Citation de Carroll Shelby, Américain, pilote puis préparateur : « Je crois ne pas être une star. Je suis juste un mec de l’est du Texas qui aime les voitures et les avions. »
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Rencontre : Alfa Romeo 4C
Certaines voitures dégagent quelque chose de particulier. Par sa ligne, l’Alfa Romeo 4C évoque la passion. Sans même entendre le son du moteur de ce prototype « 000 » de la Launch Edition, sans même rouler, ce petit coupé transmet une envie.
Loin d’une Brera massive et lourde, la 4C s’inscrit dans la lignée de l’extraordinaire 8C Competizione. Monocoque en fibre carbone de 65 kilogrammes, structures avant et arrière en aluminium, carrosserie en matériau composite, la 4C ne pèse que 895 kilogrammes à sec.
Derrière les deux uniques sièges baquet, le 4 cylindres 1 750 cm3 TBI déjà présent sous d’autres capots Alfa est reconstruit tout en aluminium et porté à 240 chevaux.
« C’est surtout un véhicule d’image », souligne Sébastien Perrais, Directeur d’Alfa Romeo France. « Cette 4C est le témoignage de l’esprit Alfa Romeo, tant dans le style que dans la technologie. »
Dévoilée sous forme de concept lors du Salon de Genève 2011, la 4C est rapidement devenue une voiture destinée à porter l’image d’Alfa Romeo. Deux ans et demi plus tard, elle vole ses premiers clients à Lotus et Porsche…
L’Alfa Romeo 4C débute sa carrière commerciale avec une « Launch Edition » très spécifique. Produite à un millier d’exemplaires, donc 400 pour l’Europe et une soixantaine pour la France, cette version n’est déjà plus disponible.
Affichée au tarif de 60 000 euros, elle propose de nombreux parements de carbone (phares avant, rétroviseurs, spoiler) et un dessin de jantes particulier. L’intérieur reçoit également un traitement spécial avec une pluie d’équipement.
A partir de l’année prochaine, l’Alfa Romeo 4C montrera moins de carbone et devrait coûter une dizaine de milliers d’euros de moins. Mais le 0 à 100 km/h sera toujours avalé en 4,5 secondes.
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Histoire : Alfa Romeo 33 Stradale
Bien avant la 8C Competizione de 2007 et la 4C qui sera commercialisée avant la fin de l’année, Alfa Romeo avait déjà ce type de berlinette à son catalogue en 1967 avec la 33 Stradale.
19 exemplaires en comptant l’unique prototype de la « Stradale » ont été produits. C’est moins de la version compétition, surnommée Daytona, dont la trentaine d’exemplaires a roulé sur les épreuves d’endurance de la fin des années 60.
La version de route est propulsée par un V8 de 1 995 cm3 à quatre arbres à cames en tête. Il développe 230 chevaux à 8 800 tours/minute. Sa carrosserie en aluminium lui permettait de n’afficher que 700 kilogrammes sur la balance. Vitesse de pointe : 260 km/h.
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Essai BMW M135i : effet de mode
Mise en garde : un « M » placé dans l’appellation d’une BMW n’est pas synonyme de radicalité. Exemple avec cette M135i qui s’inscrit dans la nouvelle gamme « M Performance ». Il y a bien 320 chevaux sous le capot mais ils sont aussi capables de se faire discrets…
Le Domaine des Etangs est l’un de ces lieux cachés au « milieu » de la France. Une propriété allongée sur 850 hectares autour d’une seigneurie aux tours fortifiées. Un air de campagne où le soleil patiente une partie de la matinée – laissant la brume quitter la surface des fameux étangs – avant d’éclairer les bâtisses en pierres sèches transformées en chambres charmantes.
Dans cet univers où la faune et la flore conservent leur priorité, les échappements de la BMW M135i tentent de se faire discrets. Les larges pneus mènent vers la sortie du domaine. Pas question de déranger l’ambiance tranquille de ces 25 kilomètres de routes privées… Direction le Parc Régional Périgord Limousin. En route !
Après avoir failli disparaître au lendemain de la seconde guerre mondiale, BMW redevient une marque conquérante avec l’arrivée d’Herbert Quandt, fils du fondateur Günther Quandt. Il remodèle toute la gamme et entame une profonde politique sportive pour en montrer les qualités.
Les succès de la 1800 Ti incitent BMW à intensifier son engagement. BMW Motorsport apparait en avril 1972. L’équipe gagne en Formule 2 et en Touring Car avec la 3.0 CSL autour d’un slogan marquant : « BMW vit avec les sports mécaniques ».
La division sportive se voit fixer un nouvel objectif : produire un coupé destiné à être commercialisé. La monstrueuse M1 arrive en 1978. Et une plus conventionnelle M535i suit en 1979. BMW commence à écrire son histoire autour du « M » de Motorsport. Au fil des années, les M5 et 635 CSI (1984) et M3 (1986) sont les fondations de l’actuelle gamme. Désormais, la quasi-totalité des modèles BMW possède sa version radicale « M ».
En devenant de plus en plus une « marque », M a attiré de nouveaux clients, désireux d’adopter le logo sans forcément vouloir une voiture aussi radicale, ou aussi chère. BMW a donc créé des finitions « M Sport » puis toute une gamme baptisée « M Performance » pour élargir son champ d’action.
Les premiers modèles à recevoir ce traitement furent les M550d, X5 M50d et X6 M50d, trois modèles équipés du moteur diesel 6 cylindres en ligne TwinPower Turbo de 381 chevaux et 740 Nm… Des inconditionnels se sont étouffés en voyant ce « M » majuscule associé à un « d » minuscule. Mais ils n’étaient pas ciblés. Désormais, c’est le moteur essence six cylindres en ligne TwinPower Turbo de 320 chevaux et 450 Nm qui permet à la Série 1 de devenir M135i !
Cette BMW M135i possède deux facettes. En quittant le Domaine des Etangs, on roule sur le mode ECO PRO. L’utilisation du moteur est alors optimisée pour réduire la consommation de carburant, jusqu’à 7,5 litres / 100 kilomètres. L’expérience peut être prolongée sur de plus longs trajets avec le mode COMFORT. Là, l’électronique embarquée s’occupe de la gestion du moteur, de la direction et des lois d’amortissement pour avaler les kilomètres…
Mais, entre Charente et Haute-Vienne, c’est avec le mode SPORT, voire SPORT + qui bride un peu plus l’effet de l’ESP, que l’on peut apprécier les qualités de la M135i (à prononcer M-une-35-i).
Pour parler musique, changer de mode c’est passer de Grant Green à Dr. Dre. Même sample mais partition méconnaissable.
Ligne droite, accélérateur enfoncé à 50 % en COMFORT… On enclenche le mode SPORT. Dans l’instant, le caractère de cette Série 1 est totalement modifié. Le moteur délivre beaucoup plus de couple et la montée en régime est largement plus franche. Sans même bouger le pied de l’accélérateur. La direction, l’amortissement sont durcis.
Les performances sont au rendez-vous. 320 chevaux à 5 800 tours / minutes et 450 Nm à partir de 1 300 tours / minutes. C’est le fruit de la technologie « M Performance TwinPower Turbo » qui regroupe un turbocompresseur à double entrée, une injection directe, une distribution variable et un calage variable des arbres à cames.
Le tout est parfaitement servi par une boîte de vitesses automatique à huit rapports (option à 2 350 euros). Développée en collaboration avec ZF, cette transmission « sport » à 8 rapports est un apport indéniable. Elle se mue en commande séquentielle qui sera vite laissée de côté pour profiter des palettes au volant, confortables et réactives. Les rapports montent et descendent sans temps mort et sans le moindre à coup, accompagnés par la musique du 6 cylindres. Le moteur est très vite en action et la puissance arrive avec une très grande linéarité. Les roues arrière poussent très forts au fur et à mesure que l’on approche des 7 000 tours/minute.
La suspension adaptative se met au diapason. Des capteurs mesurent en continu les données de marche et du profil de la route et pilotent en conséquence les électrovannes des amortisseurs. Combiné à la direction, le comportement change véritablement selon le mode choisi.
D’un virage à l’autre, la M135i aime l’action. La linéarité du 6 cylindres en ligne conjuguée au châssis, légèrement rigidifié (+ 5 kilogrammes) et abaissé de 10 millimètres par rapport aux autres Série 1, fait presque oublier les 320 chevaux et les vitesses atteintes pour une berline compacte.
Sur route, l’ensemble est parfaitement équilibré. Ceux qui ont pu l’essayer sur circuit regrettent l’absence d’autobloquant mécanique… Mais l’utilisation n’est plus la même.
Cette M135i se place entre les finitions « M Sport » et les vraies « M ». Dans cette configuration, la Série 1 est trahie par quelques appendices agressifs. Outre le Hofmeister-Kink plus marqué et les vitres avant sans encadrement de la version 3 portes, les boucliers et les jantes permettent de différencier la M135i d’une Série 1 plus standard. Les gros étriers de freins bleus, quelle que soit la teinte de la carrosserie, la double sortie d’échappement et les jantes 18 pouces sont des signes distinctifs supplémentaires.
A l’intérieur, l’ambiance BMW est préservée. Quelques signatures « M » avec l’ajout d’aluminium donnent une image un peu différente de l’habitacle des autres modèles. Pour ceux qui voudront se passer de la sonorité du 6 cylindres, l’option Harman Kardon est à recommander : 360 Watts, 12 haut-parleurs contre 520 euros.
Sur cette version 3 portes, l’accès aux places arrière est facilité par une fonction Easy Entry électrique qui permet d’avancer les sièges avant. En option, il est possible de choisir de n’avoir que deux places à l’arrière.
L’AUTO est-elle cult ?
Il faut considérer que cette BMW M135i n’est qu’une « simple » Série 1, avec le design à peine renforcé de la petite BMW et des mensurations de berline compacte. Dans ce cas, l’ensemble procure de géniales sensations grâce à un ensemble moteur – boîte de vitesses de référence.
Plus puissante que n’importe quel autre Série 1, cette M135i ne trouve aucune équivalence dans la gamme BMW. Pour trouver plus radical, il faudrait craquer pour une Z4, voire une M3. Pour 44 850 euros en version de base, aucune autre berline compacte ne propose autant sur une gamme aussi large.
Si l’objectif est de conduire une voiture dont la ligne parvient à se cacher dans le trafic tout en bénéficiant d’un tempérament sportif, la BMW M135i est à essayer !
Sans intérêt / Sans conviction / Dans la moyenne / Mérite le détour / Exceptionnel / AUTOcult !
Quelques données :
Moteur : 6 cylindres en ligne 24 soupapes
Cylindrée : 2 979 cm3
Puissance : 320 chevaux (235 kW) à 5 800 tours / minute
Couple : 450 Nm de 1 300 à 4 500 tours / minute
Transmission : aux roues arrière
Pneumatiques : 225/40 R18 à l’avant – 245/35 R18 à l’arrière
L/l/h (mm) : 4 324 / 1 765 / 1 421
Poids à vide : 1 515 kg
Capacité du coffre (l.) : 360
Vitesse maximale : 250 km/h
0-100 km/h : 4,9 secondes
Consommations urbain / extra-urbain / mixte (l. / 100 km) : 10,3 / 5,8 / 7,5
Emissions de CO2 : 175 g/km -

Citation : Ferdinand Porsche
Citation de Ferdinand Porsche, Allemand, fondateur de Porsche et concepteur de la première Volkswagen : « Personne n’a fait la voiture de mes rêves, alors j’ai dû la faire. »
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Publicité : l’histoire de la Scuderia Ferrari
‘Circuit’ est plus qu’une simple publicité. C’est l’histoire de la Scuderia Ferrari en cinq monoplaces, traversant les rues de Rome, New-York, Rio de Janeiro, Hong-Kong et Monaco. Et c’est l’oeuvre de Shell.
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Histoire : Citroën Bijou
La Bijou est la première Citroën à avoir été pensée et assemblée hors de France. Elle doit sa naissance à l’insuccès de la 2 CV dans les Îles Britanniques…
Plombée par d’importantes taxes d’importation des pièces venant de France, la 2 CV ne se vend pas de l’autre côté de la Manche. Six ans après la sortie des premiers modèles de l’usine de Slough (à 35 kilomètres à l’est de Londres), il reste encore 350 ensembles mécaniques de 2 CV abandonnés.
Citroën UK décide alors de créer une nouvelle « petite » voiture. Le design de la carrosserie du fibre de verre est confié à Peter Kirwan-Taylor, qui venait de donner forme à la Lotus Elite 14.
Le nom est simple : « Bijou ». Tellement français ! La présentation est organisée à Earl’s Court en 1959.
La mécanique reprend celle de la 2 CV AZ (pour écouler les stocks des moteurs 425 cm3). Mais la ligne est totalement différente avec des éléments empruntés à la DS comme les poignées de porte, le volant ou la lunette arrière.
La première série doit sortir au rythme de mille exemplaires par an… Et même si l’accueil est positif, il ne sortira que 211 Bijou de Slough !
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Pour les cinquante ans de l’Alpine A110, Renault a présenté un concept-car baptisé Renault Alpine A110-50… Confiée à Jean Ragnotti, la voici à l’oeuvre dans les Alpes, aux côtés de son ancêtre pensée par Jean Rédélé.
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Citation : Enzo Ferrari
Citation d’Enzo Ferrari, Italien, fondateur de Ferrari Automobili, surnommé « Il Commendatore » : « Chez moi, le client n’a pas toujours raison ! »
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En pleine mode de l’aérobic, Ford lance une voiture à l’aéro-look. Quelques mois après l’apparition de Véronique et Davina à la télévision, Ford habille la remplaçante de la Taunus d’une ligne sportive et présente la Sierra.
La familiale se fait aguicheuse avec une silhouette modelée… Et la campagne de publicité tente de rappeler le film Tron, sorti un an plus tôt, en 1982.
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Vidéo : les 50 ans de la Jaguar Type E
En 2011, Jaguar célébrait le cinquantième anniversaire de sa cultissime Jaguar Type E. A cette occasion, Jaguar Heritage a publié une vidéo résumant l’histoire de la plus belle réalisation de Coventry.
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Citation de Colin Chapman, Britannique, fondateur de l’écurie et du constructeur Lotus : « Toute voiture restant en un morceau pendant plus d’une course est trop lourde. »
De quoi relire Le génie de Colin Chapman !































