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Les frasques de Jeremy Clarkson

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Les frasques de Jeremy Clarkson

Jeremy Clarkson aime cultiver la controverse. Adulé par beaucoup pour sa liberté de paroles dans Top Gear, il a trop souvent franchi la ligne jaune (en voiture et au micro).

Retour en novembre 2008. La BBC reçoit un millier de lettres après une petite phrase diffusée dans Top Gear. Alors qu’il conduit un camion, il lâche : « Qu’est-ce qui compte pour les routiers ? Assassiner des prostituées ? L’économie de carburant ? » Le CSA local enterre l’affaire. Dans ses conclusions, il stipule que les commentaires étaient justifiés dans le contexte (!).

En février 2009, il surnomme le Premier Ministre de l’époque Gordon Brown « l’idiot écossais à un œil ». Contraint de s’excuser, il recommençait hors antenne en juillet en le traitant de « connard », entraînant un débat avec le diffuseur BBC2.

La même année, dans Top Gear Magazine, il affirmait : « Le problème est que les directeurs des télés pensent que si un programme est présenté par un homme hétéro, aux yeux bleus et aux cheveux blonds, l’autre animateur doit être une lesbienne musulmane et noire. »

En 2010, l’ambassadeur du Mexique demandait des excuses lorsque Richard Hammond décrivait les Mexicains avec quelques qualificatifs mal choisis : « paresseux, irresponsables et flatulents ». Clarkson et May enchainaient en ajoutant que leur nourriture était de la « friture à rendre malade ».

Toujours en 2010, une autre controverse était née des commentaires – non diffusés – d’ennui profond, lorsque le journaliste Alastair Campbell roulait dans la séquence voiture à petit prix.

En février 2011, Top Gear devait faire face à une plainte d’une commission indienne à la suite de la diffusion d’un sujet tourné en Inde, montrant la construction de toilettes à l’arrière d’une Jaguar « car tous les touristes qui visitent le pays attrapent la tourista. »

Juillet de la même année, lors de l’essai de la Jaguar XKR-S, Clarkson lance : « Elle est rapide et très, très bruyante. Et dans les virages, elle sort sa queue plus facilement que George Michael. » Le chanteur répondra : « C’est un cochon laid et homophobe. »

En 2013, il est accusé d’utiliser une expression raciste en chantant Am Stram Gram dans les allées d’un salon automobile. Cette séquence qui n’a jamais été diffusée a mené vers la diffusion d’une vidéo d’excuses où il affirme avoir essayé de masquer le mot, mais qu’il n’avait pas été assez bon.

L’an passé, Clarkson avait encore été accusé de racisme lorsque son équipe construisait un pont au Myanmar. Quand un homme a traversé, il a dit « slope on it », soit « silly, little, opium, peddling, easterner », traduction de l’acronyme : un oriental, colporteur, drogué, petit et débile. Slope désigne aussi une pente, comme le fait remarquer Richard Hammond.

Avant l’affaire qui secoue le Royaume-Uni aujourd’hui, Top Gear avait remis en cause les relations diplomatiques entre leur pays et l’Argentine. Clarkson roulait vers Ushuaia dans une Porsche 928 immatriculée H982 FKL, faisant référence à la guerre ayant opposée les deux pays pour les iles Falkland/Malouines en 1982. Le convoi avait été attaqué par des Argentins, forçant la production à quitter le pays. L’ambassade d’Argentine avait demandé des excuses, demande rejetée par la BBC.

Et la série continue sur twitter… Même si ce message a été effacé depuis, pour laisser place à de mauvaises excuses.

clarkson-tweet

Author: Alexandre Stricher

Pilote de AUTOcult.fr
Vie partagée entre le sport automobile, l’automobile et les embouteillages.
Auteur de « Rallye by Renault Sport » et « Belles des Années 80 ».



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