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  • L’autre Alpine : la Caterham qui n’existera jamais

    L’autre Alpine : la Caterham qui n’existera jamais

    Top Gear UK a réussi un joli coup pour son numéro du mois de septembre. Les équipes du magazine britannique ont pu découvrir la maquette de la Caterham qui était destinée à être la sœur de la future Alpine.

    Le 5 novembre 2012, Tony Fernandes et Carlos Ghosn s’affichent avec de grands sourires aux côtés d’une Alpine A110 sortie de la réserve de Renault Classic. L’annonce pouvait enfin être faite : Renault et Caterham s’associent pour développer une nouvelle voiture de sport. Et la Française s’appellera Alpine.

    Avec un marché alors réduit à 600 000 véhicules dans le monde, l’investissement était conséquent, même pour le Groupe Renault. Le projet porté par Carlos Tavares devait être réalisé avec un coût minimal. C’est là que Tony Fernandes et Caterham entrent en jeu. Avec ce partenaire britannique (ou presque), engagé en Formule 1, Renault fait baisser ses dépenses. Objectif prioritaire atteint, Carlos Ghosn ne peut que donner son feu vert.

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    Un an et demi plus tard, Caterham survit dans une situation financière bien compliquée. Les méthodes du Groupe Renault ne peuvent plus s’accorder avec celle de l’artisan en perte de vitesse. Carlos Tavares parti, le projet Alpine est totalement reconstruit. La Société des Automobiles Alpine Caterham disparaît et, avec elle, la nécessité de pouvoir compter sur un partenaire. L’Alpine sera un pur produit du Groupe Renault.

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    Mais entre novembre 2012 et mars 2014, Caterham a effectivement œuvré sur ce projet de voiture de sport. Avant son retrait, la marque britannique espérait vendre 3 000 voitures par an à 40 000 euros l’unité, grâce à un investissement direct de 75 millions d’euros. La C120, c’est son nom de code, était le fruit du travail de 110 personnes. Une Clio R.S. et un Captur version Caterham étaient aussi en projet… Le reste est à lire dans Top Gear !

  • Une Berlinette nommée désir

    Une Berlinette nommée désir

    Vingt ans, plus de vingt ans qu’aucune Alpine n’est sortie des chaines d’assemblage de l’usine historique de Dieppe. Après une longue période de disette, la renaissance a enfin été annoncée fin 2012. Avec la révélation d’Alpine Vision, nous n’avons jamais été aussi proches de voir revenir la marque sur les routes !

    De la première A106, une Renault 4CV recarrossée par Chappe et Gessalin, à la GT 2+2 A610, Alpine (puis Alpine-Renault et Renault-Alpine) a produit des modèles qui ont marqué l’histoire de l’industrie automobile française. Mais c’est bien l’A110, la fameuse Berlinette apparue en 1962, qui sert de fondation idéologique à cette seconde vie.

    Au sein du Groupe Renault, l’idée n’est pas cachée. Laurens van den Acker a même affirmé : « L’A110 est à Alpine ce que la 911 est à Porsche ». Le Néerlandais, Directeur du Design Industriel, ne prend pas l’exemple au hasard, tant la marque allemande est une source d’inspiration.

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    Car s’il est bien délicat d’énoncer à qui appartient le patrimoine d’Alpine – au milieu d’un public de propriétaires et de fans qui défendent leur mémoire et leurs anecdotes – l’homme aux sneakers s’est formidablement approprié le projet, sous la coupe de Carlos Ghosn. Le remplaçant de Patrick Le Quément (qui rêvait tant de dessiner pour Alpine), débauché de Mazda par l’éjecté Patrick Pelata, y trouve un nouveau défi, après avoir achevé l’œuvre de cohérence du design Renault au travers d’un concept à six pétales. Une idée pas si farfelue quand on connaît l’amour des Pays-Bas pour les tulipes !

    Laurens van des Acker a eu le droit de toucher à Alpine, là où son prédécesseur avait dû se résoudre à apposer un losange sur la Renault Sport Spider. Il a d’abord pu s’exercer avec Vision Gran Turismo, un avatar/maquette destiné aux jeux vidéo… Et il a dirigé le dessin du show car Celebration, imaginé pour tester les réactions du public l’été dernier.

    De Celebration à Vision

    Entre annonces, dessins et show cars, Alpine attise la passion et la patience ! Attendue et toujours attendue, la Berlinette du XXIe siècle n’est pas encore prête. Après avoir dévoilé Celebration sur le Circuit de 24 Heures du Mans en juin dernier, Alpine donne une suite à son œuvre de teasing avec Vision, un autre show car montré en février à Monaco.

    L’arrivée de cette seconde création de démonstration n’a rien d’anodin. Très (trop ?) espérée, Celebration n’avait pas convaincu l’ensemble des fans (historiques et nouveaux) du A Fléché. Les touches de néo-rétro n’avaient pas entrainé de totale adhésion… Quand d’autres rêvaient d’une version routière de Renault Sport R.S. 01 sans avoir les moyens d’en être clients.

    Les codes de l’A110 étaient pourtant respectés. Mais il en fallait davantage pour persuader… C’est devenu l’objectif de Vision. La silhouette est la même et les traits s’affinent. Vision s’éloigne du concept pour s’approcher de la définition finale. Surtout, le show car gagne des optiques qui modifient radicalement la perception du public. Les critiques formulées autour de Celebration ont disparu. Vision a parfaitement préparé l’arrivée du modèle de série.

    Il y a de l’élégance généalogique… Face à des concurrentes très marquées et souvent incomparables chez Alfa Romeo, Audi, Lotus ou Porsche, la future Alpine affiche une charte bien ancrée dans le patrimoine dieppois.

    Caché dans le premier concept, l’habitacle est la pièce maîtresse de Vision. Il donne des pistes pour imaginer l’environnement intérieur du modèle de série qui sera dévoilé en fin d’année… Sur ce point, les designers ont pris davantage de liberté que pour la carrosserie. L’A110 a été clairement laissée de côté pour que l’inspiration soit puisée installé dans le baquet des voitures de sport de référence.

    L’immense bouton rouge sur la partie droite du volant et les boutons de commande de boîte de vitesses sont empruntés à Ferrari. Quant au bouton de démarrage et son cache translucide, il évoque Lamborghini.

    Le reste est encore très secret… Le châssis sera en aluminium, le moteur 4 cylindres turbo sera situé derrière les sièges et cette Alpine passera de 0 à 100 km/h en moins de 4,5 secondes. Bouche cousue pour les autres données techniques.

    « Vision sert à montrer le travail que nous avons fait sur les matériaux, à l’intérieur, et sur les phares », explique Antony Vilain, cheville ouvrière du dessin chez Alpine. « C’est une combinaison de notre héritage et d’une modernité affichée. Nous sommes très proches du modèle définitif même si, par exemple, nous aurons besoin de rétroviseurs plus grands pour homologuer la voiture. »

    Une gamme à venir

    Certains détails marquent encore un peu plus l’ancrage patrimonial, comme le drapeau français caché dans les phares. Des clins d’œil que sait vendre Michael van der Sande, tout nouveau patron de la marque : « Alpine représente très bien la France. C’était un choix de rester fidèle aux racines et aux gènes d’Alpine. Alpine, c’est l’agilité, la légèreté et la performance depuis cinquante ans, mais c’est aussi Dieppe qui est un centre d’expertise. Ce choix du Made In France n’est pas opportuniste, il est bien réel et nous en sommes très fiers ! »

    Le Néerlandais – encore un ! – est un maître du marketing. Sa nomination n’est pas un détail d’organigramme. Ancien de Nissan (avant l’Alliance), il est passé chez Rolls-Royce, Bentley, Harley-Davidson, Tesla et Aston Martin avant de devenir Directeur Marketing Monde du Groupe Renault en 2013. Son approche se résume à un mot qui revient à chacune de ses phrases : passion. C’est ce qu’il vendra à travers Alpine.

    « La marque Alpine est une question d’émotion et de passion », assène-t-il. « Bien sûr, il faudra proposer une voiture performante, mais c’est la passion des gens qui fera fonctionner Alpine. Et ce qui est vrai à l’extérieur est aussi vrai en interne. Nous n’allons pas construire un réseau de dix mille concessionnaires à travers le monde. Les meilleurs, les plus passionnés seront retenus. Cette passion va créer un pont entre le client et la marque. Cette passion est incontournable dans le monde automobile. À nous de l’organiser et de la structurer. »

    Disponible en 2017, la nouvelle Alpine sera d’abord commercialisée en Europe Occidentale avant de partir à la conquête des autres continents « dans les deux à trois années qui suivent ».

    Mais Renault ne fait pas que développer la nouvelle Berlinette. L’objectif de Carlos Ghosn est d’orchestrer la renaissance d’une gamme « premium ». Alpine va (re)devenir un constructeur à part entière, avec un objectif de rentabilité.

    Après la Berlinette, Alpine va donc voir arriver ce qui sera le vrai gros pari : un SUV. Là encore, Porsche a servi d’exemple. La marque allemande sert près de 70 % de ses volumes avec des Macan et des Cayenne. Si Alpine et son site dieppois de 300 salariés veulent être profitables, le crossover est un moyen d’y parvenir.

    Comme Porsche, Alpine pourrait s’ouvrir à un public amoureux de la marque, mais qui ne peut se contenter d’une petite voiture à seulement deux baquets. Mieux, l’Alliance Renault-Nissan sait mieux que quiconque comment monter un crossover. Et voilà comment une plateforme déjà rentabilisée (Qashqai, X-Trail, Mégane, Talisman, Kadjar, Espace et bientôt Scenic) pourra servir à un nouveau produit. Quatre roues motrices et directrices, le tout dans un modèle capable d’être vendu au-delà de 50 000 euros pour créer des marges… L’idée est étudiée et fait sourire au sein du Groupe. Car aujourd’hui, on répète qu’il faut réussir le lancement de la Berlinette avant d’envisager la suite. Histoire de se mettre encore un peu plus de pression !

  • L’homme de la semaine : Carlos Tavares

    L’homme de la semaine : Carlos Tavares

    A peine rentré du Jarama Classic où il partageait une Lola T70 de 1979 avec un certain Richard Mille, Carlos Tavares était à Paris pour lancer son second plan pour le groupe qu’il préside depuis le 1er avril 2014.

    Le jour de ses 55 ans, alors qu’il était DG de Renault, Carlos Tavares s’était invité chez Bloomberg pour partager son « énergie » et son « appétit d’être numéro 1 ». La sortie médiatique était forcément calculée, à la seule attention de Carlos Ghosn. Deux semaines et un jour plus tard, il annonçait son départ de la grande maison Renault qu’il avait intégrée dès 1981.

    Le numéro 2 qui voulait devenir numéro 1 n’a pas mis longtemps pour atteindre son objectif… En quelques mois, Carlos Tavares s’est retrouvé propulsé au rang de grand patron, avec les pleins pouvoirs, chez PSA Peugeot Citroën. Dans un groupe en pleine crise, il imposait sa frugalité à travers un plan baptisé « Back in the Race ».

    Grâce à cette fameuse frugalité, PSA est passé d’une entreprise au bord de la faillite à un groupe en plein rebord. Et en moins de deux ans ! Installé et soutenu, Carlos Tavares peut désormais voir plus loin et développer son programme.

    Le Push to Pass du Groupe PSA

    Avec « Push to Pass », le patron pilote a dévoilé sa feuille de route. Cet amoureux de la chose automobile a donné une leçon à beaucoup de bagnolards lors d’une présentation de près de deux heures.

    Car, s’il a annoncé le lancement d’une trentaine de voitures, réparties entre Citroën, DS et Peugeot, Carlos Tavares a aussi exposé une vision du monde automobile à très court terme. Le Groupe PSA (le nom a changé à cette occasion) se donne cinq ans pour poursuivre/entamer sa transformation.

    En prenant le contre-pied de son premier plan, le PDG a donc annoncé – au moins – une nouvelle voiture par marque, par continent et par an. La base pour une offensive en Europe, mais surtout en Asie et en Afrique. Mais pour gonfler l’activité du groupe de 15 % à l’horizon 2021 (même les ambitions sont frugales !), Tavares vise surtout d’autres marchés.

    push-to-pass-psa

    Si le Groupe PSA vend des voitures à trois millions de clients par an, ce sont bien quinze millions de consommateurs qui sont en « affaires » avec les marques. Et l’objectif est bien de faire gonfler ce chiffre.

    Par ses prises de participation, dans Mister Auto notamment, le Groupe PSA élargit son emprise sur la chose automobile. Et le petit bonus de la présentation de Carlos Tavares, ce qui fait fantasmer (parfois moquer) le Français moyen, c’est l’annonce d’un retour en Amérique du Nord.

    Carlos Tavares veut-il vendre des DS5 aux Américains ? Non, on ne s’enflamme jamais ! Dans ce plan spécifique en trois étapes, PSA tentera d’abord de s’implanter avec un système de voitures partagées… En cas de succès, le groupe français pourrait alors partager ses propres modèles (!). Et si les Américains ne peuvent plus se passer de notre goût sans pareil, alors PSA pourra vendre ses propres modèles, peut-être en les assemblant directement en Amérique du Nord. Mais, pour ça, 2021 arrive un peu vite !

    Lors de la crise, PSA avait fait le choix de se recroqueviller, de ralentir la R&D et de vendre des joyeux hors commerce automobile comme GEFCO… Aujourd’hui, Carlos Tavares veut redonner un nouvel élan au « Groupe PSA » en lançant la diversification dans la mobilité. Sa prise de participations dans Koolicar est un exemple. Rendez-vous en 2021 !

  • A la hâte (encore!), Renault révèle son Scenic

    A la hâte (encore!), Renault révèle son Scenic

    On entend -déjà- en parler : « grosse Clio », « gros Captur », « petit Espace ». On ne semble pas se tromper. Ceci étant, on peut dire que le nouveau Scenic ressemble à tout cela. D’extérieur, de nombreux détails marquent Scenic au sein de la gamme Renault :

    – la signature lumineuse en C
    – vitres latérales en vagues
    – vagues en bas de porte
    – losange dominant au centre de la calandre

    Tous ces codes sont plus ou moins présents sur l’ensemble de la gamme : de Clio à Espace, via Mégane et Kadjar.

    Aussi, la première photo de ce nouveau Scenic a fuité, tout comme ça l’avait été pour les premiers clichés de Mégane 4. Renault entretiendrait-elle ses fuites ? Changez d’plombier.

    Aucune info complémentaire, si ce n’est que Scenic sera produit à Douai, le communiqué de presse publié ce matin a été publié en urgence, afin de rattraper la fuite.

    Nouveau Renault Scenic 2016 - 01
    Nouveau Renault Scenic 2016, qui sera présenté par Carlos Ghosn début mars au salon de Genève.
  • Invitation Alpine, Invitation dans les Alpes

    Invitation Alpine, Invitation dans les Alpes

    Est arrivé ce matin un courrier un peu spécial : une invitation à Monte-Carlo, pour célébrer la renaissance de la marque Alpine.

    Pour cette invitation, les petits plats ont été mis dans les grands : timbre spécial Alpine, carton perforé représentant un paysage alpin. Invitation nominale par courrier, par Carlos Ghosn, PDG du groupe Renault et Bernard Ollivier, PDG de la Société des Automobiles Alpine. On nous informe donc que le 16 février prochain, le retour d’Alpine sera célébré. Alors, à quel évènement assisterons-nous ? On nous demande de rejoindre Monte-Carlo. Après… Nous verrons.

    Invitation Alpine Invitation Monte Carlo 0

    Alors, à quoi s’attendre lors de cet évènement majeur de l’année automobile 2016 ? Une énième Célébration, telle la « Le Mans« , la « Goodwood » ou la « WRC 1973« , vues l’an dernier ? Le modèle définitif ? Il semblerait que ce soit encore un concept-car qu’on nous préparera là, dans une robe blanche, cette fois, et très proche du modèle final.

    Alpine A120 2016
    Serait-ce enfin l’Alpine A120 ?

    Cet évènement était secret jusqu’à maintenant, vu que nous avons mis dans la confidence par Renault. Contrairement à certains sites et journalistes, nous avons gardé la confidentialité qui nous était demandée. Parfois, la confidentialité est aussi étanche qu’une caisse en plastique sur les spéciales du RAC Rally 73…

    Première sortie grand public après cette révélation ? Le Salon de Genève, 15 jours plus tard ? Non, rien de prévu sur la liste des exposants du show genevois. Il faudra patienter. Au Mans ? Possible. Salon de l’Automobile de Paris ? Très certainement. Le retour d’Alpine, une des plus prestigieuses marques automobiles françaises ne peut revenir que lors du salon français.

    Rendez-vous le 16 févier prochain.

    Jean-Charles

     

  • F1, racing et série : 2016 ou le renouveau de Renault Sport

    F1, racing et série : 2016 ou le renouveau de Renault Sport

    Après bien des aventures et des tribulations, c’est officiel, Renault revient en F1 tandis que la branche sportive du constructeur au losange change et évolue. L’actuelle structure Renault Sport est splitée est deux branches : le sport avec la F1 et la série.

    Racing and Cars

    La première, nommée Renault Sport Racing, gérera les programmes sportifs de la marque, entre Formule 1 et Formula E. Pour cela, l’équipe Renault Sport Formula One sort de terre  par  un regroupement des restes de Lotus GP et de l’actuelle usine de moteurs Renault Sport F1 installée à Viry.  Le team électrique ne change pas, restant Renault e.dams. Cette branche Renault Sport Racing, aura aussi en charge les autres programmes sportifs : Clio Cup, Clio R3T etc.

    La seconde branche, nommée Renault Sport Cars, sera elle consacrée à la série, avec le développement et la commercialisation des produits sportifs badgés Renault Sport. On pensera particulièrement à la Mégane GT essayée par mes soins il y a quelques semaines.

    Retour officiel en F1 : le Renault Sport Formula One Team est dévoilé

    La F1 devient donc le fer de lance de la marque au losange. Ce n’est plus un secret, son nom étant officiellement « Renault Sport Formula One Team ». L’équipe franco-britannique engagera dès cette saison le châssis Renault R.S.16 développé et assemblé à Enstone (UK). Le groupe propulseur Renault R.E.16 sera toujours développé et construit à Viry-Châtillon.

    Côté pilotes, Kevin Magnussen et Jolyon Palmer sont nommés pilotes titulaires, rejoints par le Français Esteban Ocon, troisième pilote et pilote de réserve.

    Pour l’ingénierie, Bob Bell devient Directeur Technique F1. Nick Chester passe Directeur Technique Châssis, et Rémi Taffin, Directeur Technique Moteur.

    La F1 en jaune et noir

    La livrée de la F1 présentée ce jour par Renault n’est pas de plus marquantes, mais elle a le mérite de porter les couleurs du groupe, le jaune et le noir. Ceci étant, la livrée devrait évoluer avant le premier grand prix de la saison, à Melbourne, le week-end du 20 mars prochain.

    Renault Sport Racing, Renault Sport Cars, avec qui ?

    Jérôme Stoll est nommé président de Renault Sport Racing, avec Cyril Abitboul à ses côtés comme Directeur Général. Frédéric Vasseur, en provenance du team français ART Grand Prix, devient Directeur de la Compétition, en charge du sportif et technique.

    Renault Sport Cars est pris en charge Patrice Ratti, Directeur Général. Guillaume Boisseau, Directeur des Marques du Groupe Renault, sera le lien entre le sport et la série, leurs liens et équilibres entre eux.

    Qu’en penser ?

    Renault est de retour en F1 et ce n’est pas pour nous en déplaire. La tête du groupe était bien présente lors de cette révélation et soutient le projet : Carlos Ghosn ou Thierry Koskas se déplacent rarement pour rien. Maintenant, Renault a du pain sur la planche : recréer l’harmonie d’une équipe n’est pas chose simple. Par chance, Pastor Maldonado a du se retirer de l’équipe, alors qu’il avait signé avec Lotus il y a quelques mois. Le prometteur Kevin Magnussen le remplaçant, Renault fait la bonne opération.

    La nouvelle organisation du groupe sportif peut aussi être une bonne chose, avec des liens rapprochés entre série et compétition. Un reveal aura d’ailleurs lieu du prochain Grand prix de F1 de Monaco. On pense particulièrement à la nouvelle Mégane R.S.. Nous espérons cependant sur les autres programmes sportifs ne seront pas mis sur la touche. La compétition client est aussi un levier intéressant pour un constructeur.

    Wait and see. Chez AUTOcult.fr, nous sommes plutôt contents. Et confiants.

  • Continuez-ons !

    Continuez-ons !

    2015 s’est achevée que 2016 commence déjà… Le temps des bonnes résolutions, des projets, des promesses. Pour tout vous avouer, AUTOcult.fr n’a imaginé aucune bonne résolution, n’a aucun projet et ne formule aucune promesse. C’est ce qu’on aime !

    Tous les espoirs que nous pouvons avoir ne reposent pas sur nos épaules. Nous laissons ce lourd fardeau à ceux qui influent réellement sur le monde que nous aimons, celui des transports, voire celui de la mobilité pour utiliser un mot à la mode.

    La pression n’est pas sur nous…

    Carlos Ghosn et ses équipes vont devoir nous dévoiler leur Alpine et faire qu’elle devienne notre Alpine. Plus qu’une voiture, une marque, une entité, une vie. Carlos Tavares et ses équipes vont devoir (re)lancer DS, Citroën et poursuivre avec Peugeot. Sergio Marchionne va devoir nous montrer quelque chose après ses déclarations autour d’une nouvelle Dino. Matthias Müller et ses équipes vont devoir nous faire oublier… Et rêver à nouveau. Et Nissan, Mazda, Hyundai, Tesla, Ford : tous nous doivent cette part de rêve qui nous fait avancer.

    AUTOcult.fr n’est là que pour regarder, apprécier, fondre ou passer à autre chose.

    Evidemment, nous pourrions nous taper sur le ventre (après les fêtes, ce ne serait pas bon !) d’avoir publié des centaines d’articles, d’avoir accepté des dizaines d’essais, d’être allés un peu partout en Europe pour rouler et assister à des conférences, d’avoir gagné plusieurs trophées, d’avoir des centaines de milliers de visiteurs sur l’année et quelques milliers de personnes dans notre communauté… Mais soyons réalistes, même en étant une référence en termes de contenus (pour certains), d’influence (pour les marketeux) et de Trust Rank (pour Google), AUTOcult.fr n’est qu’un jeu.

    Alors, continuons à jeu et, surtout, continuez à jouer !

    (Et promis, à trois millions de pages vues en un mois, on fera une fête !)

  • Alpine, nouvelle marque prestige du groupe Renault ?

    Alpine, nouvelle marque prestige du groupe Renault ?

    Branle-bas de combat chez Renault ! Ou plutôt réorganisation.

    Selon certaines indiscrétions, il semblerait qu’il y ait du mouvement chez Renault. Après le retour en F1 du groupe Renault, voici donc que le losange présenterait Alpine comme sa marque de luxe. Tel PSA et DS, oui, Carlos Tavarès doit retrouver un sourire… figé.

    Souvenez-vous, lorsque Renault présentait sa nouvelle vision du luxe, c’était sous le nom Initiale Paris. Dans les faits, c’était déjà le nouvel Espace qui nous était présenté. Si cette finition existe toujours et parait toujours crédible, il semblerait que le projet de voir cette finition Initiale Paris comme une marque à part entière ait disparu du programme. Mais alors, pourquoi s’embêter à créer une marque de toute pièce avec Initiale Paris alors que la belle endormie Alpine n’attend que cela pour revivre ?

    L’Alpine en 2016, puis un SUV ?

    Ça bouge donc du côté de Boulogne-Billancourt : il semblerait que Alpine devienne la marque « luxe » du groupe Renault, comme Dacia en est son pan low cost. Il se dit même chez BFM Business qu’un crossover est déjà dans les tuyaux, une rumeur confirmée par le magazine Auto-moto.com, avec l’illustration de son designer de presse « maison » Julien Jodry (ci dessous). La  nouvelle Alpine arrive en 2016, le SUV serait là pour 2017.

    Renault, via son PDG Carlos Ghosn, prévoit une annonce mi février. Wait and see donc. On reste en embuscade.

    Alpine SUV 2017 auto-moto.com Julien Jodry
    Via auto-moto.com, sous la plume du designer Julien Jodry (@jjodry), le futur SUV Alpine prend forme.

     

  • Au revoir « Champion » !

    Au revoir « Champion » !

    Directeur de la Marque, du marketing et des ventes de Nismo, Darren Cox vient d’annoncer son départ de l’Alliance Renault-Nissan. Cette décision est une conséquence du fiasco du programme LM P1.

    En mai 2014, Nissan annonce le lancement de son programme LM P1 avec un engagement en Championnat du Monde d’Endurance et aux 24 Heures du Mans dès la saison 2015.

    Andy Palmer, alors vice-président de Nissan, et Darren Cox avaient annoncé une LM P1 très différente, très innovante avec l’ambition de gagner.

    Dès le mois de septembre, le volubile Andy Palmer quittait l’Alliance et Carlos Ghosn. Selon des indiscrétions, le Britannique aurait pris cette décision face au refus de son président d’investir dans Aston Martin, un projet qu’il préparait dès 2012.

    Aujourd’hui, c’est l’autre passionné de ce début de programme un peu fou qui quitte le groupe. Si la réalisation de la Nissan GT-R LM Nismo est une hérésie, ses réussites chez Renault-Nissan sont multiples au cours de ses 18 ans de carrière.

    « Cette décision de quitter Nissan et l’Alliance n’a pas été simple à prendre » a indiqué Darren Cox. « J’ai apprécié toutes ces années passées à travailler sur des projets étonnants avec des gens formidables sur des défis, des succès et même des échecs. J’ai vu grandir la GT Academy qui est partie d’une petite initiative européenne pour représenter maintenant la moitié de la population mondiale. Je suis également fier du succès du lancement du Juke et de la gestion marketing pour Qashqai en Europe. »

    En dehors de Carlos Ghosn, il ne reste plus que Soichi Miyatani, Président de Nismo, parmi les décisionnaires présents au lancement du projet LM P1. L’heure de s’adapter au règlement pour enfin jouer dans la cour des grands ?

    En dehors de cette petite tache qu’est Le Mans, Darren Cox a réalisé un travail extraordinaire au sein de Nissan… ça ne fait que renforcer mon impatience de savoir où nous aurons l’occasion de le voir s’exprimer prochainement (tant qu’il ne prend pas la main sur le département technique d’une équipe sportive) !

  • Allo ? Autoplus ? L’affaire Volkswagen ?

    Allo ? Autoplus ? L’affaire Volkswagen ?

    J’imagine déjà les réactions… Volkswagen, c’est bon, on en a eu toute la semaine ! La télévision, la radio, les journaux. Depuis l’affaire Philippe Varin et sa retraite dorée, voire l’invitation au 20h00 de TF1 de Carlos Ghosn pour la fausse affaire d’espionnage qui a entrainé la démission de Patrick Pelata, on n’avait jamais autant parlé d’automobile dans les médias. Et pourtant, AutoPlus parvient à rester au-dessus de ça.

    Note importante ajoutée après la publication : Ce numéro d’Auto Plus a été bouclé le 18 septembre, avant l’annonce de l’affaire. La rédaction d’Auto Plus n’est donc pas du tout responsable de l’absence d’informations à ce sujet dans le numéro du 25 septembre. Les délais réclamés pour imprimer et livrer les exemplaires à des tarifs acceptables empêchent d’atteindre un niveau de service que le lecteur peut espérer dans un cas aussi extraordinaire.

    Le 18 septembre, le Département de la Justice des Etats-Unis annonce l’ouverture d’une enquête contre le Groupe Volkswagen qui aurait équipé certains de ses modèles d’un logiciel visant à modifier le comportement du moteur lors des contrôles d’homologation. Depuis des mois, les agences de protection de l’environnement (fédérale et californienne) travaillaient sur le sujet avec Volkswagen.

    Le lendemain, samedi 19 septembre, l’information se propage dans le monde. Et le lundi 21 septembre, le plongeon de l’action Volkswagen met en lumière la gravité de la situation. Dès lors, tous les médias généralistes s’emparent de « l’affaire Volkswagen ».

    Durant des heures, même des jours, des spécialistes (de rien, à part d’eux-mêmes pour la plupart) donnent leur avis, partagent leur expertise inutile. Puis les professionnels de la politique s’en mêlent (s’emmêlent) à leur tour.

    Heureusement que certains ont su enquêter davantage pour abreuver tous les autres médias d’une base de connaissance sur laquelle tout le monde a pu travailler.

    Et c’est justement à ce moment-là que l’on attend la sortie des magazines spécialisés. Les journalistes, qui vivent de l’auto et dans l’auto, vont pouvoir – avec le recul qu’impose le rythme de leurs publications – donner des informations supplémentaires et un nouvel éclairage pour cerner encore un peu plus les faits et imaginer les prochains développements.

    Vendredi matin, sortie d’Autoplus dans les kiosques, une pleine semaine après l’annonce de l’ouverture de l’enquête aux Etats-Unis.

    Rien en Une. On parle d’un essai exclusif de la Renault Kwid (sans en donner le nom) et d’une enquête sur la nouvelle vignette écolo (!).

    Page 2 : « Evènement »… Innovations : ce qui vous attend !

    Page 5 : sommaire et édito : rien.

    Page 6 : enfin ! Le courrier des lecteurs aborde le sujet des consommations homologuées… Voici la réponse de la rédaction : « On ne peut pas dire que les marques trichent : elles ne font que profiter d’un protocole de tests totalement dépassé. (…) »

    Mais, mais, mais personne ne lit le journal avant de l’envoyer à l’impression ? A-t-il été envoyé avant le 18 septembre pour être disponible en kiosque le 25 septembre ? Cette question mérite d’être posée tant la mécanique française pour la distribution de la presse est une hérésie et un vol organisé.

    Et personne, chez Volkswagen, n’a appelé pour bloquer la parution de cette publicité page 52 ?

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    Je sais que j’avais promis dans un précédent billet de ne plus être client d’AutoPlus, qui ne m’apportait plus les infos et le contenu que je recherchais dans un hebdomadaire. Ce n’était pas une critique, juste que je ne me sentais plus dans la cible… Là, je critique : l’AutoPlus du 25 septembre ne parle pas d’une affaire qui a secoué le monde depuis le 18 septembre. En espérant que tout soit la faute des NMPP…

    Seconde mise à jour : j’ai eu des messages plutôt amicaux de personnes de la rédaction d’Auto Plus pour m’expliquer le ‘pourquoi du comment’. Nous avons tous l’air de déplorer la situation… C’est certainement une belle leçon pour ceux qui ont préféré s’attaquer au contenu de ce billet de blog, dont je soutiens toujours le fond : il est étonnant qu’un hebdomadaire ne soit pas en mesure de traiter une actu aussi extraordinaire qui date de sept jours. (malgré toute l’incompétence et la malhonnêteté dont on m’a accusé)

  • Sport : où en sera Alpine en 2016 ?

    Sport : où en sera Alpine en 2016 ?

    Où sera Alpine l’an prochain ? Du bleu oui, mais pour le moment difficile d’annoncer la couleur.

    Si Carlos Ghosn avait annoncé l’arrivée de l’Alpine pour 2016, en juillet 2015, Bernard Olliver, PDG de la marque a reporté le projet à 2017. Nous en sommes là côté série, et depuis la Celebration, la retenue est de rigueur chez Renault. Seulement, pour une marque comme Alpine, la série ne fait pas tout. On travaille dur chez Alpine et chez Signatech, la structure officiant sportivement pour Alpine, on n’enfile pas les perles non plus. C’est sur, l’Alpine A450b sera conservée jusqu’à la fin de saison. Le prototype Oreca 03R est bien connu de l’équipe et elle table sur l’expérience pour finir en beauté sa saison FIA WEC bien mal lancée.

    Seulement, l’an prochain arrive à grands pas. Alors, Philippe Sinault confiait à nos confrères de Endurance-Info que toutes les pistes sont ouvertes pour l’an prochain. ELMS, FIA WEC, LMP2 et même LMP1 non hybride. Rien n’est fait, pas même la continuation du programme n’est assuré, mais les Bleus de chez Signatech ne baissent pas les bras et oeuvrent à 2016.

    Pour le LMP2, Alpine ne fait pas partie des constructeurs sélectionnés par la FIA pour la construction d’un prototype. La marque bleue devra donc s’équiper d’une des quatre barquettes disponibles sur le marché, en la modifiant en fonction de la règlementation. Pour le moment, on se dirigerait sur une Oreca 05, qui évoluerait pour coller au mieux au design Alpine.

    L’endurance n’est pas la seule clé sportive pour Alpine. Pas de rallyes, c’est sûr, du moins officiellement, Comme nous le confiait Bernard Ollivier, PDG d’Alpine, lors des dernières 24 heures du Mans. Un engagement en rallyes n’est plus aujourd’hui possible pour une victoire au haut niveau : il est impossible de gagner le WRC avec une voiture « de série ». Cela ne veut pas dire non plus que la compétition client est improbable pour une Alpine engagée en GT. Le GT d’ailleurs, la réponse serait peut être là pour le circuit. Bernard Ollivier ne s’en cache pas : il rêve de voir une Alpine en GT, en GT3, face aux Ferrari, Lamborghini, Aston Martin, Porsche sur la classique mancelle. « Alpine a la légitimité d’être là » comme dit le PDG d’Alpine. Et on veut bien le croire.

    Alpine Renault Oreca LMP2 2016 FIA WEC ELMS
    Et si Alpine passait à l’Oreca 05 l’an prochain ? Ici, une livrée réalisée par nos soins. Celle des essais?
  • Où va MINI ?

    Où va MINI ?

    Hier, coup de téléphone depuis Londres. Comme il arrive que je reçoive des coups de téléphones « pro » depuis l’étranger, je décroche. Me voilà parti dans une conversation de 25 minutes au sujet de la réputation du Groupe Renault…

    Je vous passe les détails… Car c’est « confidentiel » ! Mais avec le défilé des questions, je me rends compte que j’ai insisté sur la réussite du Groupe Renault à travers Dacia durant ces dix dernières années. Et lorsque l’on m’a demandé ce que Renault devait faire pour l’avenir, j’ai simplement dit : « La même chose, mais avec Alpine ! ». Si Alpine suit le succès de Dacia (dans son domaine), tout le Groupe Renault sera porté vers le haut !

    Je cite souvent Dacia parmi les énormes réussites récentes de l’industrie automobile… Mais ce n’est pas la seule. Penchons-nous sur le cas de MINI.

    Sous la direction de BMW, MINI a été ressorti de nulle part en 2001. Le modèle emblématique de Sir Alec Issigonis avait disparu avec le reste de l’industrie britannique après des décennies d’histoires.

    Aujourd’hui, le MINI allemand est souvent cité en exemple pour la réussite du design neo-retro et du développement d’un concept de marque et de marketing. MINI a participé à la création de la mode de la personnalisation pour augmenter les tarifs de vente. Tout ce que les autres marques cherchent à reproduire.

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    Et pourtant, si BMW ne communique pas sur les résultats globaux de MINI, il y a fort à parier que la marque n’a pas fait le moindre bénéfice sur ces quatorze dernières années (un beau clin d’œil à la précédente génération !). Si l’on compte la totalité des investissements réalisés par BMW depuis que l’idée a germé, il est fort possible que les Allemands n’aient pas gagné le moindre euro (ou la moindre livre).

    Et c’est sans doute la raison des récentes décisions : des MINI de plus en plus grosses et des BMW aux seules roues avant motrices. Après plus d’une décennie réussie sur le plan commercial, mais sans profit, il était temps de donner la main aux financiers, plutôt qu’aux gardiens du temple.

    En ne vendant qu’un peu plus de 300 000 exemplaires, en majorité des citadines, MINI ne peut pas être profitable en tant que marque autosuffisante. Car même si les MINI sont parmi les plus chères du marché, BMW voudrait que le tarif payé par les clients soit encore supérieur. C’est la raison pour laquelle les MINI vont devenir de plus en plus maxi dans les années à venir. C’est aussi la raison pour laquelle les plus petites BMW vont partager de plus en plus d’éléments de MINI.

    Histoire de profiter de nouveaux profits…