Catégorie : Enchères

  • Ferrari 250 GT California Spyder : La reine des enchères a encore frappé à Monaco

    Ferrari 250 GT California Spyder : La reine des enchères a encore frappé à Monaco

    S’il existe un baromètre de la santé financière des collectionneurs, c’est bien la Ferrari 250 GT California Spyder. Lors de la récente vente RM Sotheby’s en marge du Grand Prix Historique de Monaco 2026, un exemplaire « SWB » (châssis court) de 1961 a une nouvelle fois affolé les compteurs. Mais qu’est-ce qui pousse un homme à dépenser le prix d’un jet privé pour une décapotable des années 60 ?

    L’incarnation de la « Dolce Vita »

    La California Spyder n’est pas une Ferrari comme les autres. Elle est née d’une vision : celle de John von Neumann, l’importateur californien de la marque, qui souhaitait une version « plein air » de la 250 GT Berlinetta pour ses clients d’Hollywood.

    Ce n’est pas une bête de course brutale, mais l’accessoire ultime du glamour. De Steve McQueen à Alain Delon (dont l’exemplaire ex-Baillon a battu des records en 2015), elle a été l’apanage des icônes de la mode et du cinéma. Sa silhouette, signée Scaglietti, est d’un équilibre absolu : une calandre agressive, des hanches galbées et une ligne de caisse qui semble s’étirer à l’infini vers l’horizon.

    Le châssis SWB : Le Graal technique

    Le modèle vendu à Monaco est une version SWB (Short Wheel Base). En 1960, Ferrari raccourcit l’empattement de 2,60 m à 2,40 m pour améliorer la tenue de route. Ce changement ne modifie pas seulement le comportement dynamique de la voiture — la rendant plus agile et nerveuse — il sublime aussi ses proportions.

    Sous le long capot, on retrouve le mythique V12 « Colombo » de 3,0 litres développant environ 280 ch. Un moteur qui offre une souplesse incroyable pour la promenade sur la Corniche, mais qui hurle dès qu’on sollicite la pédale de droite. C’est cette dualité qui en fait une voiture d’exception : elle est aussi à l’aise devant le Casino de Monte-Carlo qu’à pleine charge sur une route de montagne.

    Un investissement plus sûr que l’or ?

    En franchissant la barre des 15 millions d’euros (pour cet exemplaire certifié Ferrari Classiche), la California Spyder confirme son statut de valeur refuge. Dans un marché de 2026 devenu sélectif, où les modèles « communs » stagnent, les icônes absolues continuent de grimper.

    Posséder une California Spyder, c’est posséder un ticket d’entrée permanent pour les événements les plus prestigieux de la planète : le Concours d’Élégance de Villa d’Este, Pebble Beach ou les 1000 Miglia. C’est plus qu’une voiture, c’est un passeport pour l’élite culturelle de l’automobile.


    Le saviez-vous ? La Ferrari 250 GT California Spyder a été rendue mondialement célèbre auprès d’une nouvelle génération grâce au film La Folle Journée de Ferris Bueller (1986). Cependant, la voiture utilisée dans le film n’était pas une vraie Ferrari, mais une réplique en fibre de verre équipée d’un moteur Ford V8 !

    Si vous deviez choisir une Ferrari pour traverser la France par les routes nationales, prendriez-vous le confort luxueux d’une 250 GT California ou la rudesse radicale d’une 250 GTO ?

  • Le marché du « Turn-Key » : Pourquoi la restauration de grange n’a plus la cote

    Le marché du « Turn-Key » : Pourquoi la restauration de grange n’a plus la cote

    Il y a encore dix ans, dénicher une « sortie de grange » poussiéreuse était le Graal de tout passionné. Aujourd’hui, en 2026, la tendance s’est inversée. Le marché plébiscite les voitures « Turn-Key » — prêtes à rouler — tandis que les projets de restauration deviennent des fardeaux dont plus personne ne veut. Décryptage d’un changement de paradigme.

    La dictature du « temps réel »

    Le collectionneur de 2026 a changé de visage. Plus jeune, souvent issu de la génération « Digital Native », il aborde l’automobile ancienne avec une exigence de consommation immédiate. L’idée de passer cinq ou dix ans à chasser des pièces d’origine et à surveiller l’avancée d’un carrossier n’est plus en phase avec une époque où tout s’obtient en un clic.

    On achète une icône pour l’utiliser tout de suite : participer au prochain rallye, descendre sur la Côte d’Azur ou simplement profiter d’une sortie dominicale. Le plaisir est dans l’usage, plus dans le processus.

    L’explosion des coûts : Le piège financier

    La raison de ce désamour est aussi bassement comptable. Entre 2021 et 2026, le coût de la restauration a explosé :

    • Pièces détachées : +85 % en dix ans selon les experts. Certaines pièces spécifiques pour des modèles des années 70 sont devenues introuvables ou hors de prix.
    • Main-d’œuvre qualifiée : Les bons motoristes et tôliers-formeurs se font rares, et leurs taux horaires ont suivi la courbe de leur rareté.
    • Complexité : Les voitures qui arrivent aujourd’hui sur le marché de la collection (années 90-2000) intègrent une électronique complexe que peu d’ateliers savent restaurer à neuf.

    Résultat : il est désormais fréquent que le coût d’une restauration totale dépasse la valeur vénale du véhicule une fois terminé. Un calcul qui refroidit même les plus romantiques.

    Le marché à deux vitesses

    Les dernières ventes aux enchères de 2026 (notamment à Monaco et Rétromobile) confirment cette analyse. Les lots dits « concours » ou « préservés » s’envolent à des prix records. Les acheteurs sont prêts à payer une « prime de tranquillité » colossale pour un historique limpide et une mécanique parfaite.

    À l’inverse, les véhicules nécessitant des travaux, autrefois prisés par les amateurs aux budgets plus serrés, peinent à trouver preneur, même à bas prix. Le risque financier et technique est devenu le premier critère d’exclusion.

    Vers la fin des « Barn Finds » ?

    Si les sorties de grange continueront de faire rêver pour leur côté « capsule temporelle », elles sont de plus en plus destinées à rester telles quelles (exposées pour leur patine) ou à être confiées à des spécialistes du Restomod. Ces derniers ne restaurent pas à l’identique, mais modernisent, simplifient et fiabilisent, répondant ainsi parfaitement à la demande « Turn-Key » : le look d’hier, les soucis en moins.


    Le saviez-vous ? En 2026, le temps moyen d’une restauration complète de haut niveau est passé de 18 mois à près de 3 ans, principalement à cause des ruptures de stock sur les aciers spécifiques et de la saturation des ateliers spécialisés.

    Et vous, seriez-vous prêt à sacrifier des années de week-ends pour restaurer la voiture de vos rêves, ou préférez-vous payer le prix fort pour tourner la clé dès demain ?

  • La 550A Spyder de Jack McAfee : Une légende adjugée à Monaco

    La 550A Spyder de Jack McAfee : Une légende adjugée à Monaco

    Achevée en février 1957 dans les ateliers de Zuffenhausen, livrée trois semaines plus tard à un pilote californien de légende, victorieuse sur les circuits mythiques de la côte ouest américaine, puis restaurée durant six ans : cette Porsche 550A Spyder vient d’écrire un nouveau chapitre de son histoire. Présentée par RM Sotheby’s lors de la prestigieuse vente de Monaco le 25 avril dernier, cette pièce de collection a officiellement changé de mains.

    Un contexte historique exceptionnel

    Pour comprendre ce que représente une Porsche 550A Spyder, il faut revenir à septembre 1955. James Dean disparaît au volant de sa 550, surnommée « Little Bastard ». Porsche tire alors les leçons du modèle original et développe la 550A. En abandonnant le châssis échelle au profit d’un cadre tubulaire plus léger et rigide, la firme crée une machine redoutable. Sa rareté est absolue : seuls 40 exemplaires ont vu le jour.

    Jack McAfee : Vingt-cinq victoires et une icône californienne

    À sa livraison en mars 1957, le châssis 0116 rejoint le garage de Jack McAfee, figure de proue du sport automobile californien. McAfee, habitué aux Ferrari puissantes, a compris avant tout le monde l’avantage de la légèreté Porsche.

    Dès ses débuts en juin 1957 à Paramount Ranch, la voiture signe un doublé. S’ensuivent plus de vingt-cinq succès sur les tracés mythiques de Palm Springs, Riverside, Laguna Seca ou Phoenix. Une liste qui résume à elle seule l’âge d’or de la compétition sur la côte ouest.

    Un tour du monde avant la perfection

    Après la compétition, la 550A entame une odyssée mondiale : de la Californie à l’État de Washington, puis vers l’Afrique du Sud, le Japon et l’Allemagne. Elle passera entre les mains de propriétaires illustres, dont Dick Barbour (double vainqueur de classe au Mans). En 2014, elle remporte le prix Best in Class au Concours d’Élégance d’Amelia Island, confirmant son authenticité exceptionnelle.

    Six ans pour un résultat « Box-Fresh »

    En 2019, son dernier propriétaire la confie à Andy Prill, l’un des experts Porsche les plus réputés du Royaume-Uni. Le chantier dure six ans : carrosserie décapée, moteur reconstruit et boîte de vitesses d’origine (matching numbers) méticuleusement réassemblée. Terminée en août 2025, la voiture est apparue à Monaco dans un état que Prill décrit comme « box-fresh », soit comme à sa sortie d’usine en 1957.

    Le verdict du marteau à Monaco

    La vente organisée par RM Sotheby’s à Monaco a confirmé l’attrait intact pour les modèles historiques à la biographie limpide. Rarement une Porsche de cette génération n’avait présenté un parcours aussi documenté, des archives de course aux clichés d’époque.

    Adjugée lors de cette soirée mémorable, la 550A Spyder de Jack McAfee quitte la Principauté pour rejoindre une nouvelle collection. Elle ne laisse pas seulement derrière elle un prix de vente élevé, mais le souvenir vibrant d’une époque où la performance pure se sculptait dans l’aluminium et se pilotait avec panache.

  • Le sacre argenté : pourquoi cette Mercedes-Benz W196 R est la F1 la plus chère de l’histoire

    Le sacre argenté : pourquoi cette Mercedes-Benz W196 R est la F1 la plus chère de l’histoire

    L’histoire, le palmarès, et la rareté sont les trois piliers du culte automobile. Récemment, ces trois forces ont convergé lors d’une vente aux enchères historique, où une monoplace des années 50 est devenue la Formule 1 la plus chère jamais vendue. Il ne s’agit pas de n’importe quelle voiture, mais de la Mercedes-Benz W196 R, pilotée par l’Argentin mythique Juan Manuel Fangio, qui a atteint la somme colossale de 51,155 millions d’euros.

    Un prix digne d’un chef-d’oeuvre

    Cette vente, organisée par RM Sotheby’s à Stuttgart, n’était pas une vente classique ; c’était un événement en soi, la W196 R étant le seul lot proposé. Le prix final, 51,155 millions d’euros, pulvérise l’ancien record pour une Formule 1, établi en 2013 par une autre W196 (version sans carrosserie profilée) vendue à 19 millions de livres sterling. Elle se positionne désormais comme la deuxième voiture la plus chère jamais vendue aux enchères, juste derrière sa cousine : le coupé Mercedes 300 SLR ‘Uhlenhaut’ (135 millions d’euros en 2022).

    Mais qu’est-ce qui rend ce châssis si unique ? C’est le mélange d’une histoire courte, fulgurante et tragique.

    L’ère Fangio et la carrosserie oubliée

    La W196 R a marqué le retour triomphal des Flèches d’Argent en Grand Prix après la Seconde Guerre mondiale, débutant par un doublé au GP de France 1954 (Fangio devant Karl Kling).

    Le châssis vendu (portant le numéro 00009/54) est intimement lié à l’ascension de Fangio :

    • Victoire en 1955 : Elle est la monoplace avec laquelle Fangio a remporté le Grand Prix de Buenos Aires (hors-championnat) au début de la saison 1955.
    • Pilotes de Légende : Bien qu’il ait piloté une version non-streamliner pour ses titres de 1954 et 1955, c’est cette même voiture (châssis 54) qui a été utilisée par Stirling Moss à Monza en 1955, où le Britannique a établi le tour le plus rapide.

    Le fait qu’elle porte la rare carrosserie profilée streamliner (ou stromlinienwagen) ajoute à son mythe. Conçue pour les circuits rapides avec peu de virages (comme Reims), elle s’est rapidement avérée inadaptée aux tracés plus sinueux en raison d’une tendance au sous-virage. Sa courte carrière en Grand Prix (deux courses en 1954 et un retour en 1955) a rendu cette version profilée excessivement rare.

    La destinée du collector : IMS et la tragédie du Mans

    L’histoire de ce châssis est également fascinante par sa destinée après la compétition. Suite au désastre du Mans en 1955, où l’accident de Pierre Levegh causa la mort de 83 spectateurs, Mercedes-Benz se retira de toutes les activités de sport automobile.

    Ce châssis 54, toujours vêtu de sa carrosserie profilée, fut conservé à Stuttgart jusqu’en 1965, date à laquelle Mercedes en fit don au tout nouveau Indianapolis Motor Speedway (IMS) Museum. Il est resté une pièce maîtresse du musée pendant six décennies.

    La vente actuelle était motivée par le besoin du musée d’IMS de sécuriser son avenir financier et de se recentrer sur une collection plus orientée sur l’histoire américaine. Cette monoplace est la première d’une collection de onze véhicules mis en vente, visant à lever près de 100 millions de livres sterling pour la restauration et l’expansion du musée.

    Comme l’a résumé Gord Duff de RM Sotheby’s, la W196 n’est pas qu’une voiture, mais « simplement l’une des voitures de course les plus importantes de l’histoire ». Sa valeur record n’est que la reconnaissance moderne du culte qu’elle a fondé.

  • Châssis n°001 et 469 km : la Saab 9-4X « neuve » qui défie le temps

    Châssis n°001 et 469 km : la Saab 9-4X « neuve » qui défie le temps

    La fin de Saab fut un déchirement pour la culture automobile. Aujourd’hui, un fantôme industriel se matérialise pour les collectionneurs : le tout premier exemplaire produit du crossover 9-4X, la voiture qui symbolise la dernière tentative de renaissance suédoise. Un mythe, avec seulement 469 kilomètres au compteur, vient d’être mis aux enchères.

    Le chant du cygne, resté neuf

    La Saab 9-4X est bien plus qu’un simple crossover ; elle est le point final d’une lignée d’ingénierie scandinave unique. Née sous la tutelle de General Motors (GM), développée pour s’attaquer aux BMW X3 et Volvo XC60, la 9-4X n’a pas eu le temps de vivre. Sa production, lancée en avril 2011 au Mexique, a été stoppée net quelques mois plus tard par la faillite de Saab. Au total, moins de 900 exemplaires ont été assemblés, faisant de la 9-4X un modèle d’une rareté sidérante.

    Mais si la Saab 9-4X est déjà un collector par essence, le lot actuellement mis en vente relève de la relique industrielle. Il s’agit du châssis numéro 001.

    La fierté dans le garage chauffé

    Mis aux enchères par la succession de son unique propriétaire, un passionné Saab disparu, cet exemplaire n’a littéralement jamais roulé. Il affiche un incroyable 469 kilomètres au compteur et conserve l’odeur du neuf.

    Achetée lors de la vente aux enchères de faillite en 2013, cette 9-4X n’a pas été acquise pour être conduite, mais pour être sanctuarisée. Son propriétaire l’a maintenue dans un garage chauffé, prenant soin de la démarrer et de la faire rouler légèrement tous les trois mois. Un rituel d’entretien pour un objet de culte, qui a permis de conserver le moteur V6 3.0 XWD de 265 chevaux dans un état de fonctionnement impeccable. L’inspection le confirme : le moteur tourne « parfaitement », la boîte automatique (Aisin-Warner) passe bien les rapports, et la carrosserie argentée est sans défaut, le dessous de caisse ne montrant qu’une « légère oxydation » sur quelques composants en alliage.

    Cet acte de préservation est la plus belle preuve de dévotion à la marque suédoise. C’est l’histoire d’un passionné qui a choisi de figer le temps pour l’ultime projet de Saab.

    Le détail qui tue : la plaque de faillite

    Pour le collectionneur averti, les détails abondent. Le véhicule porte toujours la plaque « Sold for Saab Bankruptcy » (« Vendu pour la faillite de Saab ») dans le compartiment moteur. De plus, bien qu’étant un modèle de l’année 2012, il n’a été enregistré pour la première fois qu’en juin 2022, principalement pour des raisons d’assurance, soulignant à quel point il est resté à l’abri.

    Son design, inspiré du concept Aero X, avec les phares « ice-block », le tableau de bord orienté vers le conducteur et la fonction Night Panel chère à Saab, rappelle ce que l’ingénierie suédoise essayait d’accomplir avant d’être éteinte.

    Le châssis n°001 de la 9-4X est aujourd’hui une anomalie. Il est plus qu’une voiture, c’est une capsule temporelle qui renferme la promesse de ce que Saab aurait pu devenir sur le segment des SUV premium. Avec une estimation de valeur atteignant les 500 000 SEK (environ 42 000 €), cette vente est une occasion unique et peut-être la dernière de posséder une Saab « neuve » — et la seule de son espèce au monde.

  • The Renault Icons : Artcurial Motorcars et Renault célèbrent 125 ans d’histoire lors d’une vente aux enchères inédite

    The Renault Icons : Artcurial Motorcars et Renault célèbrent 125 ans d’histoire lors d’une vente aux enchères inédite

    C’est un événement sans précédent dans l’histoire du constructeur au losange. Pour la première fois, Renault ouvre les portes de son patrimoine et mettra aux enchères une partie de sa mythique collection. En partenariat avec Artcurial Motorcars, la maison française de référence dans le monde des enchères automobiles, la marque annonce The Renault Icons, une vente d’exception qui se tiendra le 7 décembre 2025 au cœur même du site industriel de Flins-sur-Seine, à quarante kilomètres de Paris.

    Cette vente unique, organisée sur le lieu symbolique qui abritera le futur musée Renault, marquera un tournant historique pour la marque et pour tous les passionnés de son héritage technique et sportif.

    Une vente historique au cœur du patrimoine Renault

    Partenaires depuis 2022, Artcurial Motorcars et Renault poursuivent ici une collaboration d’exception. Après avoir contribué à la mise en valeur de modèles iconiques dans différents événements internationaux, les deux acteurs s’associent cette fois pour orchestrer un rendez-vous qui fera date : la première vente aux enchères officielle d’automobiles issues directement des collections Renault.

    Le lieu choisi, l’usine de Flins, n’a rien d’un hasard. Ce site emblématique, témoin de décennies de production – de la Dauphine à la ZOE, en passant par les quatre générations de Clio – est aujourd’hui en pleine transformation. Il accueillera en 2027 le musée des collections Renault, un espace entièrement dédié à la préservation et à la transmission du patrimoine industriel, technique et culturel de la marque.

    Rationaliser pour mieux préserver

    En juin 2025, Renault a présenté sa nouvelle stratégie patrimoniale : préserver 600 modèles emblématiques couvrant toute son histoire depuis 1898, dans le but d’offrir une vision cohérente et exhaustive de son héritage. Pour y parvenir, le constructeur a choisi de rationaliser ses réserves, en se séparant d’exemplaires identiques ou redondants au sein de la collection.

    C’est ainsi qu’est née The Renault Icons, une vente à la fois patrimoniale et symbolique, où chaque lot sera unique sur le marché.

    Au total, 100 automobiles seront proposées :
    – des prototypes et concept cars qui ont jalonné les grandes orientations stylistiques et technologiques de Renault ;
    – des modèles de route emblématiques, témoins de l’évolution du goût et des usages ;
    – et surtout, une vingtaine de monoplaces de Formule 1, véritables pièces d’histoire du sport automobile.

    À ces voitures s’ajouteront 100 lots d’Automobilia directement issus du patrimoine Renault : moteurs de F1, maquettes d’études, souffleries, plans techniques ou archives inédites, autant de témoins précieux de la créativité et du génie industriel de la marque.

    Des icônes du losange sous le marteau

    Parmi les têtes d’affiche, deux légendes absolues :
    – la Renault RE40-04 de 1983, monoplace de Formule 1 pilotée à l’époque par Alain Prost, symbole de l’âge d’or de Renault en Grand Prix ;
    – et la Renault Alpine A442 de 1975, pionnière du programme endurance qui culmina avec la victoire aux 24 Heures du Mans en 1978.

    Ces deux voitures, photographiées par Peter Singhof, résument à elles seules la double identité de Renault : une marque populaire ancrée dans la vie quotidienne, mais aussi un constructeur d’avant-garde, capable de triompher sur les plus grands circuits du monde.

    D’autres trésors devraient également susciter l’émotion : concept-cars d’étude – comme celui immortalisé par Flora Ferreira –, prototypes expérimentaux ou modèles de compétition oubliés, témoins de décennies d’innovation et d’audace créative.

    Une vente pour raconter 125 ans d’innovation

    « The Renault Icons est bien plus qu’une vente aux enchères : c’est une rétrospective vivante de 125 ans d’histoire automobile française », résume Matthieu Lamoure, président d’Artcurial Motorcars. L’événement offrira un voyage à travers les époques, de la simplicité mécanique des débuts à l’électrification contemporaine, en passant par les heures de gloire sportives et les révolutions stylistiques qui ont marqué chaque décennie.

    Pour Renault, cette démarche s’inscrit dans une logique patrimoniale moderne : faire vivre le passé en le partageant. En confiant à Artcurial la vente d’une partie de ses réserves, la marque permet à des collectionneurs du monde entier de devenir dépositaires d’un morceau d’histoire, tout en assurant la pérennité et la valorisation de son patrimoine restant.

    Flins, un lieu symbolique entre passé et futur

    Le choix du site de Flins-sur-Seine revêt une portée émotionnelle particulière. Inaugurée en 1952, l’usine a vu sortir des millions de voitures populaires – Dauphine, R4, R5, Clio – avant de devenir l’un des piliers de la stratégie de reconversion de Renault vers une économie circulaire et durable.
    En accueillant cette vente, Flins se transforme pour un jour en temple de la mémoire automobile, où les lignes de production cèdent la place aux podiums de collection.

    Un rendez-vous incontournable pour les passionnés

    Jamais auparavant Renault n’avait ouvert ainsi les portes de son patrimoine au public et aux collectionneurs. En réunissant Artcurial Motorcars et Renault autour de ce projet commun, The Renault Icons promet de devenir un événement fondateur dans l’histoire du collectionnisme automobile français.

    Un moment à ne pas manquer pour quiconque rêve de posséder un fragment d’histoire, une voiture qui a façonné la légende du losange, ou une pièce technique témoin d’une époque où l’audace et l’ingénierie allaient de pair.

  • Maserati MC12 Stradale : un record à Monterey pour l’icône du Trident

    Maserati MC12 Stradale : un record à Monterey pour l’icône du Trident

    La Monterey Car Week, temple des collectionneurs et des enchères de prestige, a une nouvelle fois écrit une page d’histoire. Le 13 août dernier, lors de la vente organisée par Broad Arrow (groupe Hagerty) au Monterey Jet Center, une Maserati MC12 Stradale de 2005 a atteint la somme record de 5,2 millions de dollars, établissant ainsi un nouveau sommet pour le modèle et devenant la Maserati moderne la plus chère jamais adjugée.

    Un chef-d’œuvre rare et exclusif

    Produite à seulement 50 exemplaires (25 en 2004 et 25 en 2005), la MC12 Stradale reste l’une des Maserati les plus mythiques de l’ère moderne. Développée en parallèle de la version de course GT1, elle fut conçue pour homologuer la participation de Maserati en compétition. Sous son long capot se cache un V12 atmosphérique de 5 998 cm³, développant 630 ch à 7 500 tr/min, partagé avec la Ferrari Enzo dont elle reprend la base technique mais avec une identité radicalement différente.

    Visuellement, la MC12 se distingue par ses proportions spectaculaires : près de cinq mètres de long, deux mètres de large, et une silhouette sculptée pour dominer l’aérodynamique. Sa livrée blanche rehaussée de touches de bleu rend hommage à la mythique Maserati Tipo 61 “Birdcage” (1959-1961), l’une des voitures de sport les plus légères et innovantes de son époque.

    Une valeur symbolique confirmée

    Le prix atteint en Californie dépasse de 37 % le précédent record enregistré pour ce modèle, confirmant l’intérêt croissant des collectionneurs pour les supercars des années 2000. Si les Ferrari Enzo, Porsche Carrera GT ou Mercedes SLR McLaren apparaissent plus régulièrement au catalogue des enchères, la MC12 se distingue par sa rareté et son lien indéfectible avec la compétition.

    Car c’est bien sur les circuits que la MC12 a bâti sa légende. Sa version GT1 s’est imposée comme la référence du championnat FIA GT entre 2004 et 2010, remportant 14 titres et 22 victoires, dont trois succès aux 24 Heures de Spa. Peu de supercars de route peuvent se targuer d’un palmarès aussi riche et directement lié à leur déclinaison routière.

    Le marché des icônes des années 2000

    La flambée des enchères de cette MC12 reflète un mouvement plus large : les supercars des années 2000 connaissent un véritable âge d’or sur le marché du collectionneur.

    La Ferrari Enzo, produite à 400 exemplaires, s’échange aujourd’hui autour de 4 à 5 millions de dollars, avec des pointes supérieures pour des modèles à faible kilométrage ou à historique particulier. La Porsche Carrera GT, plus “accessible” avec 1 270 unités construites, a vu sa cote passer en quelques années d’un peu plus de 600 000 € à plus de 2 millions aujourd’hui. Quant à la Mercedes SLR McLaren, longtemps boudée, elle bénéficie désormais d’un regain d’intérêt, certaines versions spéciales franchissant le million et demi d’euros.

    Dans ce contexte, la Maserati MC12 apparaît comme un joyau isolé, bien plus rare que ses rivales, et auréolé de son engagement en compétition. Là où l’Enzo incarne la quintessence de Ferrari, la MC12 symbolise une renaissance inattendue de Maserati au sommet du sport automobile. Sa cote s’envole donc logiquement au-dessus de ses contemporaines.

    Le poids du temps… et de l’histoire

    Vingt ans après son lancement, la MC12 apparaît comme une pièce maîtresse de l’histoire moderne de Maserati. À une époque où la marque sortait d’une phase d’incertitude industrielle, elle démontrait avec éclat que le Trident pouvait encore rivaliser au plus haut niveau. Son dessin signé Italdesign Giugiaro et ses performances hors normes en ont fait un modèle charnière, annonçant la renaissance sportive de Maserati au XXIe siècle.

    Le succès de cette enchère illustre aussi un changement de regard des collectionneurs. Après les années 1990 dominées par la McLaren F1, c’est désormais au tour des supercars des années 2000 de devenir les nouvelles références patrimoniales. Leur attrait réside dans une combinaison unique : mécaniques atmosphériques non électrifiées, design audacieux et diffusion ultra-limitée. Une époque révolue, qui nourrit aujourd’hui la nostalgie et la valeur.

    Maserati, entre héritage et futur

    En surfant sur le prestige de la MC12, Maserati soigne aujourd’hui sa continuité. Le lancement récent de la MCXtrema, série limitée de pistarde radicale, rappelle combien la marque cultive toujours ce lien fort entre compétition et route. Le record atteint à Monterey ne fait que renforcer ce positionnement, en montrant que le Trident reste un symbole de passion, de prestige et de performance intemporelle.

  • La collection McLaren de Mansour Ojjeh vendue à un unique acquéreur

    La collection McLaren de Mansour Ojjeh vendue à un unique acquéreur

    L’un des ensembles les plus exclusifs jamais constitués dans le monde de l’automobile vient de changer de mains. La famille de Mansour Ojjeh, disparu en 2021, a accepté la vente de sa collection de vingt McLaren réunies avec patience et exigence, toutes produites dans la plus pure tradition d’excellence de la marque britannique. Un seul acheteur, resté anonyme, a souhaité conserver l’intégrité de ce patrimoine unique.

    Une collection hors norme

    Cette collection réunit vingt McLaren, chacune correspondant au dernier châssis produit de son modèle. Pour les passionnés, c’est une démarche quasi muséale, presque impossible à reproduire. La plupart des exemplaires sont demeurés dans un état neuf, n’ayant jamais quitté leur configuration de sortie d’usine.

    Au centre de l’ensemble trône la dernière McLaren F1 jamais construite, spécifiée par Mansour Ojjeh dans une teinte inédite baptisée « Yquem » – devenue par la suite le fameux « Mansour Orange ». À ses côtés figurent des pièces emblématiques de l’histoire moderne de McLaren : la radicale P1 GTR, la futuriste Speedtail, plusieurs déclinaisons de la Senna, la Sabre, l’Elva… Un panorama complet de la production de Woking, condensé en vingt chefs-d’œuvre.

    Cette cohérence, associée à la rareté des modèles, confère à la collection une dimension historique inégalée dans le monde des supercars.

    La volonté de préserver un héritage

    Si plusieurs propositions record ont été formulées pour certaines pièces – notamment la McLaren F1 –, la famille Ojjeh a tenu à préserver l’intégrité de l’ensemble. La vente à un acquéreur unique était une condition essentielle. Elle permet de conserver cette réunion exceptionnelle de modèles comme un témoignage de l’histoire d’un homme autant que d’un constructeur.

    Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Mais l’importance symbolique dépasse sans doute la seule valeur financière : c’est la transmission d’un héritage personnel et d’une passion partagée entre un homme et une marque.

    Mansour Ojjeh, l’homme qui a façonné McLaren

    Né à Paris en 1952, fils d’Akram Ojjeh, Mansour fit ses études en Californie avant de reprendre la direction de Techniques d’Avant Garde (TAG). Son nom apparaît en Formule 1 dès 1979, avec le sponsoring de l’écurie Williams. Mais c’est en 1984 qu’il s’inscrit durablement dans l’histoire en prenant une participation dans McLaren et en finançant le développement du moteur TAG-Porsche turbo.

    Avec Ron Dennis et Gordon Murray, Mansour Ojjeh participe directement à la transformation de McLaren en référence mondiale, aussi bien sur la piste que sur la route. Sous son influence, l’équipe remporte sept titres constructeurs et dix couronnes pilotes. Plus encore, il ouvre la voie à McLaren Automotive, donnant vie à une gamme de supercars qui porte aujourd’hui haut les couleurs de l’ingénierie britannique.

    Son rêve de créer la voiture de route ultime aboutit à la McLaren F1, fruit d’une vision partagée avec Ron Dennis et Gordon Murray après le Grand Prix d’Italie 1988. Une automobile entrée au panthéon, considérée encore aujourd’hui comme l’une des plus grandes réalisations de l’histoire.

    Plus qu’une collection, un témoignage

    La collection rassemblée par Mansour Ojjeh ne se limite pas à une accumulation d’objets rares. Elle reflète une philosophie, une quête de perfection, un regard unique porté sur McLaren et ses créations. Elle raconte l’histoire d’un homme dont l’intuition et la passion ont façonné l’une des plus prestigieuses aventures du sport automobile et de l’automobile de luxe.

    En choisissant de céder cet ensemble en un seul bloc, la famille Ojjeh a assuré que ce témoignage ne soit pas fragmenté. Ce transfert n’est pas seulement une transaction, c’est la préservation d’une mémoire, celle d’un passionné qui a marqué à jamais McLaren et l’automobile contemporaine.

  • Le Range Rover SDV8 Autobiography LWB de la Reine Elizabeth II est en vente

    Le Range Rover SDV8 Autobiography LWB de la Reine Elizabeth II est en vente

    Le Range Rover SDV8 Autobiography LWB de la Reine Elizabeth II est mis en vente pour 224 850 livres (263 000 euros). La voiture a été commandée par la famille royale en mars 2016 et a été repérée à de nombreuses occasions transportant feu la Reine et le Duc d’Édimbourg lors d’événements prestigieux.

    Le Range Rover royal a également joué un rôle de premier plan lors de la visite d’État de Barack Obama au Royaume-Uni la même année, avec des photographies montrant l’ancien président américain et la première dame Michelle Obama escortés à l’arrière de la voiture.

    Plusieurs modifications ont été apportées par l’atelier Land Rover à Gaydon pour répondre aux besoins du couple royal, notamment des marche-pieds latéraux et une sirène de police. Ces éléments ont depuis été retirés à des fins d’homologation, bien qu’un ensemble de poignées que Sa Majesté la Reine avait demandées sur beaucoup de ses voitures, ainsi qu’une étiquette d’avertissement pour la sirène de police, soient inclus dans la vente en tant que souvenirs.

    Cet Autobiography LWB SDV8 est de couleur bleu métallisé avec un intérieur en cuir crème. Les dignitaires à l’arrière bénéficient d’un espace supplémentaire pour les jambes grâce à l’empattement allongé, tandis que les écrans appuie-tête arrière, retirés pendant le service, ont été réinstallés pour le nouveau propriétaire.

    À l’avant, on trouve un moteur diesel V8 biturbo de 4,4 litres avec 339 ch, avec une transmission aux quatre roues via une boîte automatique à huit vitesses. Il atteint les 100 km/h en seulement 6,5 secondes et peut atteindre une vitesse de pointe de 218 km/h.

    La voiture a été répertoriée sur PistonHeads.com par Bramley Motors et est proposée avec 18 000 miles au compteur, dont 2 586 ont été parcourus pendant la période où elle était détenue par la famille royale. La vente comprend ses plaques d’immatriculation d’origine – OU16 XVH – telles qu’elles étaient visibles lors des événements royaux.

    Matt Bird, rédacteur en chef adjoint de PistonHeads, a déclaré : « Il y a peu de moyens plus raffinés de voyager que dans l’arrière d’un Range Rover à empattement long. Ils sont vraiment inégalés en termes d’opulence et de sens de l’occasion, surtout lorsqu’ils sont spécifiés comme celui-ci avec un beau cuir clair et du bois foncé. Même les roues semblent idéales pour un raffinement somptueux en roulant, et le vigoureux V8 diesel sera l’accompagnement parfait pour des kilomètres après des kilomètres sans effort. Ce modèle est déjà assez désirable, mais savoir qu’il s’agissait d’un moyen de transport personnel pour feu la Reine et le Prince Philip élève ce Range Rover à un niveau de spécificité tout à fait particulier. Il s’agirait probablement d’un des derniers véhicules spécifiés par Sa Majesté ; qu’il conserve certaines de ces caractéristiques est agréable à voir. Le fait de savoir que ce véhicule a été utilisé pour les Obama lors d’une visite d’État ne fait qu’ajouter à son attrait. Pour ceux qui sont épris de la famille royale, c’est une pièce d’histoire. »

  • La première Apple Car aux enchères !

    La première Apple Car aux enchères !

    Un morceau d’histoire de l’automobile sera mis en vente ce week-end lors de la dispersion organisée par Gooding & Co. à Monterey. La première « Apple Computer » Car – même si elle n’en a plus les couleurs – est proposée.

    Cette toute première Apple Car est une Porsche 935 engagée aux 24 Heures du Mans dès 1979. Cette année-là, le châssis 009 0030 est mené à la deuxième position par Paul Newman, Rolf Stommelen et Dick Barbour, à huit tours d’une autre 935.

    L’année suivante, cette Porsche était encore au départ de la classique sarthoise avec une toute nouvelle livrée. Une nouvelle fois engagée par Dick Barbour, cette Porsche laisse apparaître Apple Computer pour principal partenaire.

    Créé quatre ans plus tôt, Apple surfe alors sur le succès de l’Apple II et travaille sur le lancement de l’Apple III à destination des entreprises. La marque de Steve Wozniak et Steve Jobs génère déjà des millions de chiffre d’affaires et lance plusieurs grosses campagnes de communication.

    Pilotée par Bobby Rahal, Bob Garretson et Allan Moffat, la voiture n’atteignait pas l’arrivée et n’incitait pas Apple à poursuivre son engagement en sport automobile.

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    Le châssis 009 0030 et son flat 6 turbo continuait sa carrière avec 72 engagements en course et des victoires lors des 24 Heures de Daytona en 1981 et des 12 Heures de Sebring 1983. Restaurée en 2006, cette Porsche 935 a retrouvé sa couleur d’origine : le rouge Hawaiian Tropic.

    On évoque un prix au-delà des 4 millions d’euros.

  • André Trigano vend ses Citroën à Rétromobile

    André Trigano vend ses Citroën à Rétromobile

    Sans le savoir, des centaines de milliers (voire des millions) de Français ont profité des vacances grâce à un collectionneur de Citroën… Patron de dizaines de campings, créateur de tentes et de mobil homes, frère de l’un des fondateurs du Club Méditerranée, mais aussi député de l’Ariège et pilote automobile, André Trigano va disperser sa collection lors de la vente aux enchères de Rétromobile.

    Né dans un monde de toiles de bâche, André Trigano est très vite piqué par le virus automobile. Mais la famille fuit Paris lors de la Seconde Guerre Mondiale et s’installe en Ariège… A 14 ans, il s’engage avec les Partisans et tombe amoureux de la Citroën Traction Avant, l’un des emblèmes des FTP lors de la libération.

    Après le conflit et grâce aux congés-payés, la famille Trigano fait le plein d’activité. Les affaires marchent et André profite de ses premiers gains pour acheter une Simca Huit, puis sa première Citroën.

    Dès 1951, il participe à son premier Tour de France Auto au volant d’une Hotchkiss, mais abandonne à Lourdes. L’année suivante, il est au départ du Rallye Monte-Carlo en Austin A90.

    Commence alors sa période Traction 15 : il s’engage dans plusieurs épreuves avec sa Citroën… Jusqu’au terrible accident de son ami Pierre Levegh aux 24 Heures du Mans 1955. Il arrête alors de courir et entame une collection, en particulier de Citroën.

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    Admirateur d’André Citroën, dont l’histoire lui sera racontée par sa fille Jacqueline Citroën, il copie ses idées pour Trigano… Quelques années après avoir vu Citroën sur la Tour Eiffel, il fait écrire le slogan de sa marque dans le ciel… Tous ses agents sont invités à de grands banquets pour les encourager et créer une cohésion.

    Sa collection d’une quarantaine de voitures couvre une grande partie de la gamme Citroën commercialisée entre 1919 et les années 1970. Pour chaque modèle, il peut raconter une histoire… Il possède un Torpedo C4 G de 1932 comme celui que sa famille avait utilisé pour fuir Paris et l’occupation et une B14 qu’ils avaient achetée à Toulouse pour poursuivre leur route.

    La collection compte également une Traction Cabriolet comme celle des Partisans et quelques Traction 15 CV. Lorsque Jacqueline Citroën a vu ces Citroën, elle s’est arrêtée devant la Rosalie et s’est mise à pleurer, comme pour rendre hommage à la dernière voiture de son père.

    L’homme politique, plusieurs fois maire et député, s’offrait également une voiture après chaque élection remportée… Apparenté UDF, il a fait entrer quelques nouvelles Citroën dans son garage pour fêter ses suffrages, dont une CX Prestige et une CX GTi Turbo.

    Parmi les modèles qui seront mis en vente le 6 février à Rétromobile, on retrouve une Type A, une B2, une B14, deux 5 HP, des C4, une C6, des Rosalie, sept Traction, trois DS, une SM, deux CX, une BX 4TC, une Méhari 4×4, un prototype de M35, une Ami 8, quelques 2 CV et, seule voiture moderne, une C6…

    A 90 ans, il disperse cette extraordinaire collection, mais conserve tout ce qui n’est pas Citroën !

  • Le 2 000 000e Defender exposé

    Le 2 000 000e Defender exposé

    Le deux millionième Land Rover Defender à sortir des ateliers de Solihull sera exceptionnellement exposé à Londres les 15 et 16 décembre. Il sera ensuite proposé aux enchères afin de récolter des fonds pour la Croix Rouge.

    Cette opération menée par la maison Bonhams doit célébrer les 67 ans de production de l’une des autos les plus cultes de l’histoire.

    Conduit par la Reine, Sir Winston Churchill, James Bond ou Steve McQueen, le Defender a marqué l’histoire de l’industrie automobile autant que celle du Royaume-Uni.

    Roger Crathorne sera présent autour de ce modèle très spécial pour raconter quelques belles anecdotes. Baptisé Mr Land Rover, il travaille pour la marque depuis plus de cinquante ans et a fréquenté ses clients les plus prestigieux.

    Le 2 000 000e Defender est une pièce unique. Il a été assemblé en dix jours par des ambassadeurs de la marque, tels que l’aventurier Bear Grylls ou l’entrepreneur Theo Paphitis.

    L’enchère commencera le mercredi 16 décembre dès 18h00.