Étiquette : Ferrari

  • Photos : Luca di Montezemolo

    Photos : Luca di Montezemolo

    L’industrie automobile n’est pas vraiment une grande consommatrice de dirigeants. Une fois en place, ils restent souvent de nombreuses années. Ce fut le cas de Luca di Montezemolo, qui vient de quitter Ferrari après 23 ans à sa tête… Voici de quoi revivre cette histoire !

  • Record attendu, record battu pour la Ferrari 250 GTO

    Record attendu, record battu pour la Ferrari 250 GTO

    Il y a dix mois que l’on attendait ce jour… La Ferrari 250 GTO au châssis 3851 GT (l’un des 39 exemplaires produits) a été proposée aux enchères à Carmel en Californie. Et le record a bel et bien été battu.

    La bulle continue de gonfler… En 2011, une Ferrari 250 Testa Rossa avait été vendue pour 12,8 millions d’euros. L’an passé, une Mercedes-Benz W196 R s’est échangée pour 22,7 millions d’euros. Cette fois, c’est une Ferrari 250 GTO qui vient d’être cédée contre 28,45 millions d’euros…

    Pour rappel, cette 19e des 39 Ferrari 250 GTO est loin d’être l’exemplaire le plus remarquable. Il appartenait au collectionneur Fabrizio Violati, décédé en 2010. La voiture avait été détruite dès sa deuxième apparition lors de l’accident fatal à Henri Oreiller sur l’Autodrome de Montlhéry. Reconstruit par la suite, il avait ensuite été piloté par Jo Schlesser (victoire au Tour Auto), Paolo Colombo et Ernesto Prinoth avant d’arriver dans la collection romaine. Seul record à noter avant cette vente, il fut le châssis à rester le plus longtemps en possession d’un seul et unique propriétaire.

    Une autre Ferrari 250 GTO détient le record de la vente la plus chère (échange officiel et privé) à 38,35 millions d’euros.

  • Photos : en mémoire de Colin McRae

    Photos : en mémoire de Colin McRae

    Colin McRae fêterait son 46e anniversaire aujourd’hui sans un terrible accident d’hélicoptère. S’il n’est pas le pilote de rallye le plus titré de l’histoire, il est l’un de ceux qui a le plus marqué la discipline et rayonné bien au-delà des épreuves spéciales… Voici quelques souvenirs :

  • Commissaire-priseur : Ferrari 250 GTO Berlinetta

    Commissaire-priseur : Ferrari 250 GTO Berlinetta

    Il existe des modèles d’exception… Celui-ci symbolise la passion automobile à mes yeux. Depuis tout petit, je le vois comme la « voiture » ultime. Celle qui représente le sommet de l’industrie : Ferrari 250 GTO Berlinetta.

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    Moins de quarante châssis sont sortis des ateliers de la Scuderia Ferrari dans une époque assez sombre… Le projet avait été lancé au début des années 1960. Sur la base d’une 250 GT, Giotto Bizzarrini monte le V12 3,0 litres de la 250 Testa Rossa. Mais l’ingénieur des projets spéciaux se brouille avec Enzo Ferrari et quitte – avec de nombreux techniciens – Maranello.

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    Une nouvelle équipe se met en place. Mauro Forghieri arrive à la tête du département technique à seulement 27 ans. En quelques mois, il finalise la mise au point de la 250 GTO dessinée par Sergio Scaglietti, gagne le titre de Champion du Monde GT en 1963 avant de concevoir la cinquième Ferrari Championne du Monde de F1 en 1964 (Ferrari 158).

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    Durant plusieurs décennies, la 250 GTO Berlinetta va rester l’emblème de l’excellence que représente Ferrari dans le domaine du Grand Tourisme. Et, ces dernières années, l’excellence industrielle, mécanique, visuelle et sportive s’est transformée en records dans les salles de marché.

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    Pour ce modèle mis en vente à Quail Lodge en Californie, dont le principal résultat est une deuxième place lors du Tour de France Auto 1962 avec Jo Schlesser, on s’attend à sept zéros…

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    Pour rappel, le record est à mettre à l’actif d’une Mercedes W196R échangée contre 22,7 millions d’euros à Goodwood l’an passé. On s’attend donc à un nouveau record pour le châssis 3851 GT. Et je parlais déjà de cette éventualité de voir ce même châssis battre ce fameux record dès le mois d’octobre

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  • Commissaire-priseur : Ferrari 166 Inter Coupé

    Commissaire-priseur : Ferrari 166 Inter Coupé

    C’est l’un des tout premiers coupés construits par Ferrari. Cette 166 Inter Coupé date de 1949. Elle sera mise en vente par Bonhams lors du Goodwood Festival of Speed le 27 juin.

    Alors que le premier prototype de Ferrari portant le Cheval Cabré remonte à 1947 et que les premières productions sont sorties des ateliers en 1948, l’assemblage de cette Ferrari 166 Inter Coupe a débuté le 28 novembre 1949.

    Equipée d’un moteur 2 litres V12, elle a été vendue à Augusto Caraceni, frère de Domenico Caraceni, réputé être le père de la couture italienne.

    Plusieurs autres propriétaires sont répertoriés dont le Comte de Castelbarco.

    Seulement 37 châssis de 166 Inter ont été produits. La plupart ont été confiés à des carrossiers. Le modèle (027S) mis en vente a été dessiné par Touring of Milan.

    L’estimation est comprise entre 950 000 et 1 200 000 euros.

  • La stratégie gagnante de Ferrari

    La stratégie gagnante de Ferrari

    Il n’est pas question de critiquer les envies d’expansion de marques telles que Porsche ou Maserati (voire BMW à une autre échelle)… Mais la stratégie appliquée aujourd’hui par Ferrari est une vraie réussite et le meilleur moyen d’entretenir un mythe.

    En seulement quelques années, Enzo Ferrari a placé sa marque au rang de référence mondiale en termes de voitures de sport. Profitant de très « hauts », résistant à de très « bas » en se laissant acheté par le Groupe FIAT, Ferrari est resté en vie et a su conserver une image exclusive.

    Alors que de nombreux patrons cherchent à augmenter leur chiffre d’affaires pour croître et améliorer leur rentabilité, Luca di Montezemolo a clairement annoncé vouloir réduire la production de Ferrari.

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    Entre 2012 et 2013, Ferrari est passé sous la barre des 7 000 voitures vendues. Montezemolo cherche à renforcer l’image d’exclusivité de la marque en continuant une légère inflexion de la production, de 1 à 2 %.

    Malgré cette baisse de production, Montezemolo est convaincu de pouvoir accentuer ses marges : « Ceux qui achètent une Ferrari achètent du rêve. Ils doivent être assurés que leur rêve d’exclusivité va perdurer. »

    En renforçant l’exclusivité de chaque modèle, Ferrari cherche à rendre chaque véhicule unique. En faisait du « sur-mesure », la marque italienne veut revenir à son positionnement initial en – encore – monter en gamme.

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    Brand Finance a fait de Ferrari « la marque la plus forte au monde ». Et Businessweek ajoute : « Toute entreprise se doit de se développer. Toutefois, la croissance d’une entreprise ne se réduit pas à son accroissement. Si vos volumes augmentent trop rapidement, vous augmentez le risque de faire face à des problèmes de qualité et à des conflits culturels internes. En mettant l’accent sur l’instauration d’une fidélité client sans faille, il vous sera possible de créer non seulement un cercle vertueux de profits et de réinvestissements, mais également un sentiment de fierté et de satisfaction grandissant. »

    Comme l’affirme Luca di Montezemolo, « La qualité des ventes revêt une plus grande importance que leur volume. »

    Volume, marges… Voilà qui ne s’applique pourtant pas qu’à Ferrari dans l’industrie automobile !

  • Citation : Sergio Pininfarina

    Citation : Sergio Pininfarina

    Citation de Sergio Pininfarina, Italien, designer de génie et homme politique : « Trois personnes m’ont apporté l’amour de l’automobile : mon père pour le style, Ferrari pour la technique et Alec Issigonis pour l’innovation. Mon père était plus exceptionnel comme homme que comme designer. Et comme c’était le meilleur designer du monde, faites l’équation ! »

  • Quand Enzo Ferrari roulait en Peugeot

    Quand Enzo Ferrari roulait en Peugeot

    Gros coup de cœur pour le récit de Dino Tagliazuchi, chauffeur d’Enzo Ferrari, publié par Cavallino l’an passé. On y apprend de belles anecdotes dont une au sujet des Peugeot du Commendatore.

    L’une des plus grandes personnalités de l’industrie automobile ne roulait pas toujours dans ses propres voitures. Enzo Ferrari préférait les Peugeot.

    Le fondateur de la Scuderia conduisait une Peugeot 404 berline dans les années 1960. Il y avait néanmoins apporté quelques modifications personnelles avec l’ajout d’un volant Nardi et de phares tirés d’une Lancia Flaminia.

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    Une blessure à un genou l’empêcha définitivement de prendre le volant avant la fin de la décennie. Lorsqu’il fit l’acquisition d’une 504 berline, il laissa son chauffeur la conduire.

    Au début des années 1970, il a aussi fait l’acquisition d’une Peugeot 504 Coupé avant de devoir se restreindre à n’utiliser que des modèles du Groupe FIAT qui détenait 50 % de son entreprise.

    Mais Le Commendatore n’utilisait pas que des Peugeot. Alec Issigonis lui avait offert une MINI Cooper qu’il préférait utiliser l’hiver.

    Dans son récit, Dino Tagliazuchi affirme également qu’Enzo Ferrari ne possédait qu’un seul modèle de sa gamme : une 365 GT qu’il n’utilisait que pour les opérations promotionnelles.

  • Nouveauté : Ferrari California T

    Nouveauté : Ferrari California T

    T pour turbo ! Quelques jours après les premiers tours de circuit de la Ferrari F14T à Jerez, un autre T apparaît dans le nom d’une Ferrari. La California de seconde génération s’appelle California T.

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    La recette ne change pas. La « petite » Ferrari reste un Coupé Cabriolet avec un toit rigide rétractable. En dehors d’une ligne proche du design d’une F12berlinetta, c’est sous le capot que cette California T innove.

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    Pour la première fois depuis la F40, Maranello installe un turbo dans un modèle de série. Le V8 de 3,9 litres produit alors 560 chevaux et 755 Nm (+ 100 chevaux et + 270 Nm par rapport à l’ancien V8 de 4,3 litres) pour un poids total de la California T affiché à 1 625 kg.

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    Ferrari annonce 316 km/h en vitesse de pointe et le 0 à 100 km/h en 3,6 secondes. Et si vous êtes assez endoctrinés pour vouloir connaître les émissions de CO2, elles sont de 250 grammes / km.

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  • Commissaire-priseur : Ferrari 166 MM/55

    Commissaire-priseur : Ferrari 166 MM/55

    Voici le modèle qui a atteint un sommet lors de la vente Artcurial qui s’est tenue au cœur du Salon Rétromobile 2014 la semaine dernière. Une Ferrari 166 MM/55 a été adjugée pour 2 550 000 euros.

    Après la Tipo 125 S, la 166 est le second modèle à porter l’écusson Ferrari. Présenté en 1948, il s’est imposé sur les routes du Mille Miglia puis aux 24 Heures du Mans.

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    Au total, 70 exemplaires de la 166 ont été construits, carrossés par Touring, Vignale ou Stabilimenti Farina, en barquette, berlinette et cabriolet.

    Le châssis vendu à Rétromobile est sorti des ateliers le 1er avril 1953 avec un moteur V12 de 2 litres, puis envoyé à la Carrozzeria Vignale. Un mois plus tard, la voiture est livrée au Garage Francorchamps pour être réceptionnée par son acquéreur Jacques Herzet.

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    Après une première saison sportive sur des épreuves en Belgique et en Amérique du Sud, Herzet confie sa voiture à Martial Oblin pour en faire une barquette. Durant les trois années suivantes, son propriétaire la pilote sur des courses belges et l’expose au Salon de Bruxelles 1955.

    A partir de 1957, cette Ferrari 166 MM change de mains à plusieurs reprises. Une restauration totale est entreprise en 2012 pour la remettre en configuration Salon de Bruxelles. A Rétromobile 2014, elle fut la voiture la plus chère vendue aux enchères.

  • Roberto Rosselini et Ingrid Bergman en Ferrari 212 Inter

    Roberto Rosselini et Ingrid Bergman en Ferrari 212 Inter

    C’est l’une des histoires d’amour les plus connues de l’après-guerre. Parmi leurs belles histoires, l’Italien Roberto Rosselini et la Suédoise Ingrid Bergman ont traversé l’Europe à bord d’une Ferrari 212 Inter carrossée par Pinin Farina, dès sa livraison.

    Réalisateur à succès avec Rome, Ville Ouverte (1945) et Païsa (1946), Roberto Rosselini a vécu une grande histoire d’amour avec Ingrid Bergman.

    En 1948, l’actrice suédoise oscarisée, la mieux rémunérée à l’époque, décide d’écrire au réalisateur italien.

    Cher Monsieur Rossellini,

    J’ai vu vos films Rome, ville ouverte et Païsa, et les ai beaucoup appréciés. Si vous avez besoin d’une actrice suédoise qui parle très bien anglais, qui n’a pas oublié son allemand, qui n’est pas très compréhensible en français, et qui en italien ne sait dire que « ti amo», alors je suis prête à venir faire un film avec vous.

    Ingrid Bergman

    Ils travaillent ensemble dès l’année suivante et enchaînent les films. Mais leur relation, alors qu’ils sont tous les deux mariés, fait scandale. Rosselini et Bergman décident alors de changer de vie. Ils se marient en 1950 alors que Bergman est « bannie » d’Hollywood pour cette infidélité.

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    Pour leur deuxième anniversaire de mariage, Roberto Rosselini offre une Ferrari 250 Inter carrossée par Pininfarina à Ingrid Bergman. Lors d’une conversation avec Enzo Ferrari, l’actrice aurait dit : « Au lieu de nous acheter un nouvel appartement, nous avons commandé une nouvelle Ferrari avec un plus grand coffre. »

    A la livraison, Ingrid Bergman comprend que le coffre reste bien trop petit pour toutes ses valises. Le couple quitte Rome avec les bagages fixés sur le toit. Ils traversent l’Europe à travers l’Italie, la Suisse, l’Allemagne et prennent un ferry au Danemark pour rejoindre la Suède. Ils arrivent au Grand Hotel de Stockholm à trois heures du matin. Le lendemain, l’actrice reçoit un prix.

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    Ce modèle, qu’Ingrid Bergman surnommait le bébé grognon, a également été engagé en compétition. Roberto Rosselini l’a piloté en 1953 lors de la Stella Alpina.

    Le châssis 0265 EU (moteur V12 de 2,6 litres et 170 chevaux) a ensuite été vendu aux Etats-Unis. Il a récemment été mis aux enchères. Une offre à 525 000 dollars n’a pas été retenue.

    En 1954, Roberto Rosselini avait commandé une autre Ferrari tout à fait spéciale : un exemplaire unique de 375 MM de la Carrozzeria Scaglietti.

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  • Ferrari 250 GTO, Mercedes W196 R : l’année des records

    Ferrari 250 GTO, Mercedes W196 R : l’année des records

    Depuis quelques années, une bulle se forme autour des véhicules de collection. Les records tombent. Après la Mercedes W196 R pilotée par Juan Manuel Fangio, nouvelle référence des ventes aux enchères, c’est au tour d’une Ferrari 250 GTO de battre un record lors d’une vente privée.

    Il n’existe que trente-six Ferrari 250 GTO dans le monde, trente-trois d’une première série et trois d’une seconde. Références en matière de voiture de collection, elles s’arrachent à prix d’or. Au printemps 2012, l’Américain Craig McCaw – fondateur d’entreprises de télécommunication rachetées par des géants de l’industrie – avait déjà déboursé 36 millions de dollars pour s’offrir l’un de ses 36 modèles, ex-Stirling Moss…

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    Cette fois, c’est le châssis 5111 GT qui a changé de main. L’Américain Paul Pappalardo l’avait acquis en 1974. Son premier propriétaire fut Jean Guichet qui remporta le Tour de France 1963 et les courses de côte de Chamrousse 1964 et 1965 à son volant. Depuis, Pappalardo n’avait cessé de la faire rouler dans de nombreuses épreuves historiques. Il vient de la vendre pour 52 millions de dollars (38,35 millions d’euros)… à un acheteur pour l’instant inconnu. Un record qui pourrait être prochainement battu.

    Un autre de ces trente-six modèles est en effet en vente. Il s’agit du châssis 3851 GT qui appartenait au collectionneur Fabrizio Violati, décédé en 2010. Cet exemplaire avait été détruit dès sa deuxième apparition lors de l’accident fatal à Henri Oreiller sur l’Autodrome de Montlhéry. Reconstruit en 1963, il avait ensuite été piloté par Paolo Colombo et Ernesto Prinoth avant d’arriver dans la collection romaine.

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    Cet été, c’est le record lors d’une vente aux enchères qui est tombé. A Goodwood, c’est la Mercedes W196 R « Flèche d’Argent » avec laquelle Juan Manuel Fangio avait remporté son deuxième titre mondial en F1 qui avait été adjugée à 19,6 millions de livres sterling (22,7 millions d’euros). Le précédent record datait de 2011 pour une Ferrari 250 Testa Rossa (0666 TR) vendue 16,4 millions de dollars (12,8 millions d’euros).

    Quant au record de la voiture neuve la plus chère, il est la propriété de Lamborghini avec sa Veneno proposée à 3,6 millions d’euros.