Dès le mercredi 26 novembre, l’artiste américain Jeff Koons fera l’objet d’une exposition à Paris, au Centre Georges-Pompidou. Artiste à part entière ou réel provocateur, Koons créé l’évènement et l’occasion est bonne pour qu’AUTOcult parle de lui. Mais pourquoi lui ?
Koons est depuis un an le plus cher des artistes contemporains mais il est surtout le dernier artiste en date à avoir œuvré sur une BMW Art Car, cette série de BMW rhabillées par des artistes en tous genres. Alexander Calder en fut le premier en 1975. Cette dernière BMW Art Car date de 2010 : la M3 GT2. Véritable œuvre d’art, elle participe tout de même aux 24 Heures du Mans 2010 mais ne voit pas l’arrivée. La voici, elle fait partie aujourd’hui des plus belles voitures ayant participé à la classique mancelle.
L’an dernier à la même époque, je vous parlais du premier opus de « Rallying can be Contagious« , ouvrage retraçant la saison 2013 du Championnat du Monde des Rallyes. 2014, « Rallying can be Contagious » revient, le travail de Sarah Vessely plus fort d’une année d’expérience et complété des textes de Eric Briquet, exerçant au quotidien pour les magazines Echappement ou AUTOhebdo.
« Rallying can be Contagious » s’axe sur les 26 lettres de l’alphabet. De A à Z, de Argentina à Zzzzz, nous découvrons dans l’œil de Sarah Vessely les grands thèmes du Championnat du Monde des Rallyes, les grands moments de cette saison : des titres des Sébastien Ogier, Julien Ingrassia et Volkswagen à la victoire de Thierry Neuville en Allemagne.
Pour tout passionné de photographies, de sport auto et d’aventures humaines, Rallying can be Contagious 2014 se pose à nouveau comme le parfait cadeau de Noël. A ne pas rater, car édité en série très limitée.
Fiche technique : Préface : Sébastien Ogier & Julien Ingrassia Photographies : Sarah Vessely Textes : Eric Briquet Format : 17 x 24 cm, couverture rigide Pages : 204 Photos : env. 250 Langues : français & anglais Disponibilité :Rally & Racing.
C’est l’histoire d’une marque illustre… Illustre mais qui a vécu dans l’ombre d’une grande sœur bien encombrante. Bentley L’avenir pour défi présente l’histoire de la marque anglaise depuis 1965, ses déboires et sa renaissance.
Créée en 1919 par Sir Walter Owen Bentley, Bentley est passé sous le contrôle de Rolls-Royce dès 1931. Dès lors, quelques hauts et beaucoup de bas rythment la vie du constructeur de Crewe.
Les faillites et les différents propriétaires du groupe ne vont pas toujours réussir à tirer le meilleur de Bentley… Jusqu’à l’arrivée d’une nouvelle équipe en 1984 qui parvient à distribuer autant de Bentley que de Rolls-Royce. Mais c’est en 1998 que tout change. Bentley est mis en vente. BMW (qui prend le contrôle de Rolls-Royce) se fait doubler par Volkswagen.
Une victoire aux 24 Heures du Mans 2003 (la sixième de Bentley) et de nouveaux records de vitesses permettent de multiplier par vingt le nombre de voitures vendues. Et le meilleur ? Evincer Rolls-Royce, après cinquante ans de domination sans partage, en tant que fournisseur officiel du carrosse automobile de Sa Gracieuse Majesté la Reine Élisabeth II !
La saga Bentley, de 1965 à nos jours, est dévoilée dans un livre présenté dans un coffret.
Et restez connectés, on vous le fait gagner cette semaine !
Titre : Bentley L’Avenir pour défi
Auteur : Dominique Franque De Luxembourg
192 pages, 260 photos
ISBN : 978-2-7268-9786-7
Prix public : 59,00 € TTC
De nouvellement aperçue lors du dernier Mondial de l’Automobile de Paris, la MINI Paul Smith valait le coup qu’on s’attarde un peu sur elle chez AUTOcult.fr. Mode et automobile sont rarement très éloignés. Ne parlons nous pas robes, de courbes, de formes en parlant de bolides ?
1998. A la veille de l’arrêt de la production de la MINI première génération, Paul Smith, designer de son état, rhabille la puce anglaise, alors propriété du groupe Rover. Deux institutions britanniques ont alors rendez-vous sur ce projet.
Le créateur choisit donc les rayures bayadères qui sont la signature de sa collection 1997. La MINI se retrouve alors peinte des 86 bandes de 26 couleurs différentes. Deux MINI Paul Smith « rayées » sont produites. La première est propriété de Paul Smith himself, la seconde est au Design Museum de Londres. Cette MINI un peu spéciale est présentée lors du salon de l’auto de Tokyo 1998. Le succès est immédiat.
MINI Paul Smith, 1800 exemplaires, commercialisés au Royaume-Uni et Japon.
A côté de cette MINI aux bayadères de couleurs vives, 1800 MINI série limitée Paul Smith sortent des usines de Birmingham. Elles sont d’un bleu au reflet violet, parsemé de détails d’un vert « Citrus Green » assez acidulé. Produite petite quantité, cette MINI disponible en Grande-Bretagne et au Japon est plus qu’un succès commercial mais un véritable phénomène.
MINI aura eu de nombreuses séries limitées sur la fin de sa carrière, cette version Paul Smith n’en sera que l’une des plus prisées, recherchées, renforçant le mythe MINI.
MINI Paul Smith
Si la MINI Paul Smith vous intéresse, je vous conseille la galerie du photographe Nick Dunmur, qui a mis la belle Anglaise dans de nombreuses situations. A voir.
A noter que la MINI Paul Smith existe aussi de dernière génération. Rien d’officiel ici.
2000, sort sur les écrans un film franco-belge déroutant réalisé par Philippe Harel : Le Vélo de Ghislain Lambert.
Au milieu des années 70, Ghislain Lambert, né le même jour qu’Eddy Merckx avec huit minutes d’écart, est un coureur cycliste belge dont l’ambition est de devenir un champion. Il parvient à intégrer une grande équipe mais comme porteur d’eau. Déterminé dans son rêve de victoire et de gloire sportive, Ghislain Lambert attend patiemment son tour, mettant en place des stratagèmes plus ou moins légaux, plus ou moins efficaces.
Tel est le synopsis de ce film où fourmillent de nombreux détails et références historiques. L’automobile a sa part belle. On retrouve de nombreuses voitures d’époque, avec un zoom particulier sur la Peugeot 504. Si les équipes cyclistes Magicrème et Epedex sont inventées de toutes pièces, les livrées habillant ces Peugeot 504 sont très réalistes et ressemblent bien à celles de l’époque.
Photos : exclusivelo, HELIOCOURTIL / http://forum.tontonvelo.com, productions AF Production / Les Productions Lazennec / StudioCanal / TF1 Films Production.
Industriel de génie, inventeur d’exception, Henry Ford est forcément l’une des plus grandes personnalités du monde automobile. Patrick Lesueur lui consacre un livre pour retracer son parcours.
Ses premiers pas, ses premiers échecs aussi, la création de Ford Motor Company, les Model A et Model T, la difficile ascension d’Edsel, ses plus proches collaborateurs, le Fordisme, mais aussi son rapport à la guerre et ses relations avec le gouvernement allemand avant la Seconde Guerre Mondiale, tout y est présenté de façon complète et particulièrement bien documentée.
Un ouvrage à conseiller que l’on vous fera gagner dès la semaine prochaine grâce à E-T-A-I !
Titre : Henry Ford Le parcours d’un visionnaire
Auteur : Patrick Lesueur
192 pages, 350 photos
ISBN : 978-2-7268-9773-7
Prix public : 44,00 € TTC
Voici une nouvelle façon d’adopter deux voitures parmi les plus belles pièces de la fin des années 1960 et du début des années 1970… Wire Car Design propose une Lotus Europa Type 47 et une Porsche 911 2.7 Carrera RS en modèle réduit et en fils d’acier.
Une maquette est d’abord produite à l’échelle 1/3,5. Les fils d’acier sont ensuite assemblés à la main, puis soudés. La nouvelle structure est alors nettoyée, poncée et peinte.
La voiture filaire est enfin installée sur un cadre pour être fixée, horizontalement ou verticalement, sur un mur.
La Porsche pèse 2,75 kg pour 1,19 x 0,48 x 0,31 mètre. La Lotus affiche 2,50 kg pour 1,16 x 0,48 x 0,24 mètre.
Pour le moment, seuls deux modèles sont proposés : la Lotus Europa Type 47 de 1966 et la Porsche 911 2.7 Carrera RS de 1972… Les prochaines réalisations pourraient être des Jaguar D Type, Maserati A6GCS, Mercedes 300 SLR et Ferrari 250 GTO.
Un photographe américain a mis en ligne les étapes successives de la création d’une image prête à être publiée… De la pose d’origine au produit fini, voici la différence entre la vision réelle d’une Bentley Continental GT et le rendu virtuel. Merci Photoshop !
Collectionneur unique, l’Italien Corrado Lopresto va déplacer quelques-unes de ses plus belles pièces lors du prochain Salon Retromobile, dont la quarantième édition aura lieu du mercredi 4 au dimanche 8 février 2015.
Architecte promoteur, Corrado Lopresto a passé sa vie de collectionneur à traquer aux quatre coins du monde prototypes et automobiles à
carrosseries uniques. Depuis l’âge de 16 ans, cette passion pour la carrosserie italienne lui a permis de réunir une collection unique au monde.
Ce Milanais a glané plus de 180 prix lors des Concours d’Elegance de Pebble Beach, Villa d’Este, Amelia Island, Goodwood ou, très récemment, Chantilly… Sa passion était de dénicher des prototypes de carrossiers italiens…
Sa collection exceptionnelle est composée des Lancia Florida, Sibilo, Aurelia B52 Vignale et Flaminia Specile Pininfarina, des Alfa Romeo Giulietta Giulietta Bertone et Pininfarina, 6C 1750 Aprile, Praho Touring, 2500SS Bertone et 2500 SS Pininfarina, de l’Autobianchi A112 Giovani Pininfarina et de l’Osca 1600 GT Touring…
Je dois avouer qu’il m’arrive de penser à un pèlerinage lorsque je prends la sortie « Le Mans Sud », que j’arrive au Nürburgring ou que je passe à Margam Park… Mais mes deux passages dans la Chapelle Sixtine m’ont au moins autant marqué, pour des raisons différentes.
Qu’un amoureux de mécanique frisonne sur un circuit ou dans une spéciale mythique du Championnat du Monde, c’est particulièrement commun. Alors les gestionnaires du Porsche Travel Club ont cherché à faire dans le grandiose.
Cette petite association de passionnés de Porsche a réussi un coup historique. Profitant des nouvelles opportunités offertes par l’actuel gouvernement du Vatican (plus communiquant et surtout plus à la recherche d’argent frais !), le Porsche Travel Club fut le premier organisme à privatiser la Chapelle Sixtine.
Durant cinq jours, les participants ont pu visiter Rome, séjourner dans un hôtel 5 étoiles, faire quelques kilomètres avec les nouveautés de la gamme, diner au Musée du Vatican… Et assister à un concert de l’Accademia di Santa Cecilia dans la Chapelle Sixtine !
Le tarif déboursé par personne pour ces cinq jours romains ? 4 590 euros. C’est à peu près le prix de l’option Burmester® High-End Surround Sound-System sur la Porsche 911.
Le photographe français Renaud Marion a réalisé une série de photo-montages assez surprenante, nommée Air Drive. On y observe des Mercedes 300 SL, Jaguar Type E, Aston Martin DB4 et bien d’autres modèles automobiles, voguant, volant à quelques centimètres du sol, et sans roues. Carénages retravaillés, photos post-prodées : le travail est exceptionnel, dans une ambiance à la fois rétro et futuriste. Back to the future, version photo, version auto.
Tout cela n’est pas sans rappeler la mise en scène réalisée lors de la commercialisation de la Citroën DS, alors équipée du système hydropneumatique révolutionnaire.
Juin dernier, BMW engage une M235i Racing aux célébrissimes 24 heures du Nürburgring. Si cette M235i Racing était pilotée d’un quatuor un peu spécial avec deux journalistes auto, le pilote maison BMW Motorsport Junior Alexander Mies (DE) et le pilote MotoGP Alex Hofmann (DE), c’est sa livrée audacieuse qui défrayait la chronique.
Elle n’est pas sans rappeler les Art Car et prend sans souci la relève aux créations des Warhol, Koons et Calder. Mais que de phrases alambiquées seraient de trop face à une telle robe. Fractures de l’œil à prévoir, c’est de l’art. Lignes et courbes parallèles, aux couleurs très M, une des lettres les plus puissantes du monde : marine, ciel et rouge. Le rendu graphique est surprenant.
Côté mécanique, cette BMW M235i Racing est mue par le 6 cylindres bi-turbo TwinPower, d’une capacité de 2979 cm³. Dans sa version course, ce « six en ligne » développe 333 cv. De quoi s’amuser sur les 20,832 km et 154 virages du circuit, non ?