Auteur/autrice : Rédaction

  • Les sommets de l’occasion

    Les sommets de l’occasion

    Les Français aiment le marché de l’occasion. A l’intérieur de nos frontières, il se vend trois fois plus de voitures d’occasion que de véhicules neufs. Durant les neuf premiers mois de l’année 2013, ce sont 3,576 millions de voitures déjà immatriculées qui ont changé de main.

    Alors que le marché des véhicules neufs n’a cessé de chuter lourdement lors de ces dernières années, les échanges de véhicules d’occasion ont résisté. Le contexte économique force l’acheteur à surveiller ses dépenses.

    Pour quatre acheteurs sur cinq, le prix d’achat est le premier critère dans le choix d’un véhicule. En temps de crise, les véhicules d’occasion prennent donc le pas sur le marché du neuf. Les clients cherchent donc leur futur moyen de locomotion chez les concessionnaires qui proposent des VO ou sur des sites internet.

    La conjoncture pèse sur le choix des modèles. Comme pour les voitures neuves, certains segments profitent de la situation.

    Les remises effectuées sur les véhicules neufs ont plombé la vente des occasions de moins d’un an. Sur les modèles de deux à cinq, les ventes – portées par les professionnels – ne baissent que légèrement.

    Mais c’est surtout avec les véhicules de plus de cinq ans que les volumes se font. Essentiellement entre particuliers, ces ventes représentent 65 % des échanges de voitures d’occasion, soit plus de deux millions de véhicules. Oui, chaque année, il s’achète deux fois plus de voitures de plus de cinq ans que de voitures neuves !

    A travers l’évolution des ventes d’occasion, on peut voir l’état du marché automobile. En profitant de voitures de plus en plus fiables, les acheteurs de véhicules neufs gardent leurs voitures de plus en plus longtemps. Des reventes qui avaient lieu après quatre ans sont désormais différées à six ans. Et ces modèles de six ans conservent une bonne espérance de vie. Il faut ajouter que la baisse du marché automobile depuis 2009 diminue aussi le nombre de modèles disponibles en occasion.

    Mais cette raréfaction, bien que limitée, porte aussi le marché. Des concessionnaires n’hésitent plus à faire des offres à des particuliers pour constituer leur parc de véhicules d’occasion de deux à cinq ans.

    Et la reprise d’achat de voitures neuves et d’occasion est en train de se faire sentir en ce début d’année 2014. De quoi profiter aux voitures françaises. Les constructeurs nationaux trustent quinze des vingt premières places du marché des VO. Dans le trio de tête, on retrouve les indélogeables Renault Clio, Scenic et Peugeot 206.

  • Essai Citroën C4 Picasso ETG6 : la boîte auto pour les nuls

    Essai Citroën C4 Picasso ETG6 : la boîte auto pour les nuls

    Une boîte qui fonctionne comme une boîte automatique mais qui conserve les pièces d’une boîte mécanique… C’est une solution proposée par Citroën sur toute sa gamme. Présentée de cette technologie innovante, et pas chère, dans une C4 Picasso.

    Avec le développement de différentes technologies, il existe désormais une multitude de boîtes de vitesses automatiques. Chez Citroën, on propose une « Efficient Tronic Gearbox 6 », boîte pilotée ETG6 qui permet de se passer de la pédale de gauche à moindre coup.

    Ah ces embouteillages parisiens… Quand il arrive de passer près de trois heures par jour à des vitesses moyennes inférieures à 30 km/h, on se promet de ne plus jamais acquérir une voiture dotée d’une pédale d’embrayage pour rouler dans ces conditions.

    Face à la demande de plus en plus importante, les constructeurs développent l’offre de boîtes automatiques. Le Groupe Volkswagen fait figure de référence chez les constructeurs généralistes avec sa DSG à double embrayage. Renault a tenté de réagir avec une EDC utilisant une technologie similaire. D’autres, comme Mazda et surtout BMW, proposent encore des boîtes auto à « simple » convertisseur dont la douceur est tout à fait remarquable.

    Chez PSA Peugeot Citroën, on ne propose pas encore de modèle à double embrayage. En plus d’une boîte auto traditionnelle, le groupe a ajouté à sa gamme une boîte manuelle pilotée à l’agrément plus que limité. C’était en 2003. Depuis l’an passé, Peugeot et Citroën ont introduit une mise à jour baptisée ETG6 pour Efficient Tronic Gearbox 6.

    Physiquement, il y a toujours les éléments d’une boîte manuelle classique. Seuls le passage de rapports et la commande de l’embrayage ont été automatisés grâce à des moteurs électriques.

    Avec l’ETG6, c’est la partie logicielle qui a été largement retravaillée pour améliorer la fluidité des changements de vitesses et ajouter une fonction permettant d’être « en prise » pour aider le conducteur lors des manœuvres.

    citroen-c4-picasso

    L’ETG6 pèse ainsi 57,2 kilogrammes. C’est 30 à 40 % de moins qu’une boîte automatique à double embrayage. Mais, même si sa commande se rapproche d’un système automatique, il faut garder en tête que ce n’est que du pilotage de boîte manuelle.

    Le levier est disposé derrière le volant. Le tige placée en haut à droite ressemble à ce qui existait déjà à l’époque de la DS. Joli clin d’œil.

    Position A pour avancer, il suffit de lâcher le frein pour se mettre en mouvement. On sent le premier rapport tirer la voiture, puis passage sur le deuxième. Et là, on se rappelle instantanément que cette boîte ETG n’est pas un modèle à double embrayage. Le passage manque de rapidité et de souplesse par rapport à une DSG. En conduite normale, les passagers de la voiture subiront un léger mouvement de leur tête pour marquer le changement de rapport.

    La boîte n’apprécie que modérément d’être brusquée. En revanche, elle s’avère réactive au freinage. Au fil des kilomètres, on commence à l’appréhender davantage. En levant le pied de l’accélérateur avant le passage du rapport, on parvient à monter et descendre les vitesses sans le moindre à-coup.

    Le principal intérêt est donc de se passer d’une pédale d’embrayage à moindre coût. Sur une Citroën C4 Picasso, la facture grimpe de 700 euros. C’est moins cher que n’importe quelle option à double embrayage.

    C’est donc le meilleur moyen de débuter dans le monde de la boîte automatique pour un surcoût limité.

  • Photos : Ayrton Senna

    Photos : Ayrton Senna

    Jeudi confession… Fan de Formule Un (à la télé avant de découvrir la discipline sur les circuits), j’étais du côté d’Alain Prost lors du grand duel de la fin des années 80 et du début des années 90. Un pilote français, sûr et fort… J’avais choisi mon camp. Mais Ayrton Senna est devenu davantage qu’un Champion du Monde. Il est un mythe. Impossible de passer à côté en ce vingtième anniversaire de sa disparition. Comme beaucoup, j’étais devant ma télé ce jour-là. Rétrospective via 90 photos de Getty…

  • Est-on prêt pour la voiture sans conducteur ?

    Est-on prêt pour la voiture sans conducteur ?

    Cette semaine, Google a frappé un grand coup à l’aide d’un communiqué particulièrement bien diffusé. Le géant de l’Internet fait (déjà) rouler un véhicule sans conducteur à Mountain View. La technique progresse. Mais sommes-nous prêts ?

    Présentée en août 2002, la Google Car (c’est en fait un parc de Toyota Pruis, Lexus RX450h et Audi TT) ne cesse d’être développée. D’abord expérimentée sur routes fermées, puis dans de grands espaces, ce véhicule sans conducteur se balade désormais sans intervention humaine dans les rues de Mountain View, non loin du siège de l’entreprise.

    Selon Google, des dizaines de milliers de kilomètres ont été parcourus. Le responsable du projet se félicite de cette prouesse. Car rouler en ville n’implique pas les mêmes difficultés que sur autoroute.

    « Nous avons amélioré notre logiciel afin qu’il puisse détecter des centaines d’objets différents en même temps, que ce soit des piétons, des bus, un panneau stop dans les mains d’un agent de la circulation ou un cycliste faisant des gestes pour indiquer qu’il veut tourner. Un véhicule sans conducteur peut prêter attention à toutes ces choses d’une manière qu’un être humain ne pourrait physiquement pas faire, et sans même être fatigué ou distrait », annonce Chris Urmson qui est à la tête de l’équipe qui développe la Google Car.

    Ce véhicule connaît désormais Mountain View et se montre capable de s’y déplacer. Il n’est toutefois pas envisageable de voir la Google Car être lâchée dans une autre ville. Urmson concède qu’il reste des problèmes à résoudre pour qu’elle puisse évoluer hors de ses bases.

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    De nombreux constructeurs travaillent sur des projets équivalents. Renault nous a fait la démonstration d’une ZOE (Next Two) capable de rouler sans intervention humaine. Mercedes, Nissan, Ford ou Volvo, qui vient de lancer dans Göteborg une centaine de voitures munies d’un système de pilotage automatique, communiquent sur des travaux similaires.

    Mais bien au-delà de la technique, c’est à la société que les véhicules autonomes vont être confrontés. Alors que l’on ne parvient toujours pas à multiplier les trains et les tramways automatiques, comment pourrait-on accepter que des véhicules puissent se mouvoir librement ? Et sans rail ?

    Alors que beaucoup se révoltent contre l’invasion du big data, tentent de créer des mouvements pour la protection des données personnelles, comment imaginer que des automobiles puissent gérer des octets (par giga, téra ou péta) pour nous conduire ?

    Les premières consultations montrent une quasi unanimité contre de tels projets. Pire, dans chaque pays, les envies peuvent être différentes. En France, certains conducteurs pourraient être convaincus par ces systèmes sur autoroute, mais surtout pas en ville. En Allemagne, c’est l’inverse. L’autoroute est un lieu où les conducteurs veulent maîtriser leur voiture. Les Allemands préféreraient des voitures autonomes dans les cités.

    Un casse-tête… Un casse-tête que nos (futurs) dirigeants vont avoir à débattre au cœur de nos plus prestigieuses institutions ces prochaines années. Ça promet une multiplication des commissions sur le sujet !

  • Commissaire-priseur : Ferrari 166 Inter Coupé

    Commissaire-priseur : Ferrari 166 Inter Coupé

    C’est l’un des tout premiers coupés construits par Ferrari. Cette 166 Inter Coupé date de 1949. Elle sera mise en vente par Bonhams lors du Goodwood Festival of Speed le 27 juin.

    Alors que le premier prototype de Ferrari portant le Cheval Cabré remonte à 1947 et que les premières productions sont sorties des ateliers en 1948, l’assemblage de cette Ferrari 166 Inter Coupe a débuté le 28 novembre 1949.

    Equipée d’un moteur 2 litres V12, elle a été vendue à Augusto Caraceni, frère de Domenico Caraceni, réputé être le père de la couture italienne.

    Plusieurs autres propriétaires sont répertoriés dont le Comte de Castelbarco.

    Seulement 37 châssis de 166 Inter ont été produits. La plupart ont été confiés à des carrossiers. Le modèle (027S) mis en vente a été dessiné par Touring of Milan.

    L’estimation est comprise entre 950 000 et 1 200 000 euros.

  • Livre : Ayrton Senna la légende

    Livre : Ayrton Senna la légende

    Dans quelques jours, le vingtième anniversaire de la disparition d’Ayrton Senna fera la une de la presse. Dans les librairies, les livres en hommage au pilote brésilien se multiplient. Celui de Paul-Henri Cahier a retenu notre attention.

    Présent au cœur du Championnat du Monde de Formule 1 depuis les premières saisons, Bernard Cahier fut l’un des suiveurs les plus attentifs du développement du sport automobile d’après-guerre.

    ayrton-senna-cahier-1984

    Dès la seconde moitié des années 1960, il a fait découvrir cet univers à son fils. Paul-Henri est, à son tour, devenu l’une des références des photographes en couvrant tous les Grands Prix à partir en 1983.

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    Il a donc suivi les débuts d’Ayrton Senna chez Toleman, ses premières victoires chez Lotus, ses titres chez McLaren jusqu’à son dernier accident chez Williams.

    ayrton-senna-cahier-1988

    Dans ce livre, il partage une centaine de ses clichés de 1984 à 1994. Dix ans de photos, de portraits, de pilotage. Ce n’est pas un album sur l’homme, on ne tombe pas dans l’ambiance mystique que d’autres tentent de créer. C’est un vrai recueil de onze saisons de Formule 1 vécue aux côtés d’Ayrton Senna, pour ceux qui ont aimé un pilote triple Champion du Monde.

    ayrton-senna-cahier-1994

    Ayrton Senna la légende
    Par Paul-Henri Cahier
    Edition : Premium
    Prix : 35 euros

  • Un nouveau permis à points à venir

    Un nouveau permis à points à venir

    Après une quinzaine d’années de gestation, le permis à points a été lancé en France le 1er juillet 1992. Plus de vingt ans plus tard, une nouvelle reforme est envisagée. Que propose le rapport du groupe de travail ?

    Douze, onze, dix, neuf, huit, sept, six… Alors que les unités s’égrènent selon les infractions, il devient nécessaire de faire un stage de récupération de points pour ne pas voir son permis annulé.

    A travers les années, le permis a subi plusieurs mises à jour. Depuis 2004, les jeunes conducteurs ne bénéficient plus que de six points durant trois ans. Et en 2011, le délai de récupération automatique des points a été abaissé.

    Depuis le mois de septembre dernier, et sous l’impulsion de Manuel Valls alors Ministre de l’Intérieur et désormais Premier Ministre, un groupe de travail a imaginé de nouvelles solutions. Pour aller plus loin qu’aujourd’hui avec les règles qui régissent l’affichage du « A », une période probatoire est envisagée.

    Cette période probatoire permettrait de débuter la conduite accompagnée à partir de 15 ans et de passer l’examen pratique dès 17 ans et demi. Durant cette période probatoire, les jeunes conducteurs seraient assujettis à un suivi de formation obligatoire visant à renforcer leur apprentissage lors d’un à trois rendez-vous pédagogiques.

    La période probatoire pourrait être réduite de trois à deux ans en cas d’apprentissage traditionnel et à un an en cas d’apprentissage anticipé de la conduite.

    L’objectif est de renforcer la formation de jeunes conducteurs avec l’idée de réduire encore le nombre d’accidents corporels sur les routes. Le but est de passer sous la barre des 2 000 morts par an dès 2020. Là où il y en avait près de 17 000 en 1972 !

    Pour accompagner cette réforme, il va falloir créer un minimum de 150 postes d’inspecteurs afin de réduire le temps d’attente pour passer l’examen. Car l’une des causes de l’accidentalité des jeunes est le délai entre le code et la pratique.

    Histoire d’éviter les accidents ou de faire trop souvent des stages de sensibilisation à la sécurité routière… (C’est l’autre nom des stages de récupération de points !)

  • Visitez l’usine Pagani grâce à Street View

    Visitez l’usine Pagani grâce à Street View

    Il y a quelques semaines, nous avons visité quelques musées directement depuis les pages d’AUTOcult.fr. Après Lamborghini, Honda, Mazda, Toyota et McLaren, invitons-nous chez Pagani !

    Rendez-vous à San Cesario sul Panaro. Portail franchi, on aperçoit les premières Zonda et Huayra… Détail savoureux, il est possible de s’installer à bord. Il ne manque que le son des moteurs V12 bi-turbo de 6 litres confiés par Mercedes-AMG.

  • Dessin : Renault Captur

    Dessin : Renault Captur

    Vous trouvez que Renault a réussi à donner à son Captur une allure réussie ? Voici de quoi rêver à encore mieux. La marque a révélé ce dessin après le lancement de son crossover urbain…

  • Le neo-retro à la chinoise

    Le neo-retro à la chinoise

    Oubliez Rolls-Royce, oubliez Bentley ou Maybach… La Chine aussi sait faire d’immenses limousines luxueuses hors de prix. Le tout dans un style néo-rétro assez savoureux.

    Cette semaine, la première Hongqi L5 construite par FAW Group a été vendue à un client privé. Pour près de 5 millions de yuans (soit près de 575 000 euros), cette limousine cache un V12 6,0 litres de 402 chevaux sous son capot avec une boîte automatique à six rapports et quatre roues motrices.

    L’intérieur est fait de cuir et de bois (dans un style particulièrement local) autour de grands écrans.

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    Hongqi (traduire drapeau rouge) est le plus ancien constructeur chinois. Son premier modèle est sorti des chaines d’assemblage en 1958. Depuis, les Hongqi sont parmi les premiers symboles du communisme chinois. Les apparatchiks ont toujours roulé dans ce luxe.

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    Les visiteurs de marque, de Richard Nixon en 1972 jusqu’à François Hollande très récemment, ont pu tester le confort et la décoration des limousines chinoises.

    Désormais, la plus luxueuse des voitures chinoises est proposée aux clients privés. Et sa ligne fleure bon le petit livre rouge et la révolution. Car la L5 reprend les traits de la CA770 sortie en 1963, lorsque Mao Zedong – le grand timonier – était à la tête du Parti Communiste Chinois.

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  • Essai Skoda Yeti Outdoor : tellement Skoda

    Essai Skoda Yeti Outdoor : tellement Skoda

    Voici un bel outsider. Alors que la demande de SUV ne fait qu’enfler dans le monde entier, Skoda donne une seconde jeunesse à son Yeti. Plus court que les SUV compacts, plus gros que les SUV urbains, il profite pleinement de la banque d’organes du Groupe Volkswagen pour offrir des vraies aptitudes en tout-terrain.

    Depuis près de 90 ans, la production automobile de Skoda subit des cycles. Des hauts avec un développement accéléré avant la Seconde Guerre Mondiale qui a permis à la marque de devancer Tatra et Praga sur son marché national, puis dans l’Europe de l’Est de l’après-guerre… Mais aussi des bas dès le milieu des années 1970 qui conduiront au rachat de la marque par le Groupe Volkswagen. Depuis, Skoda profite de la politique globale du trust allemand.

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    Skoda s’est détaché de l’image d’un constructeur low-cost venu d’Europe de l’Est. La perception de la clientèle a été refaçonnée grâce à une politique de produits décalées. Là où les marques européennes s’affrontaient directement sur les segments les plus concurrentiels, Skoda a toujours proposé des modèles un peu plus grands, un peu plus habitables, pour un tarif abordable.

    Cette nouvelle notoriété désormais acquise, Skoda poursuit sa montée en gamme. Ses voitures se font de plus en plus « allemandes » mais le décalage reste bien réel… C’est le cas du Yeti.

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    L’Europe craque sous le charme des SUV compacts
    Tous rêvent d’un parcours comparables aux Nissan Qashqai et Volkswagen Tiguan, huitième et neuvième modèles les plus vendus en Europe en 2013. En France, les Kia Sportage, Hyundai iX35, Ford Kuga et Toyota RAV-4 suivent. Dans la catégorie inférieure, le succès du Renault Captur (troisième meilleure vente en France en ce début d’année) et du Peugeot 2008 (cinquième du même classement) confortent l’idée que l’on ne peut plus se passer d’un SUV compétitif dans une gamme.

    Avec son Yeti, Skoda continue de jouer sur les deux tableaux. Alors que Nissan fait grandir son Qashqai à 4,37 mètres et que Renault plafonne son Captur à 4,12 mètres, Skoda installe le Yeti au milieu des segments T0 et T1 à 4,22 mètres.

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    L’habitabilité profite d’un style très affirmé. Les angles Skoda sont mis en valeur avec un coffre très vertical et des roues posées aux quatre coins. La ligne profite directement à l’espace intérieur. Mais si vous rêviez d’évasion et de couleurs à l’intérieur, vous serez vite déçu. Skoda conserve le tableau de bord très « Groupe Volkswagen », sobre, sérieux mais qui manque désespérément de couleurs et de solutions un peu plus attirantes.

    Cette sobriété et ce sérieux sont surtout appréciables dès les premiers kilomètres. Les commandes réagissent parfaitement. Le TDI 140 se montre un peu bruyant à froid mais parfait dans son utilisation, bien secondé par une boîte manuelle à six rapports et une transmission à quatre roues motrices Haldex.

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    Car c’est bien là l’un des principaux atouts de sa Skoda Yeti Outdoor. La transmission à quatre roues motrices et une batterie d’aides électroniques permettent de franchir bon nombre d’obstacles. Testé et approuvé : une montée puis une descente sur asphalte passablement dégradé à 40 %…

    Alors que les SUV urbains craignent les trottoirs, que les SUV compacts ne semblent être que des breaks surélevés, le Skoda Yeti Outdoor se révèle capable d’affronter de vraies difficultés.

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    Le coupleur Haldex se présente sous la forme d’un embrayage électrohydraulique à disques qui permet de réguler électroniquement l’entraînement de chaque essieu. Le calculateur de l’embrayage Haldex peut prendre en compte, en plus du patinage, les situations de conduite dynamiques, la vitesse et le frein moteur ou la traction. La répartition du couple d’entraînement entre l’essieu avant et l’essieu arrière est alors variable et dépend du style ou de la situation de conduite. Il peut transférer jusqu’à 90% du couple aux roues arrière.

    L’AUTO est-elle cult ?

    Plus habitable que les SUV urbains, plus petit que les SUV compacts, le Skoda Yeti Outdoor se place entre deux gammes. Tout à fait dans la logique de Skoda, il propose de belles prestations avec un système à quatre roues motrices performant. A un peu plus de 30 000 euros, il offre une réelle alternative à la gamme supérieure.

    Sans intérêt / Sans conviction / Dans la moyenne / Mérite le détour / Exceptionnel / AUTOcult !

    Quelques données :
    Modèle essayé : Skoda Yeti Outdoor 2.0 TDI 140 CR 4×4 BVM6
    Tarif : 30 515 euros
    Moteur : Diesel, 4 cylindres, 1 968 cm3
    Puissance : 140 chevaux / 103 kW à 4 200 tours/minute
    Couple : 320 Nm à 1 750 tours/minute
    Transmission : quatre roues motrices, boîte mécanique à 6 rapports
    L/l/h (mm) : 4 222 / 1 793 / 1 691
    Poids à vide : 1 460 kg
    Capacité du coffre (l.) : 416 / 1 760
    Vitesse maximale : 190 km/h
    Consommations urbain / extra-urbain / mixte (l. / 100 km) : 6,9 / 5,2 / 5,8
    Emissions de CO2 : 152 g/km