Catégorie : Histoire & Culture

  • Concept Car : Chevrolet Astro III Concept

    Concept Car : Chevrolet Astro III Concept

    Il faut se remettre dans le contexte de 1969 pour admirer les formes du Chevrolet Astro III Concept. Neil Armstrong et Buzz Aldrin marchaient sur la Lune. 2001, L’Odyssée de l’Espace révolutionnait le cinéma… Philip K. Dick sortait Ubik. Il parvenait acquis que l’humanité allait conquérir d’autres planètes. Chez Chevrolet, on se servait de cette actualité et des promesses attachées pour présenter un concept car très expérimental.

    L’Astro III était un véhicule deux places destiné à rouler sur des autoroutes automatisées.

    On y voit aujourd’hui les prémices d’une Deltawing ou de la ZEOD de Nissan. La carrosserie était en fibre de verre avec un train avant très étroit, équipé de deux roues jumelées.

    chevrolet-astro-iii-arriere

    L’entrée dans l’habitacle se fait par le auvent articulé, à la manière d’un avion de chasse.

    Pas de volant pour le conducteur qui bénéficiait d’un joystick à commande électrique. Le moteur était une turbine de moins de 70 kilogrammes capable de produire 317 chevaux.

    Evidemment, l’idée n’a pas eu de suite. Les voitures ne volaient pas en 2000 et ne volent toujours pas en 2014 !

  • Photos : Ayrton Senna

    Photos : Ayrton Senna

    Jeudi confession… Fan de Formule Un (à la télé avant de découvrir la discipline sur les circuits), j’étais du côté d’Alain Prost lors du grand duel de la fin des années 80 et du début des années 90. Un pilote français, sûr et fort… J’avais choisi mon camp. Mais Ayrton Senna est devenu davantage qu’un Champion du Monde. Il est un mythe. Impossible de passer à côté en ce vingtième anniversaire de sa disparition. Comme beaucoup, j’étais devant ma télé ce jour-là. Rétrospective via 90 photos de Getty…

  • Commissaire-priseur : Ferrari 166 Inter Coupé

    Commissaire-priseur : Ferrari 166 Inter Coupé

    C’est l’un des tout premiers coupés construits par Ferrari. Cette 166 Inter Coupé date de 1949. Elle sera mise en vente par Bonhams lors du Goodwood Festival of Speed le 27 juin.

    Alors que le premier prototype de Ferrari portant le Cheval Cabré remonte à 1947 et que les premières productions sont sorties des ateliers en 1948, l’assemblage de cette Ferrari 166 Inter Coupe a débuté le 28 novembre 1949.

    Equipée d’un moteur 2 litres V12, elle a été vendue à Augusto Caraceni, frère de Domenico Caraceni, réputé être le père de la couture italienne.

    Plusieurs autres propriétaires sont répertoriés dont le Comte de Castelbarco.

    Seulement 37 châssis de 166 Inter ont été produits. La plupart ont été confiés à des carrossiers. Le modèle (027S) mis en vente a été dessiné par Touring of Milan.

    L’estimation est comprise entre 950 000 et 1 200 000 euros.

  • Le neo-retro à la chinoise

    Le neo-retro à la chinoise

    Oubliez Rolls-Royce, oubliez Bentley ou Maybach… La Chine aussi sait faire d’immenses limousines luxueuses hors de prix. Le tout dans un style néo-rétro assez savoureux.

    Cette semaine, la première Hongqi L5 construite par FAW Group a été vendue à un client privé. Pour près de 5 millions de yuans (soit près de 575 000 euros), cette limousine cache un V12 6,0 litres de 402 chevaux sous son capot avec une boîte automatique à six rapports et quatre roues motrices.

    L’intérieur est fait de cuir et de bois (dans un style particulièrement local) autour de grands écrans.

    hongqi-l5-interieur

    Hongqi (traduire drapeau rouge) est le plus ancien constructeur chinois. Son premier modèle est sorti des chaines d’assemblage en 1958. Depuis, les Hongqi sont parmi les premiers symboles du communisme chinois. Les apparatchiks ont toujours roulé dans ce luxe.

    hongqi-l5-ouverte

    Les visiteurs de marque, de Richard Nixon en 1972 jusqu’à François Hollande très récemment, ont pu tester le confort et la décoration des limousines chinoises.

    Désormais, la plus luxueuse des voitures chinoises est proposée aux clients privés. Et sa ligne fleure bon le petit livre rouge et la révolution. Car la L5 reprend les traits de la CA770 sortie en 1963, lorsque Mao Zedong – le grand timonier – était à la tête du Parti Communiste Chinois.

    hongqi-ca770

  • Golf R 400 ? Volkswagen avait fait plus fort !

    Golf R 400 ? Volkswagen avait fait plus fort !

    A Pékin, Volkswagen a dévoilé une Golf R 400. Une étude de sa berline compacte avec un moteur de 400 chevaux capable d’atteindre les 100 km/h en moins de quatre secondes. Mais la marque avait déjà fait mieux… Beaucoup mieux !

    Auto China 2014

    40 ans après la commercialisation de la première Golf, VW une Golf R 400. L’étude développe 100 chevaux de plus que la Golf R avec un design personnalisé qui fait référence à la Golf G60 Rallye sorti en 1988.

    Volkswagen Studie Golf GTI W12

    En 2007, lors du rassemblement de Wörthersee, Volkswagen avait présenté une Golf GTI doté d’un W12 bi-turbo de 6,0 litres de cylindrée… 650 chevaux et 750 Nm pour une vitesse de pointe de 325 km/h et un 0 à 100 km/h en 3,7 secondes.

    Volkswagen Studie Golf GTI W12

    Plus basse, plus large, elle fut et elle reste la Golf la plus incroyable assemblée par Volkswagen…

  • Publicité : Ford Escort Cosworth

    Publicité : Ford Escort Cosworth

    En 1992, on pouvait encore évoquer la puissance. Ford présente sa terrible Escort Cosworth en mettant en scène le double Champion du Monde des Rallyes Miki Biasion (titré avec Lancia). « Développée pour le Championnat du Monde des Rallyes ».

  • _CULT – la Jaguar XKSS de Steve McQueen

    _CULT – la Jaguar XKSS de Steve McQueen

    Ces photos ne nous appartiennent pas, certes, mais les laisser dormir dans nos archives nous angoissaient particulièrement. Steve McQueen possédait une des 16 Jaguar XKSS produites, version routière de la Jaguar Type D, vainqueur par trois fois des 24 Heures du Mans en 1955, 1956 et 1957. A son volant, Steve McQueen déambulait à vives allures dans les rues de Los Angeles, alors bien moins fréquentées qu’aujourd’hui. 1967, il vend cette XKSS. Deux ans plus tard, il la rachète, tant elle lui manque. Il la gardera jusqu’à sa mort, en 1980.

     

  • La cinquième légende Bugatti est Black Bess

    La cinquième légende Bugatti est Black Bess

    Avec sa cinquième des six Légendes de Bugatti, la marque française fait revivre la Type 18 Black Bess de Roland Garros. Ce modèle très spécial est reconnu pour avoir été la première supercar homologuée pour la route.

    La Type 18 est l’une des Bugatti les plus importantes de l’avant-guerre. Son moteur 4 cylindres de 5 litres de cylindrée était capable de produire 100 chevaux et d’emmener la Type 18 à plus de 160 km/h. Des performances hors-du-commun à l’époque.

    bugatti-type-18

    Ettore Bugatti fut l’un des pilotes des Type 18 engagées en compétition. En 1912, il remportait une victoire de catégorie au Mont-Ventoux. Seuls sept exemplaires ont été produits, dont un vendu à l’aviateur Roland Garros.

    bugatti-veyron-black-bess

    Le châssis 474 a été livré à Roland Garros le 18 septembre 1913. Cette Type 18 a été rebaptisée Black Bess en hommage à un cheval de course britannique. Elle est, aujourd’hui, l’une des trois seules Type 18 encore visibles, exposée au Musée Louwman de La Haye.

    bugatti-veyron-type-18-studio

    Comme toutes les Légendes de Bugatti, la Black Bess est basée sur la Veyron 16.4 Grand Sport Vitesse avec son moteur W16 8 litres de 1 200 chevaux et 1 500 Nm. Ce roadster atteint 100 km/h en 2,6 secondes et 408,84 km/h en vitesse de pointe.

    bugatti-veyron-type18

    Peinte en noir, elle reçoit des ornements en or 24 carats. Dans l’habitacle, la Type 18 est dessinée sur le couvercle en cuir de l’espace de rangement arrière.

  • Commissaire-priseur : Aston Martin DBS

    Commissaire-priseur : Aston Martin DBS

    L’Aston Martin DBS vue dans la série britannique Amicalement Vôtre (The Persuaders!) sera mise aux enchères le 17 mai lors d’une vente Aston Martin organisée par Bonhams.

    Conduite par Roger Moore (Lord Brett Sinclair) dans la série, cette DBS a été produite en 1970 et adaptée pour le tournage. Roger Moore en 2003 et Tony Curtis en 2008 ont apposé leur autographe sur cet exemplaire si spécial.

    Lors de l’écriture de scénario des 24 épisodes de la série, Aston Martin a été approché par les producteurs pour fournir une voiture à Roger Moore. Ce dernier a montré un vif intérêt pour la DBS alors que Tony Curtis se voyait confier une Dino 246 GT.

    Au moment du tournage, Aston Martin venait de présenter sa DBS V8. Mais aucun prototype ne pouvait être mis à disposition des producteurs. La marque anglaise a donc maquillé une DBS six cylindres en DBS V8. Un mécanicien était dépêché durant toutes les scènes nécessitant la voiture.

    Après 24 épisodes, cette DBS comptait déjà près de 10 000 kilomètres. Elle fut rendue à Aston Martin qui l’a remise en état avant de la vendre à un propriétaire privé. Jusqu’ici, ce modèle jaune Bahama a été détenu par cinq propriétaires différents sans jamais avoir été mise aux enchères et sans la moindre annonce.

    Au milieu des années 90, elle a été restaurée dans les ateliers d’Aston Martin. Elle a participé à plusieurs concours d’élégance.

    L’estimation est comprise entre 421 et 662 000 euros.

    Dans la série, la DBS porte la plaque d’immatriculation BS 1 (pour Brett Sinclair 1) sauf dans le deuxième « Les Pièces d’Or » où la vraie plaque (PPP 6H) n’avait pas été cachée.

  • 80 ans de Traction Avant

    80 ans de Traction Avant

    Le 18 avril 1934 fut l’une des journées les plus importantes de l’histoire de Citroën. Réputé pour être un entrepreneur très ambitieux, André Citroën est devenu un industriel innovant en présentant la Traction Avant. Mais ce fut aussi le début de la fin de sa propre aventure.

    Pour la première fois, une voiture de grande série n’était pas pourvue d’un châssis classique. Et sa coque autoporteuse recevait une transmission aux roues avant. Déjà connue, cette technique était encore une fantaisie pour les autres constructeurs. Surtout : cette « Type 7 » se parait d’une carrosserie très originale, voire « moderne ».

    Une fois l’effet de la présentation dissipé, la Type 7 étonne. La coque autoporteuse et l’absence d’arbre de transmission révolutionnent la conduite. Le confort et la tenue de route relèguent les voitures du début des années 30 au stade de l’antiquité.

    Et pourtant : si l’idée est géniale, la réalisation est proche de la catastrophe. Le moteur 4 cylindres de 1 303 cm3 est trop peu puissant au goût des premiers clients. Et la fiabilité – surtout de la boîte mécanique – est trop souvent prise en défaut.

    citroen-traction-avant-type-15

    En quelques mois, la Type 7 évolue en Type 7 B puis en Type 7 S et les Type 11 et Type 22 arrivent le 1er octobre 1934.

    Cette Type 22 est le modèle de luxe dont rêve André Citroën. Proposée en berline, limousine, familiale, faux-cabriolet et roadster, elle reçoit un moteur V8 de 3 822 cm3 sous un capot plus long. L’aménagement intérieur est très flatteur… Mais la 22 CV ne sera jamais fiabilisée. A tel point que cette version haut-de-gamme n’entrera jamais en production. Citroën croule alors sous les dettes. Le projet est abandonné. Et tout s’effondre.

    Ce coup d’arrêt dans l’ascension fulgurante d’André Citroën se transforme en trou noir. L’un des fournisseurs de la marque porte ses créances devant les tribunaux. Il ne faudra que quelques semaines pour faire tomber André Citroën. Le 21 décembre 1934, Citroën est liquidé.

    Principal créancier de l’entreprise, Edouard Michelin se voit obligé de reprendre Citroën. Le nouveau conseil d’administration prend sa première décision : limoger André Citroën. Le créateur ne s’en remettra pas. Attaqué par un ulcère, il meurt le 3 juillet 1935.

    citroen-traction-avant-interieur

    Mais l’histoire de Citroën continue. Michelin apporte de nouvelles méthodes et Citroën parvient à gommer les défauts de la Traction Avant. Le modèle qui a précipité la fin d’André va sauver Citroën.

    Juste avant la guerre, les ventes commencent à progresser. La Traction Avant devient l’un des symboles de la France du début des années 40. Et lorsque la production reprend le 15 juin 1945, la Traction débute une seconde carrière pleine de succès durant encore douze ans ! Un culte…

  • Citation : Ferdinand Porsche

    Citation : Ferdinand Porsche

    Citation de Ferdinand Porsche, Allemand, fondateur de Porsche et concepteur de la première Volkswagen : « Même si les voitures disparaissent un jour, il y aura toujours des voitures de sport. »

  • Les hommes : Paul Bracq

    Les hommes : Paul Bracq

    Il a dessiné quelques-unes des plus belles Mercedes et BMW, il a participé à la définition du design du TGV et a été l’une des têtes d’affiche des formes intérieures des Peugeot. Retour sur le parcours de Paul Bracq.

    Ancien de Boulle, Paul Bracq débute sa carrière en 1953 chez le carrossier Philippe Charbonneau. Ses obligations militaires l’envoient l’année suivante en Allemagne. C’est là-bas qu’il va réaliser ses plus belles pièces.

    Durant son service militaire, il doit conduire la voiture du général dans l’usine Mercedes-Benz. Il saisit l’opportunité pour présenter ses dessins au directeur du développement du style.

    Après ses trois ans de service obligatoire, Paul Bracq est engagé par Mercedes-Benz comme responsable du style avancé. Durant dix ans, son équipe donne naissance aux toits des 190 SL et des W111 coupé et cabriolet. Elle dessine les Pagode 230 SL, 250 SL et 280 SL (W113),  les W108, W109, la 600 (W100), la W114 et la W115/8.

    Au terme de dix années passées chez Mercedes-Benz, il fait un bref retour en France pour travailler sur le TGV avant de repartir en Allemagne. En 1970, il devient directeur du design de BMW. Il s’occupe des 520, 320, Coupé 630, Série 7 et du concept car Turbo qui deviendra la M1.

    En 1974, Peugeot le fait revenir en France pour lui confier le poste de responsable du style intérieur. Il élabore les plans de l’habitacle des 505 et 604.

    Aujourd’hui, il est l’un des juges du Concours d’Elegance de Pebble Beach.