Jeudi confession… Fan de Formule Un (à la télé avant de découvrir la discipline sur les circuits), j’étais du côté d’Alain Prost lors du grand duel de la fin des années 80 et du début des années 90. Un pilote français, sûr et fort… J’avais choisi mon camp. Mais Ayrton Senna est devenu davantage qu’un Champion du Monde. Il est un mythe. Impossible de passer à côté en ce vingtième anniversaire de sa disparition. Comme beaucoup, j’étais devant ma télé ce jour-là. Rétrospective via 90 photos de Getty…
Catégorie : Sport Automobile
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Livre : Ayrton Senna la légende
Dans quelques jours, le vingtième anniversaire de la disparition d’Ayrton Senna fera la une de la presse. Dans les librairies, les livres en hommage au pilote brésilien se multiplient. Celui de Paul-Henri Cahier a retenu notre attention.
Présent au cœur du Championnat du Monde de Formule 1 depuis les premières saisons, Bernard Cahier fut l’un des suiveurs les plus attentifs du développement du sport automobile d’après-guerre.
Dès la seconde moitié des années 1960, il a fait découvrir cet univers à son fils. Paul-Henri est, à son tour, devenu l’une des références des photographes en couvrant tous les Grands Prix à partir en 1983.
Il a donc suivi les débuts d’Ayrton Senna chez Toleman, ses premières victoires chez Lotus, ses titres chez McLaren jusqu’à son dernier accident chez Williams.
Dans ce livre, il partage une centaine de ses clichés de 1984 à 1994. Dix ans de photos, de portraits, de pilotage. Ce n’est pas un album sur l’homme, on ne tombe pas dans l’ambiance mystique que d’autres tentent de créer. C’est un vrai recueil de onze saisons de Formule 1 vécue aux côtés d’Ayrton Senna, pour ceux qui ont aimé un pilote triple Champion du Monde.
Ayrton Senna la légende
Par Paul-Henri Cahier
Edition : Premium
Prix : 35 euros -

24 Heures du Mans : la collection privée Toyota
Tous les constructeurs automobiles conservent des trésors. Nous vous avions d’ailleurs présenté la visite du conservatoire BMW Classic il y a quelques mois. Cette fois, changeons de constructeur, de nationalité, mais restons en Allemagne. En route pour Cologne, là où est installée la structure compétition de Toyota, Toyota Motorsport Gmbh. Là, Toyota conserve précieusement ses TS010, TS020 et TS030 HYBRID.
Dans la série des musées, chez Toyota, nous vous proposons de visiter le Toyota Automobile Museum grâce à Street View. Intéressant.
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Vainqueur en Nascar à 19 ans !
La nouvelle petite perle de la Nascar s’appelle Kyle Larson. Mais il y a six ans, un autre pilote bien plus jeune que lui a bousculé le petit mot des ovales américains. Retour sur le début de carrière de celui qui pilote aujourd’hui la Ford #22 aux couleurs de Shell et sponsorisé par Hertz.
Le 14 septembre 2008, un jeune pilote originaire du Connecticut prend le départ de sa première course en Nascar Sprint Cup. Joey Logano devient alors le premier pilote à participer à la première division du Nascar en étant né dans les années 90…
Moins d’un an plus tard, il devenait le plus jeune vainqueur d’une épreuve de Sprint Cup sur le New Hampshire Motor Speedway en gagnant une course réduite à 273 tours à cause de la pluie. Il n’avait que 19 ans, 1 mois et 4 jours lors de son dix-septième départ.
Passé chez Joe Gibbs Racing en 2009, il remporte une deuxième victoire à Pocono avant de signer pour le Team Penske en 2013.
Depuis la saison dernière, il pilote la Ford Fusion numéro 22. Ce passage sous la direction de Roger Penske lui permet de signer son meilleur résultat en carrière. Vainqueur à Michigan, il termine dix-neuf fois dans le top 10 au cours des trente-six courses de la saison.
Moins compétitif durant le chase, il se contente de la huitième place finale.
Cette saison, Joey Logano est entré trois fois dans le top 5 des six premières courses avant de célébrer sa quatrième victoire en carrière ce lundi sur le Texas Motor Speedway.
Prévue dimanche, la course a été disputée lundi à cause de la pluie. Qualifié en dixième position, il a pris l’avantage sur le quadruple champion Jeff Gordon dans le tout dernier des 340 tours pour s’imposer.
Il occupe désormais la quatrième place du classement général derrière Jeff Gordon, Matt Kenseth et Carl Edwards. Mais il reste encore 29 courses à disputer !
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Etranges ou moches, les F1 différentes
La nouvelle réglementation technique du Championnat du Monde de F1 a imposé des choix radicaux aux différents directeurs techniques. A travers les âges, plusieurs monoplaces se sont davantage fait remarquer par leur design que par leurs résultats.
March 711
L’aileron avant de la March 711 était surnommé le « tea tray » (traduction : le plateau sur lequel on apporte le thé). Mais il avait davantage l’allure d’une planche à repasser ou d’une planche de surf.
Personne ne l’a jamais copié depuis… C’est que ce n’était pas si efficace. L’an passé, une folle rumeur a envahi le paddock sur l’éventualité de voir des écuries tester à nouveau cette nouvelle formule.
Arrows A22
En 2001, toutes les équipes cherchent de l’appui. Des appendices fleurissent un peu partout. Arrows tente de monter un aileron supérieur sur le train avant.
De quoi réaliser de grandes performances à Monaco ? La FIA a décidé d’interdire ce genre d’initiatives avant la course « pour ne pas gêner la vision des pilotes ».
Ligier JS5
Prenez une Formule Un et faites lui passer de longues vacances à la montagne. Elle respirera très bien mais accusera l’embonpoint des bonnes soirées au coin du feu… C’est l’histoire de la Ligier JS5.
Si la Gitane y trouve une belle place (caché ici pour se conformer à une loi « biiiip »), l’allure générale est bien moins réussie. En 1976, elle a même failli ne pas passer sous le tunnel de Monaco !
Williams FW26
A une époque où les téléspectateurs pouvaient se plaindre de ne pas pouvoir reconnaître les F1 autrement que par leurs couleurs, Williams tenta une approche radicale de l’écoulement de l’air sur son train avant.
Le nez en forme de tête de morse n’était pas raté… Mais l’écurie Britannique a préféré revenir à une solution plus conventionnelle en cours de saison.
Et cette saison ?
La seule modification notable de carrosserie se situe sur le nez des monoplaces.
La nouvelle réglementation impose une extrémité du « nez » plus basse que les précédentes années (de 52,5 à 18,5 mm). Cette extrémité doit avoir une surface minimale de 90 cm2, soit un carré de 97 mm de coté ou un cercle de 107 mm de diamètre.
Cette surface est rigoureusement respectée par certaines écuries via une excroissance. D’autres ont fait le choix de d’étirer le nez. Chaque millimètre gène le flux d’air circulant sous la voiture et minimise l’appui.
Parmi les excroissances, l’option choisie par Caterham est la plus radicale. La Force India frappe par la longueur du nez alors que Lotus a choisi une double extrémité.
Ferrari et Mercedes ont opté pour un dessin différent avec un avantage stylistique (et compétitif) pour Mercedes.
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MotoGP : BMW M4 Coupé en safety cars de luxe
A chaque début de saison, son lot de surprise ou de confirmation. Du côté du MotoGP, c’est confirmé : la BMW M4 Coupé officiera comme safety car officiel. La belle de Munich, que nous avons rencontré il y a quelques jours, a donc pris la route du Qatar la semaine dernière, pour l’ouverture du MotoGP, équivalent moto de ce qu’est la F1. Dans ce championnat, seules trois marques motos sont engagéees : Yamaha avec la YZR-M1, Ducati avec la Desmosedici GP12 et Honda avec la RC213V. BMW Motorrad est donc absent mais la marque bavaroise est présente avec cette M4. Histoire d’occuper l’espace sans s’engager officiellement ? Bonne idée ;-)
Plus d’information sur la BMW M4 Coupe sur le site officiel de BMW France.
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Un constructeur sort ses griffes
Peugeot est une marque résolument sportive. Il n’y a qu’en France que le Lion a perdu de cette image malgré un engagement quasiment continu en rallye, rallye-raid, endurance, F1, encore rallye, encore endurance et j’en passe. Avec sa nouvelle définition R et l’annonce de son retour au Dakar, Peugeot ressort les griffes.
18 janvier 2012… Annonce au cœur de l’usine Peugeot Sport de Vélizy. Dans quelques minutes, un communiqué va officialiser l’arrêt du programme 908 en endurance. Alors que la nouvelle voiture est prête, celle de la revanche, celle qui doit faire oublier 13,8 secondes… Tout s’arrête.
PSA Peugeot Citroën traverse une grave crise. Moins de six mois plus tard, le groupe annonce la fin de la production sur le site d’Aulnay-sous-Bois. A Vélizy, on s’occupe avec les modèles de compétition-clients. On se concentre sur les développements de 208 Rally Cup et de la 208 T16 en rallye et sur la RCZ Peugeot Sport en circuit. Mais il faut se diversifier.
L’absence de grand programme officiel permet de réfléchir à de nouvelles idées. Peugeot Sport s’empare du développement de la RCZ R, le modèle de série le plus puissant de la marque avec 270 chevaux sur les roues avant. Et on cherche à faire des coups à défaut de se relancer à la conquête de titres mondiaux.
Le projet idéal se dessine en 2013. Pour accompagner le lancement de la Peugeot 208 GTi, pourquoi ne pas concevoir une nouvelle voiture de course ? Avec un budget limité et des pièces de 908, Peugeot Sport conçoit une voiture pour Pikes Peak. Total, Red Bull, Michelin sont conquis. Un moteur de 875 chevaux est installé dans un châssis pour une masse total de 875 kilogrammes. Et surtout, logique de groupe, l’icône Sébastien Loeb est enrôlé.
L’absence de rivalité dans le Colorado n’est pas un problème. Peugeot avait gagné Pikes Peak avec Ari Vatanen et Robby Unser en 1988 et 1989, Peugeot gagne à nouveau en 2013 avec Sébastien Loeb. Et l’extraordinaire 208 T16 Pikes Peak part faire une tournée des usines et des salons pour faire perdurer le rêve. Le coup marketing est un cas d’école.
L’histoire ne dure que quelques semaines. Quelques semaines qui permettent de laisser passer la crise. Désormais, PSA Peugeot Citroën ne regarde plus vers le bas. PSA Peugeot Citroën accueille de nouveaux actionnaires, un nouveau patron-pilote. Il est temps d’avoir davantage d’ambitions.
Ambition oui, mais victoire assurée
Il n’existe pas une infinité de disciplines en sport automobile. Avec Pikes Peak, Peugeot avait déjà joué à la marge. F1, WRC, WEC, WTCC, les quatre championnats du monde actifs en 2013 n’étaient pas envisageables. Le retour sur investissement du nouveau calendrier de rallycross n’est pas quantifiable. Reste le Dakar.
Avec une gamme de plus en plus « crossover » et des marchés importants en Amérique du Sud, le Dakar est une épreuve incontournable pour Peugeot. Et une course sans constructeur officiellement engagé.
Et si la marque lance tardivement son programme pour l’édition 2015, les moyens sont réels. Total, Red Bull et Michelin, les partenaires de Pikes Peak sont encore là. La 2008 DKR va profiter de toute l’expérience et de l’expertise des quatre fois vainqueurs du Dakar, des cinq fois Champions du Monde des Rallyes et des trois fois vainqueurs au Mans.
Surtout, ce qu’il se fait de mieux en matière d’équipages est engagé. Deux pilotes sont déjà annoncés. Avec Carlos Sainz, Peugeot a la star hispanophone et le metteur au point. Cyril Despres est un pari. Mais avec cinq Dakar gagnés à moto, le Catalan d’adoption connaît parfaitement l’épreuve et se sent prêt à suivre les traces de Stéphane Peterhansel.
Un troisième, l’actuelle référence, devrait arriver le 1er juin, dès la fin de son contrat avec MINI. On le murmure, on l’attend.
La voiture sera dévoilée lors du Salon de Pekin lorsque la 2008 de série entrera dans les concessions chinoises. Et elle sera en course en janvier en Argentine, en Bolivie et au Chili, quand les bons de commandes seront ouverts en Amérique Latine.
Décidément, Peugeot joue parfaitement sa partition marketing et communication autour de ses projets sportifs. Reste à gagner en course. Mais ça, ce ne devrait être qu’une formalité.
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Peugeot revient au Dakar avec Carlos Sainz et Cyril Despres
C’est officiel. Voilà quelques temps que la rumeur tournait, la voilà confirmée : Peugeot revient au Dakar. La Marque au Lion sera au départ de l’édition 2015 entre l’Argentine, la Bolivie et le Chili.
205 T16, 405 T16, 2008 DKR
A la fin des années 80, à sa sortie du Championnat du monde des Rallyes avec la 205 T16, Peugeot passe au Dakar. Là, cette dernière remporte par deux fois la classique africaine, avant que la 405 T16 ne la remplace et remporte deux victoires à son tour .
2015 , Peugeot revient sur la Dakar, aujourd’hui disputé en Amérique du Sud, entre l’Argentine, le Chili et la Bolivie, sur un parcours de 9000 km. La marque au Lion y sera présente avec le 2008 DKR, qui sera révélé le 20 avril prochain, lors du Beijing Motor Show. Beijing Motor Show, un choix logique et intéressant, au lendemain de la signature de l’accord PSA avec le Chinois Donfeng.
Pour cette aventure sud-américaine, la marque au Lion a choisi deux pilotes de renom pour piloter le 2008 DKR. Carlos Sainz, deux fois champion du monde des rallyes et Cyril Despres, quintuple vainqueur moto du Dakar, qui se reconvertit. L’équipe Peugeot Sport aura comme partenaires Total, historiquement présent, et Red Bull, avec qui Peugeot a remporté Pikes Peak l’an dernier, avec Sébastien Loeb.
Peugeot au Dakar : 4 victoires
1987 – Ari Vatanen & Bernard Giroux – Peugeot 205 T16
1988 – Juha Kankkunen & Juha Piironen – Peugeot 205 T16
1989 – Ari Vatanen & Bruno Berglund – Peugeot 405 T16
1990 – Ari Vatanen & Bruno Berglund – Peugeot 405 T16Rendez-vous le 20 avril pour découvrir le 2008 DKR !
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Avec la Yaris WRC, Toyota prépare son retour en rallyes
Alors que Toyota est à nouveau présent en championnat du monde d’Endurance FIA WEC, face aux Audi R18 e-tron Quattro et Porsche 919, la marque japonaise prépare déjà le futur de son département compétition Toyota Motorsport GmbH.
Le prototype de la Yaris WRC a roulé ces derniers jours, du côté de Riparbella, en Toscane, en Italie. A son bord, le pilote français Stéphane Sarrazin et le Finlandais Sebastien Lindholm se sont échangés le volant. La Yaris WRC est assez jolie, bien proportionnée, malgré le peu de choses que l’on peut voir sur la vidéo suivante. A l’oreille, le son du moteur est aussi assez sympa. Toyota a d’ailleurs publié quelques photos du moteur sur sa page facebook.
L’arrivée de Toyota en WRC serait une assez bonne nouvelle. L’objectif serait de débuter la saison 2017, lors de l’arrivée du nouveau règlement technique. Toyota compléterait le plateau d’un WRC en manque de stature, qui trouverait alors un réel intérêt. Toyota, premier constructeur mondial automobile (chiffre d’affaires et unités), rejoindrait donc Volkswagen, troisième constructeur mondial (en unités) et Hyundaï, quatrième constructeur mondial (en unités). N’oublions pas Ford aussi, actuellement présent mais sans engagement officiel et Citroën, dont le programme en 2017 ne serait peut être plus d’actualité.
Par le passé, Toyota a écrit une page historique du WRC. Dès les années 70 avec les Celica (alors propulsion) puis dans les années 90 avec la Celica GT4 et la Corolla WRC avec des pilotes de la trempe de Sainz, Kankkunen et Auriol, pour ne citer qu’eux. Dernièrement, la Yaris R1A a été développée mais malheureusement, jamais nous n’avons pu la voir en compétition.
Espérons que cette Yaris WRC verra le jour et les spéciales du WRC, elle.
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Guerlain Chicherit, MINI et Monster Energy s’attaquent à la tentative du plus long saut du monde
Le dimanche 16 mars prochain, la station de Tignes tremblera au son d’une MINI hors du commun. Guerlain Chicherit, l’enfant du pays, y tentera un nouveau record du monde, celui du plus long saut du monde en voiture. Ken Block en 2006 passait les 52 m, Travis Pastrana les 82m en 2010, Tanner Foust 101,2m en 2011. Guerlain Chicherit s’attaque cette année à 110 m. Pour cela, il trouvera une nouvelle MINI préparée spécialement pour l’exploit, dont les préparations vont bon train.
Sous sa philosophie « No risk, no fun », Guerlain n’en est pas à son coup d’essais. Il y a un an, le 17 février 2013, à Tignes toujours, ce skieur pro réalise pour le première fois au monde un back flip, au volant d’une MINI spécialement préparée pour l’occasion, basée sur celle de rally-raid. L’eau a coulé sous les ponts depuis ses débuts en sports auto, en 2003, en Championnat de France des Rallyes sur terre, où il enchaîne trois podiums au volant d’une Citroën Saxo T4. Il devient ensuite pilote officiel Citroën Sport puis pilote BMW XRaid sur le Dakar et est titré Champion du monde FIA des rally-raids en 2009…
Un évènement mondial, en France, avec un pilote français sympathique et atypique, voilà qui devait être excitant à suivre ! Plus d’infos sur l’évènement « World Record Longest Jump by Guerlain Chicherit » sur la page Facebook de Guerlain Chicherit (l’évènement facebook) et sur le site de Tignes.
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Martini Racing rejoint Williams F1 Team
C’est fait, c’est officiel. Après bien des rumeurs, Martini Racing revient au devant de la scène. Ce sera cette année avec l’équipe Williams F1 Team, engagée en F1. Les rumeurs portaient pourtant sur un retour avec Porsche en Endurance, mais c’est bien sur l’équipe de Grove que la célèbre marque italienne de spiritueux a jeté son dévolu. La livrée de la FW36 sera donc blanche, aux lignes rouges, bleus ciel et bleus marine. Autre nouveauté 2014, Williams, qui a recruté le Brésilien Felipe Massa et le Finlandais Valtteri Bottas, n’est plus motorisé par Renault mais pas Mercedes.
A voir, le portoflio Martini Racing, par InsideMotorsport.
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Formule E : la F1 du green washing
Depuis de nombreuses années, des organismes plus ou moins sérieux dénoncent le green washing qui sévit dans le monde automobile. Les mensonges, les promesses exagérées, les labels inventés sont combattus pour que la publicité et le marketing ne fassent plus croire qu’une voiture puisse être « verte »… Et voici qu’est inventée la Formule E, une F1 écolo ! Autant dire que nous atteignons le niveau mondial du green washing.
La Formule E, c’est quoi ?
Pour commencer, c’est une pure et simple invention. Les créateurs sont partis d’une feuille blanche pour proposer un nouveau concept. L’idée est d’avoir un championnat de monoplaces (comme en F1) disputé de septembre à juin sur des circuits tracés dans dix grandes villes (Pékin, Putrajaya, Rio, Punta del Este, Buenos Aires, Los Angeles, Miami, Monaco, Berlin et Londres).
L’aérodynamique de la monoplace n’est pas travaillée pour tirer le meilleur de la voiture mais pour favoriser les dépassements. Le moteur, en mode course, pourra délivrer 133 kW (soit 180 chevaux). Durant les essais, la puissance sera poussée à 270 chevaux. Toute cette puissance sera également mise à disposition durant la course par un système push-to-pass qui permet d’avoir un afflux de puissance très limité dans le temps pour dépasser (ou défendre sa position).
La masse est annoncée à 800 kilogrammes pour une vitesse de pointe estimée à 225 km/h. Les performances seront comprises entre celles de Formule 4 (premières monoplaces après le karting) et la Formule Renault 2.0 (premier échelon international où les pilotes sont encore mineurs). 180 chevaux pour 800 kg, c’est un rapport poids-puissance digne d’une Lotus Elise S.
Deux voitures par pilote pour finir la course
Chaque week-end se déroulera selon le même schéma. Après une heure d’essais (contre 4 heures en F1), les pilotes auront deux tours pour se qualifier (contre 3 sessions en F1). Dix équipes engageront deux pilotes.
Les courses dureront une heure (contre environ 1h30 en F1) avec deux arrêts obligatoires aux stands… pour changer de monoplace !
Avec la Formule E, on nous promettait une révolution technologique. Pour la révolution, il faudra surtout se concentrer sur l’installation électrique nécessaire à recharger la moitié des voitures alors que l’autre moitié sera en course. Car aucune batterie n’a été dimensionnée pour tenir une heure. Toutes les vingt minutes, les pilotes passeront donc aux stands pour quitter leur baquet et sauter dans une autre voiture afin de continuer… Bel exemple !
Et pourtant, le concept prend. Renault est partenaire technique. Audi a inscrit une équipe, comme Venturi et même Super Aguri, toujours proche de Honda. Côté pilotes, on retrouve tous les recalés de la F1 comme Alguersuari, Buemi, Klien, Liuzzi ou Senna (Bruno !) et quelques Français (Sébastien Bourdais, Nicolas Minassian, Franck Montagny et Adrien Tambay…
Et la presse multiplie les articles plus que positifs. Green washing de niveau mondial !
































































