Lotus 97T marquait un tournant technique. Son V6 turbo Renault dĂ©livrait prĂšs de 850 ch en qualification, mais c’est surtout son aĂ©rodynamique qui la plaça en avance sur son temps. Elle fut notamment l’une des premiĂšres F1 Ă  intĂ©grer des dĂ©flecteurs verticaux derriĂšre les roues avant — les prĂ©mices des bargeboards qui deviendront, des dĂ©cennies plus tard, un Ă©lĂ©ment incontournable des monoplaces contemporaines.

    Avec son design agressif, son Ă©quilibre dĂ©licat et sa livrĂ©e noire et or sponsorisĂ©e par John Player Special, la 97T demeure un objet de culte. Elle incarne une Ă©poque oĂč la performance brute rencontrait encore l’élĂ©gance visuelle, et oĂč le rĂŽle du pilote restait prĂ©pondĂ©rant dans la maĂźtrise des machines.

    Bruno Senna Ă  la manƓuvre : l’émotion en hĂ©ritage

    Le 21 avril 2025, c’est donc Bruno Senna qui prendra place dans le baquet de la 97T. Pour l’ancien pilote de F1, ce moment dĂ©passe le cadre du simple hommage :

    « Ce sera une sensation incroyable de piloter cette voiture iconique, qui marque le dĂ©but d’une sĂ©rie de victoires et d’exploits de mon oncle. Cet Ă©vĂ©nement va rassembler des fans du monde entier et montre combien Ayrton reste une figure forte du sport automobile, mais aussi une source d’inspiration pour de nombreuses initiatives Ă©ducatives ou sociĂ©tales. »

    Clive Chapman, directeur de Classic Team Lotus et fils du fondateur Colin Chapman, ne cache pas son émotion :

    « L’arrivĂ©e d’Ayrton chez Team Lotus fut un moment clĂ©. Son talent, sa comprĂ©hension technique et sa volontĂ© farouche ont tirĂ© toute l’équipe vers le haut. Cet anniversaire est l’occasion de revivre cette magie. »

    Goodwood en avant-premiĂšre

    Avant de retrouver le bitume portugais, la Lotus 97T s’offrira un premier tour d’honneur lors du 82e Goodwood Members’ Meeting, les 12 et 13 avril. Une rĂ©pĂ©tition prestigieuse pour cette voiture mythique, dont les apparitions en piste se font dĂ©sormais rares. Le Duc de Richmond, maĂźtre des lieux, s’en rĂ©jouit :

    « Goodwood cĂ©lĂšbre les grandes figures du sport automobile, et c’est un honneur d’accueillir la 97T avant son retour Ă  Estoril. La voir Ă  nouveau en piste sera un hommage Ă©mouvant Ă  l’hĂ©ritage d’Ayrton Senna. »

    Une icÎne transgénérationnelle

    L’évĂ©nement d’Estoril ne se veut pas seulement une commĂ©moration. Il incarne aussi une transmission : celle d’un esprit de compĂ©tition, d’innovation et d’humanitĂ©. Lotus promet de partager cette aventure sur ses rĂ©seaux sociaux, avec des images captĂ©es pour la tĂ©lĂ©vision, notamment par Sky Sports F1.

    En ramenant la Lotus 97T sur les lieux de son triomphe le plus fondateur, Bruno Senna ne cherche pas Ă  imiter — il fait vivre une mĂ©moire. Celle d’un pilote hors norme, d’un constructeur visionnaire, et d’un moment d’exception figĂ© Ă  jamais dans l’histoire de la F1.

  • Easter Jeep Safari : le pĂšlerinage tout-terrain des passionnĂ©s de Jeep

    Easter Jeep Safari : le pÚlerinage tout-terrain des passionnés de Jeep

    Chaque printemps depuis plus d’un demi-siĂšcle, la petite ville de Moab, nichĂ©e dans les paysages spectaculaires de l’Utah, devient la capitale mondiale du tout-terrain. L’Easter Jeep Safari, nĂ© en 1967 sous l’impulsion de quelques passionnĂ©s locaux, est devenu bien plus qu’un simple rassemblement : c’est une cĂ©lĂ©bration de la culture Jeep, un laboratoire roulant pour les prototypes les plus fous et une vitrine vivante de la passion amĂ©ricaine pour l’aventure en 4×4.

    Une naissance modeste

    Tout commence modestement Ă  la fin des annĂ©es 60. L’association locale des commerçants de Moab, soucieuse de prolonger l’activitĂ© Ă©conomique au-delĂ  de la saison touristique, organise une randonnĂ©e tout-terrain le dimanche de PĂąques. Quelques Jeep Willys, CJ et pick-up s’élancent sur les pistes rocailleuses du dĂ©sert rouge. Le dĂ©cor est dĂ©jĂ  lĂ  : canyons vertigineux, arches naturelles, sentiers de slickrock si abrasifs qu’ils offrent une adhĂ©rence exceptionnelle
 Moab devient vite un terrain de jeu mythique pour les amateurs de franchissement.

    Au fil des dĂ©cennies, le bouche-Ă -oreille transforme ce petit Ă©vĂ©nement local en rendez-vous incontournable. L’Easter Jeep Safari dure dĂ©sormais neuf jours et attire des milliers de participants venus des quatre coins des États-Unis et d’ailleurs, souvent avec leurs Jeep personnalisĂ©es, prĂȘtes Ă  affronter les obstacles les plus extrĂȘmes.

    Jeep, marque-pilote et show Ă  ciel ouvert

    DĂšs les annĂ©es 90, la marque Jeep comprend l’opportunitĂ© que reprĂ©sente cet Ă©vĂ©nement. Elle y voit Ă  la fois un terrain d’essai grandeur nature et une scĂšne idĂ©ale pour affirmer son ADN. Chaque annĂ©e depuis 2002, Jeep dĂ©voile Ă  Moab une sĂ©rie de concepts uniques, spĂ©cialement conçus pour le Safari. Ces prototypes mĂȘlent nostalgie, innovation, et exubĂ©rance mĂ©canique.

    On se souvient du Jeep Mighty FC Concept (2012), inspirĂ© des camions Ă  cabine avancĂ©e des annĂ©es 50, ou encore du Jeep Magneto, un Wrangler Ă©lectrique Ă  boĂźte manuelle, proposĂ© en plusieurs Ă©volutions depuis 2021. Certains de ces concepts flirtent avec la sĂ©rie limitĂ©e, d’autres restent des Ă©tudes d’image, mais tous servent Ă  renforcer l’aura de la marque auprĂšs des puristes.

    C’est aussi Ă  Moab que Jeep teste les composants de ses futurs modĂšles : nouvelles transmissions, suspensions renforcĂ©es, Ă©lĂ©ments de carrosserie. Loin des salons aseptisĂ©s, les retours des pratiquants influencent directement l’évolution des modĂšles de sĂ©rie.

    Un ancrage culturel fort

    L’Easter Jeep Safari n’est pas qu’un salon Ă  ciel ouvert, c’est un rituel. Ceux qui y participent — parfois depuis trois gĂ©nĂ©rations — cultivent une forme de fidĂ©litĂ© tribale Ă  la marque et Ă  la pratique du tout-terrain. Les sentiers comme Hell’s Revenge, Poison Spider Mesa ou Metal Masher sont devenus aussi emblĂ©matiques pour les Jeepers que la NĂŒrburgring l’est pour les pistards.

    Aujourd’hui, alors que la transition Ă©lectrique redessine les contours du 4×4, Moab reste un repĂšre : un lieu oĂč l’on cĂ©lĂšbre encore le lien brut entre l’homme, la machine et la nature. Un endroit oĂč Jeep rappelle que, malgrĂ© les Ă©crans tactiles et les algorithmes, l’aventure commence toujours lĂ  oĂč finit la route.

  • Quand Lewis Hamilton ridiculisait les pilotes de NASCAR


    Quand Lewis Hamilton ridiculisait les pilotes de NASCAR


    En juin 2011, sur le circuit de Watkins Glen, un certain Lewis Hamilton, alors double champion du monde de Formule 1, a pris le volant d’une Chevrolet Impala de NASCAR Cup Series. Face Ă  lui : Tony Stewart, triple champion de la discipline amĂ©ricaine. L’exercice ? Un Ă©change de volants orchestrĂ© par les sponsors communs des deux pilotes, Vodafone et Mobil 1. Mais ce qui ne devait ĂȘtre qu’un coup marketing s’est transformĂ© en dĂ©monstration.

    À l’époque, Lewis Hamilton roule pour McLaren-Mercedes. Il est dĂ©jĂ  considĂ©rĂ© comme l’un des talents les plus Ă©lectrisants de la F1 moderne, fort d’un titre mondial dĂ©crochĂ© en 2008. Tony Stewart, lui, est l’un des visages de la NASCAR : double champion (1999, 2005) et futur triple (son troisiĂšme sacre viendra en fin de saison 2011), il est reconnu pour sa pugnacitĂ© et son style sans fioritures.

    Les deux hommes se retrouvent Ă  Watkins Glen, un tracĂ© routier mythique utilisĂ© Ă  la fois par la NASCAR et jadis par la Formule 1. Le concept : Stewart dĂ©couvre la McLaren MP4-23 de F1, tandis que Hamilton s’essaie Ă  la Chevrolet Impala n°14, la voiture habituelle de Stewart. Le tout devant les camĂ©ras, sous l’Ɠil des sponsors, et avec le soutien logistique de McLaren et Stewart-Haas Racing.

    Ce seat swap n’est pas une premiĂšre dans l’histoire : Valentino Rossi et Schumacher avaient tentĂ© l’exercice, tout comme Montoya et Gordon. Mais cette fois, les observateurs vont ĂȘtre surpris par la vitesse d’adaptation du Britannique.

    Lors de cet essai, Lewis Hamilton aurait signĂ© des temps au tour plus rapides que ceux de Stewart dĂšs sa premiĂšre vraie tentative. Bien sĂ»r, Stewart avait roulĂ© le matin pour rĂ©gler la voiture et s’acclimater, mais le chrono brut reste impressionnant : sans jamais avoir conduit de stock-car auparavant, Hamilton se montre immĂ©diatement Ă  l’aise.

    La presse amĂ©ricaine s’étonne alors : comment un pilote de Formule 1 peut-il dompter si rapidement une voiture aussi lourde, rustique et exigeante que celle d’un NASCAR Cup ? La rĂ©ponse est simple : le talent pur, l’adaptabilitĂ©, et une capacitĂ© Ă  sentir la limite, quel que soit le contexte technique.

    Tony Stewart, bon joueur, confiera plus tard Ă  ESPN : « Ce gars a un talent incroyable. Il a su extraire le maximum de cette voiture en un temps record. C’est l’un des meilleurs que j’ai jamais vus. »

    Hamilton, de son cĂŽtĂ©, confiera qu’il a adorĂ© l’expĂ©rience, mĂȘme s’il reconnaissait les Ă©normes diffĂ©rences entre les deux disciplines. Les freins, la position de conduite, le poids, la boĂźte de vitesses manuelle
 tout est Ă  l’opposĂ© de ce qu’il connaĂźt. Et pourtant, cela ne l’empĂȘche pas de dominer le chronomĂštre.

    Une démonstration au-delà du marketing

    Ce qui devait ĂȘtre un simple Ă©change promotionnel est devenu un moment culte dans la mĂ©moire des fans. Une preuve supplĂ©mentaire que les trĂšs grands pilotes peuvent briller dans n’importe quelle machine. Comme Jim Clark, Mario Andretti ou d’autres avant lui avant lui, Hamilton rejoint ce cercle fermĂ© de ceux qui traversent les disciplines avec succĂšs.

    Et cette journĂ©e Ă  Watkins Glen a peut-ĂȘtre Ă©tĂ© le premier vrai point de contact entre Lewis Hamilton et la culture amĂ©ricaine du sport automobile. Dix ans plus tard, en 2021, le Britannique deviendra copropriĂ©taire de l’écurie Denver Broncos en NFL. Une trajectoire qui montre que le seat swap de 2011 n’était pas juste un coup de com’.

  • « Don’t Buy a Swasticar »

    « Don’t Buy a Swasticar »

    Il fut un temps oĂč tout ce que touchait Elon Musk se transformait en or. Mais ce printemps 2025, Tesla traverse une crise sans prĂ©cĂ©dent. Une chute brutale de ses ventes, une image Ă©cornĂ©e dans le monde entier, un cours de Bourse en chute libre : derriĂšre cette dĂ©gringolade, un seul nom revient avec insistance. Celui du patron lui-mĂȘme.

    L’électrochoc Trump

    Tout commence en novembre 2024, quand Donald Trump remporte un second mandat prĂ©sidentiel aux États-Unis. Elon Musk, qui avait multipliĂ© les dĂ©clarations ambiguĂ«s, bascule alors ouvertement dans le camp du milliardaire populiste. Promis Ă  un rĂŽle au sein de la nouvelle administration, Musk s’affiche comme un soutien de premier plan du 45e prĂ©sident des États-Unis. Mais cette politisation de plus en plus assumĂ©e va provoquer un effet boomerang.

    Moins d’un mois aprĂšs l’élection, l’action Tesla atteint un record historique de 462 dollars le 18 dĂ©cembre. Mais le 13 mars, elle tombe Ă  210 dollars, soit une perte de 54 % de sa valeur en moins de trois mois. Une chute vertigineuse qui reflĂšte un malaise bien plus profond.

    Un PDG devenu fardeau

    En l’espace de quelques semaines, Elon Musk enchaĂźne les provocations. Soutien au parti d’extrĂȘme droite allemand AfD – « le seul qui peut sauver l’Allemagne » selon lui –, interview sur sa plateforme X avec Alice Weidel (coprĂ©sidente du parti), saluts ambigus lors de l’investiture de Trump, sorties incendiaires contre l’Ukraine, l’OTAN ou l’Union europĂ©enne… Le patron de Tesla est partout, sauf lĂ  oĂč on l’attend : au volant de son entreprise.

    Or, chez Tesla, la frontiĂšre entre la marque et son patron a toujours Ă©tĂ© poreuse. Musk incarne Tesla. Mais lorsqu’il devient la figure la plus clivante de la planĂšte, c’est toute la marque qui en paie le prix.

    Un boycott diffus mais réel

    L’image publique de Tesla se dĂ©tĂ©riore Ă  grande vitesse. De Berlin Ă  Milan, les protestations se multiplient. En Allemagne, des activistes projettent le mot « Heil » en lettres gĂ©antes Ă  cĂŽtĂ© du logo lumineux de l’usine de GrĂŒnheide, Ă  quelques kilomĂštres de Berlin. En Italie, des Ă©lus de gauche comme Nicola Fratoianni et Elisabetta Piccolotti annoncent publiquement vouloir vendre leur Model Y pour se dĂ©solidariser de Musk. À Milan toujours, des militants d’Extinction Rebellion occupent le showroom Tesla de la Piazza Gae Aulenti.

    MĂȘme au sein des Tesla Clubs, jusque-lĂ  fidĂšles au poste, la fracture est rĂ©elle. StĂ©phane Pascalon, prĂ©sident du Tesla Club QuĂ©bec, confie que la moitiĂ© des membres ne souhaitent plus participer aux Ă©vĂ©nements publics liĂ©s Ă  la marque. En Italie, Filippo Lagni, Ă  la tĂȘte du Tesla Club local (16 000 membres), constate que « l’attitude politique de Musk devient un frein Ă  l’achat » pour une partie de la communautĂ©. Et il promet un sondage pour mesurer l’ampleur du phĂ©nomĂšne.

    Des ventes en chute libre

    La rĂ©action du marchĂ© ne s’est pas fait attendre. En Europe, Tesla dĂ©visse. En Allemagne, les ventes de janvier et fĂ©vrier 2025 accusent un recul de 70,6 % par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. En Italie, la chute atteint -44,5 %. MĂȘme en Chine, oĂč les dĂ©clarations politiques de Musk sont relativement ignorĂ©es grĂące Ă  la censure, Tesla souffre de la concurrence croissante des constructeurs locaux, bien plus avancĂ©s sur les logiciels embarquĂ©s. RĂ©sultat : -11,6 % en janvier, -20,5 % en fĂ©vrier.

    Aux États-Unis, la baisse est moins brutale (-11 % en janvier, -5,6 % en fĂ©vrier), mais elle est compensĂ©e artificiellement par un sursaut d’achats anticipĂ©s, dĂ» Ă  l’annonce de la suppression prochaine du crĂ©dit d’impĂŽt fĂ©dĂ©ral de 7 500 dollars.

    Tesla, une marque au-delĂ  du produit

    Depuis ses dĂ©buts, Tesla ne vend pas seulement des voitures. Elle vend un imaginaire. Comme Apple, la marque a su se positionner comme une expĂ©rience globale, oĂč le vĂ©hicule devient le vecteur d’un style de vie — entre technologie de pointe, transition Ă©cologique et distinction sociale. Acheter une Tesla, c’était affirmer sa modernitĂ©, son goĂ»t pour l’innovation, et souvent sa volontĂ© de rompre avec les codes de l’automobile traditionnelle. Cette logique d’ »expĂ©rience company », dans laquelle le produit s’efface derriĂšre l’image, a longtemps servi la croissance de Tesla. Mais elle en rend aujourd’hui la clientĂšle d’autant plus vulnĂ©rable aux prises de position de sa tĂȘte d’affiche. Car lorsque l’identitĂ© de marque repose sur la personnalitĂ© d’un homme, chaque dĂ©rapage de ce dernier devient une atteinte directe Ă  l’expĂ©rience vendue. Or, pour des consommateurs en quĂȘte de valeurs ou d’exemplaritĂ©, l’image a autant — sinon plus — de poids que les performances techniques.

    Une gamme vieillissante, des promesses en retard

    Au-delĂ  du contexte politique, la stratĂ©gie industrielle de Tesla inquiĂšte. La gamme reste figĂ©e, avec des Model S et X qui n’ont pas Ă©voluĂ© depuis 2021. La Model 3 a Ă©tĂ© restylĂ©e fin 2023, et la Model Y vient d’ĂȘtre actualisĂ©e. Mais les modĂšles Ă  venir — la Roadster, le Robotaxi (rebaptisĂ© Cybercab) ou la petite Model 2 — restent Ă  l’état de promesses. Quant au Cybertruck, son impact commercial reste marginal pour l’instant.

    À la gigafactory de GrĂŒnheide, l’ambiance est dĂ©lĂ©tĂšre. Le taux d’absentĂ©isme atteint 17 %, selon la direction, qui mĂšne une vĂ©ritable croisade contre les arrĂȘts maladie abusifs, allant jusqu’à effectuer des visites surprises au domicile des salariĂ©s. Le climat social, tout comme les perspectives commerciales, sont au rouge.

    Le retour Ă  la raison ?

    MalgrĂ© tout, certains investisseurs espĂšrent encore que Musk revienne Ă  ses fondamentaux : l’innovation technologique, l’excellence industrielle, la conquĂȘte spatiale. Sur les forums, beaucoup de fans historiques demandent Ă  ce que le patron quitte la scĂšne politique pour se recentrer sur Tesla. D’autres, au contraire, continuent Ă  le dĂ©fendre bec et ongles, en considĂ©rant qu’il reste un gĂ©nie visionnaire, incompris et combattu par l’establishment.

    Mais pour beaucoup, la magie est rompue. Le slogan « Don’t buy a swasticar » (jeu de mot associant « swastika » et « car ») qui circule sur les rĂ©seaux sociaux, mĂȘme s’il est exagĂ©rĂ©ment provocateur, montre l’ampleur du rejet actuel.

    Tesla est plus que jamais Ă  la croisĂ©e des chemins. Si l’entreprise veut retrouver son aura, elle devra peut-ĂȘtre commencer par se rĂ©inventer… sans son fondateur. Dans un marchĂ© devenu hautement concurrentiel, l’arrogance ne suffit plus. Il est temps de redonner la prioritĂ© Ă  l’automobile, et de ranger les postures politiques au garage.

  • Lewis Hamilton : du noir au rouge, un nouveau chapitre de sa lĂ©gende

    Lewis Hamilton : du noir au rouge, un nouveau chapitre de sa légende

    Un souffle d’apprĂ©hension flotte dans l’air. « Zut, » marmonne Hamilton, l’Ă©cho de sa voix se perdant dans l’immensitĂ© du studio. L’icĂŽne de la Formule 1, d’ordinaire si maĂźtre de ses Ă©motions, laisse transparaĂźtre une nervositĂ© palpable. Pourtant, quelques instants plus tard, il se tient face Ă  Aroma, un Ă©talon noir Ă  la robe lustrĂ©e mis face Ă  lui pour un shooting photo rĂ©alisĂ© pour Time. La crainte initiale, alimentĂ©e par des allergies capricieuses, cĂšde la place Ă  une fascination Ă©vidente. Ses mains explorent le pelage Ă©pais de l’animal, tandis qu’une pluie de questions s’abat sur le maĂźtre-chevaux. Origines, habitudes, poids… Hamilton est un puits de curiositĂ©.

    Cet instant, capturé pour immortaliser son passage de Mercedes à la légendaire Scuderia Ferrari, le voit défier ses allergies pour une image forte : lui, devant un cheval cabré, symbole de la marque italienne. Aroma, star équine au CV long comme le bras, complÚte le tableau. « Cette photo sera un symbole, » affirme Hamilton, les yeux brillants. « Un classique intemporel. »

    L’avenir seul dira si cette prĂ©diction se rĂ©alisera. À 40 ans, Hamilton ne se contente pas de viser un huitiĂšme titre record. Il rĂȘve de graver son nom dans l’histoire de Ferrari, Ă©curie en quĂȘte de gloire depuis trop longtemps. Son transfert, vĂ©ritable sĂ©isme dans le monde du sport automobile, a surpris jusqu’aux plus initiĂ©s. AprĂšs une dĂ©cennie chez Mercedes, oĂč il a façonnĂ© une Ă©quipe Ă  son image, l’idĂ©e de le voir en rouge semblait relever de l’utopie.

    « Il faut savoir se renouveler, » confie Hamilton. « Je ressentais le besoin de me confronter Ă  l’inconfort. HonnĂȘtement, je pensais avoir Ă©puisĂ© toutes les ‘premiĂšres fois’. Mais l’excitation de revĂȘtir cette combinaison rouge, de piloter cette Ferrari… C’est une sensation inĂ©dite. »

    La saison 2024, vĂ©cue dans l’entre-deux, fut un exercice d’Ă©quilibriste. Respectueux de son contrat avec Mercedes, Hamilton a gardĂ© le silence sur son avenir. Pendant ce temps, Carlos Sainz, celui qu’il remplacera, a menĂ© Ferrari Ă  une honorable deuxiĂšme place. Les dĂ©fis qui attendent Hamilton sont immenses. Certains doutent de la pertinence de recruter un pilote vieillissant, d’autres y voient une opĂ©ration marketing. La jeune garde de la F1, menĂ©e par Verstappen, Norris et Leclerc, n’entend pas cĂ©der sa place.

    « L’Ăąge est un concept mental, » rĂ©torque Hamilton. « Le corps change, certes. Mais je ne serai jamais un vieillard. »

    La saison 2025 s’annonce Ă©lectrique. Hamilton, au centre de toutes les attentions, incarne l’espoir de toute une nation. Ferrari, c’est une religion en Italie. Chaque victoire est une fĂȘte nationale. L’objectif est clair : briser la disette de l’Ă©quipe et dĂ©passer le record de Schumacher. En parallĂšle, Hamilton co-produit un film sur la F1 avec Brad Pitt. Un succĂšs en piste et sur grand Ă©cran pourrait redĂ©finir la popularitĂ© de ce sport, notamment aux États-Unis.

    Un titre de champion du monde en rouge, tel serait le point d’orgue d’une carriĂšre exceptionnelle. « Les mots me manquent pour dĂ©crire un tel accomplissement, » s’enthousiasme Mario Andretti. « Il serait le roi des rois. »

    Quelques jours avant la sĂ©ance photo, Hamilton s’exerce au golf. Ce sport, qu’il pratique peu, lui a permis de tisser des liens avec des personnalitĂ©s comme Tom Holland, Samuel L. Jackson ou Kelly Slater. Il aurait dĂ» jouer avec Michael Jordan, mais le rendez-vous a tournĂ© court. Son emploi du temps est digne d’un chef d’État : cinĂ©ma, mode, investissements… Difficile de savoir oĂč s’arrĂȘtera cet homme aux multiples talents.

    Pourtant, la course reste son obsession. Ses premiers souvenirs de Ferrari remontent Ă  l’enfance, aux jeux vidĂ©o et au film « La Folle JournĂ©e de Ferris Bueller ». « La 250 GT California Spyder, c’est la voiture de retraite idĂ©ale, » imagine-t-il. « Roscoe Ă  mes cĂŽtĂ©s, sur la Pacific Coast Highway… »

    Son parcours est atypique. RepĂ©rĂ© par McLaren Ă  13 ans, il gravit les Ă©chelons jusqu’Ă  la F1. En 2013, il rejoint Mercedes, une Ă©quipe en mal de rĂ©sultats. Sous son impulsion, elle devient la rĂ©fĂ©rence. Ses liens avec Ferrari ne se sont jamais rompus. Des « ciao » Ă©changĂ©s dans les paddocks aux discussions avec John Elkann, l’idĂ©e d’un mariage a toujours planĂ©.

    AprĂšs la saison 2021, marquĂ©e par une fin de course controversĂ©e Ă  Abu Dhabi, Hamilton a failli tout abandonner. Mais l’appel de la compĂ©tition a Ă©tĂ© plus fort. En 2023, il prolonge son contrat avec Mercedes, mais une clause lui permet de partir aprĂšs un an. FrĂ©dĂ©ric Vasseur, son ancien mentor en formules de promotion, devenu directeur de Ferrari, flaire l’opportunitĂ©. Un appel en dĂ©cembre 2023 scelle l’affaire.

    « J’Ă©tais sous le choc, » se souvient Hamilton. « J’avais Ă  peine signĂ© avec Mercedes. » La dĂ©cision est mĂ»rement rĂ©flĂ©chie, fruit de longues heures de mĂ©ditation et de discussions avec ses proches. « C’est le plus grand rĂȘve, » conclut-il.

    L’annonce de son dĂ©part a provoquĂ© des rĂ©actions mitigĂ©es. Chez Mercedes, l’Ă©motion Ă©tait palpable. La sortie paintball annuelle avec les mĂ©caniciens a pris des allures de rĂšglement de comptes. « Ils m’ont mitraillĂ©, » raconte Hamilton. « C’Ă©tait douloureux. » Toto Wolff, le patron de l’Ă©quipe, a Ă©voquĂ© la « durĂ©e de vie » des pilotes, des propos qui ont fait couler beaucoup d’encre.

    Hamilton, lui, balaie les critiques. « Ne me comparez Ă  personne, » assĂšne-t-il. « Je suis le premier pilote noir de l’histoire de la F1. Je suis diffĂ©rent. Je n’ai pas de femme, pas d’enfants. Seule la victoire compte. » Il rĂ©fute les accusations de « coup marketing », soulignant la soif de succĂšs de Ferrari.

    La pression est immense. Ferrari, c’est 16 titres constructeurs et 15 titres pilotes, mais la derniĂšre couronne remonte Ă  2007. Les « tifosi », ces fans passionnĂ©s, attendent leur messie. Hamilton a pris la mesure de l’engouement lors de sa premiĂšre visite Ă  Maranello. « Les ‘ciao’ et les ‘grazie’ fusaient de partout, » s’amuse-t-il.

    Son intĂ©gration se poursuit. L’italien progresse, mais la langue reste un dĂ©fi. Les premiers essais en piste sont prometteurs. « Les vibrations sont diffĂ©rentes, » confie-t-il.

    Conscient des dĂ©fis, notamment en matiĂšre de diversitĂ©, Hamilton entend faire bouger les lignes. Il a lancĂ© la Commission Hamilton pour favoriser l’inclusion dans le sport automobile britannique. Ferrari, signataire d’une charte sur la diversitĂ©, affiche sa volontĂ© de changement. « La performance reste notre prioritĂ©, » tempĂšre Vasseur. « Mais nous voulons construire la meilleure Ă©quipe, dans tous les sens du terme. »

    Le dĂ©fi est immense. Hamilton, qui continue de mener de front sa carriĂšre de pilote et ses projets extra-sportifs, aborde cette nouvelle aventure avec l’enthousiasme d’un dĂ©butant. Le film sur la F1, qu’il co-produit, pourrait ĂȘtre un tournant pour la discipline. Mais son objectif principal reste la piste. « La retraite ? Ce n’est pas pour demain, » affirme-t-il. « Je pourrais courir jusqu’Ă  50 ans. »

    Il croit en son duo avec Leclerc, voit Verstappen comme un rival Ă  sa portĂ©e, et savoure chaque instant de cette nouvelle vie en rouge. « Je sais oĂč je vais, » conclut-il. « Et je sais comment y arriver. »

  • Bristol est mort, vive Bristol !

    Bristol est mort, vive Bristol !

    Jason Wharton s’est donnĂ© cinq ans pour relancer cette marque automobile britannique emblĂ©matique.

    Un héritage mouvementé

    Peu de marques automobiles ont connu une disparition aussi douloureuse et publique que Bristol. Son agonie, Ă©talĂ©e sur des dĂ©cennies, a Ă©tĂ© d’autant plus cruelle que la marque a toujours bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un cercle de passionnĂ©s parmi les plus fervents et exigeants. Ces puristes, intransigeants dans leur amour pour Bristol, ont vĂ©cu avec frustration les diffĂ©rentes tentatives avortĂ©es de renaissance.

    AprĂšs la pĂ©riode sous-estimĂ©e de Toby Silverton, qui permit Ă  Tony Crook de maintenir la sociĂ©tĂ© Ă  flot entre 1997 et 2011 avant de voir Bristol sombrer dans l’administration judiciaire, ce fut au tour du groupe Kamcorp de tenter sa chance. Mais aprĂšs une dĂ©cennie de projets sans lendemain, cette derniĂšre tentative s’est brutalement Ă©teinte en mars 2020.

    Un nouvel espoir

    C’est lĂ  qu’intervient Jason Wharton. Agent immobilier de formation, passionnĂ© de voitures de luxe depuis son plus jeune Ăąge grĂące Ă  son pĂšre, il possĂšde lui-mĂȘme plusieurs modĂšles Ă  moteur V8 de Bristol. Avant mĂȘme la faillite de Kamcorp, il tente en 2019 de racheter la propriĂ©tĂ© intellectuelle de la marque. AprĂšs un bras de fer mĂ©diatisĂ© avec le liquidateur en 2020, il comprend que la seule voie possible est de repartir de zĂ©ro en dĂ©posant de nouveaux brevets et marques. « Un vĂ©ritable champ de mines », admet-il.

    Son initiative ne rencontre aucune opposition juridique, et avec les anciens droits de Kamcorp expirĂ©s, il dispose de cinq ans pour faire revivre Bristol. « Mais cela ne signifie pas forcĂ©ment qu’il faille concevoir un tout nouveau modĂšle ! » prĂ©cise-t-il. Sa prioritĂ© immĂ©diate est d’accroĂźtre la visibilitĂ© de la marque. Une boutique-atelier doit ouvrir prĂšs de Filton cette annĂ©e, suivie par un showroom Ă  Londres et, Ă  terme, une usine Ă  Bristol.

    Deux projets en préparation

    Les amateurs de la marque peuvent dĂ©jĂ  se rĂ©jouir : deux modĂšles sont en dĂ©veloppement. Le premier est une rĂ©interprĂ©tation modernisĂ©e d’un Bristol classique Ă  moteur V8, produit en sĂ©rie limitĂ©e et dont la rĂ©vĂ©lation est prĂ©vue cet Ă©tĂ©. Les premiĂšres livraisons sont attendues pour 2026. Mais le projet le plus ambitieux reste une vĂ©ritable renaissance : Ă  l’occasion du 80e anniversaire de la Bristol 400 en 2026, Wharton envisage la production de « plusieurs centaines d’exemplaires par an » d’une nouvelle interprĂ©tation d’un modĂšle emblĂ©matique, reposant sur une toute nouvelle plateforme.

    « AprĂšs toutes les difficultĂ©s rencontrĂ©es jusqu’ici, cela peut sembler ambitieux. Mais notre prioritĂ© est de relancer la marque, de lui redonner une visibilitĂ© et de proposer des automobiles de luxe Ă  la hauteur de l’hĂ©ritage britannique de Bristol », affirme Wharton.

    L’histoire de Bristol a toujours Ă©tĂ© mouvementĂ©e, marquĂ©e par des personnalitĂ©s fortes et des dĂ©cisions audacieuses. L’arrivĂ©e de Jason Wharton s’inscrit dans cette lignĂ©e. Avec sa tĂ©nacitĂ© et sa vision, il pourrait bien redonner Ă  Bristol le prestige qu’elle mĂ©rite.

  • Un siĂšcle de concours automobile Ă  Rome cĂ©lĂ©brĂ© par l’Anantara Concorso Roma

    Un siĂšcle de concours automobile Ă  Rome cĂ©lĂ©brĂ© par l’Anantara Concorso Roma

    Du 24 au 27 avril 2025, Rome sera le théùtre de l’Anantara Concorso Roma, un Ă©vĂ©nement d’exception rĂ©unissant 50 voitures italiennes emblĂ©matiques. Cette premiĂšre Ă©dition marque le centenaire du tout premier concours d’élĂ©gance automobile organisĂ© dans la Ville Éternelle en 1926. Soutenu par UBS, Octane, RM Sotheby’s et Technogym, cet Ă©vĂ©nement s’inspire du Concorso Romano delle Carrozzerie, qui avait rĂ©uni les plus belles crĂ©ations de l’époque dans les jardins de la Villa Borghese.

    L’idĂ©e de cet Ă©vĂ©nement a germĂ© sous l’impulsion de Bill Heinecke, collectionneur et prĂ©sident de Minor International, maison-mĂšre des hĂŽtels Anantara. Selon Jeremy Jackson-Sytner, directeur du concours, le choix du lieu n’est pas anodin : « Nous cĂ©lĂ©brons les 100 ans du premier concours automobile romain qui s’est tenu en avril 1926 sur la Terrasse du Pincio, Ă  seulement quelques mĂštres du site qui accueillera l’édition 2025. »

    Si le premier Concorso Romano a prĂ©cĂ©dĂ© de trois ans la mythique Coppa d’Oro Villa d’Este de CĂŽme, il n’en Ă©tait pas moins prestigieux. Des archives de 1929 montrent des foules admirant les Ă©lĂ©gantes carrosseries rĂ©alisĂ©es par les plus grands carrossiers italiens. L’une des images les plus marquantes est celle d’Assunta Bruchi Ponzo, victorieuse du Placca d’Oro au volant d’une imposante Isotta Fraschini Tipo 8A de 1928, dotĂ©e d’un moteur huit cylindres en ligne de 7,3 litres, capable d’atteindre 145 km/h.

    L’édition 2025 de l’Anantara Concorso Roma rĂ©unira un jury prestigieux sous la direction d’Adolfo Orsi Jr, avec notamment Lorenzo Ramaciotti, Massimo DelbĂČ, François Melcion, Stefano Pasini, Laura Kukuk, Donald Osborne et Joanne Marshall. Parmi les modĂšles en lice, on retrouve des raretĂ©s telles que la Ferrari 275 P de 1963, double victorieuse au Mans, ou encore une Ferrari 500 TRC Scaglietti Barchetta de 1957, laurĂ©ate de Pebble Beach en 2023.

    Autre pĂ©pite annoncĂ©e : une Alfa Romeo 20-30 HP Torpedo de 1914, antĂ©rieure mĂȘme Ă  la fusion avec Romeo. Ce modĂšle unique, carrossĂ© par Falco aprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale, a Ă©tĂ© conservĂ© dans une collection autrichienne avant de rejoindre les Pays-Bas. Sa restauration fidĂšle Ă  l’original en fait une candidate idĂ©ale pour son tout premier concours. Pourtant, elle ne sera pas la doyenne de l’évĂ©nement : une Lancia Beta 15/20 HP de 1911, issue du Museo Nicolis, sera Ă©galement prĂ©sente.

    Bien que l’Anantara Palazzo Naiadi Rome serve de point de ralliement aux collectionneurs, le concours se tiendra dans le cadre majestueux de la Casina Valadier, offrant une vue imprenable sur la capitale italienne. Le vendredi matin, les voitures engagĂ©es participeront au Giro d’Anantara, une escapade de 30 km dĂ©butant sur la Piazza della Repubblica avant de traverser les rues historiques de Rome en direction de Frascati et de la Villa Aldobrandini.

    L’Anantara Concorso Roma s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour les passionnĂ©s de l’histoire automobile italienne, cĂ©lĂ©brant un siĂšcle d’élĂ©gance et d’innovation mĂ©canique.

  • Cosworth et la Formule 1 : l’incroyable histoire oubliĂ©e de la 4 roues motrices

    Cosworth et la Formule 1 : l’incroyable histoire oubliĂ©e de la 4 roues motrices

    Cosworth est devenu cĂ©lĂšbre dans le monde entier Ă  la fin des annĂ©es 1960 grĂące Ă  son moteur V8 DFV, financĂ© par Ford, qui a totalement dominĂ© la Formule 1. Cette domination s’est poursuivie tout au long des annĂ©es 1970, avec une derniĂšre victoire en Grand Prix en 1983. L’histoire de Cosworth fait partie de ces rĂ©cits oĂč une petite structure parvient Ă  battre les grands constructeurs, un vĂ©ritable exploit de l’industrie britannique.

    Ce que peu savent, c’est qu’Ă  la mĂȘme Ă©poque, Cosworth ne se contentait pas de concevoir des moteurs : l’entreprise a Ă©galement dĂ©veloppĂ© sa propre monoplace de Formule 1, et celle-ci Ă©tait trĂšs loin des standards de l’Ă©poque. Ce prototype sans nom Ă©tait l’Ɠuvre des fondateurs de Cosworth, Mike Costin et Keith Duckworth, rejoints par Robin Herd, ancien ingĂ©nieur sur Concorde et concepteur de la premiĂšre monoplace victorieuse de McLaren en F1.

    Le dĂ©veloppement de la transmission intĂ©grant les quatre roues motrices impliquait Ă©galement d’autres acteurs majeurs de la Formule 1 : BRM, Lotus, Matra, McLaren et Ferrari. La plupart ont intĂ©grĂ© le systĂšme Ferguson, Ă©prouvĂ© sur d’autres vĂ©hicules, mais Cosworth a choisi une approche indĂ©pendante. L’idĂ©e d’une transmission intĂ©grale en F1 remontait aux annĂ©es 1960, avec notamment Stirling Moss remportant une course hors championnat en 1961 au volant d’une monoplace conçue par le fabricant de tracteurs britannique Ferguson. En 1966, Ferguson avait aussi contribuĂ© Ă  la crĂ©ation de l’une des premiĂšres voitures de route Ă  quatre roues motrices, la Jensen FF.

    Lorsque les moteurs de Formule 1 ont commencĂ© Ă  dĂ©passer les 400 ch, les Ă©quipes ont dĂ» faire face Ă  des problĂšmes de motricitĂ©. Lotus semblait avoir validĂ© le concept en 1969, en frĂŽlant la victoire aux 500 Miles d’Indianapolis avec une monoplace Ă  turbine et transmission intĂ©grale. Jackie Stewart, au volant de la Matra MS80 Ă  transmission intĂ©grale, expliquait : « Il n’y a pas de survirage ni de sous-virage excessif. On peut mieux Ă©quilibrer la voiture et donc ressortir plus vite des virages, ce qui permet de gagner en vitesse sur les lignes droites. »

    Pourtant, l’expĂ©rience ne fut pas concluante. Lotus engagea la 4WD 63 Ă  Zandvoort, mais son pilote vedette Jochen Rindt refusa de la conduire, la jugeant trop difficile Ă  piloter. Matra aligna Ă©galement la MS80, qualifiĂ©e plus tard d’« inconduisible » par un pilote. Bruce McLaren, aprĂšs avoir testĂ© sa propre 4WD M9A Ă  Silverstone, la comparait Ă  « signer son nom en Ă©crivant avec quelqu’un qui pousse votre main ».

    Sans surprise, la monoplace Ă  transmission intĂ©grale de Cosworth ne prit jamais le dĂ©part d’un Grand Prix. « La transmission intĂ©grale en F1 a Ă©tĂ© une immense dĂ©ception », concluait-on en aoĂ»t 1969. Seule une tentative en 1971 avec une Lotus Ă  turbine fut rĂ©alisĂ©e, et depuis, plus aucune Ă©quipe n’a retentĂ© l’expĂ©rience.

    Lors de la prĂ©sentation de la Cosworth 4WD en juillet 1969, les observateurs furent impressionnĂ©s par son architecture audacieuse. « C’est quelque chose d’entierĂšrement nouveau en termes d’aĂ©rodynamique, de structure et de transmission », rapportaient les journalistes de l’Ă©poque.

    Techniquement, la transmission intĂ©grale de Cosworth adoptait une configuration unique. La transmission arriĂšre passait sous la rangĂ©e de cylindres droite du moteur avant d’ĂȘtre dĂ©viĂ©e vers l’arriĂšre via des engrenages coniques. L’arbre de transmission avant Ă©tait alignĂ© directement avec le diffĂ©rentiel avant. L’absence de diffĂ©rentiels autobloquants Ă  l’avant et Ă  l’arriĂšre, ainsi qu’au centre, posait un sĂ©rieux problĂšme de motricitĂ©.

    Le rapport de rĂ©partition du couple Ă©tait estimĂ© Ă  40 % Ă  l’avant et 60 % Ă  l’arriĂšre, avec la possibilitĂ© d’ajuster cette rĂ©partition en jouant sur le diamĂštre des roues.

    Au final, malgrĂ© ses promesses technologiques, la transmission intĂ©grale en Formule 1 fut un Ă©chec. Cette histoire, bien que peu connue, rappelle que Cosworth ne s’est pas contentĂ© de concevoir des moteurs mythiques. L’entreprise britannique a aussi tentĂ© d’innover dans le domaine du chĂąssis et de la transmission, mais sans succĂšs. Une tentative ambitieuse, qui reste un chapitre fascinant de l’histoire du sport automobile.

  • Alfa Romeo Junior Ibrida Q4 : quatre roues motrices, comme les autres Alfa Romeo

    Alfa Romeo Junior Ibrida Q4 : quatre roues motrices, comme les autres Alfa Romeo

    L’Alfa Romeo Junior Ibrida Q4 marque une nouvelle Ă©tape dans la gamme du constructeur italien. Avec l’introduction d’une transmission intĂ©grale hybride intelligente, la marque au Biscione Ă©largit son offre et entend sĂ©duire un public en quĂȘte d’un SUV compact capable d’affronter toutes les conditions de route. AprĂšs Stelvio, Giulia et Tonale, c’est au tour de Junior d’adopter la technologie Q4. Cette version Premium, affichĂ©e Ă  37 000 euros, se positionne comme une alternative sportive et polyvalente sur un segment trĂšs disputĂ©.

    Un SUV compact au look affirmé

    DĂšs le premier regard, l’Alfa Romeo Junior Ibrida Q4 impose sa personnalitĂ©. Son design conserve l’ADN Alfa Romeo avec une face avant expressive, une calandre triangulaire emblĂ©matique et des projecteurs full LED effilĂ©s. La silhouette musclĂ©e repose sur des jantes alliage « Petali » de 18 pouces, renforçant l’aspect dynamique du vĂ©hicule. La version Q4 arbore en prime des Ă©lĂ©ments distinctifs comme des badges spĂ©cifiques et un diffuseur arriĂšre redessinĂ©.

    L’habitacle se veut tout aussi sĂ©duisant avec un cockpit centrĂ© sur le conducteur. L’instrumentation numĂ©rique de 10,25 pouces en configuration tĂ©lescopique rappelle l’hĂ©ritage sportif de la marque. Les siĂšges en tissu et vinyle Spiga, chauffants et massants, offrent un confort apprĂ©ciable, tandis que l’éclairage d’ambiance et les inserts en aluminium renforcent le caractĂšre premium de l’ensemble.

    Une transmission Q4 intelligente et réactive

    L’une des grandes nouveautĂ©s de cette version rĂ©side dans son systĂšme de transmission intĂ©grale hybride Q4. Contrairement Ă  un dispositif conventionnel, l’Alfa Romeo Junior Ibrida Q4 repose sur une architecture innovante Ă  trois moteurs : un bloc thermique 1.2 turbo de 136 chevaux, couplĂ© Ă  deux moteurs Ă©lectriques de 21 kW. Le premier, intĂ©grĂ© Ă  la boĂźte de vitesses automatique Ă  double embrayage, agit sur les roues avant, tandis que le second, montĂ© sur l’essieu arriĂšre, garantit la motricitĂ© en toutes circonstances.

    La gestion Ă©lectronique permet une rĂ©partition optimisĂ©e du couple en fonction des conditions d’adhĂ©rence. En mode normal, la traction avant est privilĂ©giĂ©e pour optimiser l’efficience Ă©nergĂ©tique. DĂšs que les capteurs dĂ©tectent une perte d’adhĂ©rence, le moteur arriĂšre s’active instantanĂ©ment pour garantir un grip optimal. Ce systĂšme fonctionne mĂȘme lorsque la batterie est faible grĂące Ă  la technologie Power Looping, oĂč le moteur Ă©lectrique avant joue le rĂŽle de gĂ©nĂ©rateur.

    Un comportement routier affûté

    Alfa Romeo a toujours mis l’accent sur le plaisir de conduite, et la Junior Ibrida Q4 ne fait pas exception. DotĂ©e d’une suspension arriĂšre indĂ©pendante MultiLink, cette version Q4 gagne en agilitĂ© et en prĂ©cision de pilotage. Sur routes sinueuses, le chĂąssis rĂ©actif et le poids contenu (moins de 1 500 kg) procurent un excellent dynamisme.

    Le sĂ©lecteur DNA permet d’adapter le comportement de la voiture selon trois modes distincts :

    • Dynamic : Exploite toute la puissance du systĂšme hybride pour des accĂ©lĂ©rations vives et une rĂ©ponse de l’accĂ©lĂ©rateur affĂ»tĂ©e.
    • Natural : Offre un Ă©quilibre entre performances et consommation, idĂ©al pour une utilisation quotidienne.
    • Advanced Efficiency : Favorise une conduite souple et Ă©conome en carburant, avec une prĂ©dominance du mode Ă©lectrique.
    • Q4 : Active la transmission intĂ©grale pour maximiser l’adhĂ©rence sur surfaces glissantes.

    Sur autoroute, le confort est de mise, avec une insonorisation travaillée et une suspension absorbant efficacement les irrégularités. La direction, précise et communicative, participe pleinement au plaisir de conduite.

    Performances et efficience

    Avec une puissance cumulĂ©e de 145 chevaux, l’Alfa Romeo Junior Ibrida Q4 affiche des performances honorables pour un SUV compact hybride. Le 0 Ă  100 km/h est rĂ©alisĂ© en 8,9 secondes, tandis que la vitesse maximale culmine Ă  190 km/h. Mais c’est surtout par son efficience que ce modĂšle se distingue, avec une consommation mixte annoncĂ©e sous les 5,2 L/100 km et des Ă©missions de CO₂ infĂ©rieures Ă  120 g/km, un atout indĂ©niable pour les entreprises et les particuliers soucieux de leur impact environnemental.

    Technologie et équipements haut de gamme

    L’Alfa Romeo Junior Ibrida Q4 ne se contente pas d’ĂȘtre dynamique et efficace, elle embarque Ă©galement un arsenal technologique complet. La version Premium inclut de sĂ©rie :

    • SystĂšme d’infodivertissement 10,25 pouces avec navigation intĂ©grĂ©e et compatibilitĂ© Apple CarPlay/Android Auto.
    • Assistant de conduite semi-autonome de niveau 2 (rĂ©gulateur adaptatif, maintien dans la voie, reconnaissance des panneaux).
    • CamĂ©ra de recul 360° avec radars avant/arriĂšre.
    • Hayon Ă©lectrique mains libres.
    • Chargeur Ă  induction pour smartphone.
    • AccĂšs sans clĂ© avec dĂ©tection de proximitĂ©.

    Verdict : une offre séduisante et cohérente

    Avec cette version Q4, Alfa Romeo enrichit son catalogue avec un SUV compact Ă  transmission intĂ©grale, rĂ©pondant aux besoins des conducteurs exigeants en quĂȘte de polyvalence et de sportivitĂ©. En combinant une motorisation hybride efficiente, une transmission intĂ©grale intelligente et un design fidĂšle Ă  l’ADN de la marque, l’Alfa Romeo Junior Ibrida Q4 se positionne comme une alternative sĂ©duisante aux rĂ©fĂ©rences du segment.

    ProposĂ©e Ă  partir de 37 000 euros en finition Premium, elle se distingue par son rapport prix/prestations intĂ©ressant, face Ă  des concurrentes souvent plus onĂ©reuses. Pour les amateurs de conduite dynamique et de technologie embarquĂ©e, ce modĂšle coche toutes les cases d’un SUV compact performant et polyvalent. Alfa Romeo signe ici une rĂ©ussite qui ne manquera pas de sĂ©duire les Alfistes et les nouveaux adeptes de la marque.

  • Tour Auto 2025 : un spectacle historique sur les routes de France

    Tour Auto 2025 : un spectacle historique sur les routes de France

    Le Tour Auto 2025, 34e Ă©dition de cette Ă©preuve mythique, s’annonce grandiose. Du 7 au 12 avril, les passionnĂ©s d’automobile pourront admirer un plateau exceptionnel de 240 Ă©quipages, rĂ©unissant des modĂšles emblĂ©matiques de l’histoire du sport automobile. FidĂšle Ă  l’esprit de Peter Auto, l’épreuve restera un savant mĂ©lange de compĂ©tition et d’élĂ©gance, oĂč le plaisir de piloter et la beautĂ© des machines priment avant tout.

    Un plateau prestigieux entre Ferrari, Alpine et Matra

    Les amateurs de belles mĂ©caniques seront comblĂ©s par la prĂ©sence de vĂ©hicules d’exception. Les Ferrari seront une fois encore Ă  l’honneur avec des modĂšles aussi prestigieux que la 250 MM, la 250 GT SWB, la 275 GTB/4 et la 365 GTB/4 CompĂ©tition. Ces joyaux, propriĂ©tĂ©s de pilotes passionnĂ©s, ne resteront pas sagement stationnĂ©s dans des salons feutrĂ©s, mais affronteront les routes exigeantes du parcours.

    Alpine sera Ă©galement largement reprĂ©sentĂ©e, avec six A110 engagĂ©es, ainsi qu’une A310 et une A106. Autre modĂšle rare et historique, une D.B HBR5 Barquette, construite par Deutsch-Bonnet, sera de la partie en catĂ©gorie RĂ©gularitĂ©. Cette voiture au chĂąssis lĂ©ger et au moteur Panhard avait notamment brillĂ© aux 24 Heures du Mans et au Tour de France Automobile 1957, pilotĂ©e Ă  l’époque par Paul Armagnac. Une prĂ©sence d’autant plus symbolique que sa fille, Corine Armagnac, prendra le volant de cette mythique barquette.

    Des pilotes de renom et des mĂ©caniques d’exception

    L’engagement de Richard Mille et de Pierre Fillon au volant d’une Lancia Stratos Groupe 4 de 1974 ne passera pas inaperçu. Le prĂ©sident de la Commission Endurance de la FIA et celui de l’Automobile Club de l’Ouest (ACO) s’aligneront en catĂ©gorie RĂ©gularitĂ©, avec une Stratos Ă  la dĂ©coration Alitalia, dĂ©jĂ  aperçue au dernier Rallye Monte-Carlo Historique.

    D’autres Stratos seront Ă©galement de la partie, accompagnĂ©es de machines de lĂ©gende comme les BMW M1 Procar, les De Tomaso Pantera et mĂȘme un prototype Matra MS650, cher au cĂ©lĂšbre « Mr John of B ». Ce bolide Ă  moteur V12, vainqueur du Tour de France Auto en 1970 et 1971, viendra rappeler aux spectateurs le glorieux passĂ© de Matra, jadis emmenĂ© par des pilotes comme Jean-Pierre Beltoise, Jean Todt, GĂ©rard Larrousse et Johnny Rives.

    Un parcours reliant Paris Ă  Nice

    Le Tour Auto 2025 s’élancera depuis Paris Expo avant de traverser plusieurs villes et circuits emblĂ©matiques, pour une arrivĂ©e spectaculaire sur la Promenade des Anglais Ă  Nice. Entre Ă©preuves spĂ©ciales et roulage sur circuit, cette Ă©dition promet des moments d’anthologie pour les participants comme pour les spectateurs.

    Avec un plateau aussi riche et varié, cette nouvelle édition du Tour Auto restera fidÚle à son ADN : une célébration du patrimoine automobile, du plaisir de conduire et de la compétition historique.

  • Ford Fiesta d’occasion : une citadine polyvalente et pleine de charme

    Ford Fiesta d’occasion : une citadine polyvalente et pleine de charme

    Depuis son lancement en 1976, la Ford Fiesta s’est imposĂ©e comme l’une des citadines les plus populaires en Europe. ApprĂ©ciĂ©e pour sa fiabilitĂ©, son dynamisme et son excellent rapport qualitĂ©-prix, elle sĂ©duit autant les jeunes conducteurs que les familles en quĂȘte d’un vĂ©hicule urbain agile et Ă©conomique. Aujourd’hui, acheter une Ford Fiesta d’occasion est une excellente alternative pour bĂ©nĂ©ficier de ces qualitĂ©s tout en rĂ©alisant des Ă©conomies.

    Un modÚle polyvalent et bien équipé

    La Ford Fiesta a su Ă©voluer au fil des gĂ©nĂ©rations pour proposer un niveau d’équipement digne des modĂšles du segment supĂ©rieur. Les versions rĂ©centes offrent des technologies modernes, comme un Ă©cran tactile avec SYNC 3, la connectivitĂ© Apple CarPlay et Android Auto, ainsi que des aides Ă  la conduite telles que l’alerte de franchissement de ligne et le rĂ©gulateur adaptatif.

    CĂŽtĂ© motorisations, la Fiesta est disponible en essence, diesel et mĂȘme en version micro-hybride sur les derniers modĂšles. Le cĂ©lĂšbre moteur EcoBoost 1.0 est particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© pour son Ă©quilibre entre performances et sobriĂ©tĂ©.

    Pourquoi opter pour une Ford Fiesta d’occasion ?

    Acheter une Ford Fiesta d’occasion permet de profiter de son excellent agrĂ©ment de conduite tout en Ă©vitant la dĂ©cote importante des modĂšles neufs. En effet, dĂšs la premiĂšre annĂ©e, une voiture neuve peut perdre jusqu’à 25 % de sa valeur. Avec un modĂšle d’occasion rĂ©cent, vous accĂ©dez Ă  un vĂ©hicule bien Ă©quipĂ© Ă  un tarif plus abordable.

    De plus, la Ford Fiesta jouit d’une bonne rĂ©putation en termes de fiabilitĂ©. Les versions produites aprĂšs 2017, issues de la septiĂšme gĂ©nĂ©ration, affichent une finition en nette amĂ©lioration et une meilleure insonorisation, rendant les trajets encore plus agrĂ©ables.

    Quelle version choisir ?

    Le choix d’une Ford Fiesta d’occasion dĂ©pend de vos besoins. Pour une utilisation urbaine, le moteur 1.0 EcoBoost 100 ch est un excellent compromis entre puissance et Ă©conomie de carburant. Si vous cherchez une version plus dynamique, la ST-Line propose un design sportif et un chĂąssis affĂ»tĂ©. Enfin, pour les amateurs de sensations fortes, la Fiesta ST, avec son moteur 1.5 EcoBoost de 200 ch, offre des performances impressionnantes tout en restant relativement accessible sur le marchĂ© de l’occasion.

    Que vous recherchiez une citadine Ă©conomique, une voiture Ă©quipĂ©e des derniĂšres technologies ou un modĂšle sportif, la Ford Fiesta d’occasion rĂ©pond Ă  de nombreux critĂšres. GrĂące Ă  son excellent rapport qualitĂ©-prix et Ă  sa large gamme de finitions et motorisations, elle reste une valeur sĂ»re sur le marchĂ© de l’occasion.

  • Comment bien choisir son assurance auto en 2025 ?

    Comment bien choisir son assurance auto en 2025 ?

    L’assurance auto est un Ă©lĂ©ment incontournable pour tout conducteur, qu’il s’agisse de protĂ©ger son vĂ©hicule, ses passagers ou d’anticiper d’éventuels sinistres. En 2025, avec l’évolution des technologies et des rĂ©glementations, il est essentiel de bien choisir son contrat afin d’ĂȘtre parfaitement couvert. Voici les critĂšres Ă  prendre en compte pour sĂ©lectionner une assurance auto adaptĂ©e Ă  vos besoins.

    1. Définir ses besoins en assurance auto

    Avant de souscrire un contrat, il est primordial d’évaluer ses besoins. Un conducteur quotidien n’aura pas les mĂȘmes exigences qu’un automobiliste occasionnel. De mĂȘme, la valeur de votre vĂ©hicule et votre historique de conduite influencent le choix de l’assurance.

    Assurance au tiers ou tous risques ?

    • L’assurance au tiers est la formule minimale lĂ©gale. Elle couvre les dommages causĂ©s Ă  un tiers, mais ne protĂšge pas votre propre vĂ©hicule en cas d’accident responsable.
    • L’assurance tous risques offre une protection plus large, incluant les dommages matĂ©riels, le vol, l’incendie ou encore le bris de glace. Elle est particuliĂšrement recommandĂ©e pour les vĂ©hicules rĂ©cents ou de valeur.

    2. Les garanties essentielles à ne pas négliger

    Les assurances proposent des garanties optionnelles qui peuvent faire la différence en cas de sinistre. Parmi les plus importantes :

    • La garantie conducteur : elle couvre les dommages corporels du conducteur, souvent sous-estimĂ©s.
    • La protection contre le vol et le vandalisme : essentielle si vous stationnez rĂ©guliĂšrement dans des zones Ă  risque.
    • L’assistance 0 km : utile pour ĂȘtre dĂ©pannĂ© Ă  domicile en cas de panne.
    • La garantie valeur Ă  neuf : permet de mieux indemniser votre vĂ©hicule en cas de destruction ou de vol total.

    3. Comparer les offres et privilégier la flexibilité

    Le prix d’une assurance auto dĂ©pend de nombreux facteurs : Ăąge du conducteur, bonus-malus, type de vĂ©hicule
 Il est donc essentiel de comparer les offres avant de signer. Certaines compagnies proposent aujourd’hui des contrats personnalisables et Ă©volutifs, permettant d’ajuster les garanties en fonction de vos besoins.

    4. Vérifier les exclusions et le montant des franchises

    Chaque contrat d’assurance comporte des exclusions, c’est-Ă -dire des situations dans lesquelles l’indemnisation ne sera pas appliquĂ©e. Il est donc crucial de bien lire les conditions gĂ©nĂ©rales. De plus, le montant des franchises (somme restant Ă  votre charge en cas de sinistre) doit ĂȘtre pris en compte pour Ă©viter les mauvaises surprises.

    Choisir une assurance auto en 2025 nĂ©cessite de bien analyser ses besoins et de comparer les offres disponibles. Une couverture bien adaptĂ©e permet de rouler sereinement, en Ă©tant protĂ©gĂ© contre les alĂ©as de la route. Prenez le temps d’étudier les garanties essentielles et de vĂ©rifier les exclusions pour Ă©viter les mauvaises surprises.