Catégorie : Histoire & Culture

  • Traverser le sixième continent

    Traverser le sixième continent

    Qu’ont en commun Socrate, Xénophon, Lao Tseu, William Slim, l’amiral Nelson et Ernest Shackleton ? Ils sont tous cités en exemple pour leur capacité de « leadership ». Cette liste est l’œuvre de John Adair, un spécialiste du domaine qui a œuvré dans plusieurs universités britanniques pour former la nouvelle génération de leaders au service pas si secret de Sa Majesté.

    John Adair définit le leader par l’orientation de ses actes et la direction qu’il donne, sa vision de l’étape suivante, qu’il oppose au gérant (manager) qui impose une idée de contrôle et d’administration.

    Socrate et Xénophon ont créé puis développé la philosophie dans un but culturel pour le premier et plus militaire pour le second… Lao Tseu a fondé le taoïsme, William Slim a combattu pour l’armée britannique durant les deux Guerres mondiales et l’amiral Nelson a défait Napoléon à Trafalgar. Quant à Ernest Shackleton, il a participé à l’âge héroïque de l’exploration de l’Antarctique.

    Ce dernier est donc une référence pour les Anglo-Saxons en tant que leader civil. Surnommé The Boss, cet Irlandais né en 1874 a multiplié les passages en Antarctique. En 1909, il devient le premier homme à diriger une expédition qui s’approche à moins de 200 kilomètres du pôle Sud. Anobli par le roi Édouard VII, mais devancé dans la conquête effective du pôle par le Norvégien Roald Amundsen, il monte un nouveau projet : traverser le continent…

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    C’est au cours de cette expédition qu’il réalise quelques exploits. Dans son trajet de la mer de Weddell à la mer de Ross, son navire est prisonnier des glaces durant plusieurs mois. Les hommes débarquent pour échapper à la pression de la banquise. 28 naufragés parviennent à survivre durant 22 mois, malgré des températures à -45°C. Engagée en pleine Première Guerre mondiale, l’expédition ne reçoit pas de soutien de la part du gouvernement britannique. Même si l’objectif de traverser l’Antarctique n’a pas été atteint, l’exploit de voir toute l’expédition survivre a marqué l’histoire britannique.

    Cent ans quasiment jour pour jour après cette tentative infructueuse, mais héroïque, l’arrière-petit-fils d’Ernest Shackleton a eu, lui aussi, l’envie de vivre l’aventure comme les pionniers. Évidemment, l’époque n’est plus la même. Les conditions ont largement évolué. Le système de positionnement par satellite et les tissus respirants – pour ne citer que ces deux exemples – rendent la tâche autrement plus aisée.

    Cette fois, pas question de laisser le bateau Endurance se faire prisonnier des glaces. Inutile d’apprendre à chasser le phoque ou le pingouin. Patrick Bergel, l’arrière-petit-fils, roulera en Hyundai…

    Inspirée par l’histoire de Shackleton, largement racontée et photographiée, la marque Hyundai a mis au point cette mission de 30 jours, 20 heures par jour sur 6 000 kilomètres.

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    Sièges chauffants et Bluetooth

    Première étape : préparer le véhicule. Un Hyundai Santa Fe 2.2 CRDI totalement d’origine (au début). Il est ensuite passé dans les ateliers d’Arctic Trucks pour y inclure un réservoir de 230 litres et un système de préchauffage pour démarrer dès -18°C. La suspension a été modifiée, relevée et le bas de caisse adapté pour recevoir d’immenses roues de 38 pouces. La transmission a également été travaillée pour pouvoir rouler à une vitesse moyenne de 27 km/h sur la neige.

    Le reste n’est qu’une question de logistique. Le carburant utilisé est le seul disponible sur le continent : celui réservé aux avions. Et la pression des pneumatiques est descendue à 0,1 bar.

    Même si le Santa Fe a reçu de larges améliorations, il n’a pas été conçu pour traverser l’Antarctique. L’arrêt le plus long du voyage n’a pourtant pas dépassé 45 minutes pour resserrer un boulon. Une surchauffe moteur a également été signalée.

    Patrick Bergel raconte.

    Nous avons déchargé la voiture sur une piste de glace bleue, face au passage de Drake, un glacier qui semble passer à travers deux montagnes. C’était un avant-gout des choses incroyablement belles que l’on a pu voir. Les premiers jours, jusqu’à Patriot Hills, nous avons roulé à travers des structures de glace formées par le vent. C’est incroyablement beau, avec un genre d’énergie cinétique, comme des sculptures de Brancusi qui auraient été enterrées et déformées. Il tombe très peu de neige en Antarctique, seulement quelques centimètres par an. Ce sont vraiment les particules de glace qui se déplacent. Dans notre expédition, il fallait choisir son chemin, plus que conduire.

    Au Pôle Sud, nous avions la joie de nous retrouver au bout du monde. L’écologie devient un concept beaucoup plus évident. J’ai aussi pensé à mon arrière-grand-père qui a tenté plusieurs fois d’arriver à cet endroit. Ensuite, nous avons roulé vers le glacier Leverett qui reste assez méconnu. Nous avons pris une traverse qui ressemblait presque à une route et nous avons commencé à rouler à des vitesses raisonnables. La fin du glacier Leverett ouvre vers les monts Transantartiques. C’est incroyablement beau et personne n’avait encore posé les roues à cet endroit.

    Arrive ensuite la région de la mer de Ross. Elle est alimentée par des glaciers qui se déplacent de deux à cinq mètres par an. Un itinéraire a été créé pour suivre une route qui évite les crevasses. Nous avons connu de longues périodes de jour blanc. Le niveau des nuages est incroyablement bas. C’était le cas jusqu’à Erebus, le seul volcan actif de la région. Mon arrière-grand-père l’avait gravi et j’avais vu des photos étant enfant. C’est vraiment spectaculaire avec des panaches de fumée et le Mont Terror à côté.

    Parmi les derniers pièges du parcours, il y avait un champ de crevasses au bord de la base de McMurdo. La nuit, autour du camp, nous dessinions une limite dans la neige à ne pas dépasser. Même s’il n’y a pas beaucoup de dangers, il ne fallait jamais s’arrêter dans les champs de crevasses.

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    Le voyage a duré un mois, un siècle après l’expédition Endurance. Ensuite, le Hyundai Santa Fe a été rapatrié en Europe pour une tournée promotionnelle. L’exposition dans un musée n’est pas d’actualité. Il sera renvoyé en Antarctique pour être utilisé par les scientifiques qui résident là-bas !

    On est loin de la première voiture importée en Antarctique, par Ernest Shackleton (déjà) : une Scottish New Arrol Johnston propulsée par un quatre cylindres à vapeur refroidi par air de 15 chevaux…

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  • Lexus : lancement réussi

    Lexus : lancement réussi

    60 designers, 1 400 ingénieurs répartis en 24 équipes, 2 300 techniciens… Toyota avait mis les grands moyens pour lancer sa marque premium aux Etats-Unis. La LS 400, présentée lors du Salon de Detroit, avait marqué les esprits, mais il en fallait davantage pour toucher le grand public.

    Cette première Lexus était une pièce d’ingénierie. Sous le capot, le 4,0 litres V8 faisait figure de référence aux Etats-Unis. 973 prototypes ont été créés pour parfaire les performances et son intégration dans le châssis de la berline. Durant le développement, les tolérances habituelles du Groupe Toyota ont été réduites de 50 %.

    Afin de mettre en avant le travail des ingénieurs, Lexus a fait confiance à une entité de Saatchi & Saatchi pour créer la campagne de communication. En trente secondes, le réalisateur Gary Johns place une Lexus LS 400 sur un banc d’essais avec quinze coupes de Champagne placées en pyramide sur le capot. Le moteur est ensuite poussé à l’équivalent d’une vitesse de 233 km/h…

    Sans vibration, la pyramide de Champagne reste en place sans que la moindre goutte ne tombe.

    Après des années de travail intense, Lexus est prêt à célébrer… Même à la vitesse de 145 mph, la Lexus a été conçue pour émouvoir les âmes, et rien d’autre.

    Intitulé Balance, le film a été largement récompensé par des prix réservés aux publicités. Mais le meilleur coup de pub est arrivé un peu plus tard lorsque l’avocat David Holowitz a décidé d’attaquer la marque.

    Star de la télévision américaine, cet avocat a demandé une vérification du film dans son émission Fight Back!. En réponse, Lexus a demandé la production d’une vidéo indépendante et une démonstration des capacités de la LS 400 a été organisée depuis le studio d’enregistrement. Avec succès, forcément.

    Lexus a également réédité sa performance lors de la présentation officielle de la LS 400 à Pebble Beach.

    Tellement marquante, la publicité Balance a inspiré d’autres constructeurs. Nissan l’a copiée en 1993 pour sa Nissan Altima et BMW a moqué l’idée en affirmant qu’elle n’était pas un indice de performance.

  • Mazarine ne roulait pas en Peugeot

    Mazarine ne roulait pas en Peugeot

    Le 1er mars 1993, Louis Schweitzer retrouve la cour de l’Elysée. L’ancien directeur de cabinet du Premier Ministre Laurent Fabius – devenu patron de Renault – vient présenter la nouvelle Renault Twingo, citadine uniforme et colorée qui va révolutionner le marché français. Patrick Le Quément et Jacques Cheinisse sont également présents.

    Face à François Mitterrand, Renault gare deux Twingo, une rouge et une bleue. Le Président, en pleine campagne pour les législatives, choisit la rouge immatriculée 1409 XS 92. Cadeau de ce qui est désormais une société anonyme à capitaux d’état à la France, qui lui rend par un coup de pub appréciable.

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    Un peu plus de deux ans plus tard, lorsqu’il quitte l’Elysée en Citroën XM, François Mitterrand se rend directement à Solferino pour une ultime visite au siège du Parti Socialiste… La demande venait d’Henri Emmanuelli, alors Premier Secrétaire, qui désirait rendre un hommage fort à celui qui avait mené la France et la Gauche à travers les décennies.

    Rose au poing, des centaines de militants sont présents pour saluer l’ancien Président qui entame un discours lourd de sens sur la transmission « comme le passage d’une flamme » se souviendra Delphine Batho, plus tard.

    En ce mois de mai 1995, François Mitterrand est malade. Depuis trois ans, la France sait qu’il est atteint d’un cancer. Il lui reste moins de huit mois à vivre. Pourtant, le PS allonge la cérémonie pour lui remettre un cadeau de départ.

    Le choix est saugrenu. Le cadeau est une Renault Twingo verte ! Emmanuelli avouera que c’était un clin d’œil visant à aider Mitterrand à remplacer une « abominable Méhari verte » qu’il avait dans les Landes.

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    Ce 18 mai, Libération note la surprise du Président face à ce cadeau. Mais la Twingo fut loin d’être inutile. Peine perdue pour les hautes sphères du PS, elle n’a pas remplacé la Méhari. C’est Mazarine Pingeot qui l’a conduite pour se rendre au chevet de son père, avenue Frédéric Le-Play durant les huit derniers mois.

    Dans les couloirs de Solferino, la blague se répand. La Twingo est aussi « cabossée » que si François Mitterrand l’avait lui-même conduite. Et durant de nombreuses années, Mazarine Pingeot continuera de rouler dans cette Twingo verte cabossée, léguée par son père.

  • Une présidence DS 7

    Une présidence DS 7

    La passation a eu lieu. François Hollande, septième président de la Vème République a laissé le pouvoir au nouveau président qu’est Emmanuel Macron, huitième donc. Je ne pensais pas écrire ici ces phrases, tentant de rester ici loin de la politique, mais le choix de la voiture officielle du jeune président élu m’a fait changer d’avis.

    Le choix est fait. Ce sera donc un DS 7 Crossback qui équipera la présidence lors de ce nouveau quinquennat. Deux mois après sa révélation, quasi huit mois avant sa commercialisation, Emmanuel Macron a choisi le « 7 », fabriqué en l’usine PSA de Mulhouse. Petite exclusivité pour la marque « premium » française et beau coup de pub, terrassant bien des pronostics, les miens les premiers, qui penchaient vers un Renault Espace fabriqué à Douai, admettant volontiers que la France n’avait plus de grand modèle statutaire, hormis Talisman et ce dernier Espace. Je me suis trompé.

    Si je peux regretter que ce soit pas une Citroën qui équipe la Présidence, je dois avouer que ce choix du DS 7 ne me déplait pas. Ce modèle ici présenté en impose un peu je trouve, changeant des habituelles berlines. A noter que le « bleu encre » choisi rend tout de même mieux que l’orange sélectionné pour la révélation du modèle il y a quelques mois.

    Je tiquerais juste sur le fait que le DS 7 soit en W garage. Symbole que ce DS 7 appartient encore au constructeur, ou à la concession du coin, qui sait ? Peut-être encore que cet SUV est encore un prototype, car rappelons-le, il ne sera commercialisé qu’en fin 2017/début 2018. Ceci étant, un bon vieux PR en immat aurait claqué comme il se doit, comme avant. Nostalgie d’une époque que je n’ai pas connu. D’ailleurs, DS et Citroën ont toujours accompagné les présidents de la république. Traction Avant, DS, SM, CX, XM, DS 5 et maintenant DS 7. Joli succès. J‘ai maintenant la douce impression que de voir le Président de la République en DS va redorer le blason d’une marque mal en point. L’avenir nous le dira, mais la nouvelle serait bonne.

     

    Le statut du nouveau propriétaire étant on ne peut plus officiel, DS a fait évoluer son DS 7 CROSSBACK en DS 7 CROSSBACK ‘Présidentiel’ :

    • couleur bleue encre (dispo en série)
    • toit découvrable (pour faire coucou)
    • signatures « République Française »
    • portes-drapeaux
    • intérieur cuir, auquel a été ajoutée la Toile de Laque conçue et fabriquée par l’Atelier Maury à Paris
    • jantes avec éléments dorés

    Amis parisiens, ce DS 7 CROSSBACK ‘Présidentiel’ sera visible à Paris, au coeur du DS WORLD Paris du 33 rue François 1er dès mardi 16 mai.

    François Hollande est lui reparti en sa DS 5 vieillissante. Une passation de pouvoir à tous niveaux.

     

    DS 7 Crossback president republique francaise emmanuel macron investiture paris champs elysees - 05
    Une présidence de la république très DS
    DS 7 Crossback president republique francaise emmanuel macron investiture paris champs elysees - 06
    Une présidence de la république très DS

     

     

     

     

     

     

  • David Brown : une Mini après l’Aston Martin

    David Brown : une Mini après l’Aston Martin

    Sur le papier, tout semble être un programme destiné à dépenser beaucoup d’argent sans jamais faire entrer la moindre recette. Un entrepreneur dont la principale qualité est de partager son nom avec un grand industriel automobile a décidé de produire une nouvelle voiture.

    Il s’appelle David Brown. Il n’a jamais produit le moindre tracteur, il n’a jamais sauvé Aston Martin… Cet entrepreneur britannique (homonyme) a rêvé d’un nouveau modèle. Il a décidé de le fabriquer en espérant que ses semblables y trouvent – aussi – la voiture qu’ils recherchent.

    Il y a trois ans, David Brown a présenté une Aston Martin DB6 revisitée. Châssis et moteur récupérés d’une Jaguar XKR (5,0 litres V8 de 510 chevaux), dessin réalisé par Alan Mobberley, ancien responsable du design de Land Rover. Le résultat est réellement envoutant. La Speedback GT a été produite à cinq exemplaires deux ans et demi après son apparition.

    À Silverstone, l’objectif est de continuer à produire de nouveaux châssis à raison de six à dix nouveaux modèles chaque année au tarif exorbitant de 580 000 euros HT.

    Mais il en fallait davantage pour David Brown. Cette année, il lance la Mini Remastered. L’idée est aussi simple que pour la Speedback GT avec la DB6 : faire une nouvelle Mini, une vraie nouvelle Mini, loin des maxis MINI couvées par BMW.

    En 3,055 mètres de longueur, 1,470 mètre de largeur et 1,330 mètre de hauteur, avec une masse totale de 740 kilogrammes et un rayon de braquage de 8,7 mètres, cette Mini retrouve un physique Classic.

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    Côté technique, on reste aussi dans l’esprit Mini originel… Moteur 4 cylindres 1,275 litre de 78 chevaux pour atteindre les 100 km/h en 11,7 secondes avec une vitesse maxi de 145 km/h. Les émissions de CO2 sont annoncées à 184 grammes par kilomètre.

    Deux séries de 25 exemplaires ont déjà été révélées : Inspired by Café Racers dans un style très vintage dans le traitement de cuirs et une ambiance motard. Inspired by Monte Carlo est davantage sportif. Les deux reçoivent un système d’infotainment dans un écran de sept pouces avec Apple CarPlay et Android Auto, une climatisation et le démarrage sans clé.

    Les premières livraisons sont programmées pour l’hiver prochain pour un peu moins de 90 000 euros HT.

  • La Suède s’installe à Paris

    La Suède s’installe à Paris

    Absent du Mondial de l’Automobile de Paris à l’automne dernier, Volvo prend sa revanche en ce début de printemps avec 1 100 m2 dédiés au nouveau XC60 au cœur du Jardin des Tuileries.

    « Alors, c’est quoi the next big thing ? » On me pose continuellement cette question. Evidemment, il ne faut pas être un génie pour prédire que l’avenir de l’automobile tournera autour d’une nouvelle énergie, éloignée des carburants fossiles que nous connaissons aujourd’hui et de la conduite autonome. Mais qui, quoi, comment ? Il reste encore beaucoup à faire.

    Et pourquoi ne pas parler de ce qu’il se passe en ce moment ? Beaucoup de marques entament de larges restructurations stratégiques. C’est le cas en France… Et sur qui devrait-on prendre exemple ? Une réponse : Volvo !

    Volvo était la marque solide, carrée et carrée. Oui, très carrée. Comme les autres constructeurs passés dans le giron de Ford, sous l’ère Jacques Nasser, les Suédois ont connu une génération « sans ». Mais Volvo a survécu grâce à de nouveaux capitaux venus de Chine.

    En 2017, Volvo n’est plus carré. Volvo n’est plus le pendant automobile d’Ikea ou de Tetra Pak. Aujourd’hui, Volvo est à la pointe, comme Spotify ou Skype, d’autres pépites suédoises. Volvo ne vend plus de voitures, Volvo propose un style de vie. Et ce style de vie s’impose dans Paris avec trois SUV XC60 installés aux Tuileries.

    En cette fin du mois d’avril, avec l’arrivée du soleil et des températures plus convenables aux balades parisiennes, Volvo s’est emparé de 1 100 m2 du Jardin des Tuileries pour montrer à la ville et au monde son nouveau XC60.

    Ce SUV est un projet capital pour Volvo. Après le succès de toute la gamme « 90 », l’objectif est une concrétisation. Sur le plan global, le XC60 est le modèle le plus vendu de la marque. Il doit souligner le renouvellement de Volvo et continuer de gêner les amis allemands.  

    Après l’Allemagne, la Suède et la Norvège, c’est donc en plein Paris que Volvo s’installe pour afficher son style de vie. Ville dense et resserrée, la capitale française n’offre pourtant pas toutes les garanties pour une telle opération. Mais Volvo a réussi à réunir tous les accords possibles et imaginables pour s’étaler sur un peu plus d’un dixième d’hectare. Une autre marque automobile l’avait fait récemment sans pouvoir montrer son logo. Cette fois, le sigle Volvo se voit et il se voit de loin.

    Le barnum requiert 12 semi-remorques. Et les complications ne se sont pas arrêtées avec la signature des accords avec le Louvre, qui gère le Jardin des Tuileries, et la Préfecture de Police… Alors que tout était prévu pour stationner les camions, Tom Cruise et son équipe ont squatté les espaces réservés pour le tournage de Mission: Impossible. Casse-tête à la veille de trois jours de montage.

    Mais le résultat est convaincant. Volvo a réussi à s’implanter au cœur de Paris pour montrer son positionnement : très Suédois, hybride aussi. Volvo a séduit les délégations parisiennes depuis les premières discussions en novembre.

    Toute la semaine, des invités de la marque vont pouvoir profiter des XC60 exposés et de l’ambiance nordique des espaces de détente. 2 000 personnes sont attendues. Ce week-end et le week-end prochain, le lieu est ouvert au public, avec une sécurité renforcée. De quoi attirer du monde autour de ce modèle de nouvelle génération dont le T8 à motorisation hybride de 407 chevaux intéresse déjà plus d’un tiers des acheteurs… Quand je vous dis que Volvo est la marque Big Thing du moment !

  • Avec Alejandro Mesonero, autour de la Seat Ibiza

    Avec Alejandro Mesonero, autour de la Seat Ibiza

    « Ils me rendent fou ! » Le profond accent espagnol d’Alejandro Mesonero rend la phrase positive. En pleine mutation, la marque SEAT en demande beaucoup à son directeur du design… À tel point que l’Ibiza qui sera très prochainement commercialisée en France n’est déjà plus qu’un lointain souvenir pour son concepteur.

    Ateca, Ibiza, Arona et une nouveauté par an programmée jusqu’en 2021, Alejandro Mesonero est un homme actif, à la tête d’une équipe commando désignée pour redonner un nouvel élan à SEAT, marque du Groupe Volkswagen qui vient de traverser quelques années au ralenti.

    Face à la nouvelle Ibiza, révélée à Barcelone, l’Espagnol repense au travail effectué sur la citadine emblématique de la marque.

    J’aime la voiture depuis que j’ai douze ans. Je dessinais des voitures sur mes livres d’histoire et de mathématiques. Les enseignements me mettaient dehors. Mesonero, dehors ! Du coup, j’avais du temps pour dessiner dans le couloir. C’est grâce à mes professeurs que j’ai pu apprendre. J’avais suffisamment de temps. Depuis que j’ai douze ans, j’ai envie de faire ce métier.

    J’aime tout ce qui bouge. Voitures, trains, avions, motos, tout ce qui est en mouvement. J’aime mélanger un côté artistique avec des fonctionnalités. Quelque chose qui ne bouge pas, comme un immeuble, l’architecture, c’est beau, mais c’est un peu trop statique. Je préfère ce qui bouge, la mécanique. J’aime faire des choses avec mes mains et comprendre comme la mécanique fonctionne, comment ça bouge. C’est fantastique.

    Chaque période a sa beauté. J’aime beaucoup les voitures des 1930. C’était l’Age d’Or des carrossiers. On achetait un châssis et on ajoutait une carrosserie basée sur la vitesse et les lignes. J’aime aussi les italiennes des années 1970 avec de belles proportions. Elles sont logiques avec des lignes tendues, de belles proportions.

    J’aime aussi les américaines des années 1950. Ils visaient la Lune et se permettraient des choses incroyables. Une Cadillac Eldorado ressemblait à un vaisseau spacial. Ce temps est révolu. Malheureusement, on ne peut plus rêver comme ils rêvaient à l’époque. Quand je vois ces voitures des années 1950, avec des kilos de chrome partout, ils devaient vraiment s’amuser !

    Chez Seat, nous sommes tous assez passionnés. Nous sommes une petite équipe. Chez Audi, ils ont quatre cents designers, nous ne sommes qu’une cinquantaine de passionnés. Seat est une marque qui a souffert, qui a perdu de l’argent et qui n’a pas été une vraie marque durant des années. Seat est une marque jeune, 1964, c’est jeune.

    Face à la SEAT Ibiza, il enchaine…

    C’est toujours chouette de voir la réaction des gens, du public. C’est une voiture dont nous avons gelé le design il y a un an et demi. J’ai déjà eu beaucoup de feedback de journalistes qui ont pu voir la voiture, d’invités que nous invitons parfois à voir nos créations. Je ne suis donc pas surpris, mais plutôt heureux de pouvoir communiquer sur la voiture. Enfin !

    Nous avons tellement de projets. Pour moi, cette voiture date d’un an et demi. Je sais que tout le monde la voit comme une nouvelle voiture, mais je travaille déjà sur des voitures qui n’arriveront sur le marché qu’en 2019. Et, pour être honnête, c’est beaucoup plus excitant que de voir une voiture sortir. Ce qui me passionne et qui me donne de l’énergie, c’est ce sur quoi je travaille maintenant.

    Ce que j’essaie de faire est de construire la marque petit à petit. Chez Seat, il y avait trop d’évolutions dans le design entre chaque génération. Le client disait, parfois c’est si, parfois c’est ça. Ce que j’essaie de faire est de créer une histoire.

    Récemment, nous avons sorti l’Ateca, qui est relativement similaire à la Leon. On essaie de faire comprendre ce qu’est l’identité de SEAT. L’Ibiza est un pas supplémentaire. Elle est encore un peu plus différente, mais elle reste très SEAT. La prochaine sera encore un peu plus différente, mais elle va garder les traits du SEAT d’aujourd’hui. Il ne faut pas aller trop vite. Les gens achètent des voitures pour leur marque.

    Je donne naissance à des voitures que j’aime conduire. Aujourd’hui, lorsque je conduis mon Ateca ou ma Leon Cupra, je me sens parfaitement identifié. Evidemment, je les ai faite, mais c’est aussi exactement ce que je veux conduire.

    Ma philosophie de design est de faire quelque chose qui va durer dans le temps. Le plus grand compliment que l’on peut me faire n’est pas de me dire que j’ai pris beaucoup de risques dans une voiture très actuelle. Non. Le plus grand compliment serait de se revoir dans cinq ans et de me dire que ma voiture est encore très actuelle.

     

     

     

  • Psychodrame à l’anglaise

    Psychodrame à l’anglaise

    Aujourd’hui, je suis au Royal Horticultural Hall de Londres pour la présentation de la nouvelle Renault F1 RS17. Sous cette immense verrière nichée au cœur de Westminster, s’est joué un immense psychodrame qui a mené à la vente de Rolls-Royce à Volkswagen…

    Nous sommes en 1998. Vickers, propriétaire du constructeur britannique Rolls-Royce, veut vendre. Réunis à Londres, ses actionnaires choisissent l’offre de 430 millions de livres formulée par Volkswagen. Le fleuron anglais, qui regroupe Rolls-Royce et Bentley, passe sous domination allemande après près d’un siècle au service de sa Majesté.

    Sous la verrière, plusieurs coups de théâtre ont ponctué l’assemblée générale extraordinaire. Durant près d’une heure, l’assemblée a dû être ajournée pour permettre à un consortium britannique de faire une offre. Mené par Michael Schrimpton, le groupe Crewe Motors voulait tenter un ultime coup pour prendre le contrôle de Rolls-Royce.

    Alors que les actionnaires s’offraient une pause méritée, Schrimpton tentait de convaincre Sir Colin Chandler, Président de Vickers. Arrivé en Bentley, le sauveur affirmait avoir travaillé nuit et jour pour réunir la somme de 500 millions de livres, déposés dans une banque de Zurich et encore 2 milliards de livres, mis à disposition aux Bahamas et en Suisse. A 15h30, Crewe Motors déposait une offre de 460 millions, de 30 millions supérieure à celle de Volkswagen, et attendait les fax de confirmation pour authentifier les fonds.

    Face à cette tentative de la dernière chance, Colin Chandler se montrait pour le moins circonspect. Si Michael Schrimpton jouait sur la fibre nationaliste pour conserver Rolls-Royce et Bentley en Angleterre, les fonds qu’ils présentaient n’étaient pas définis. Et son offre, bien que supérieure aux autres, fut refusée.

    Quelques heures plus tard, 98 % des actionnaires de Vickers votants approuvaient la proposition de Volkswagen. Sur la totalité des actions en circulation, 62 % étaient pour… Au grand damne de Peter Rolls, petit-neveu d’Henry Rolls, qui montrait publiquement sa tristesse de voir la marque passer sous pavillon allemand.

    Parmi les 2 % de vote contre, l’un des actionnaires lançaient simplement que la marque devrait être renommée Rollswagen. Un bon mot !

    Par son chèque de 430 millions de livres, Volkswagen récupère les droits sur les véhicules, les murs du siège social et des ateliers, ainsi que l’utilisation du Spirit of Ecstasy et de la calandre déposée.

    Et pourtant, Rolls-Royce n’est pas une marque du Groupe Volkswagen.

    Depuis la scission des activités automobile et aéronautique de Rolls-Royce, Rolls-Royce plc (l’entité qui fabrique les moteurs d’avion) conserve la totalité des droits sur le nom Rolls-Royce si le constructeur automobile est vendu à un groupe étranger.

    Pire, en 1998, BMW fournit de nombreuses pièces à Rolls-Royce pour la production des Silver Seraph et Bentley Arnage. Battu par Volkswagen avec une offre de « seulement » 340 millions de livres, BMW met alors son rival allemand sous pression en annonçant la rupture du contrat de fourniture des moteurs.

    Chez Volkswagen, le coup était pressenti. Une provision de 120 millions de livres était déjà engagée pour permettre à Cosworth de développer de nouveaux blocs. Mais le préavis de douze mois ne laissait pas suffisamment de temps pour donner naissance à de nouveaux moteurs.

    La situation force Volkswagen et BMW à entrer en négociations. BMW accepte de continuer à fournir des moteurs aux Rolls-Royce vendues par Volkswagen, en échange de la vente des droits sur le Spirit of Ecstasy et de la calandre.

    Rolls-Royce Motors Car Limited que nous connaissons aujourd’hui est donc une société créée en 1998 et filiale de BMW, sans relation directe avec l’historique Rolls-Royce. La marque a été fondée par l’obtention des droits d’utilisation de la marque et du logo, ainsi que du rachat des droits du Spirit of Ecstasy et de la forme de la calandre détenus par Volkswagen. Physiquement, le réel héritier du Groupe Rolls-Royce – qui regroupait Rolls-Royce et Bentley – est davantage Bentley, qui appartient toujours au Groupe Volkswagen.

    Après six années de collaborations entre BMW et Volkswagen, Rolls-Royce Motors Car Limited produit ses propres voitures à partir de 2003 dans une nouvelle usine bâtie à Goodwood.

  • Citroën Origins, sans DS ni SM.

    Citroën Origins, sans DS ni SM.

    C’est triste en fait. Citroën lance un site historique de ses modèles phares. Sans DS, ni SM. C’est triste. On me dit, on nous dit, qu’un hommage, un clin d’oeil aux DS est en préparation sur le site mais c’est une bêtise, on ne réécrit pas l’histoire à sa sauce.

    Pour en revenir à ce site, si vous voulez entrer dans l’histoire de Citroën, celle que j’aime, celle des 2CV, des Traction Avant, des HY, celle des innovations et des technologies marquées du chevron, ce site est fait pour vous. 54 modèles emblématiques ou sportifs ou méconnus sont ici repris. Chaque modèle est pris en photo sous toutes les coutures, avec fiche technique, bande son et infos globales. Et même s’ils ont zappé ma DS et mon SM, je dois l’avouer, ce site est super bien foutu.

    Citroën Origins, à découvrir ici

  • La naissance de la Renault Sandero

    La naissance de la Renault Sandero

    Vendue dans une majorité de pays sous le nom Renault Sandero, la berline compacte au logo Dacia en Europe de l’Ouest a bien failli ne jamais se vendre. Ce n’est que par un tour de force de Patrick Le Quément que le projet a réussi.

    L’énorme succès du lancement de la Dacia Logan commandé par Louis Schweitzer pousse le Groupe Renault à travailler sur de nouvelles déclinaisons. Sans budget, on demande donc au bureau du design de récupérer une base de Logan et d’en faire une berline compacte 5 portes.

    La demande est factuelle : conserver les devers très verticaux, changer le minimum et transformer la Logan en 5 portes. Patrick Le Quément monte au créneau. Avec de telles directives, le résultat sera « immonde ». Mais il s’exécute.

    A Guyancourt, la Logan subit la transformation demandée. Mais Le Quément n’abdique pas. Il confie au satellite du design – situé à Barcelone – de plancher sur une seconde maquette !

    Plus tard, il raconte : « J’ai été un peu cavalier lors de la présentation du projet. En arrivant, j’ai prévenu le responsable du projet que j’avais une seconde maquette, qu’elle serait plus chère, mais avec un potentiel commercial plus important. Sur le coup, il voulait m’interdire de la montrer. Comme je n’avais que Louis Schweitzer comme patron… Lui était un peu gêné, mais il a demandé à soulever la bâche. En quatre minutes, ce second projet a été adopté ! Le directeur du marketing a dit : ‘’Je ne sais pas combien ça va nous coûter, mais celle-là, je suis sûr que je peux la vendre !’’. »

  • Il attaque Ferrari en justice, qui est-il ?

    Il attaque Ferrari en justice, qui est-il ?

    Cette semaine, vous avez dû apprendre qu’un candidat à l’achat d’une Ferrari LaFerrari Aperta avait attaqué Ferrari en justice pour ne pas avoir été choisi par la marque italienne. Qui est-il ?

    Preston Henn, c’est son nom. Ce Floridien a demandé à son avocat de déposer une plainte contre Ferrari North America à Fort Lauderdale pour – ce qui pourrait se traduire en français par – atteinte à sa réputation.

    L’immense majorité des véhicules vendus en très petite série adopte un système de distribution assez simple. Les candidats à l’achat se font connaître auprès du constructeur et ce dernier fait son choix. Grâce à ce schéma, les plus grandes marques s’assurent de clients réguliers et se donnent davantage de chances d’éloigner les premiers spéculateurs.

    Notre fameux Preston Henn a commencé par gérer un cinéma d’un unique écran en drive-in. Les affaires aidant, d’autres écrans sont venus s’ajouter à sa petite entreprise. Mais c’est en se diversifiant que Preston a changé de vie. Sur les terrains inutilisés, il a créé un marché aux puces. En quelques années, son « Swap Shop » est devenu l’une des plus grandes attractions touristiques de Fort Lauderdale.

    Figure locale, Preston Henn a animé les pages des faits divers. D’abord poursuivi par Louis Vuitton pour favoriser la vente de produits contrefaits, il a ensuite été présenté par la presse nationale pour être celui qui diffusait « The Interview » après le retrait du film par Sony suite aux pressions de la Corée du Nord.

    Henn est un vrai amoureux d’automobile et de sport automobile. Il a financé de nombreuses participations en Endurance et compte cinq départs aux 24 Heures du Mans. Il termine deuxième de l’édition 1984 avec une Porsche 956 de sa propre équipe partagée avec Jean Rondeau et John Paul Jr.

    L’année précédente, il avait remporté les 24 Heures de Daytona avec A.J. Foyt, Bob Wolleck et Claude Ballot-Lena sur une Porsche 935 Turbo qu’il avait lui-même engagée.

    Il collectionne les voitures, comme une Ferrari FXX ou une Ferrari 275 GTB/C Speciale de 1964, quelques bateaux et un avion Gulstream G650.

    En mars, il a offert un emploi à l’ancien pilote Randy Lanier, libéré malgré une peine de prison à vie pour trafic de drogue.

    L’homme de 85 ans aime attirer l’attention. Ce refus de Ferrari de lui vendre une LaFerrari Spider lui permet de se faire un nouveau coup de pub… Et s’il est trop déçu, il pourra toujours rouler dans sa Ferrari 275 GTB/C. Il n’en existe que trois et l’un des châssis a été vendu pour 26 millions de dollars en 2014 !

    L’idée d’attaquer Ferrari North America est néanmoins intéressante. La vision nord-américaine n’est pas le constructeur du véhicule, mais elle fait le choix de ses clients. Les conseils de Preston Henn pourraient très bien montrer une certaine forme de discrimination dans les choix des marques et créer une jurisprudence américaine. Le cas de la sélection des quelques Ford GT officialisé en début de semaine avait déjà levé de nombreuses questions.

  • La Porsche 911 comme objet de motivation

    La Porsche 911 comme objet de motivation

    Jan Koum, vous connaissez ? Les plus geeks d’entre vous doivent déjà sourire en pensant à WhatsApp. L’application de messagerie est son œuvre. Et pendant longtemps, le moteur de l’Ukrainien était de pouvoir s’offrir une Porsche !

    WhatsApp a été téléchargé plus d’un milliard de fois depuis son lancement. Jan Koum en est le concepteur. Cet Ukrainien a inventé l’une des applications les plus marquantes de ces dernières années. Tellement marquante qu’il a pu la céder à Facebook il y a deux ans. Un échange contre 19 milliards de dollars. Mieux, Jan Koum a aussi négocié son entrée au conseil d’administration du nouveau propriétaire et se place aujourd’hui parmi les 200 plus grandes richesses du monde.

    Sa vie est un conte… Né en 1976 en pleine dictature communiste, Koum est originaire d’un village à proximité de Kiev. Avec ses parents, femme de ménage et chef de chantier, il vit dans une maison sans eau courante.

    Deux ans après la chute de l’URSS, il émigre avec sa mère aux Etats-Unis dans un coin baptisé Mountain View, au cœur de ce qui devient la Silicon Valley. Le jeune Ukrainien fait d’abord des ménages pour envoyer de l’argent à son père resté au pays. Mais il entre dans la folie de l’informatique. Autodidacte, il rejoint un groupe de hackers et obtient une place à l’Université de San José. Devenu consultant en sécurité pour Ernst&Young, il est envoyé chez Yahoo! dès 1997. Embauché par la jeune société, il devient ingénieur infrastructure.

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    Le jour de ses 33 ans, il fonde la société WhatsApp. Les premiers mois sont compliqués. A plusieurs reprises, il songe à abandonner. Mais lorsqu’il expose son projet à ses anciens collègues de Yahoo!, les choses s’accélèrent. Brian Acton le rejoint et les premiers investissements tombent.

    Aujourd’hui, Jan Koum se rappelle de ces moments. L’homme – typiquement Silicon Valley avec ses t-shirts – raconte : « Ma marque, c’est Porsche. J’ai toujours voulu en posséder une, mais je ne pouvais pas m’en payer. Pour moi, une Porsche représentait le symbole du succès. Ce désir de posséder une telle voiture a été un moteur pour apprendre et travailler encore plus dur. »

    Il y a dix ans, alors qu’il était encore chez Yahoo!, Koum a acheté sa première Porsche 911. Un Cabriolet de 2003. Aujourd’hui, ses yeux s’illuminent encore lorsqu’il parle de sa découvrable. Ensuite, il a trouvé une 964, puis une 993 : « Il n’y a rien de meilleur que le plaisir de conduire une Porsche à refroidissement par air des années 1990. »

    Aujourd’hui, le fondateur de WhatsApp est à la recherche d’une 964 RS 3.8 et d’une 964 Turbo S Leichtbau. Si vous en avez dans votre garage, sachez qu’il s’en occupera très bien !