Auteur/autrice : Rédaction

  • Citation : Paul Newman

    Citation : Paul Newman

    Citation de Paul Newman, acteur, réalisateur, pilote automobile et patron d’écurie automobile américain : « Il est inutile d’appuyer sur la pédale de freins lorsque l’on est sur le toit. »

    Paul Newman a terminé deuxième des 24 Heures du Mans 1979. En Champ Car puis en IndyCar, il a fait rouler Mario Andretti, Nigel Mansell, Cristiano da Matta et Sébastien Bourdais.

    En photo : Paul Newman et Jackie Stewart.

  • Nissan fête son 80e anniversaire

    Nissan fête son 80e anniversaire

    Officiellement, la création de l’entreprise Nissan date du mois de décembre 1933. Elle fait référence à la création de Jidosha-Seizo Ltd par Tobata Imono Co et Nihon Sangyo Co. Mais les vraies racines de la marque remontent à 1910 avec le lancement de Tobata Casting Co.

    C’est avant la première guerre mondiale que la première DAT est mise sur les routes avec un moteur 2 cylindres en V. Au début des années 1930, les DAT deviennent Datson puis Datsun.

    Le nom Nissan apparaît pour la première fois en 1934. Nissan Motor Co Ltd produits les Datsun mais aussi des camions, des avions et des moteurs pour l’industrie militaire. Le conglomérat regroupe d’autres entreprises comme Hitachi et devient la quatrième entreprise du Japon.

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    La toute première automobile baptisée Nissan est une « 70 » assemblée avec des pièces de Graham Paige Motors Corp. à partir de mars 1937.

    Après la guerre, les gammes se divisent entre Datsun et Nissan. L’expansion passe par les Etats-Unis à la fin des années 1950 et l’Europe à partir de 1962.

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    Dans les années 1970, Nissan est en forte expansion et se rapproche de Toyota, le leader national. Mais l’endettement rattrape la stratégie du groupe. A la fin du siècle, la marque de Yokohama ne parvient plus à faire de bénéfices. Nissan cherche un partenaire. Le mariage avec Daimler échoue, la faillite n’est plus très loin. Patron de Renault, Louis Schweitzer fait alors le pari d’investir 3,4 milliards d’euros. Il obtient des garanties de l’Etat français et place Carlos Ghosn, son Directeur Général Adjoint, à la tête d’un Nissan appartenant à 43,4 % à Renault.

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    Large plan de réduction des coûts et suppression de 21 000 emplois, Nissan fait des profits en deux ans. En huit ans, les ventes progressent de 50 %. Très récemment, la marque Datsun a été réactivée.

    L’Alliance Renault-Nissan est actuellement le quatrième groupe mondial.

  • Da Svidaniia Lada Samara !

    Da Svidaniia Lada Samara !

    1984… Les derniers coups d’éclat de la grande Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Cette année-là, le plus grand pays de la planète décide de prendre une revanche sur les Etats-Unis en boycottant les Jeux Olympiques de Los Angeles. C’est aussi l’année du lancement de la Lada Samara, la nouvelle berline familiale du citoyen russe.

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    Pour AvtoVAZ, maison-mère de Lada, cette Samara représente l’avenir. Elle est la première traction mise au point en URSS et son moteur est développé en collaboration avec Porsche.

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    D’abord appelée Spoutnik sur son marché national, la Samara s’exporte vers l’ouest et conquiert des parts de marché dès 1986. A l’image de ce que réalise Dacia aujourd’hui, Lada parvient à proposer une berline compacte à des prix très concurrentiels.

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    En 29 ans, plus de 5 millions de véhicules ont été commercialisés sur deux générations.

    D’où vient le nom Samara ?
    Le Samara est un oblast de l’URSS. Un oblast est une unité admistrative, semblable à une région. La capitale de l’oblast de Samara est… Samara. La deuxième ville est Togliatti, où était produite la Samara jusqu’en 2004. La Samara a également été produite en Ukraine, au Kazakhstan, en Finlande et en Uruguay.

  • Des photos inédites de Steve McQueen

    Des photos inédites de Steve McQueen

    Vous pensiez avoir tout vu au sujet de Steve McQueen ? Des photographies de Barry Feinstein viennent d’être exhumées pour organiser une exposition à Londres et sortir un livre « Unseen McQueen ».

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    Deux livres sont immanquables au sujet de l’acteur pilote : Steve McQueen de William Clawton et Steve de François Gragnon. Un troisième va peut-être venir s’ajouter à cette courte liste.

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    Le photographe Barry Feinstein, disparu en 2011, a longtemps travaillé pour le magazine Life et a réalisé un demi-millier de pochettes d’albums. Il a suivi John Fitzgerald Kennedy, Richard Nixon et quelques stars d’Hollywood comme Marlene Dietrich, Judy Garland, Charlton Heston, Jayne Mansfield et Steve McQueen.

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    Les photos exposées ont été prises entre 1960 et 1968, sur le tournage de Bullitt, sur les circuits et chez Steve McQueen.

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    L’exposition a lieu à The Custom Factory à Londres, au dernier étage d’un parking situé au 32 Brewer Street, jusqu’au 14 janvier 2014.

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    Elle est intitulée « Live For Myself, Answer To Nobody », l’une des citations les plus célèbres de Steve McQueen.

  • Photos : Le road-trip de David Coulthard à Cuba

    Photos : Le road-trip de David Coulthard à Cuba

    Suite de notre folle semaine cubaine… Cet été, (juste avant de nous emmener faire un tour en Renault Twin’Run) David Coulthard et des membres d’Infiniti Red Bull Racing sont partis à Cuba pour participer au Cuban Classic Car Rally au volant d’une Pontiac de 1955.

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    Au milieu des 60 000 voitures datant d’avant la révolution (1er janvier 1955), Coulthard et son copilote Tony Burrows ne se sont pas tant fait remarquer.

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    Accompagnés par deux mécaniciens de l’équipe championne du monde de F1, ils ont pu découvrir la « débrouille » locale pour réparer des pièces de plus d’un demi-siècle.

  • Nouveauté : Lamborghini Huracan LP 610-4

    Nouveauté : Lamborghini Huracan LP 610-4

    On attendait la remplaçante de la Gallardo pour le Salon de Genève, Lamborghini n’a pas attendu le début d’année pour dévoiler les premières photos de sa nouvelle Huracan LP 610-4.

    14 022 Gallardo ont été produites avant que le taureau ne soit remplacé. Celui qui entre dans l’arène appartient à la race « Conte de la Patilla ». Huracan s’est illustré à Alicante en août 1879. Un détail que seuls les très grands fans de Tauromachie peuvent connaître. Je n’ai retrouvé trace de cette race que dans la presse toulousaine du début du siècle dernier !

    L’Huracan conserve une vraie silhouette de Lamborghini en lui donnant un réel style contemporain plutôt réussi.

    Sous le capot, on annonce un nouveau V10 5,2 litres de 610 chevaux (qui explique le nom) pour 560 Nm. Avec ses quatre roues motrices, elle passe de 0 à 100 km/h en 3,2 secondes et atteint 325 km/h en vitesse de pointe.

    Premières livraisons dès ce printemps. Le tarif n’a pas été communiqué.

  • Non, le Volkswagen Combi n’est pas mort !

    Non, le Volkswagen Combi n’est pas mort !

    Il y a eu l’arrêt de la production de la Coccinelle en 2003 au Mexique, il y a désormais celui du Combi en 2013 au Brésil. Mais la fin de l’assemblage et de sa commercialisation ne veut pas dire la mort d’un modèle. Le Combi, comme la Beetle, ne disparaîtra jamais.

    L’histoire commence en 1947. L’importateur néerlandais de Volkswagen visite l’usine de Wolfsburg et voit une Coccinelle recarrossée pour transporter les lourdes charges. Ben Pon travaille cette idée. Il esquisse une forme de caisse avec un moteur arrière et un volant à l’avant.

    Le Néerlandais présente son projet à la direction de Volkswagen. Heinrich Nordoff, patron de la marque, fait construire un premier prototype en novembre 1949. Le Transporter est présenté au Salon de Genève 1950 et vite surnommé Bulli. La première série sort de l’usine en mars 1950, il y a 63 ans.

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    Le Type 2 (Transporter) reprend des éléments du Type 1 (Coccinelle) : moteur et essieux sont communs. La carrosserie autoporteuse repose sur un cadre tubulaire central. Huit personnes peuvent s’installer dans l’habitacle. La charge utile est fixée à 750 kilogrammes. La masse reste très contenu et le moteur développe 24 chevaux.

    En quatre ans, 100 000 Transporter sont déjà vendus. Les versions se multiplient pour répondre à tous les besoins : transport de personnes, fourgon, plateau, pompiers, ambulance… Après 18 ans de service et 1 800 000 exemplaires, le Transporter T1 cède la place au T2. Plus moderne, plus sûr et plus confortable, il conserve néanmoins un air de famille avec son prédécesseur.

    Volkswagen_T2

    Il est aussi vite adopté. Et c’est avec ce T2 que s’arrête « l’histoire » du Combi. C’est un dernier T2 qui sortira dans quelques heures d’une usine brésilienne. La fin d’une époque, pas la fin d’une histoire.

    En 1979, Volkswagen avait tenté de moderniser son Combi avec le T3. Plus gros, plus lourd, il n’avait plus le charme des Combi. La série s’est poursuivie en 1990 avec le T4 puis en 2003 avec le T5.

    Volkswagen_Bulli

    Il y a un peu plus de dix ans, un concept nommé Microbus avait tenté de faire revivre le mythe mais Volkswagen n’est pas allé jusqu’au stade de la commercialisation. Une nouvelle tentative avait été faite en 2011 avec le Bulli concept car.

    Cette absence de nouveautés ne change en rien l’amour des fans pour les Combi T1 et T2. En témoigne la belle communauté réunie par BeCombi. Le Combi possède une histoire et ses propriétaires ont tous de belles histoires et construisent encore leurs souvenirs à leur bord.

    Voici donc le tout dernier T2 neuf, produit au Brésil…

    Volkswagen_Kombi

  • Le parc automobile cubain va se moderniser

    Le parc automobile cubain va se moderniser

    Est-ce l’approche de l’hiver à Paris qui me donne envie de parler de Cuba cette semaine ? Après l’enlèvement de Juan Manuel Fangio en 1958, voici une information beaucoup plus récente. Le gouvernement de Cuba a décidé d’assouplir les règles d’achats de véhicules. Il n’est plus nécessaire de rechercher des voitures produites avant 1959 !

    Jusqu’en 2011, les Cubains ne pouvaient pas acheter de véhicules produits après la révolution de 1959. L’idée de propriété était rigoureusement contrôlée par le régime castriste. Et il n’y avait pas de grande difficulté à surveiller le parc automobile national.

    Il y a deux ans, la loi a été assouplie. Les Cubains ont eu le droit d’acheter ou de vendre – entre eux – des voitures. Ils pouvaient aussi acheter une voiture neuve ou une voiture d’occasion (post 1959), dans les succursales contrôlées par le gouvernement, grâce à un permis délivré aux citoyens œuvrant pour l’Etat comme les médecins ou les diplomates… Et les Lada se sont multipliées.

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    Ce mercredi, le Conseil des Ministres a approuvé une résolution pour éliminer ce permis nécessaire à l’achat d’un véhicule.

    Chaque Cubain a désormais l’autorisation d’acheter sa propre voiture… Mais toujours dans une concession d’état. L’importation reste strictement interdite.

    Cité par Reuters, un résident de La Havane, s’amuse de cette décision : « Oui, je peux acheter une voiture. Mais avec quoi ? Notre économie ne nous permet pas d’épargner pour pouvoir en acheter ! »

  • Nouveauté : Citroën DS 5LS

    Nouveauté : Citroën DS 5LS

    Devant des dizaines de journalistes chinois (et quelques autres aussi) invités au Carrousel du Louvre cet après-midi, Citroën vient de présenter sa DS 5LS. Haut-de-gamme de la marque, il sera produit dans l’usine de Shenzhen pour le marché chinois, uniquement pour le marché chinois.

    La face avant est très clairement inspirée des concepts Numéro 9 et Wild Rubis avec une calandre baptisée « DS Wings ». La DS 5LS s’allonge sur 4,70 mètres pour 1,84 mètre de large. A l’intérieur, cette nouvelle DS reprend la confection des sièges en « bracelet » avec un nouveau cuir. On retrouve un ioniseur d’air et une installation hifi Denon.

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    Les moteurs seront les THP 160 et THP 200 avec une boîte de vitesses automatique à six rapports.

    L’offensive chinoise continuera en 2014 avec le lancement d’un SUV.

    Pour bien marquer son empreinte parisienne, Citroën a choisi le Studio Harcourt pour réaliser les photos de présentation de sa nouvelle DS 5LS.

    Mais, pour l’instant, DS 5LS est un modèle réservé à la Chine…

  • Une journée chez Oscaro

    Une journée chez Oscaro

    Il y a deux manières de passer une journée chez Oscaro. Soit vous êtes une pièce du catalogue, vous arrivez dans un petit emballage dans le centre logistique de Gennevilliers et vous repartez vite chez un client, soit vous êtes invités à découvrir l’envers du décor. Et comme nous ne sommes pas des pièces…

    Depuis notre victoire aux Golden Blog Awards le mois dernier, Jean-Charles et moi avons reçu de nombreuses sollicitations (continuez !). Parrain de la catégorie Auto-Moto, Oscaro était un passage obligé.

    Flux tendu
    Le port de Gennevilliers est une piste de danse… Les camions valsent de toutes parts. Et Oscaro est en partie responsable du trafic. Chaque jour, entre quinze et vingt remorques arrivent et repartent du centre logistique. Le flux est permanent avec jusqu’à quatre livraisons par jour de la part des plus grands équipementiers comme le Français Valeo ou le Belge Doyen.

    Ce flux incessant est le résultat d’une gestion au cordeau. Exceptés les 150 produits les plus commandés, les huiles et les batteries, aucune pièce n’est stockée sur place. Tout est acheminé automatiquement lorsque la commande (20 000 par jour) est passée sur oscaro.com. En pénétrant à Gennevilliers, chaque pièce est scannée, puis orientée.

    oscaro-visite-02

    Depuis cet été, les lignes sont partiellement automatisées en laissant l’intervention humaine au premier plan. 250 personnes travaillent sur la plateforme pour trier les commandes et confectionner les colis selon la taille et la masse des pièces.

    A l’autre bout de la chaine, les colis sont étiquetés puis préparés par palette pour être répartis chez les différents transporteurs. Une pièce peut passer moins de trois heures à Gennevilliers avant de partir chez le client. Seules les commandes de plusieurs produits avec des pièces très rares peuvent réclamer un traitement de plus d’une journée.

    Cette visite nous a également permis de découvrir le centre d’appel. Forcément, rien d’extraordinaire à passer au cœur d’un open-space plein de téléconseillers. Sauf que ces téléconseillers sont un réel atout.

    Réorientation
    Oscaro.com permet de commander ses pièces pour pratiquer ses interventions soi-même. Souvent, un petit conseil permet de mieux choisir le produit à acheter et de bien préparer sa réparation. A qui demanderiez-vous ces conseils ? A un mécanicien !

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    Et bien Oscaro a choisi de former des 160 mécaniciens désirant se reconvertir au métier de relation clientèle plutôt que d’embaucher des téléconseillers et de les former à la mécanique. Sachant que 70 % des 50 000 appels reçus chaque semaine concernent l’avant-vente, l’idée est simplement géniale.

    La plateforme logistique livre en France et en Espagne. Le centre d’appel s’adresse aux clients du site français. Un autre centre d’une quinzaine de personnes a été ouvert en Espagne pour ce marché. Une autre plateforme logistique est également opérationnelle en Californie pour le site américain. Et Oscaro.com est encore amené à s’internationaliser très prochainement…

    Merci à Oscaro pour cette visite.

  • Juan Manuel Fangio enlevé par les Castristes

    Juan Manuel Fangio enlevé par les Castristes

    26 juillet 1953… Fidel et Raul Castro attaquent une caserne pour s’opposer au Général Batista qui vient de prendre le pouvoir à Cuba par un coup d’état. Capturés, ils sont condamnés à 15 et 13 ans de prison. Deux ans plus tard, Fulgencio Batista décide de libérer tous les prisonniers politiques. Les Castro reprennent la lutte armée. Et le 23 février 1958, ils font enlever Juan Manuel Fangio avant le Grand Prix de Cuba.

    Le premier Grand Prix de Cuba date de 1957. Batista cherchait à organiser un événement d’envergure internationale pour attirer les touristes. Il invite quelques-unes des plus grandes stars du sport automobile à s’affronter sur un circuit est tracé dans les rues de La Havane.

    Déjà quatre fois Champion du Monde de F1 (en bientôt cinq), Juan Manuel Fangio s’impose au volant d’une Maserati 300S devant Caroll Shelby sur une Ferrari 410 et le Marquis de Portago sur une Ferrari 860.

    L’année suivante, l’équipe Maserati dépêche son quintuple Champion du Monde Fangio et son « jamais » Champion du Monde Stirling Moss. Mais cette deuxième édition va s’avérer désastreuse.

    La Maserati 450S n’étant pas encore prête, Fangio participe aux premiers essais avec une 300S. Un accident fatal à Diego Veguillas vient endeuiller les préparatifs de la course.

    Batista cherche à mettre en valeur La Havane pour transformer sa capitale en un lieu incontournable sur le continent américain. Il se montre avec les pilotes, organise de belles soirées et promet de transformer la ville en Las Vegas des Caraïbes.

    Mais à la veille du Grand Prix (hors championnat), Juan Manuel Fangio est kidnappé alors qu’il marche dans le lobby du luxueux Hotel Lincoln. Un jeune révolutionnaire vêtu d’une veste en cuir brandit une arme : « Fangio, tu dois venir avec moi. Je suis un membre du Mouvement du 26 juillet. »

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    Un ami du pilote argentin tente de s’interposer mais se ravise face au pistolet. Fangio monte dans une voiture et disparaît.

    Si les hommes de Castro multiplient les opérations musclées, cette prise d’otage est un coup de maître pour les révolutionnaires. Ils gâchent la fête de leur ennemi juré et s’offrent une tribune internationale.

    Batista refuse d’annuler la course. Il fait surveiller la chambre de Stirling Moss. Plus tard, le Britannique racontera qu’un garde le réveillait toutes les trois heures pour vérifier s’il était bien là. Et Fangio avait convaincu ses ravisseurs de ne pas s’attaquer à son équipier qui était en lune de miel. Un beau mensonge.

    Fangio fut emmené dans un appartement… Un bon repas et une bonne nuit, il affirmera ne pas s’être senti en danger. Syndrome de Stockholm, il fut même très accommodant avec ses ravisseurs : « C’est une aventure. Si les rebelles font ça pour une bonne cause, alors, en tant qu’Argentin, je l’accepte. »

    Sous l’impulsion de Batista, la course de 500 km est organisée. 150 000 spectateurs sont présents. Le Français Maurice Trintignant remplace Fangio dans la Maserati numéro 2.

    Dans l’appartement, Fangio se voit proposer une radio pour écouter la retransmission de la course. Il refuse.

    Masten Gregory et sa Ferrari partent en tête devant Stirling Moss. Au début du cinquième tour, la quasi-totalité du circuit est souillée d’huile par une fuite de la Porsche de Roberto Mieres.

    Juan-Manuel-Fangio-Cuba-1958-03

    Au tour suivant, l’inévitable arrive. Le Cubain Armando Garcia Cifuentes perd le contrôle de sa Ferrari. Il heurte des spectateurs. Quarantaine sont blessés et sept meurent.

    Gregory et Moss continuent de lutter pour la première place jusqu’à ce qu’ils passent devant l’accident et aperçoivent des drapeaux rouges. Les deux voitures ralentissent et arrivent sur la ligne droite des stands. Stirling Moss accélère et passe sur la ligne d’arrivée en tête, déclenchant la colère de son rival.

    « Je savais que la seule personne à avoir le droit de présenter le drapeau rouge était le directeur de course », se rappelle Moss. « Il ne pouvait être à un autre endroit que sur la ligne d’arrivée. Tous les drapeaux rouges que nous avions vus précédemment n’étaient pas légaux. J’ai calmé Masten en lui proposant de partager équitablement les primes. On s’est mis d’accord au lieu de laisser l’organisateur décider. Officiellement, j’ai gagné cette course. Mais, en vérité, personne n’a gagné. Ce n’était pas important. Surtout avec tout ce qui s’était passé durant le week-end. »

    Peu après l’arrivée, Fangio fut conduit à l’ambassade d’Argentine et relâché. Entre la vie et la mort, Armando Garcia Cifuentes fut accusé d’homicide involontaire. Remis, il quitta Cuba après la prise de pouvoir de Castro et s’installa à Madrid.

    Le 1er janvier 1959, Fidel Castro réussit son coup d’état. Le troisième Grand Prix de Cuba est organisé en 1960 dans le camp militaire de Columbia. Stirling Moss s’impose encore mais le pilote Ferrari Ettore Chimeri décède après être tombé dans un ravin d’une cinquantaine de mètres avec sa Ferrari.

    Le gouvernement révolutionnaire considère alors que le sport automobile est une discipline de riches et l’interdit…

    Note : il existe des images de l’accident du Cifuentes, appartenant à British Pathe.

  • Citation : Enzo Ferrari

    Citation : Enzo Ferrari

    Citation d’Enzo Ferrari, Italien, fondateur de la Scuderia Ferrari et de Ferrari Automobili, surnommé « Il Commendatore » : « Les voitures de course ne sont ni belles, ni moches. Elles deviennent belles lorsqu’elles gagnent. »