Étiquette : marketing

  • Beetleboards & Poster Motors : Quand votre voiture payait son loyer (et affichait vos préférences de préservatifs)

    Beetleboards & Poster Motors : Quand votre voiture payait son loyer (et affichait vos préférences de préservatifs)

    Aujourd’hui, en 2026, voir une Tesla floquée aux couleurs d’une application de livraison ne choque personne. Mais saviez-vous que dans les années 70, transformer sa voiture privée en panneau publicitaire géant était une véritable révolution culturelle ? Entre « Flower Power » et marketing sauvage, retour sur l’époque où rouler en Mini ou en Coccinelle pouvait vous rapporter gros.

    L’idée ne vient pas d’une multinationale, mais d’un homme de marketing visionnaire, Charles E. Bird. En 1971, alors qu’il donne une conférence à l’université de San Diego, il remarque une Coccinelle couverte d’autocollants à fleurs. Le déclic est immédiat : les étudiants ont besoin d’argent, les annonceurs veulent toucher les jeunes, et la Coccinelle est le support mobile parfait.

    La naissance des « Beetleboards »

    En octobre 1971, Bird fonde Beetleboards. Son premier gros client ? Levi’s. Pour prouver le concept, il conduit lui-même une « Bug » couverte de denim publicitaire sur le campus de l’UCLA. L’accueil est délirant.

    Le deal pour les propriétaires de l’époque était imbattable :

    • Le gain : Jusqu’à 480 $ sur deux ans (pour une voiture qui en coûtait 3 000 $).
    • Le prestige : Faire partie d’une communauté de « véhicules cool ».
    • Le contrôle : Des check-ups mensuels chez les concessionnaires VW pour s’assurer que la publicité était en parfait état.

    Même Volkswagen, d’abord menaçant sur le plan juridique, finit par signer un accord avec Bird pour vendre des Coccinelles déjà stickées directement en showroom.


    Le débarquement en Europe : Minis et Durex

    En 1978, le concept traverse l’Atlantique. Au Royaume-Uni, la Coccinelle laisse place à l’icône locale : la Mini. Le programme prend le nom de Roller Posters ou Poster Motors.

    Les annonceurs britanniques n’ont pas froid aux yeux. On croise dans les rues de Londres ou Birmingham des Minis aux couleurs de :

    • Levi’s (toujours leader)
    • KP Nuts (arachides)
    • Durex (préservatifs)

    Le salaire pour les automobilistes ? 6 £ par mois (soit environ 35 € d’aujourd’hui en tenant compte de l’inflation) et une peinture gratuite. Mais attention, Poster Motors ne prenait pas n’importe qui. Brian Lane, directeur de l’époque, expliquait très sérieusement :

    « Les conducteurs Levi’s doivent être des jeunes branchés, tandis que les conducteurs Durex peuvent être de tous âges et milieux, tant qu’ils sont des gens moralement responsables. »


    La sécurité routière s’inquiète

    À l’époque, le célèbre magazine Autocar tire la sonnette d’alarme. Au-delà du « vandalisme visuel », les experts craignent que ces motifs psychédéliques ne « brisent la silhouette » de la voiture, rendant difficile l’évaluation des distances et des vitesses de fermeture pour les autres conducteurs.

    Fort heureusement, aucun crash majeur n’a été imputé à une Mini Durex ou une Beetle Levi’s. Mieux encore : les études de l’époque ont prouvé que ces voitures étaient 42 % plus mémorables qu’une publicité télévisée ou print classique.


    Pourquoi cela s’est-il arrêté ?

    Le succès a été le propre moteur de sa chute. En 1984, Beetleboards ferme ses portes. Charles Bird évoquera plus tard un stress ingérable : complications juridiques, problèmes opérationnels (vérifier l’état de milliers de stickers à travers le pays) et une lassitude du public face à cette pollution visuelle.


    Le regard d’AUTOcult en 2026

    Aujourd’hui, avec le « wrapping » total en vinyle et les algorithmes qui traquent nos trajets, l’esprit de Charles Bird survit dans chaque voiture de VTC couverte de pub. Mais avouons-le : une Mini Durex des années 70 avait quand même un cachet que les publicités numériques pour des banques en ligne ne retrouveront jamais.

  • L’épopée du Guide Michelin : Comment un marchand de pneus a inventé la gastronomie moderne

    L’épopée du Guide Michelin : Comment un marchand de pneus a inventé la gastronomie moderne

    C’est l’un des paradoxes les plus fascinants du monde industriel : pourquoi le leader mondial du pneumatique est-il aussi l’arbitre suprême de la haute cuisine ? Comment Bibendum est-il passé des garages aux cuisines des palais ? Plongée dans l’histoire d’un petit guide rouge devenu le passeport universel de l’excellence.

    Le coup de génie de 1900 : Faire rouler pour faire vendre

    En 1900, la France compte à peine 3 000 automobiles. Les routes sont mal indiquées, l’essence se vend en pharmacie et l’idée de parcourir plus de 50 km est une aventure héroïque. André et Édouard Michelin, qui ont lancé leur entreprise de pneus à Clermont-Ferrand quelques années plus tôt, font un constat simple : pour vendre des pneus, il faut que les voitures roulent.

    Pour inciter les automobilistes à prendre la route, les deux frères créent un petit guide de 400 pages, distribué gratuitement. On y trouve des cartes, le mode d’emploi pour changer un pneu, la liste des garages et des médecins, mais aussi — et c’est là que tout commence — une sélection d’hôtels et de restaurants.

    La logique Michelin : Plus on voyage, plus on use ses pneus. Plus on use ses pneus, plus Michelin prospère. La gastronomie n’était au départ qu’un prétexte au kilométrage.


    Les grandes dates : De l’utilitaire au sacré

    L’histoire du Guide est marquée par une série de pivots stratégiques qui ont bâti sa légende :

    • 1920 : La fin de la gratuité. La légende raconte qu’André Michelin, voyant un de ses guides caler un établi chez un garagiste, décréta : « L’homme n’espère que ce qu’il paie ». Le guide est désormais vendu 7 francs.
    • 1926 : L’apparition de l’Étoile. Elle distingue pour la première fois la « bonne table ».
    • 1931 : La hiérarchie sacrée. Le système de 1, 2 et 3 étoiles est mis en place. Sa définition n’a pas changé depuis, car elle parle toujours au conducteur :
      • 1 étoile : « Une très bonne table dans sa catégorie. »
      • 2 étoiles : « Table excellente, mérite un détour. »
      • 3 étoiles : « Une cuisine remarquable, mérite le voyage. »

    Le poids du Guide aujourd’hui : Branding vs Business

    On pourrait penser que le Guide est une source de profit majeure pour le groupe. En réalité, c’est plus complexe.

    Un gouffre financier, un trésor d’image

    Le Guide Michelin (la branche « Michelin Guide & Lifestyle ») n’est pas le moteur financier du groupe. Les coûts liés aux inspecteurs anonymes, aux voyages et à l’édition sont immenses. Cependant, la valeur de marque qu’il génère est incalculable. Il confère à Michelin une aura d’excellence, de rigueur et de précision que peu de marques industrielles possèdent. Quand Michelin parle de pneus, on l’écoute car on sait qu’ils maîtrisent l’art de la notation parfaite.

    Le baromètre du tourisme mondial

    Aujourd’hui, le Guide ne se contente pas de juger des assiettes. Il est un levier économique pour les territoires. L’obtention d’une étoile peut faire bondir le chiffre d’affaires d’un restaurant de 20 à 30 %. Le Guide est devenu un partenaire stratégique des offices de tourisme mondiaux (Dubaï, Corée du Sud, Thaïlande) qui paient pour que les inspecteurs viennent évaluer leur patrimoine culinaire et booster leur attractivité internationale.


    L’internationalisation : La conquête de l’Est (et de l’Ouest)

    Longtemps resté centré sur l’Europe, le Guide a entamé une mutation spectaculaire depuis 20 ans :

    1. États-Unis (2005) : Le débarquement à New York marque la fin du « gallo-centrisme ».
    2. Asie (2007) : L’arrivée à Tokyo crée un séisme. Aujourd’hui, Tokyo est la ville la plus étoilée au monde, devant Paris.
    3. Digitalisation : Aujourd’hui, l’application et le site web ont remplacé le papier dans l’usage quotidien, permettant une mise à jour en temps réel des « bonnes petites tables » (Bib Gourmand).

    La nouvelle frontière : Les Clés Michelin

    En 2024-2025, Michelin a lancé les Clés Michelin, l’équivalent des étoiles pour l’hôtellerie. L’objectif est clair : redevenir le compagnon de voyage total, de l’oreiller à l’assiette, en passant par le pneu.

    Le Guide en 2026Chiffres clés
    InspecteursEnviron 120 (anonymes, anciens pros de l’hôtellerie)
    Pays couvertsPlus de 40 destinations internationales
    Restaurants+ de 15 000 sélectionnés dans le monde
    Étoiles VertesCatégorie en forte croissance (gastronomie durable)

    Plus qu’un guide, une boussole culturelle

    Le Guide Michelin a réussi l’impossible : transformer un outil marketing pour chauffeurs de 1900 en une autorité mondiale incontestée. Pour Michelin, c’est le mariage parfait entre la gomme et le goût. Si le pneu est le corps de la marque, le Guide en est indéniablement l’âme.

    Pour AUTOcult.fr, retenir cette leçon est essentiel : la culture automobile ne s’arrête pas au bout du capot. Elle commence là où la route nous mène, et si possible, là où la table est bonne.

  • Publicité embarquée : Votre voiture, prochain panneau publicitaire à 625 milliards de dollars ?

    Publicité embarquée : Votre voiture, prochain panneau publicitaire à 625 milliards de dollars ?

    Vous avez faim ? Votre voiture le sait déjà. Et bientôt, elle ne se contentera plus de le savoir : elle vous proposera un coupon de réduction pour le fast-food au prochain tournant, directement sur votre écran d’infodivertissement. Ce scénario, digne d’un film d’anticipation, est en passe de devenir la nouvelle mine d’or des constructeurs automobiles.

    Le « Commerce Média » : La fin du sanctuaire ?

    Depuis les années 60, l’habitacle était une sorte de refuge. On pouvait échapper aux publicités radio en switchant sur la bande FM non commerciale, puis via les cassettes, CD et enfin nos smartphones. Mais l’industrie publicitaire a trouvé la parade : le « commerce média ».

    Grâce à la voiture connectée, les messages commerciaux s’invitent désormais dans chaque interaction. Selon le cabinet Ptolemus Consulting Group, la valeur des paiements et services embarqués pourrait atteindre 625 milliards de dollars d’ici 2030. Parking, nourriture, divertissement : tout devient prétexte à une transaction… et donc à une publicité ciblée.

    Une monétisation à tous les étages

    Un rapport récent de Forrester, commandé par la société Koddi, révèle que les réseaux automobiles capturent des signaux d’achat extrêmement profonds : configurations en ligne, visites chez le concessionnaire, centres de services. Pourtant, seuls 3 % des acteurs du secteur sont considérés comme des « pionniers » capables d’exploiter réellement ces données.

    Concrètement, à quoi cela ressemble-t-il ?

    • Maintenance prédictive : Votre voiture détecte un besoin de vidange ? Elle affiche une offre de -20 % chez le concessionnaire de la marque, court-circuitant le petit garage indépendant du coin.
    • Géofencing publicitaire : Vous passez devant une enseigne partenaire (comme Starbucks ou Dunkin’) ? Un « pin » sponsorisé apparaît sur votre GPS avec une promotion limitée dans le temps.
    • Mises à jour OTA : Une notification peut surgir pour vous proposer une option logicielle payante au moment précis où vous pourriez en avoir besoin.

    La guerre des écrans : Pourquoi CarPlay est menacé

    Ce virage stratégique explique en grande partie pourquoi certains géants, comme General Motors, ont décidé de se passer d’Apple CarPlay et d’Android Auto. En reprenant le contrôle total du système d’exploitation, les constructeurs s’assurent la propriété exclusive des données et, surtout, des flux financiers publicitaires.

    Stellantis a d’ailleurs déjà franchi le pas en s’associant à 4Screen. Ce partenariat permet d’intégrer des offres spéciales en temps réel sur les écrans des modèles Fiat, Jeep ou Ram équipés du système Uconnect.

    Inévitable ou invasif ?

    Comme le souligne Eric Brackmann de chez Koddi, les détaillants (comme Amazon) sont devenus des régies publicitaires. Les constructeurs automobiles suivent le même chemin. La voiture n’est plus seulement un moyen de transport, c’est un « espace digital » où chaque kilomètre parcouru génère de la valeur publicitaire.

    S’il sera théoriquement possible de désactiver certaines notifications, la pression financière est telle qu’il est peu probable que l’option soit simple d’accès. Le silence et la tranquillité dans l’habitacle pourraient bien devenir, eux aussi, une option de luxe.

  • Super Bowl LX : Le prix de la pub atteint les 10 millions, les constructeurs font le show (ou presque)

    Super Bowl LX : Le prix de la pub atteint les 10 millions, les constructeurs font le show (ou presque)

    Le 8 février 2026, plus de 130 millions de spectateurs seront rivés devant NBC pour le Super Bowl LX. Mais sur le terrain du marketing, le match a déjà commencé. Si le prix moyen d’un spot de 30 secondes tourne autour de 8 millions de dollars, certains emplacements premium viennent de s’arracher pour la somme record de 10 millions de dollars. Une inflation qui n’a pas refroidi Jeep, Cadillac, Toyota et Volkswagen, dont nous avons déjà pu découvrir les campagnes.

    C’est un saut colossal : il y a quatre ans, le même spot coûtait 7 millions de dollars. En 1967, lors du premier Super Bowl, 37 500 dollars suffisaient. Aujourd’hui, l’événement est devenu le temple mondial du storytelling, où les marques automobiles tentent de justifier des investissements pharaoniques pour marquer les esprits.

    Jeep et le poisson chanteur

    Jeep (seule marque du groupe Stellantis présente cette année) a choisi l’humour absurde avec « Billy Goes to the River ».

    Le but : Promouvoir le nouveau Jeep Cherokee Hybrid 2026. C’est décalé, c’est bruyant, et c’est exactement ce qu’on attend d’une pub de Super Bowl pour sortir du lot.

    Le retour des « Drivers Wanted » chez Volkswagen

    L’idée : Mettre en scène le célèbre gadget des années 2000, le poisson chanteur Big Mouth Billy Bass.

    Après quelques années d’absence, Volkswagen revient en force avec une campagne résolument nostalgique intitulée « The Great Invitation: Drivers Wanted ».

    • Le concept : Un hommage direct à la célèbre campagne des années 90.
    • La bande-son : Le tube « Jump Around » de House of Pain (1992).
    • Les stars : Le spot met en avant la gamme actuelle (Golf GTI, Tiguan) mais surtout l’ID. Buzz, le van électrique au look rétro. Bien que le modèle ne soit plus proposé pour l’année 2026 aux USA, VW l’utilise comme symbole de liberté et de joie de vivre pour séduire une nouvelle génération de conducteurs.

    Toyota : L’émotion et les 30 ans du RAV4

    Chez Toyota, l’approche est plus humaine et moins décalée. Le constructeur japonais propose deux spots majeurs :

    1. « Superhero Belt » : Un film touchant qui célèbre les 30 ans du RAV4. On y suit un grand-père attachant sa ceinture (« la ceinture de super-héros ») dans son RAV4 de 1997, avant que son petit-fils ne lui rende la pareille trente ans plus tard dans un modèle 2026.
    2. « Where Dreams Began » : Un hommage au parcours des athlètes (dont Puka Nacua et Bubba Wallace), rappelant que chaque grand champion a commencé avec un rêve d’enfant.

    Pourquoi une telle démesure ?

    Si Ford a (peut-être) décidé de passer son tour cette année pour préserver ses budgets, ceux qui restent parient sur le « brand equity ». Dans un marché saturé, être associé au plus grand événement sportif de l’année est un levier de confiance inégalable pour les consommateurs, malgré un ticket d’entrée qui semble désormais sans limite.

  • Pub Culte : Quand le Land Rover Defender se dessine à coups de tampons de passeport

    Pub Culte : Quand le Land Rover Defender se dessine à coups de tampons de passeport

    Comment illustrer la soif d’aventure et la robustesse d’un véhicule sans même le montrer en photo ? C’est le défi relevé avec brio par l’agence britannique RKCR/Y&R pour Land Rover il y a une quinzaine d’années. Retour sur une campagne imprimée devenue un classique du genre, où la silhouette du mythique Defender surgit des frontières qu’il a franchies.

    Le Land Rover Defender n’est pas un SUV comme les autres. C’est une icône cubique, un outil de travail, et pour beaucoup, le seul moyen d’atteindre les coins les plus reculés du globe. Partant de ce constat, l’agence londonienne Rainey Kelly Campbell Roalfe / Y&R a imaginé un visuel qui résume à lui seul l’ADN de la marque : le voyage sans limite.

    Une silhouette forgée par les voyages

    L’idée créative est d’une simplicité redoutable : reconstituer la forme inconfondable du Defender uniquement à l’aide de tampons de passeports.

    Pas de carrosserie en aluminium, pas de pneus boueux, pas de paysages grandioses en arrière-plan. Juste un fond blanc et cet assemblage méticuleux d’encres colorées, de dates et de visas d’immigration. Le message est limpide : ce véhicule est défini par les endroits où il va. Chaque coup de tampon raconte une histoire, une frontière traversée, une expédition réussie. Le collage suggère que le Defender est littéralement « construit » par l’aventure.

    « Seule une icône pouvait le faire »

    Mark Roalfe, le chairman de l’agence RKCR/Y&R à l’époque, avait parfaitement résumé la force de cette campagne : « C’est une publicité iconique que seule une marque aussi iconique que Land Rover pouvait se permettre. »

    Et il a raison. Combien de voitures dans l’histoire de l’automobile peuvent être reconnues instantanément, juste par leur contour suggéré par des tampons ? Une Porsche 911, une Coccinelle, une Mini… et le Defender. Si vous aviez fait la même chose avec une berline générique, le public n’aurait vu qu’un tas d’encre. Ici, on voit le « Landy ».

    Les artisans de la campagne

    Derrière cette œuvre graphique qui fleure bon le papier jauni et les douanes du bout du monde, on retrouve une équipe talentueuse :

    • Conception-rédaction : Phil Forster
    • Direction artistique : Tim Brookes
    • Photographie : Carl Warner (qui a dû shooter les tampons avec précision pour créer le collage)
    • Typographie : Lee Aldridge

    Cette campagne reste aujourd’hui un modèle de publicité automobile : elle ne vend pas des caractéristiques techniques (chevaux, consommation, options), elle vend un imaginaire. Elle nous rappelle que le Defender est le passeport ultime pour la liberté.

  • Jacques Séguéla, la publicité et l’automobile : une histoire française

    Jacques Séguéla, la publicité et l’automobile : une histoire française

    « Ne dites pas à ma mère que je suis publicitaire, elle croit que je suis pianiste dans un bordel. » La formule de Jacques Séguéla est restée dans toutes les mémoires. Elle illustre à la fois l’irrévérence et le sens de la formule d’un homme qui a profondément marqué la communication en France. Si son nom est souvent associé à la politique, Jacques Séguéla a aussi construit une part considérable de sa légende en façonnant l’image des constructeurs automobiles. De Citroën à Peugeot, de Renault à la mythique DS, il a su donner à la voiture un supplément d’âme en racontant des histoires plutôt qu’en vantant des caractéristiques techniques.

    La publicité automobile avant Séguéla

    Dans les années 1960 et 1970, la publicité automobile reste dominée par une approche descriptive : puissance du moteur, volume du coffre, confort des sièges. Le discours est fonctionnel, rarement émotionnel. Séguéla, avec son talent pour la narration et son flair pour les symboles, va renverser cette logique. Il ne vend pas une voiture, il vend une image, une envie, presque un mythe.

    L’ère Citroën : la marque en orbite

    L’un des plus grands coups de Jacques Séguéla reste sans doute son travail avec Citroën. La marque aux chevrons, déjà célèbre pour son audace technique, trouve en lui un interprète à la hauteur de son histoire. Dans les années 1980, Séguéla imagine des campagnes qui marquent les esprits par leur dimension quasi cinématographique.

    Qui n’a pas en mémoire les Citroën sur un porte-avions ou sur la Grande Muraille ? L’automobile devient spectacle, la publicité devient événement.

    Avec la BX, lancée en 1982, Séguéla ose une promesse de modernité qui colle parfaitement à l’esprit d’innovation de la marque. Ces campagnes vont ancrer Citroën dans une dimension presque futuriste, héritière de la DS et de son aura de vaisseau spatial sur roues.

    Le choc de l’image

    L’une des forces de Séguéla réside dans son usage magistral des symboles. Pour lui, la publicité automobile doit d’abord frapper l’imagination. C’est ainsi qu’il choisit des décors extrêmes – porte-avions, gratte-ciel, paysages lunaires – pour rappeler que la voiture n’est pas seulement un moyen de transport, mais un objet de désir. Cette vision tranche radicalement avec l’approche rationnelle qui dominait jusque-là.

    L’homme derrière les campagnes

    Publicitaire de génie pour les uns, manipulateur d’images pour les autres, Jacques Séguéla ne laisse jamais indifférent. Son approche repose sur la conviction que la voiture, produit industriel par excellence, est aussi un objet culturel. Dans ses campagnes, on retrouve une lecture très française de l’automobile : une machine qui parle d’avenir, de liberté et de style.

    Un héritage encore vivant

    Aujourd’hui, à l’heure où les constructeurs communiquent sur l’électrification, la durabilité et les technologies embarquées, l’influence de Séguéla reste perceptible. Ses campagnes ont installé l’idée que l’automobile ne s’achète pas seulement pour ce qu’elle est, mais pour ce qu’elle raconte de nous. La dimension émotionnelle, devenue un standard dans la communication automobile mondiale, trouve une part de ses racines dans ce qu’il a inventé pour Citroën et consorts.

    Séguéla, conteur de voitures

    La carrière de Jacques Séguéla dans la publicité automobile témoigne d’une époque où la voiture était encore le symbole ultime de liberté et de modernité. En magnifiant ces valeurs, il a non seulement servi les marques françaises, mais aussi contribué à façonner l’imaginaire collectif autour de l’automobile. Ses campagnes restent des repères culturels, des moments de télévision gravés dans les mémoires. Au-delà des slogans et des images spectaculaires, Séguéla a rappelé que la publicité automobile n’est pas un exercice de description technique, mais un art de raconter des histoires.

  • Le jaune, une histoire qui roule à New York

    Le jaune, une histoire qui roule à New York

    Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi, dans les films, à chaque fois qu’un taxi new-yorkais apparaît, il est jaune ? Ce n’est pas une coïncidence, mais une histoire pleine de rebondissements et de petites combines. Préparez-vous à un petit voyage dans le temps !

    Le drôle de docteur qui voulait de la couleur

    Imaginez le New York des années 1900. Des taxis, il y en a, mais ils sont de toutes les couleurs, créant un joyeux bazar où il est difficile de les repérer. C’est là qu’entre en scène John Hertz, un homme d’affaires un peu futé. Non, il n’était pas médecin, mais il a utilisé une étude scientifique qui a changé la donne !

    En 1907, le Dr. Henry J. Eysenck a mené une étude sur la visibilité des couleurs. La conclusion ? Le jaune est la couleur la plus visible de loin. Ni une, ni deux, Hertz saisit l’opportunité. En 1915, il fonde la Yellow Cab Company et, pour que tout le monde voie ses voitures de loin, il décide de les peindre en jaune. Un coup de génie marketing !

    L’âge d’or du jaune

    L’idée de Hertz est un succès instantané. Les passagers repèrent ses taxis de loin, et la concurrence est vite mise au tapis. D’autres compagnies imitent la couleur, jusqu’à ce que le jaune devienne un standard non-officiel. Ce qui était à la base une simple stratégie commerciale est devenu la marque de fabrique des taxis new-yorkais.

    Du standard au code officiel

    Le jaune est rapidement devenu une telle évidence que, dans les années 1960, la ville de New York a rendu la couleur obligatoire pour tous les taxis « médaillés », ceux qui ont le droit de prendre des clients dans la rue. Et depuis, cette règle n’a pas bougé d’un iota.

    Alors, la prochaine fois que vous croiserez un taxi jaune dans un film, vous saurez que c’est bien plus qu’une simple couleur. C’est un peu d’histoire, une pincée de science et une bonne dose de marketing !

    Et vous, quelle serait la couleur de votre flotte de taxis si vous pouviez choisir ?

  • Pourquoi faut-il toujours montrer les voitures électriques… en train de se charger ?

    Pourquoi faut-il toujours montrer les voitures électriques… en train de se charger ?

    Il y a des images qui semblent s’imposer comme une évidence, jusqu’à en devenir ridicules. Dans l’univers de l’automobile électrique, c’est cette manie obstinée de montrer les voitures… branchées. Oui, avec ce gros câble pendouillant, la trappe ouverte comme une oreille distraite, et cette station de recharge plantée là, aussi sexy qu’un sèche-linge en arrière-plan.

    Regardez la photo ci-dessus : la Lucid Air, magnifique berline électrique aux lignes fluides, dans un showroom impeccablement éclairé… et hop, un câble noir qui se tortille jusqu’à sa flanc gauche. Quel gâchis ! On dirait qu’on a voulu illustrer une chirurgie esthétique avec la perfusion encore branchée.

    L’obsession du câble : un tic visuel

    Personne ne se dit qu’une Ferrari doit être photographiée avec un pistolet à essence dans son flanc arrière. Aucun photographe ne mettrait en couverture d’un catalogue Porsche 911 une image du réservoir grand ouvert sur un tuyau d’autoroute. Alors pourquoi persister avec les voitures électriques ?

    Peut-être parce que l’électrique est encore perçu comme une curiosité, et que montrer le câble rassure le spectateur : « Regardez, c’est bien une voiture électrique, elle se branche ! » Sauf que l’effet produit est exactement inverse. Ça rend l’objet statique, figé, presque vulnérable. On ne voit plus la sculpture automobile, on ne retient que la rallonge.

    Une mise en scène… débranchée

    Dans un showroom, l’électricité est déjà partout. On pourrait imaginer des mises en scène élégantes : éclairages spectaculaires, arrière-plan soigné, détails de design mis en valeur… Mais non. On préfère montrer la voiture en mode « recharge en cours », comme si on avait interrompu le cliché pour une pause technique.

    Résultat : au lieu de vendre un rêve, on donne l’impression de photographier un instant banal, presque domestique. Comme si on présentait un yacht avec le tuyau d’eau encore branché sur le quai.

    Le jour où l’on arrêtera…

    Le jour où les voitures électriques seront photographiées comme les autres — prêtes à partir, profil tendu vers la route, lignes mises en valeur — ce sera peut-être le signe qu’elles sont devenues complètement banales. Le câble restera là où il doit être : dans l’ombre, discret, utile mais invisible.

    En attendant, on peut toujours se dire que la Lucid Air mériterait mieux qu’un rôle de vedette… attachée à sa prise.

    Moralité : Une photo de voiture électrique n’a pas besoin d’un câble pour être électrique.

  • Norauto sur le Tour de France

    Norauto sur le Tour de France

    Il est vrai que nous parlons rarement de cyclisme ou de retail chez AUTOcult, mais je tenais tout de même à écrire un petit mot là dessus : Norauto devient partenaire du Tour de France, dont la 106e édition se déroulera du 6 au 28 juillet.

    Pour la première fois, l’enseigne nordiste investit la Grande Boucle. Devenant partenaire technique, elle mettra à disposition du Tour deux dépanneuses, plus une en renfort sur les étapes de montagne. Un pari technique et logistique pour la firme nordiste, qui proposera d’ailleurs un diagnostic anti-pollution aux nombreux véhicules de le caravane du Tour. Ce contrôle technique géant aura lieu les 4 et 5 juillet prochains à Bruxelles, d’où sera donné le Grand départ du Tour de France.

    Car au chapitre des grands évènements sportifs, Norauto n’en est pas à ses balbutiements. On a vu la marque sur les grandes courses à la voile ou encore sur le 4L Trophy. Sur le Tour, Norauto prend la roue d’autres marques techniques, garages et centre autos. Il y eut Bosch Service, Carglass, Euromaster, Profil+. La roue tourne et Norauto a pris le virage. Bravo.

    Parmi la flotte Norauto sur Le Tour, nous trouverons un Citroën C5 Aircross.

    4L Trophy ou Tour de France, Norauto prend la route des grands espaces, des grands évènements.

    Il s’agit là d’un placement qui n’est pas sans logique, puisque se plaçant comme expert de la mobilité, Norauto propose des vélos, des tandems, des vélos électriques et bien d’autres cycles depuis pas mal d’année maintenant. A cet aspect cycliste, prenant la position de partenaire technique, Norauto ainsi montre son expertise automobile et technique tout en se montrant sur la plus grande course cycliste au monde. Car ne l’oublions pas, Norauto est présent en France bien sûr mais aussi au Portugal, en Espagne, en Hongrie, en Pologne, en Roumanie et en Argentine, dépassant de loin les frontières de notre hexagone. Le Tour est donc un choix logique. D’ailleurs, les équipes de Norauto n’auront pas loin à aller pour assister au départ de la course, le siège de la marque étant installé à Sainghin-en-Mélantois, non de loin de Lille, à 100 kilomètres de la capitale belge.

    Un jour je vous raconterai mon Tour de France dans la caravane Cochonou. Allez, bonne route et faites attention à vous,
    Jean-Charles

    PS : je précise que ce billet n’est pas sponsorisé. J’aime autant le cyclisme, le marketing, les boites qui investissent et l’aspect mécanique/technique des choses.

     

    Le parcours du Tour de France :

    Le parcours du Tour de France 2019, dont le départ sera donné samedi 6 juillet à Bruxelles.

     

  • Citroën : au revoir Picasso

    Citroën : au revoir Picasso

    1999, « Je ne veux pas travailler » inonde les ondes radio. Toutes les stations écument ce morceau du groupe américain Pink Martini. Bien loin de moi être critique musical mais l’album Sympathique dont est issu ce morceau est un petit bijou, tout comme les deux albums suivants : Hang on Little Tomato et Hey Eugene. Revenons-en à notre publicité. Dans ce pub, on y voit le nouveau modèle de la marque aux chevrons, le Picasso. Un nom emblématique, celui du célèbrissime peintre espagnol. Mais comment la signature d’un des plus grands peintres au monde s’est-elle retrouvée sur le carrosserie ronde et innovante d’une Citroën ?

    Pour cela, merci Citroën, merci l’agence Havas et surtout, merci Jacques Séguéla. Le génial publicitaire est en effet celui à qui on doit ce nom tout aussi génial. Dans l’ombre du constructeur automobile, il aura négocié avec la famille Picasso jusqu’à recevoir leur aval, et ce, avant même de proposer l’idée chez Citroën. Autant dire qu’il croyait en son idée ! Un génie je vous disais. Une fois le nom accepté par la maison mère, c’en était parti. Le modèle révolutionnaire que sera Picasso était lancé, à la course contre le Scénic de chez Renault. A la télé, sur les ondes, dans la presse, on ne voit que Picasso et sa marinière, que Citroën et son nouveau modèle, les robots de l’usine devenant artistes peintres, oeuvrant sur la tôle nue de la carrosserie.

    2018, quasi 20 ans plus tard, c’en est fini de Picasso chez Citroën. Deux décennies pour 4 modèles : Citroën Xsara Picasso (1999 – 2012), Citroën C4 Picasso I (2006 – 2013), Citroën C3 Picasso (2009 – 2017), Citroën C4 Picasso II (2013 – 2018).

    Mais dans l’inconscient collectif, celui qu’on appelle « Le Picasso » ne sera que le premier, sur base de Xsara, celui de la pub, avec les robots qui n’en font qu’à leur tête et deviennent à leur tour artistes.  « Ah, tu as acheté un Picasso ! » Bien loin d’un véritable tableau de l’artiste espagnol, ton père c’est pas Rothschild, Picasso était bel et bien devenu un modèle à part entière du chevron. Bien joué !

    Puis il y eut une passe difficile pour Citroën. 20 ans d’errements, avec DS comme concurrente. Aujourd’hui, les deux chevrons semblent sortir doucement d’un sommeil léthargique, assumant son histoire, son passé, tentant de retrouver son ADN. Mais exit Picasso, le ticket d’entrée délivré par les héritiers du peintre semble bien trop élevé pour le groupe PSA. Dommage. Donc bonjour Spacetourer, un nom bien trop lambda, trop international à mon goût. Citroën est une part de la France, et les services du 7 rue Henri Sainte-Claire Deville à Rueil-Malmaison auraient du miser là-dessus : une notion plus française. N’y avait-il pas dans l’histoire de l’automobile française un nom gaulois à mettre en avant ? Un nom de carrossier ? Une finition d’antan ? En achetant un Spacetourer, j’ai aujourd’hui l’impression d’acheter une C4 série limitée Buzz l’éclair. C’est bien dommage. La France fait vendre, ne l’oublions pas, en témoigne le luxe français à l’ international, et la tendance du made in France, ici dans l’hexagone. « Citroën C4 Currus », « Citroën C4 Figoni », « Citroën C4 Tissier » : cela aurait eu de la gueule ! Oui, de la gueule. Avec une préférence pour Currus, cela qui réalisa le fantastique bus à double étage, qui baladait les touristes dans Paris, dans les années 50/60. Sublime.

    Bonne journée chez vous, n’oubliez pas qu’une bagnole a une âme. Nous n’achèterons plus de Picasso.
    Jean-Charles

  • Quand la compétition bat le marketing !

    Quand la compétition bat le marketing !

    À travers les âges, le marketing a toujours pris le dessus sur le sport. Nous partons d’un constat simple : si un constructeur automobile s’engage en compétition, c’est surtout pour vendre des voitures. Avec son programme LM P1, Nissan a fini par faire l’inverse : la compétition a battu le marketing.

    Est-ce que Nissan a vraiment voulu ce programme LM P1 aux 24 Heures du Mans ? N’était-ce pas une querelle de numéro 1 contre numéro 2 chez Renault qui a mené à la décision d’engager trois NISMO en juin dernier ?

    Face au défi d’aller concurrencer Audi, Toyota et Porsche, est-ce que Nissan avait les moyens de mettre au point une LM P1 capable de gagner ?

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    NISMO a opté pour une approche marketing de la compétition. Il n’était plus question d’analyser le règlement pour développer la meilleure voiture possible… Il fallait faire un coup marketing pour souligner l’approche innovante d’une entreprise. Mais, à si haut niveau, ne pas chercher à créer la meilleure voiture possible est l’assurance d’être sportivement ridicule.

    Il y a quelques semaines, Nissan annonçait le départ de Darren Cox, gourou du marketing de la marque.

    Ce mardi, Nissan finissait par mettre un terme à l’aventure. Le nouveau responsable du projet avouait avoir passé les deux derniers mois à redessiner entièrement la voiture (en remettant certainement en cause l’idée de passer toute la puissance sur les seules roues avant).

    Avec un début de saison dans quatre mois (et les 24 Heures du Mans dans six mois), des voitures à construire et à tester, Nissan avait un retard irrattrapable… La décision définitive est donc tombée : Nissan lâche tout !

    « C’est une décision difficile pour Nissan, mais nous sommes convaincus que c’est la meilleure chose à faire pour le championnat et les autres équipes », commentait Mike Carcamo, le nouveau responsable.

    Voilà comment la crainte d’être encore ridicule en piste a mis un terme à cet immense mouvement marketing. Car il faut bien admettre que tout autour du circuit, Nissan était le constructeur le plus visible au Mans et que Darren Cox avait réussi son entreprise de communication sur site…

    Mais la compétition a fini par battre le marketing…

  • Découverte : La Renault Estafette du Slip Français

    Découverte : La Renault Estafette du Slip Français

    A quelques jours du départ du Tour de France, la Slip Français se lance aussi sur les routes de France. Du 6 juillet au 17 août, l’une des marques françaises les plus marketingement créatives de ces dernières années fera sa tournée des plages. Au programme, Paris, Cherbourg, Carnac, Noirmoutier, Royan et Biarritz. Pour cela, le Slip Français a choisi a choisi une icône de l’automobile, la Renault Estafette. Transformé en SlipTruck, cette Estafette a fière allure : sa robe bleu d’eau et blanche lui va à ravir, avec les quelques touches tricolores qui lui vont bien. Cocorico mon amour.

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    Pour arriver à cela, il a fallu retravailler l’Estafette du Slip, en faire un truck, avec ouverture latérale et le restaurer afin de lui donner un petit coup de neuf :

    A noter qu’en octobre, le Slip Français ouvrira sa première boutique, dans le Marais, à Paris, après avoir eu sa boutique éphémère il y a quelques mois. En attendant, voici la liste des arrêts-plages de l’Estafette du Slip :

    – 6 juillet au Chalet des Îles à Boulogne
    – 11 juillet à Paris / Madeleine (avec le foodtruck la Camion qui Fume)
    – 12 juillet à Paris / Porte Maillot (avec le foodtruck la Camion qui Fume)
    – 15 au 21 juillet à Cabourg
    – 22 au 28 juillet à Carnac
    – 28 juillet au 3 août à Noirmoutier
    – 4 au 10 août à Royan
    – 11 au 17 août à Biarritz

    J’aime bien.

    A bientôt,
    Jean-Charles

    Photos : Le Slip Français