Auteur/autrice : Rédaction

  • Jim Clark : Le pilote écossais qui a dominé son époque

    Jim Clark : Le pilote écossais qui a dominé son époque

    Jim Clark est sans aucun doute l’un des plus grands pilotes automobiles de tous les temps. Né en Écosse en 1936, il a commencé sa carrière de pilote de course en 1956. Rapidement, il a attiré l’attention grâce à ses performances impressionnantes sur la piste. Mais c’est au cours des années 1960 que Jim Clark a véritablement marqué l’histoire de la course automobile.

    Palmarès :

    Clark a remporté deux titres de champion du monde de Formule 1 en 1963 et 1965. Il a également remporté de nombreuses courses importantes, notamment les 500 miles d’Indianapolis en 1965 et le Grand Prix de Monaco à trois reprises. Clark est également le détenteur du record du nombre de pole positions en Formule 1, avec 33 en carrière.

    Performances sur la piste :

    Jim Clark était un pilote extrêmement talentueux, connu pour sa grande maîtrise de la voiture et sa capacité à naviguer sur des circuits difficiles. Il était également très rapide, capable de remporter des courses avec des marges importantes sur ses concurrents. Comme l’a dit Jackie Stewart à son sujet : « Jim Clark était un pilote très, très rapide. Il avait un don pour ressentir le comportement de la voiture, et il était capable de faire des choses que personne d’autre ne pouvait faire. »

    Clark était également connu pour sa modestie et son humilité. Il était très respecté dans le paddock pour sa gentillesse et sa détermination, ainsi que pour son approche professionnelle de la course automobile. Comme l’a dit un journaliste à son sujet : « Jim Clark était l’un des rares pilotes qui ne pensait pas qu’il était le meilleur pilote du monde. Il savait qu’il était bon, mais il était toujours prêt à apprendre. »

    Citations :

    Voici quelques-unes des citations les plus mémorables de Jim Clark :

    • « Si vous vous concentrez sur le résultat final, vous risquez de manquer l’essentiel de ce qui se passe sur la piste. »
    • « La course automobile est un sport dangereux, mais il faut accepter ce risque si vous voulez être un pilote de course. »
    • « La victoire n’est pas seulement une question de talent. Il faut aussi avoir une voiture compétitive, une équipe compétente et une bonne dose de chance. »
    • « Je ne suis pas un pilote qui prend des risques inutiles. Je préfère être sûr de finir la course plutôt que de risquer un accident. »
    • « La course automobile est un art, pas seulement une question de vitesse. C’est l’harmonie entre le pilote et la voiture qui compte. »

    Héritage :

    Jim Clark a laissé un héritage durable dans le monde de la course automobile. Sa domination de la Formule 1 dans les années 1960 a été un tournant dans l’histoire de la course automobile. Il a inspiré de nombreux autres pilotes avec son style de conduite fluide et précis, ainsi qu’avec son approche professionnelle de la course.

    Malheureusement, la carrière de Jim Clark a été tragiquement interrompue en 1968, lorsqu’il a été tué dans un accident de course en Allemagne. Mais son héritage est resté intact, et il est toujours considéré comme l’un des plus grands pilotes de l’histoire. En hommage à sa mémoire, le circuit de Brands Hatch, en Angleterre, a été rebaptisé en son honneur.

    En 2019, un monument en l’honneur de Jim Clark a été inauguré dans sa ville natale de Chirnside, en Écosse. La statue, qui représente Jim Clark dans sa Lotus, a été réalisée par le sculpteur David Annand. La cérémonie d’inauguration a rassemblé de nombreux fans du pilote, ainsi que des membres de sa famille et des personnalités du monde de la course automobile. Peter W. Barron, ami de longue date de Jim Clark, a déclaré lors de la cérémonie: « C’est une journée fantastique pour Chirnside et pour l’Écosse. Jim était un grand champion, mais il est resté humble et fidèle à ses racines tout au long de sa vie ». Le monument est désormais un lieu de pèlerinage pour les fans de Jim Clark et de la Formule 1 en Écosse et dans le monde entier.

    Jim Clark était un pilote de course exceptionnel qui a marqué l’histoire de la Formule 1. Son talent, son humilité et sa gentillesse ont inspiré de nombreux autres pilotes au fil des ans. Malgré sa mort prématurée, son héritage est resté intact et continue d’inspirer de nouvelles générations de pilotes de course.

  • La DS de Fantomas revient par les airs

    La DS de Fantomas revient par les airs

    Le Musée National de l’Automobile – Collection Schlumpf met à l’honneur les voitures emblématiques des films de Louis de Funès lors d’une exposition temporaire ouverte du 5 avril au 5 novembre 2023.

    L’exposition réunit des modèles de voitures vues dans les films, notamment la DS, des affiches, des photos de tournage et des accessoires.

    DS Automobiles participe à cette célébration avec le Musée Louis de Funès par la création d’un dessin inédit, adaptation moderne de la DS de « Fantomas se déchaîne ».

    Aux côtés de Jean Marais, Louis de Funès et Mylène Demongeot, la DS était l’une des grandes stars du deuxième volet de la trilogie Fantomas, notamment pour la descente des lacets du Vésuve, millimétrée par Rémy Julienne, et l’échappée finale dans la DS volante, avec des ailes escamotées.

    Thierry Metroz, Directeur du Style de DS Automobiles : « La DS a marqué l’histoire au-delà de l’industrie automobile. Elle fait partie du patrimoine français et à ce titre, elle tient une place importante dans le cinéma tricolore. Nous avons répondu à la sollicitation du Musée Louis de Funès en dessinant une DS moderne en hommage à la DS de Fantomas. Geoffrey Rossillon, dans l’équipe du style extérieur menée par Frédéric Soubirou, est l’auteur du dessin. »

  • 5 000 Porsche 911 « Cup » !

    5 000 Porsche 911 « Cup » !

    En novembre, la 5 000e Porsche 911 version Cup est sortie de la ligne d’assemblage de Zuffenhausen. Tout a commencé en 1990 avec les premiers modèles destinés à la Porsche Carrera Cup Deutschland. Depuis, la Cup 911 devenue l’une des voitures de course monotype les plus produits au monde. Le modèle anniversaire sera utilisé lors de la saison 2023 de la Porsche Mobil 1 Supercup pour des VIP.

    « Plus de 5 000 911 Cup – ce nombre impressionnant symbolise le succès mondial de nos coupes monotypes Porsche comme aucun autre. Il témoigne également du niveau de popularité dont bénéficie Porsche auprès des équipes, des professionnels de la course, des jeunes pilotes et des pilotes amateurs du monde entier. Aucune autre voiture de course Porsche n’a été produite en aussi grand nombre ou n’a été utilisée aussi fréquemment », déclare Oliver Köppen, Manager One-Make Series and GT Sport de Porsche Motorsport.

    Ce qui a commencé en 1990 avec la première 911 Cup de la Porsche Carrera Cup Deutschland est devenu une success story avec un total de 34 séries de coupes monotypes Porsche approuvées disputées dans le monde entier. Au fil des décennies, le concept de la Cup s’est étendu du centre de développement de Weissach à presque tous les continents. Les Porsche Carrera Cup sont actuellement disputées en Europe, en Amérique, en Asie, au Moyen-Orient et en Australie. La Porsche Supercup internationale est au sommet depuis 1993.

    « Depuis les débuts de la Porsche Carrera Cup Deutschland en avril 1990, les coupes monotypes Porsche ont évolué de manière remarquable. Cette saison, le nombre est passé à 34 séries dans le monde entier, et presque toutes reposent sur la dernière génération de la Porsche 911 GT3 Cup, la 992. Ce succès est largement dû à nos équipes clientes, à qui je tiens à exprimer ma gratitude », souligne Michael Dreiser, Directeur des Ventes Porsche Motorsport.

    Les coupes monotypes Porsche ont également acquis une réputation de formation pour les jeunes pilotes de course. De nombreux pilotes professionnels de renom ont commencé leur carrière dans une coupe Porsche, notamment Patrick Long, Jörg Bergmeister et Timo Bernhard. Les coupes monotypes Porsche sont également appréciées des amateurs de course automobile, qui peuvent acquérir une voiture de course de haute qualité à un prix abordable et participer à des compétitions nationales et internationales.

    Il y a plusieurs pilotes qui ont remporté la Porsche Carrera Cup France avant de devenir pilotes officiels de Porsche. En voici quelques-uns :

    • Patrick Pilet : il a remporté la Porsche Carrera Cup France en 2007 et a ensuite signé avec Porsche en tant que pilote officiel en 2008. Il a remporté de nombreuses victoires avec Porsche, notamment les 24 Heures du Mans en 2018.
    • Kévin Estre : il a remporté la Porsche Carrera Cup France en 2011 et a ensuite signé avec Porsche en tant que pilote officiel en 2013. Il a remporté plusieurs courses en GT et a également remporté les 24 Heures du Nürburgring en 2018 et 2019.
    • Frédéric Makowiecki : il a remporté la Porsche Carrera Cup France en 2010 et a ensuite signé avec Porsche en tant que pilote officiel en 2014. Il a remporté plusieurs courses en GT et a également participé aux 24 Heures du Mans à plusieurs reprises avec Porsche.
    • Mathieu Jaminet : il a remporté la Porsche Carrera Cup France en 2016 et a ensuite signé avec Porsche en tant que pilote junior en 2017. Il est depuis devenu pilote officiel Porsche et a remporté plusieurs courses en GT.

    Ces pilotes sont des exemples de la réussite du programme de développement de pilotes de Porsche, qui offre une opportunité aux jeunes pilotes de faire leurs preuves dans des séries monotypes telles que la Porsche Carrera Cup France, avant de passer à des catégories plus élevées et de devenir des pilotes officiels Porsche.

    La production en série de plus de 5000 voitures de course impose un processus de production exceptionnel. Les voitures de course développées par Porsche Motorsport à Weissach sont fabriquées sur la même chaîne de montage que les modèles de production 911 à l’usine principale de Stuttgart-Zuffenhausen. Il ne faut pas plus de huit heures pour construire une Porsche 911 GT3 Cup, un record de production remarquable.

    La Porsche 911 GT3 Cup n’est pas seulement l’une des voitures de course les plus populaires et les plus produites au monde, mais aussi l’une des plus performantes. Avec son moteur six cylindres à plat de quatre litres et une puissance de 510 chevaux, elle offre des performances impressionnantes et une expérience de conduite inoubliable. La 5000e voiture de course basée sur la Porsche 911 sera utilisée pour la première fois en compétition lors de la saison 2023 de la Porsche Mobil 1 Supercup, avec des pilotes invités au volant.

  • Comment faire progresser son « driver rating » dans Gran Turismo 7 ?

    Comment faire progresser son « driver rating » dans Gran Turismo 7 ?

    Le « driver rating » dans Gran Turismo 7 est un système qui évalue la performance du joueur en fonction de sa compétence en course, de sa conduite propre et de sa consistance sur la piste. Plus le joueur est bon dans ces domaines, plus son « driver rating » sera élevé.

    Voici quelques conseils pour améliorer votre « driver rating » dans Gran Turismo 7 :

    Apprenez la piste
    La première étape pour améliorer votre « driver rating » est de bien connaître la piste. Prenez le temps d’étudier le tracé de la piste avant de commencer la course. Regardez les virages, les lignes droites, les freinages et les zones de dépassement. Une fois que vous avez une bonne compréhension de la piste, vous pouvez commencer à travailler sur votre technique de conduite.

    Travaillez sur votre technique de conduite
    Une fois que vous connaissez bien la piste, vous pouvez commencer à travailler sur votre technique de conduite. Concentrez-vous sur les points de freinage, la trajectoire de virage et la sortie de virage. Essayez de trouver le bon équilibre entre la vitesse et la sécurité pour éviter les sorties de piste et les pénalités.

    Soyez propre
    Une conduite propre est essentielle pour obtenir un bon « driver rating » dans Gran Turismo 7. Évitez les contacts avec les autres voitures, les sorties de piste et les coupes de virages. Si vous avez des problèmes pour rester propre en piste, essayez d’augmenter votre concentration et votre précision dans votre conduite.

    Restez consistant
    La consistance est une autre clé pour améliorer votre « driver rating ». Essayez de garder un rythme régulier pendant toute la course. Évitez les erreurs qui pourraient vous coûter du temps ou des pénalités. Si vous pouvez maintenir un rythme constant pendant toute la course, vous aurez une meilleure chance de terminer haut dans le classement.

    Prenez soin de votre voiture
    Prenez soin de votre voiture en évitant les collisions avec les autres voitures ou les obstacles sur la piste. Si vous endommagez votre voiture, vous perdrez de la vitesse et vous aurez plus de mal à rester compétitif.

    Soyez stratégique
    Soyez stratégique dans votre choix de pneus, de réglages de la voiture et de stratégie de course. Choisir les bons pneus pour les conditions de la piste peut faire une grande différence dans votre performance. Les réglages de la voiture peuvent également influencer votre temps au tour et votre maniabilité en course. Enfin, avoir une stratégie de course solide peut vous aider à éviter les pénalités et à rester en tête du peloton.

    En suivant ces conseils, vous devriez être en mesure d’améliorer votre « driver rating » dans Gran Turismo 7. Gardez à l’esprit que cela prendra du temps et de la pratique pour devenir un pilote virtuel accompli.

    En photo :  une DS 3 dépasse une Alpine A110 en Alsace.

  • 15 panneaux de signalisation routière à retenir

    15 panneaux de signalisation routière à retenir

    Il existe plusieurs panneaux de signalisation qui indiquent les comportements à adopter sur les voies publiques. Cependant, certains sont plus importants que d’autres pour la sécurité des usagers de la route. Voici 15 panneaux de signalisation à retenir pour limiter les accidents de la route.

    Les 15 panneaux de signalisation routière les plus importants

    Si vous voulez apprendre à conduire, il est important de vous inscrire dans une auto école nouvelle génération. Vous y apprendrez les cours de code au cours de votre formation. Ceux-ci abordent les différents panneaux de signalisation routière, dont les 15 plus importants sont les suivants.

    1.     Le panneau-stop

    Le panneau-stop indique que vous devez absolument vous arrêter à l’endroit indiqué par le panneau. Vous devez obligatoirement vous arrêter à la vue de ce panneau avant de traverser une intersection.

    2.     Le panneau cédez le passage

    Ce panneau signifie que vous devez céder le passage aux autres conducteurs qui arrivent sur votre droite. C’est un panneau qui se retrouve généralement au niveau des intersections.

    3.     Le panneau de limitation de vitesse

    Ce panneau vous informe de la vitesse maximale autorisée sur la route où vous êtes. On retrouve habituellement ce panneau dans les agglomérations.

    4.     Le panneau de la voie unique

    Ce panneau signifie qu’il n’y a qu’une seule voie de circulation dans chaque direction. Évitez donc de faire des dépassements à la vue de ce panneau.

    5.     Le panneau du sens unique

    Ce panneau indique qu’il est interdit de circuler dans le sens inverse de la circulation. La route ne peut donc être empruntée que dans une seule direction.

    6.     Le panneau de double sens

    Le double sens signifie que la circulation est autorisée dans les deux sens.

    7.     Le panneau de croisement dangereux

    Ce panneau prévient des dangers potentiels à un croisement. Faites donc très attention au cours de vos heures de conduite.

    8.     Le panneau de carrefour à feu

    Ce panneau indique la présence d’un carrefour à feux de signalisation.

    9.     Le panneau de passage piéton

    Le panneau de passage piéton prévient sur les zones de passages piétons. Cela signifie que les conducteurs doivent être particulièrement prudents.

    10. Le panneau de travaux

    Ce panneau prévient des travaux en cours ou à venir sur la route. Il indique les sorties de camion, les travaux de goudronnage, etc.

    11. Le panneau d’intersection

    Le panneau d’intersection signifie que vous vous approchez d’une intersection. Les conducteurs doivent être attentifs et prêts à céder le passage à la vue de ce panneau.

    12. Le panneau de la voie prioritaire

    Ce panneau indique que vous êtes sur une route prioritaire et que les véhicules en provenance de routes secondaires doivent céder le passage.

    13. Le panneau de la route étroite

    Ce panneau prévient les conducteurs de la présence de routes étroites où la circulation peut être plus difficile.

    14. Le panneau de la zone de rencontre

    Ce panneau indique que vous entrez dans une zone où la circulation est partagée entre les véhicules et les piétons.

    15. Le panneau de la fin de limitation de vitesse

    Ce panneau annonce la fin d’une zone de limitation de vitesse et la reprise de la vitesse maximale autorisée. Toutefois, la prudence est de mise.

    Les autres panneaux de signalisation routière importants

    Hormis ces 15 panneaux de signalisation décrits ci-haut, il en existe d’autres qui sont également importants. On distingue les panneaux tels que les feux de signalisation, la fin des interdictions, la fin de la voie rapide, la voie réservée aux véhicules lents, etc.

    Le panneau de la voie réservée aux véhicules indique une voie réservée aux camions et aux automobiles lents. Quant au panneau de la fin des interdictions, il informe que les interdictions précédemment indiquées ne sont plus en vigueur. Le panneau de la fin de la voie rapide informe que la voie se termine et que les conducteurs doivent changer de voie pour continuer.

    Il est important de connaître ces panneaux de signalisation pour conduire en toute sécurité et respecter les lois routières. Il faut toujours garder un œil sur les panneaux de signalisation pour éviter les accidents et les infractions.

  • 2 500 exemplaires d’une Porsche 911 Dakar

    2 500 exemplaires d’une Porsche 911 Dakar

    La Porsche 911 Dakar se distingue au premier coup d’œil par sa garde au sol, rehaussée de 50 mm par rapport à une 911 Carrera avec châssis sport. Le système de levage spécifique de série permet en outre de rehausser l’avant et l’arrière de la voiture de 30 mm supplémentaires, ce qui permet de bénéficier d’une garde au sol et d’un angle ventral équivalents à ceux d’un SUV classique. Ce système ne permet pas seulement de franchir des obstacles à faible vitesse, il fait partie intégrante du châssis optimisé. Ainsi, le réglage « Niveau haut » est disponible jusqu’à une vitesse de 170 km/h, pour des sorties sportives en conditions tout-terrain. Lorsque la voiture dépasse cette vitesse, elle reprend automatiquement son niveau de garde au sol normal.

    La silhouette de sportive tout-terrain du nouveau modèle est soulignée par les pneumatiques Pirelli Scorpion All Terrain Plus, développés spécifiquement pour ce modèle (taille 245/45 ZR 19 à l’avant et 295/40 ZR 20 à l’arrière). Les motifs de la bande de roulement sont conçus pour mordre dans le sol grâce à sa sculpture profonde (9 mm). Les flancs sont renforcés et la structure du pneu comporte une double nappe carcasse. La Porsche 911 Dakar est donc chaussée de pneumatiques qui lui permettent de maîtriser les conditions tout-terrain les plus exigeantes et offrent une résistance élevée aux coupures. Des pneumatiques de type Pirelli P Zero (en version été et hiver), également à double nappe carcasse, sont proposés en option. Le jeu de pneumatiques tout-terrain proposé de série offre la dynamique de conduite d’une authentique sportive, y compris sur l’asphalte.

    Une motricité exceptionnelle sur tous les terrains
    Le moteur 6 cylindres biturbo 3 litres de cylindrée du nouveau modèle développe 480 ch (353 kW) pour un couple maximal de 570 Nm. Il délivre des performances exceptionnelles et offre la signature sonore riche en émotions du moteur Boxer. La nouvelle sportive abat le 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et atteint 240 km/h, une vitesse de pointe limitée en raison de ses pneumatiques tout-terrain.

    Ce moteur est associé de série à une boîte PDK 8 rapports et à la transmission intégrale Porsche. La dotation de série comprend également les roues arrière directrices, et le système de stabilisation active des mouvements de roulis PDCC. Tous ces équipements permettent à la 911 Dakar d’offrir la même dynamique de conduite sur sable ou sur gravier que sur la Boucle nord du Nürburgring. Deux nouveaux modes de conduite, activables à l’aide du sélecteur de mode, permettent d’obtenir des performances optimales sur terrain difficile. Avec une transmission intégrale privilégiant la propulsion, le mode Rallye est idéal pour les sols meubles et irréguliers. Le mode Offroad active quant à lui automatiquement le « Niveau haut » et offre une motricité maximale, parfaite pour les terrains lourds et sablonneux. Disponible dans ces deux nouveaux modes, la nouvelle commande Rallye Launch Control assure une accélération exceptionnelle sur sols meubles et autorise près de 20 % de patinage des roues.

    Galerie et tente de toit disponibles en option
    La 911 Dakar se distingue également par son tout nouveau spoiler arrière fixe léger en PRFC ainsi que par son capot avant en PRFC issu de la 911 GT3 avec ses sorties d’air généreuses. D’autres éléments caractéristiques des modèles tout-terrain font aussi partie de la dotation de série, comme les anneaux de remorquage rouges en aluminium à l’avant et à l’arrière, les élargisseurs d’ailes et les jupes latérales élargies ainsi que les éléments de protection en acier spécial situés à l’avant, à l’arrière et sur les flancs. Les prises d’air latérales de la proue redessinée sont également protégées des projections de pierres par des grilles en acier.

    Sur le toit, la Porsche 911 Dakar dispose d’un pré-équipement électrique de série bien visible sur laquelle peuvent être branchés des projecteurs LED additionnels intégrés à une galerie de toit spécifique. Offrant une capacité de charge de 42 kg, la galerie de toit permet d’emporter sans difficulté les équipements de rallye indispensables : jerricanes d’eau ou d’essence, pelle pliante ou encore plaques à sable. Une tente de toit est également disponible en option pour la 911 Dakar.

    L’habitacle de la 911 Dakar affiche lui aussi un style résolument sportif, comme en témoignent les sièges-baquets intégraux fournis de série et l’absence de sièges à l’arrière. Le vitrage en verre allégé et la batterie ultralégère contribuent à réduire le poids du nouveau modèle, permettant à la Porsche 911 Dakar d’afficher 1 605 kg sur la balance, soit juste 10 kg de plus qu’une 911 Carrera 4 GTS avec boîte PDK.

    L’intérieur de la 911 Dakar se distingue aussi par son habillage Race-Tex de série avec coutures décoratives Vert Ombre, une teinte également disponible pour la carrosserie, en exclusivité pour le nouveau modèle.

    Pack Rallye Design en référence au modèle vainqueur du Paris-Dakar 1984
    Le Pack Rallye Design proposé en option comprend d’abord une teinte extérieure bicolore Blanc/Bleu Gentiane métallisé. C’est la première fois que Porsche propose une association carrosserie bicolore et films décoratifs sur un modèle de série. Les clients peuvent en effet choisir d’apposer sur les flancs de leur voiture le numéro de départ de leur choix entre 1 et 999. En référence au modèle qui a remporté le Paris-Dakar 1984, la 911 Dakar avec Pack Rallye Design affiche non seulement des bandes décoratives Rouge et Or, mais aussi le monogramme « Roughroads » sur ses portières. Marque déposée, ce terme symbolise le concept de la 911 Dakar et témoigne de sa capacité à rouler dans des conditions tout-terrain. Les jantes peintes en Blanc et le bandeau lumineux arrière non teinté complètent l’apparence distinctive de cette nouvelle variante. D’autres éléments ajoutent également de la différenciation à l’habitacle comme le Pack Race-Tex étendu ou encore les coutures décoratives et ceintures de sécurité en Bleu Requin.

    Chronographe Porsche Design
    Les clients de la 911 Dakar peuvent en outre s’offrir le Chronographe Porsche Design 1 ‒ 911 Dakar ou le Chronographe 1 ‒ 911 Dakar Rallye Design Edition assorti à leur voiture, dont le boîtier est pour la première fois conçu en carbure de titane léger, particulièrement résistant aux rayures. Les bracelets en cuir Porsche sont également inspirés du véhicule avec leurs perforations et leur doublure en Race-Tex. Le mouvement Porsche Design WERK 01.240 à fonction Flyback et certifié COSC est entrainé par un rotor de remontage reprenant le design de la jante du véhicule. Les options de personnalisations sont visibles sur le configurateur en ligne dédié, accessible via les sites internet de Porsche et Porsche Design.

    La nouvelle Porsche 911 Dakar est d’ores et déjà disponible à la commande au prix de 226 689 euros T.T.C. Le pack design Rallye est proposé au prix de 26 280 euros.

  • Henrik Fisker, l’homme qui a eu raison trop tôt

    Henrik Fisker, l’homme qui a eu raison trop tôt

    Crédité du dessin de la BMW Z8 et des Aston Martin DB9 et V8 Vantage, le Danois Henrik Fisker a eu la folle idée de créer sa propre marque en 2005. Sa Fisker Karma avait le potentiel de bouleverser l’industrie automobile… Mais un choix de partenaire à fait capoter tout le projet. Quand GM et Tesla choisissaient de travailler avec des géants asiatiques pour leurs batteries (respectivement LG et Panasonic), Fisker faisait le pari d’une startup américaine A123 Systems. Problème, elle s’est effondrée au moment du lancement de la Karma.

    Et pourtant, la Fisker Karma était un bijou visuel, technologique et conceptuel.

    « C’était trop tôt », reconnaît Henrik Fisker. « Je pensais qu’il y avait une place, un besoin pour une voiture cool, sexy et environnementalement consciencieuse. Nous avions du bois de récupération provenant des grands incendies californiens et un intérieur végane qu’on appelait EcoChic. C’est passé au-dessus de la tête de tout le monde. Nous avions vraiment des gens qui achetaient la voiture en demandant pourquoi il y avait une prise sur le côté. Nous avions conçu une voiture électrique avec un prolongateur d’autonomie, mais ça n’intéressait pas les gens. Ils mettaient du carburant, sans la brancher, sans comprendre pourquoi on avait utilisé ce bois de récupération à l’intérieur. C’était plus d’un an avant le lancement de la Tesla Model S. »

    Photographies : Fisker.
    Propos de Henrik Fisker rapportés par Car & Driver, février/mars 2022.

  • Citation : Jacques Calvet

    Citation : Jacques Calvet

    « Tout en peinant, nous sommes en train de progresser. En voyant tomber les résultats de tous nos collègues, y compris les Japonais (…), en 91 comme en 90, je crois que nous serons le constructeur mondial qui aura gagné le plus d’argent par rapport au chiffrer d’affaires. »

    Jacques Calvet avait été le patron de Peugeot SA entre 1984 et 1997, bien avant que l’entreprise ne devienne Stellantis qui poste des résultats de tout premier plan.

  • Le rôle de la femme, par Enzo Ferrari

    Le rôle de la femme, par Enzo Ferrari

    Autres temps, autres mœurs… Mais conscients que ses clients n’étaient pas exclusivement des hommes – notamment Anne Soisbault en France – et sans doute marqué par la compétitivité de Gilberte Thirion ou Pat Moss, Enzo Ferrari s’était penché sur le rôle de la femme dans son livre « la course automobile » édité en 1965.

    « J’ai souvent parlé de voitures et d’hommes. Mais les femmes aussi ont leur place dans le monde de l’automobile. Dans l’ensemble, les femmes sont de bonnes conductrices, pour la simple raison qu’elles sont compétentes, habiles et douces : elles ne traitent pas leurs voitures aussi brutalement que les hommes et elles n’ont pas ces complexes d’infériorité qui, chez les conducteurs masculins, se manifestent si souvent sous forme d’agressivité. Une femme est généralement capable de faire un bon pilote de course, comme la démonstration en a été souvent donnée. Sans doute, son seul handicap est qu’elle n’a pas la même énergie qu’un homme. »

    Revenons à 2022 : il n’y a aucune différence de potentiel selon la composition chromosomique. Le sport automobile conserve cette chance – comme le sport hippique – de ne faire aucune différence en termes de genre. Et il ne faut pas que ça change. Quelques récents résultats militent largement pour conserver cette égalité !

  • Yamaha OX99-11 : comme les autres

    Yamaha OX99-11 : comme les autres

    Depuis des décennies, des constructeurs plus ou moins établis annoncent des supercars aux performances ahurissantes et invérifiables… Invérifiables car les annonces restent souvent à l’état de dessins, au mieux de prototypes. Rares sont ceux qui ont prouvé leur capacité à passer les 400 km/h ou à présenter 1 000 chevaux…

    Parmi les grands projets d’exception qui ont capoté, voici la Yamaha OX99-11. En 1992, McLaren annonce la réalisation d’une Supercar et présente sa « F1 » conçue par Gordon Murray. Yamaha, constructeur japonais impliqué en F1 avec un V12 livré à Jordan Grand Prix, décide de mener un programme similaire.

    Dirigée par Takehiko Hasegawa, l’équipe Yamaha crée une Groupe C de route biplace, avec des baquets placés l’un derrière l’autre. Le premier prototype (monté par IAD) est présenté et Ypsilon Technology, filiale de Yamaha basée à Milton Keyne, est mandaté pour s’occuper de la production sous la direction de Michael Bowler, venu des programmes Groupe C et Zagato d’Aston Martin.

    La fiche technique est excitante : châssis en fibre de carbone, carrosserie en aluminium, moteur V12 dérivé du bloc F1 pour ne sortir « que » 400 chevaux pour une masse globale de 1000 kg.

    Les retombées médiatiques sont extraordinaires. Pourtant, au fil des mois, Yamaha ne montre rien. Face à une grave crise financière qui secoue le Japon, le projet est repoussé puis annulé. Trois exemplaires existent, mais les performances de ces trois modèles (un rouge, un noir, un vert) n’ont jamais été certifiées.

    De trop nombreux projets ont existé et existent encore avec un statut qui dépasse très largement les capacités réelles de leurs concepteurs.

     

  • Moteur Bugatti W16 : le dernier du genre

    Moteur Bugatti W16 : le dernier du genre

    Voilà près de 20 ans que le moteur W16 8,0 litres propulse les hypersportives Bugatti. Seul moteur de 16 cylindres au monde à être utilisé pour un véhicule de série, ce chef-d’œuvre d’ingénierie absolument unique est rapidement devenu une véritable icône. Cette rétrospective dédiée à son histoire – de sa création à son évolution – peut être vue comme une déclaration d’amour à l’un des moteurs les plus impressionnants jamais créés.

    16 cylindres, 8 litres, 1001 CV. En annonçant, en 2005, les caractéristiques du moteur de sa Veyron 16.4, la marque Bugatti est entrée dans une nouvelle dimension. Elle a changé la donne de manière sensationnelle en proposant, pour la toute première fois, un véhicule de série doté d’un moteur extrêmement puissant et pourtant très compact, permettant une extraordinaire maniabilité tout en atteignant des records d’accélération. Les performances sont sans commune mesure à l’époque : 2,5 secondes suffisent pour passer de 0 à 100 km/h avec une vitesse de pointe à plus de 400 km/h. En lançant la production de la Veyron 16.4, Bugatti s’inscrit en véritable pionnier et écrit une nouvelle page de l’histoire automobile en créant une toute nouvelle catégorie de voitures. La Veyron devient la première « hypersportive ». Et tout ceci n’aurait pas été possible sans le moteur W16.

    En mars 2016, Bugatti présente la relève de la Veyron : la Chiron. Encore une fois, la marque réussi ce que l’on pensait alors impossible en surpassant les niveaux de puissance de la Veyron – qui semblaient déjà eux-mêmes inatteignables à l’époque – de 50%. Oui, tout comme la Veyron, la Chiron possède le fameux moteur W16 8 litres et quatre compresseurs, mais pour atteindre de tels nouveaux niveaux de performance, la marque a dû repenser chaque composant. Pour compenser l’augmentation de poids due à l’accroissement de la puissance, le constructeur a utilisé des matériaux plus légers – comme le titane et le carbone – mais ce qui a vraiment fait la différence sur ce nouveau modèle ce sont des turbocompresseurs plus puissants et un système d’injection de carburant duplex doté de 32 soupapes. Avec une puissance initiale de 1500 CV, portée ensuite à 1600 CV, et un couple maximal de 1600 Nm, le moteur W16 a une fois de plus changé le cours de l’histoire en ce qui concerne la performance automobile.

    La genèse du moteur W16
    Le chemin fut long. En 1997, le grand ingénieur Ferdinand Karl Piëch, à l’époque Président du Conseil d’Administration de Volkswagen AG, présente à Karl-Heinz Neumann, Responsable du Développement Moteur de VW, sa toute première idée du W16 en la dessinant sur une simple enveloppe lors d’un voyage en Shinkansen entre Tokyo et Osaka. Son idée initiale – un moteur composé de 18 cylindres – sera par la suite modifiée pour donner naissance au W16 que nous connaissons aujourd’hui. Un hommage appuyé au moteur 16 cylindres développé par Ettore Bugatti lui-même.

    Gregor Gries, l’un des premiers collaborateurs à rejoindre Bugatti lors de sa renaissance il y a 20 ans et Directeur du Développement Technique de la marque jusqu’en février 2022, se souvient : « À l’époque, personne ne pensait que l’on pouvait développer une voiture dotée de 1000 CV capable de rouler sur route. Nous voulions prouver que nous étions capables de concevoir un moteur non seulement puissant mais aussi d’une grande maniabilité. » Les ingénieurs sont partis de zéro. « Nous avons dû développer chaque composant du W16. Chaque pièce du véhicule a dû être reconstruite et à nouveau testée, y compris le banc d’essai du moteur. La seule chose qui n’a pas changé, ce sont les crayons que nous utilisions pour dessiner. », plaisante Gregor Gries. « Nous nous sentions comme Ettore Bugatti autrefois. Lui aussi a toujours développé ses propres outils. »

    À partir d’une idée de Ferdinand Piëch esquissée sur une enveloppe, les ingénieurs développent un moteur W16 8,0 litres. Le moteur central de 16 cylindres, pas plus grand qu’un V12 et ne pesant qu’environ 400 kg, doit sa taille à la disposition unique des cylindres en forme de « W ». Deux bloc de huit cylindres forment un angle de 90 degrés l’un par rapport à l’autre et sont ventilés par quatre turbocompresseurs. Les défis que Karl-Heinz Neumann et son équipe ont dû relever pour donner vie à ce moteur W16 étaient immenses.

    « À l’époque, nous n’avions aucuns écrits, aucunes données empiriques sur les moteurs de plus de 12 cylindres et les véhicules de série pouvant atteindre plus de 350 km/h. » explique Neumann. « Le plus compliqué a été de s’assurer que la voiture ne décolle pas et que sa puissance reste sur la route – ce qui n’est pas facile à de telles vitesses. Mais réussir à prouver que nous étions capables de produire un moteur d’une telle puissance a vraiment été quelque chose d’extraordinaire. Nous avons éprouvé un réel sentiment d’accomplissement lorsque le W16 a enfin été opérationnel. »

    Le développement du moteur W16
    Pour donner vie à ce moteur, 3500 pièces ont été assemblées à la main sous la surveillance d’un ordinateur de contrôle. Lors du premier essai en 2001, le double moteur bi-turbo fournit immédiatement les 1001 CV – la théorie et la pratique n’auraient pas pu mieux s’accorder. Le banc d’essai du moteur et le système de ventilation posent toutefois problème : ils ne sont en effet pas conçus pour une telle puissance et devront être retravaillés pour le moteur W16. En outre, de nouvelles exigences – qui ne concernaient jusqu’à présent pas les véhicules de série – viennent s’ajouter, comme notamment la nécessité de canaliser les gaz d’échappement très chauds. L’équipe optera finalement pour un système d’échappement en titane d’une dimension jamais vue dans le secteur automobile.

    Une fois les performances souhaitées obtenues, les ingénieurs ont porté leur attention sur la fiabilité du véhicule. Comme les 16 cylindres assurent un fonctionnement naturellement fluide du moteur, la détection d’un raté d’allumage ou de cliquetis dans le moteur par des méthodes traditionnelles n’aurait pas été fiable. Bugatti a donc développé le système « Bugatti Ion Current Sensing » (BIS) pour surveiller le courant ionique circulant dans chaque bougie d’allumage. Si le système détecte une combustion détonante ou un raté, le temps d’allumage est réduit, le cylindre désactivé ou la pression de suralimentation diminuée. Chaque cylindre peut ainsi être poussé au maximum de ses performances. « Dès le début, notre objectif était de générer des performances moteur maximales, de manière stable et propre. », raconte Gregor Gries.

    Le système de refroidissement lui aussi était absolument crucial pour la fiabilité du moteur W16 et – comme l’on pouvait s’y attendre – il a été conçu à une échelle jamais vue dans l’industrie automobile. Un système complexe de refroidissement doté de deux circuits d’eau maintient le W16 à la température requise, même à pleine charge. Durant le cycle haute température, 40 litres d’eau circulent dans les trois refroidisseurs à l’avant. Le circuit à basse température avec pompe à eau séparée contient lui 15 litres d’eau et refroidit l’air de suralimentation des turbocompresseurs chauffé jusqu’à 130 degrés dans deux échangeurs thermiques placés sur le moteur. Il existe également des refroidisseurs pour l’huile du différentiel, l’huile de la boîte de vitesses, l’huile moteur et l’échangeur thermique pour la climatisation. Le W16 est intégré à la Veyron en tant que moteur central longitudinal avec une boîte de vitesses à double embrayage et sept rapports située à l’avant du moteur.

    Traditionnellement, les turbocompresseurs sont ajoutés pour augmenter la puissance de petits moteurs. Chez Bugatti, le moteur de base dispose déjà d’une très grande puissance mais les quatre turbocompresseurs apportent une propulsion complémentaire extrêmement puissante pour créer quelque chose de vraiment incomparable. « Prendre la route avec le W16, c’est ressentir une sensation de puissance et de performance sans limite, presque infinie. Quelle que soit la vitesse déjà atteinte, quelle que soit la situation, le moteur en a toujours sous le pied pour vous permettre d’accélérer encore. Lorsque l’on passe en quelques secondes d’une vitesse de croisière à une conduite rapide, le W16 reste souple et stable. C’est cette absence de limites qui séduit nos clients. », explique Pierre-Henri Raphanel, Pilote Officiel de Bugatti, qui a parcouru plus de 100 000 km au volant de la Veyron et de la Chiron.

    « Avec le moteur de la Veyron 16.4, Bugatti a montré – avant même la production en série – que seule une équipe exceptionnelle pouvait faire de ce concept une réalité. C’est uniquement grâce à l’incroyable engagement de nos collaborateurs que ce moteur hors norme a pu être amélioré, repensé et perfectionné au cours des dernières années. », s’enthousiasme Christophe Piochon, Président de Bugatti Automobiles, en évoquant la volonté infatigable de la marque de ne pas abandonner. Ce moteur unique est l’incarnation de la devise d’Ettore Bugatti : « Si c’est comparable, ce n’est plus Bugatti ».

    Le son est tout aussi unique que le moteur lui-même. La séquence d’allumage asymétrique totalement indépendante et les intervalles d’allumage de seulement 45 degrés donnent au moteur sa sonorité comparable à aucune autre. Dans les plages de charge inférieures, il est équilibré et confortable. Plus la charge augmente, plus il évoque le rugissement d’une bête. Mais toujours sans bruits mécaniques parasites.

    À mesure que les années passent, les ingénieurs continuent d’optimiser ce moteur mythique. Outre l’agrandissement des turbocompresseurs et de nombreuses autres amélioration, le W16 est capable de fournir, depuis 2010 et la Veyron 16.4 Super Sport, 1200 CV. La même année, la Super Sport établit un record de vitesse à 431,072 km/h, qui fera d’elle la plus rapide des hypersportives de série homologuées pour la route et lui vaudra d’entrer dans le légendaire Livre Guinness des Records.

    L’évolution du W16 pour la Chiron
    La Veyron 16.4 et ses dérivées – la Grand Sport, la Super Sport et la Grand Sport Vitesse – sont aujourd’hui devenues des pièces de collection très recherchées. La marque et ce modèle ont profondément transformé les performances automobiles : ils sont résolument rapides, élégants, fiables, luxueux et exclusifs. Mais à l’époque, alors que leur production bat encore son plein, Bugatti réfléchit déjà à son successeur.

    Avec la Chiron, les ingénieurs doivent à présent développer un nouveau modèle tout aussi ambitieux, mais encore plus luxueux et performant. Ils veulent rendre le W16 plus puissant, plus silencieux et plus raffiné, repoussant à nouveau les limites du réalisable. « Outre l’augmentation de la puissance – à dimensions et poids de moteur équivalents – nous voulions également améliorer l’acoustique, la consommation et les émissions. », se souvient Tilo Fürstenberg à l’époque Responsable du Développement des Moteurs chez Bugatti.

    Les ingénieurs ne conservent que la forme compacte du moteur et son gabarit de 73 mm. Tout le reste sera entièrement redéveloppé. Le résultat : un nouveau moteur silencieux, efficace et puissant de 1500 CV, avec une réponse plus directe et un déploiement de puissance sans précédent. Cela représente une augmentation de puissance de 50 % par rapport au développement de base de la Veyron 16.4 et d’environ 24 % par rapport à la Veyron 16.4 Super Sport.

    Une nouveauté : le turbocompresseur séquentiel
    Une grande partie des nouvelles performances du moteur sont imputables aux turbocompresseurs à gaz d’échappement avec un nouveau turbocompresseur séquentiel. Le passage à 1500 CV dans un premier temps, puis à 1600 CV pour la Chiron Super Sport et la Centodieci, a nécessité quatre turbocompresseurs. Chaque compresseur fournit le volume d’air adéquat pour au moins 380 CV. Cela est rendu possible grâce à la turbocompression à deux étages ou turbocompresseur séquentiel, où deux turbocompresseurs interviennent successivement. Ceux-ci sont 69 % plus grands que ceux de la Veyron.

    Ce n’est que lorsque les quatre turbocompresseurs – deux sur chaque rangée de cylindres – sont utilisés en simultanée que le moteur atteint sa puissance maximale. Sur la Chiron, le turbocompresseur permanent et le turbocompresseur à interrupteur font la même taille, ce qui permet d’assurer une courbe de couple constante. Autre particularité, le clapet de régulation des gaz d’échappement doit pouvoir – lorsqu’il est en mouvement – résister à des températures de gaz d’échappement allant jusqu’à 980°C. C’est pour cette raison que Bugatti utilise un alliage spécial de matériaux résistants aux températures extrêmes pour ses principaux composants.

    En 2019, ce travail de développement porte ses fruits, la Chiron Super Sport 300+ devient la première voiture de série à franchir les 300 miles par heure. Avec exactement 304,773 mph (490,484 km/h), la Chiron Super Sport 300+ est désormais la voiture de sport de série la plus rapide au monde. Bugatti relève en même temps la limitation électronique à 440 km/h, ce qui n’avait jamais été autorisé auparavant. La Chiron Super Sport devient ainsi la Bugatti de série la plus rapide de tous les temps, et la Centodieci une petite série limitée particulièrement puissante. Et tout cela est né d’une brillante idée pour un moteur unique…

    Christophe Piochon avoue : « Qui aurait pu croire que nous continuerions à développer le moteur W16 pendant si longtemps et de manière aussi impressionnante ? Nous avons commencé avec 1001 CV, puis ajouté 200 CV sur la Veyron Super Sport et la Veyron Super Sport Vitesse. Avec la Chiron, nous avons bondi jusqu’à 1500 CV en 2016, avant d’ajouter 100 CV supplémentaires sur la Chiron Super Sport et la Centodieci en 2019. Cela représente une augmentation de la puissance du W16 de 60 % en l’espace de 14 ans. À cela s’ajoutent la variabilité de l’accélération, la superbe accélération longitudinale de la Chiron Super Sport et l’accélération transversale unique de la Chiron Pur Sport. Chacun de nos quatre modèles – la Chiron, la Chiron Sport, la Chiron Pur Sport et la Chiron Super Sport – a son propre comportement sur route. Sans parler des modèles inspirés du Coachbuilding comme la Divo, la Centodieci, La Voiture Noire ou la Bolide, qui n’est pas encore entrée en phase de production. Très honnêtement, plus j’y réfléchis et plus le moteur W16 m’impressionne. »

    16 000 heures de test et 6 jours de travail manuel
    Avant de lancer la production, Bugatti a testé son moteur 16 cylindres à l’aide de simulateurs informatiques mais aussi et surtout sur un banc d’essai entièrement repensé. Durant sa phase de développement, le moteur de la Chiron a tourné pendant plus de 16 000 heures. Se sont ensuite ajoutés plus de 500 000 km de tests sur route afin de répondre aux normes de qualité très strictes de Bugatti. La marque a fait fabriquer le moteur dans l’usine Volkswagen de Salzgitter – dans un espace séparé réservé exclusivement à la construction du moteur W16. Il a fallu six jours à deux contremaîtres pour assembler à la main et avec précision les 3712 pièces du moteur. Le résultat final a ensuite été emballé avec le plus grand soin, puis transporté jusqu’à Molsheim, où le moteur et la boîte de vitesses ont été réunis, marquant ainsi la première étape de l’assemblage final de la Chiron dans l’Atelier Bugatti. Plusieurs semaines de travail sont encore ensuite nécessaires avant que l’exceptionnel hypersportive ne soit prête à prendre la route.