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  • Le col du Stelvio a 200 ans : Hommage au roi absolu des sommets alpins

    Le col du Stelvio a 200 ans : Hommage au roi absolu des sommets alpins

    « Aujourd’hui est le troisième plus beau jour de ma vie. Depuis la naissance de mes deux fils, rien de ce que j’ai fait n’a été aussi beau. Rien. »

    Ces mots empreints d’une immense émotion ne viennent pas de n’importe qui. Ils sont signés Hans-Joachim Stuck, légende absolue du sport automobile, double vainqueur des 24 Heures du Mans et champion de DTM, alors qu’il vient tout juste de couper le moteur d’une Auto Union Type C. Une réplique exacte de la créature de course que pilotait son père, le Bergkönig (le Roi des Montagnes), au début des années 1930.

    Pour célébrer le 200e anniversaire de ce monument de l’asphalte, quelque 150 pièces de collection historiques se sont élancées depuis l’hôtel Bella Vista au virage n°46 pour faire revivre la légende.

    Une prouesse d’ingénierie née pour les canons

    Pour comprendre l’audace du Stelvio, il faut remonter à l’Empire des Habsbourg. Affaibli par les guerres napoléoniennes, l’empereur d’Autriche François Ier ordonne en 1818 la construction d’une route militaire stratégique traversant les montagnes.

    C’est l’architecte Carlo Donegani qui relève ce défi titanesque. Si le tracé initial prévoyait 61 virages sur le versant tyrolien, le manque de matériaux pour bâtir les piliers de soutien force les ouvriers à redessiner l’itinéraire. Ce sont finalement 48 virages en épingle qui sont taillés à flanc de roche.

    La géométrie si particulière de la route (une pente qui dépasse rarement les 10 % malgré le dénivelé) n’a pas été pensée pour le plaisir des conducteurs, mais pour permettre aux lourds affûts de canons d’être tirés par les troupes sans bloquer les convois. Achevé en 1825 après le travail acharné de milliers d’artisans, le col culmine à 2 757 mètres d’altitude.

    L’âge d’or de la compétition : Stuck contre Nuvolari

    Dès son ouverture, le Stelvio devient une attraction touristique majeure. Mais c’est dans les années 1920 et 1930 que le col entre définitivement dans la légende du sport automobile. À l’époque, la piste est encore en gravier, mais les virages majeurs sont surélevés en béton pour maximiser l’adhérence.

    Un duel d’anthologie reste gravé dans la roche, celui d’août 1932 :

    • Hans Stuck Sr. (Mercedes SSKL) : Vainqueur de l’épreuve en un temps record de 15 minutes et 23 secondes.
    • Tazio Nuvolari (Alfa Romeo) : Termine sur les talons de la Flèche d’Argent, à peine 20,6 secondes plus tard.

    De la Countach à la Revuelto, en passant que l’Alfa Romeo Stelvio

    Pour cet anniversaire exceptionnel, il a été a choisi de froncer les sourcils face à la gravité en y amenant une Countach 25e anniversaire d’origine, une nouvelle Revuelto et l’Alfa Romeo Stelvio, qui rend un hommage direct au lieu.

    Le choc des générations au sommet

    • La Countach (génération Horacio Pagani) : Physique, brute, dotée d’un rayon de braquage si absurde qu’il impose des manœuvres en marche arrière dans certaines épingles serrées. Son V12 atmosphérique demande à être cravaché dans les tours pour respirer l’air rare des sommets. Une machine exigeante, mais magique pour retrouver son âme d’enfant.
    • La Revuelto : Le bond technologique est abyssal. Direction millimétrée, boîte de vitesses ultra-douce, climatisation performante. On la mène du bout des poignets. Pourtant, elle partage avec son ancêtre cette même philosophie immuable : placer le grand V12 au centre de l’expérience et célébrer la mécanique pure.
    • L’Alfa Romeo Stelvio : Le plus beau, le plus réel, le plus fou des SUV que « tout » le monde peut s’acheter. En versions Diesel de 160 ou 210 chevaux, en versions essence 4 cylindres 280 ou 6 cylindres 520 chevaux, le Stelvio est d’une qualité remarquable. Digne du Stelvio !

    Le verdict d’AUTOcult

    En 2008, Top Gear l’avait proclamée « meilleure route du monde ». En réalité, les puristes de la trajectoire vous diront le contraire : le trafic y est dense et le rythme y est cassé par la sévérité des épingles.

    N’y venez pas pour chercher le chrono parfait. Venez pour contempler ces murs de soutènement en pierre semblables à des cathédrales, pour écouter l’écho d’un moteur noble résonner contre la roche, et pour vous installer au refuge du Tibet, tôt le matin, face à l’un des panoramas les plus spectaculaires de l’histoire industrielle et automobile.

    Selon vous, quel autre col alpin en France ou européen égale l’audace architecturale et l’impact émotionnel du Stelvio pour un passionné de belles mécaniques ?

  • Le Mans : Le pont Dunlop change de nom, une page d’histoire se tourne

    Le Mans : Le pont Dunlop change de nom, une page d’histoire se tourne

    C’est l’un des repères les plus célèbres du sport automobile mondial. Depuis des décennies, le pont Dunlop surplombait la piste du Mans, offrant le décor parfait aux photographes capturant le peloton dévalant la colline après le départ. En 2026, la structure reste, mais le nom change : dites désormais « Pont Goodyear ».

    Une mutation plus commerciale que structurelle

    Que les puristes se rassurent (un peu) : la silhouette iconique en forme de demi-pneu ne disparaît pas. Le pont piétonnier qui enjambe la chicane Dunlop au début des 13,6 km du circuit de la Sarthe a simplement été « rhabillé ». Finie la livrée jaune et noire, place au bleu et jaune de Goodyear.

    Ce changement radical est la conséquence directe d’un jeu de chaises musicales industriel. L’an dernier, Goodyear a revendu les droits d’utilisation de la marque Dunlop en Europe et en Amérique du Nord au groupe japonais Sumitomo Rubber Industries. Goodyear, qui équipe déjà exclusivement les catégories LMP2 et LMGT3 en Endurance, a donc logiquement repris l’espace publicitaire le plus convoité du circuit.

    Un monument centenaire

    L’histoire de Dunlop au Mans remonte à la toute première édition des 24 Heures, en 1923. À l’époque, le premier pont se situait près de l’épingle de Pontlieue, quand le tracé s’enfonçait encore dans la ville.

    • 1932 : Le pont s’installe à son emplacement actuel.
    • Le saviez-vous ? Il a longtemps existé un second pont Dunlop sur le circuit, situé à proximité du virage du Tertre Rouge, aujourd’hui disparu des mémoires.
    • 2002 : La section a été remodelée pour transformer la descente rapide en une chicane technique, mais le pont est resté le gardien du temple.

    Une question d’image

    Pour les photographes et les fans, c’est un choc visuel. Le pont Dunlop servait de toile de fond à l’image classique du premier tour, où les voitures plongent vers les « Esses » avant d’attaquer la ligne droite des Hunaudières.

    Si la structure métallique demeure la même, le passage au nom Goodyear marque la fin d’une ère de 103 ans. C’est le reflet d’un sport où l’identité visuelle est intimement liée aux accords de fourniture pneumatique. Goodyear s’impose ainsi comme le nouveau maître des lieux, marquant de son empreinte (de pneu) le virage le plus célèbre de France.


    L’info en plus : Le nouveau revêtement du pont a été conçu pour conserver l’aspect « sculpture de pneu » qui a fait sa renommée mondiale, assurant une continuité esthétique malgré le changement de marque.

    Et vous, mettrez-vous du temps à ne plus l’appeler « le pont Dunlop » lors de la prochaine édition des 24 Heures ?

  • Ferrari 12Cilindri : Le dernier sanctuaire du V12 atmosphérique

    Ferrari 12Cilindri : Le dernier sanctuaire du V12 atmosphérique

    Alors que le monde de l’automobile semble avoir définitivement basculé dans l’ère du silence électrique et des moteurs hybridés, Ferrari vient de lancer un pavé dans la mare — ou plutôt un hurlement dans la vallée. La bien nommée « 12Cilindri » n’est pas seulement une nouvelle GT ; c’est un acte de résistance mécanique pur et dur.

    Le nom comme une profession de foi

    Chez Ferrari, on ne s’embarrasse plus de codes complexes. En appelant sa nouvelle égérie « 12Cilindri », la firme de Maranello annonce la couleur : ici, l’architecture moteur est la star absolue. C’est un hommage direct à l’héritage d’Enzo Ferrari, pour qui le V12 était le cœur battant de toute « vraie » voiture de sport.

    En 2026, conserver un bloc de 6,5 litres sans le moindre turbo ni assistance électrique est un tour de force d’ingénierie. Pour passer les normes environnementales toujours plus drastiques, les ingénieurs ont dû transformer ce moteur en une pièce d’orfèvrerie capable de grimper jusqu’à 9 500 tr/min. Le résultat ? 830 chevaux qui ne demandent qu’à s’exprimer dans une symphonie métallique que l’on croyait condamnée.

    Un regard dans le rétro : L’esprit « Daytona »

    Le style de la 12Cilindri a immédiatement enflammé les débats. Sous la direction de Flavio Manzoni, le centre de style Ferrari a pris un virage audacieux, délaissant les courbes organiques pour des lignes plus graphiques et tendues.

    Le clin d’œil le plus frappant est ce bandeau noir qui relie les optiques avant. Impossible de ne pas y voir un hommage à la 365 GTB/4 Daytona de 1968. C’est toute la magie de Ferrari : utiliser le futur pour célébrer le passé, sans jamais tomber dans le rétro-design facile. La voiture semble sculptée d’un seul bloc, avec une intégration aérodynamique si poussée que les volets actifs sont presque invisibles à l’arrêt.

    La performance de la démesure

    Derrière son allure de Grand Tourisme élégante, la 12Cilindri cache des chiffres de pistarde : un 0 à 100 km/h abattu en 2,9 secondes et une vitesse de pointe dépassant les 340 km/h. Mais au-delà de la vitesse, c’est la linéarité du moteur atmosphérique qui offre cette sensation de poussée infinie, propre aux moteurs de légende.

    Pourquoi c’est un futur « Cult » ?

    La Ferrari 12Cilindri est sans doute l’une des dernières de sa lignée. Elle représente ce moment charnière de l’histoire où une marque décide, contre vents et marées, de livrer une dernière lettre d’amour à la combustion interne. C’est une voiture pour les puristes, pour ceux qui considèrent qu’une automobile doit se conduire autant avec les oreilles qu’avec les mains.


    Le saviez-vous ? Pour réduire le poids et améliorer la réactivité du moteur, les ingénieurs ont utilisé des bielles en titane et des pistons dans un alliage d’aluminium spécifique, permettant au V12 de monter en régime avec une rapidité foudroyante, presque comme un moteur de Formule 1.

    Et vous, pensez-vous que le V12 atmosphérique puisse encore avoir un avenir après ce modèle, ou sommes-nous face au chant du cygne définitif ?

  • L’ère des Restomods : Pourquoi nos cœurs balancent-ils vers un passé que nous n’avons pas toujours connu ?

    L’ère des Restomods : Pourquoi nos cœurs balancent-ils vers un passé que nous n’avons pas toujours connu ?

    En 2026, alors que l’intelligence artificielle dicte nos trajectoires et que le silence des moteurs électriques est devenu la norme, une étrange résistance s’organise. Partout dans le monde, des ateliers transforment des icônes d’hier en bijoux technologiques d’aujourd’hui. C’est l’ère du « Restomod ». Mais pourquoi sommes-nous prêts à dépenser le prix d’une villa pour une vieille carrosserie réanimée ?

    Le syndrome de la « déconnexion numérique »

    Le succès du Restomod (contraction de REStoration et MODernization) ne repose pas uniquement sur la nostalgie. C’est avant tout une réponse à l’aseptisation de la voiture moderne. Aujourd’hui, une supercar de 800 chevaux se conduit du bout des doigts, filtrée par des dizaines d’assistances électroniques.

    Le Restomod, c’est la promesse de retrouver une connexion mécanique brute : le claquement d’une boîte de vitesses manuelle, la vibration d’un moteur atmosphérique dans la colonne de direction, et cette odeur de cuir et d’essence. Mais — et c’est là tout le génie — sans le stress de la panne au milieu de nulle part ou des freins qui s’évanouissent au premier col de montagne.

    L’art de corriger l’histoire

    Un projet Restomod réussi ne se contente pas de restaurer ; il sublime. Prenez les créations de Singer sur base de Porsche 911, de Lancia Delta Safarista par Amos, ou des Alfaholics basées sur le coupé Bertone. Ces artisans ne font pas que réparer : ils utilisent du carbone là où il y avait de l’acier, des suspensions de compétition là où les ressorts étaient fatigués, et des LED là où les phares éclairaient à peine le bout du capot.

    C’est l’automobile telle qu’on s’en souvient dans nos rêves les plus fous, et non telle qu’elle était réellement (souvent capricieuse, bruyante et peu rigoureuse). Le Restomod, c’est le passé, mais en mieux.

    Une question de distinction culturelle

    Dans un monde où une Tesla ressemble à une autre Tesla, posséder une icône des années 70 ou 80 capable de tenir tête à une GT moderne est l’expression ultime de la culture automobile. C’est un choix intellectuel. On ne choisit pas la performance pure — n’importe quelle électrique à 50 000 € abat le 0 à 100 km/h en un clin d’œil — on choisit la texture de l’expérience.

    Le paradoxe du futur

    Le plus ironique ? Le Restomod est devenu le meilleur garant de la survie du patrimoine. En greffant des moteurs plus propres, ou même des kits de conversion électrique performants dans des carrosseries anciennes, ces préparateurs permettent à ces silhouettes légendaires de continuer à circuler dans les centres-villes de 2026, là où leurs ancêtres fumants sont désormais bannis.


    Le saviez-vous ? Le terme « Restomod » est né aux États-Unis dans les années 80 avec les Muscle Cars, mais il a fallu attendre le milieu des années 2010 pour que des entreprises comme Singer en fassent un marché de luxe dépassant parfois le million d’euros par exemplaire.

    Et vous, si vous aviez un chèque en blanc, préféreriez-vous la perfection clinique d’une hypercar de 2026 ou le caractère imparfait mais sublimé d’un Restomod ?

  • Lamborghini Miura Roadster : L’unique exemplaire d’usine fête les 60 ans du mythe

    Lamborghini Miura Roadster : L’unique exemplaire d’usine fête les 60 ans du mythe

    Alors que la Miura célèbre son 60e anniversaire en 2026, l’attention se porte sur ses records de vente aux enchères. Mais au-delà des chiffres, une voiture incarne à elle seule l’audace absolue de Ferruccio Lamborghini et du carrossier Bertone : l’unique Miura Roadster d’usine jamais construite.

    Une révolution signée Gandini

    Lorsqu’elle apparaît au Salon de Genève en 1966, la Miura ne se contente pas de lancer un modèle ; elle crée une catégorie : celle de la supercar. Dessinée par un Marcello Gandini alors très jeune, elle impose une ligne aérodynamique basse et un moteur V12 transversal central qui force la concurrence, Ferrari en tête, à revoir sa copie.

    Mais en 1968, au Salon de Bruxelles, Lamborghini et Bertone décident de briser une nouvelle barrière avec la présentation de la Miura Roadster.

    Plus qu’un simple « décapitage »

    Bertone et Gandini ne se sont pas contentés de retirer le toit du coupé. La voiture a été intégralement réingénierie :

    • Design : Le pare-brise a été incliné davantage, la ligne de toit abaissée et la partie arrière redessinée avec un spoiler plus prononcé.
    • Mécanique exposée : Contrairement au coupé qui cache son V12 sous des jalousies, le Roadster laisse le moteur totalement apparent, transformant la mécanique en une véritable œuvre d’art visuelle.
    • Structure : Le châssis a été renforcé au niveau des longerons pour compenser la perte de rigidité structurelle due à l’absence de toit.

    Malgré l’accueil enthousiaste du public, des contraintes techniques de rigidité et de protection contre les turbulences empêcheront sa mise en production. Elle restera un exemplaire unique.

    De prototype à laboratoire de zinc : l’odyssée ZN 75

    En 1969, la voiture connaît un destin singulier. Vendue à l’organisation International Lead and Zinc Research, elle est rebaptisée ZN 75. Elle devient alors une plateforme de démonstration pour les applications du zinc et du plomb dans l’automobile. Repeinte en vert iridescent, elle voit nombre de ses composants (pare-chocs, garnitures, pièces moteur) être refondus dans des alliages spécifiques.

    Ce chapitre, bien que surprenant, a contribué au développement des méthodes de protection contre la corrosion devenues aujourd’hui des standards industriels.

    Le retour aux sources

    Il faudra attendre 2008 pour qu’une restauration complète redonne à la voiture sa configuration d’origine du Salon de Bruxelles : une livrée bleu ciel métallisé, un cuir blanc et des tapis rouges. Depuis, elle est reconnue comme l’un des piliers du patrimoine Lamborghini, préfigurant la lignée des roadsters modernes, de la Diablo à l’Aventador.

    Une exposition exceptionnelle en 2026

    Pour ceux qui souhaitent admirer cette légende, le Musée Lamborghini de Sant’Agata Bolognese organise l’exposition « Born Incomparable » du 18 mars 2026 jusqu’en janvier 2027.

    Le Roadster y sera exposé aux côtés de pièces rarissimes comme :

    • Le châssis original de 1965.
    • L’ultra-rare Miura SVJ (dérivée du prototype Jota de Bob Wallace).
    • Le concept Miura de 2006 signé Walter de Silva.
    • L’Aventador Ultimae Roadster « Miura Omaggio », ultime exemplaire de l’Aventador produit, reprenant la livrée exacte du Roadster de 1968.

    Le saviez-vous ? Sur la Miura Roadster, les commandes secondaires (essuie-glaces, éclairage), habituellement situées au-dessus du rétroviseur central sur le coupé, ont dû être déplacées sur le tunnel de transmission central. Un détail qui prouve l’ampleur de la réflexion ergonomique derrière ce prototype.

  • Jeep Rewind : Quand la nostalgie des années 80 et 90 s’empare du Wrangler et du Gladiator

    Jeep Rewind : Quand la nostalgie des années 80 et 90 s’empare du Wrangler et du Gladiator

    C’est l’histoire d’un coup de foudre qui passe du rêve à la réalité. Dévoilé sous forme de concept lors de l’Easter Jeep Safari 2025, le projet « Rewind » a suscité un tel enthousiasme que Jeep a décidé d’en faire une série limitée. Préparez vos cassettes et vos patins à roulettes : le futur de Jeep s’écrit au passé.

    De l’Easter Jeep Safari à la concession

    Chaque année, l’Easter Jeep Safari à Moab est le laboratoire à ciel ouvert de la marque. Mais rares sont les concepts qui franchissent la ligne de production sans filtre. Le concept Rewind est l’exception.

    « Lorsque nous avons vu l’accueil réservé au concept l’an dernier, nous savions que nous devions lui donner vie », explique Bob Broderdorf, PDG de la marque Jeep. Ce lancement s’inscrit dans la série « Twelve 4 Twelve », une campagne inédite proposant 12 éditions limitées en 12 mois. Le Wrangler Rewind en est le sixième opus, accompagné pour l’occasion d’une déclinaison sur le pickup Gladiator.

    Un design « 8-bit » et des couleurs flashy

    L’équipe de design de Jeep, composée de passionnés ayant grandi dans les années 80 et 90, a puisé son inspiration dans la pop culture de l’époque : des graphismes des premières consoles de jeux vidéo aux motifs géométriques des gobelets de « food-courts » américains.

    Le résultat est un mélange détonnant de robustesse moderne et de style rétro :

    • Extérieur : Des graphismes multicolores vibrants, des crochets de remorquage et des jantes aux accents dorés, ainsi qu’une palette de couleurs d’époque (incluant le fameux bleu Hydro Blue ou le violet Reign).
    • Intérieur : C’est ici que le clin d’œil est le plus fort, avec des sièges en cuir Nappa chauffants arborant un embossage inspiré des graphismes 8-bit des bornes d’arcade. On retrouve également un pommeau de levier de vitesses au design « dot-matrix » et des plaques commémoratives exclusives.

    Une base Willys pur jus

    Sous ce vernis nostalgique, Jeep n’a pas sacrifié l’efficacité. Les éditions Rewind sont basées sur la finition Willys, gage de capacités tout-terrain sérieuses :

    • Pneus off-road et protections de bas de caisse en acier (rock rails).
    • Différentiel arrière bloquant et mode Off-Road+.
    • Équipement moderne : écran d’information 7 pouces, régulateur de vitesse adaptatif, avertisseur de collision frontale et feux à LED.

    Le saviez-vous ? La série « Twelve 4 Twelve » est une première dans l’industrie. Jeep s’est engagé à lancer une édition spéciale chaque mois pendant un an, faisant de 2026 l’année la plus prolifique en termes de personnalisation d’usine pour le constructeur.

    Êtes-vous plutôt branché par ce retour aux sources coloré, ou préférez-vous le look plus baroudeur et sobre des Jeep classiques ?

  • IMSA : Porsche et Apple ressortent la livrée « Rainbow » à Laguna Seca !

    IMSA : Porsche et Apple ressortent la livrée « Rainbow » à Laguna Seca !

    C’est un choc des icônes qui s’apprête à faire vibrer la Californie. Ce 3 mai, lors de la quatrième manche du championnat IMSA à Laguna Seca, les Porsche 963 officielles délaisseront leurs couleurs habituelles pour arborer la mythique livrée « Apple Computer » de 1980. Un hommage rétro pour célébrer deux anniversaires majeurs.

    Deux légendes, un même esprit

    Pourquoi ce retour vers le futur en 2026 ? L’année marque deux jalons historiques : les 75 ans de Porsche Motorsport et les 50 ans de la fondation d’Apple.

    Bien que les deux entreprises opèrent dans des mondes différents, Thomas Laudenbach, vice-président de Porsche Motorsport, souligne leur ADN commun : « Ce qui a commencé avec la 911 en 1963 trouve son miroir chez Apple : deux icônes portées par l’innovation continue de Zuffenhausen à Cupertino. »

    L’héritage de Dick Barbour

    Pour les passionnés de modèles réduits et d’histoire, cette robe arc-en-ciel est légendaire. Elle rend hommage à la Porsche 935 K3 engagée par l’écurie américaine Dick Barbour Racing en 1980. À l’époque, la voiture avait marqué les esprits aux 24 Heures du Mans, pilotée notamment par Bobby Rahal, Allan Moffat et Bob Garretson. C’était la première fois qu’un ordinateur s’affichait sur une carrosserie de course.

    Laguna Seca : Le circuit « maison »

    Le choix du tracé n’est pas un hasard. Laguna Seca se situe à quelques dizaines de kilomètres de l’Apple Park, le siège mondial de la marque à la pomme. Le circuit est également le temple de la Porsche Rennsport Reunion, le plus grand rassemblement de fans de la marque en Amérique du Nord.

    Les deux Porsche 963 de l’écurie Penske arboreront ce spectre de couleurs (vert, jaune, orange, rouge, violet, bleu) sur une base blanche immaculée. Un design qui tranche avec la livrée « Apple Music » plus moderne vue récemment à Long Beach.

    En quête du doublé

    Au-delà de l’esthétique, l’enjeu sportif est de taille. L’an dernier, Porsche Penske Motorsport avait signé un doublé mémorable sur ce tracé exigeant. Pour cette édition 2026, les équipages sont prêts à en découdre :

    • N°6 : Kévin Estre et Laurens Vanthoor.
    • N°7 : Julien Andlauer et Felipe Nasr (actuels leaders du championnat).

    Le saviez-vous ? En 1980, le logo Apple sur la 935 K3 était l’une des rares incursions de la firme de Steve Jobs dans le sponsoring sportif de haut niveau. Aujourd’hui, la collaboration est bien plus profonde : les systèmes Apple sont intégrés nativement dans les modèles de route comme la Taycan depuis 2019.

    Trouvez-vous que cette livrée « arc-en-ciel » des années 80 s’adapte mieux aux lignes tendues de la 963 moderne que les designs actuels ?

  • L’arroseur arrosé : L’Acura Integra Type S quitte l’Ohio pour conquérir… le Japon !

    L’arroseur arrosé : L’Acura Integra Type S quitte l’Ohio pour conquérir… le Japon !

    C’est l’un de ces paradoxes dont l’industrie automobile a le secret. Pour fêter ses 40 ans, Acura, la branche premium de Honda née aux États-Unis, s’apprête à faire ses grands débuts sur le marché japonais. Mais attention, il ne s’agit pas d’une production locale : l’Integra Type S sera importée directement de l’usine de Marysville, dans l’Ohio.

    Un juste retour des choses pour une marque qui a toujours clamé son ADN « Precision Crafted Performance », mais qui n’avait encore jamais officiellement posé ses roues sur les terres de sa maison-mère.

    Le « Made in USA » comme gage d’exotisme

    Si l’idée d’exporter une voiture japonaise des États-Unis vers le Japon peut sembler saugrenue, Honda n’en est pas à son coup d’essai (souvenez-vous de l’Accord Coupé en 1988). Cependant, pour l’Integra Type S, Acura pousse le bouchon encore plus loin :

    • Conduite à gauche : Contrairement à la norme japonaise (conduite à droite), l’Integra Type S sera vendue au Japon avec le volant à gauche, identique aux spécifications américaines. Un choix audacieux qui renforce son statut de « modèle d’importation » exclusif.
    • Cœur de l’Ohio : Le bloc K20C et l’assemblage final sont exclusivement réalisés dans les usines de Anna et Marysville.
    • Succès fulgurant : Aux USA, l’Integra capte déjà 35 % des parts de marché de son segment, attirant une clientèle nettement plus jeune que la concurrence.

    Une fiche technique qui ne fait aucun compromis

    L’Integra Type S n’est pas qu’une question de style. C’est, techniquement, l’Integra la plus puissante jamais produite. Elle partage ses organes vitaux avec la Civic Type R, mais dans un écrin plus premium.

    Caractéristiques techniques (Specs US/Japon)

    ÉlémentSpécification
    Moteur2.0L VTEC Turbo
    Puissance320 ch
    TransmissionManuelle à 6 rapports avec Rev-Matching
    ChâssisSuspension avant à double axe / Amortissement adaptatif
    FreinageÉtriers Brembo à l’avant
    PneumatiquesMichelin Pilot Sport 4S sur jantes 19″

    À l’intérieur, on retrouve tout le confort moderne : affichage tête haute, système audio ELS Studio 3D à 16 haut-parleurs et le fameux Acura Precision Cockpit de 10,2 pouces.


    Pourquoi maintenant ?

    L’accueil enthousiaste lors du Tokyo Auto Salon 2026 a fini de convaincre les dirigeants de Honda. Le Japonais moyen, pourtant très attaché à sa production nationale, semble fasciné par cette interprétation américaine de la performance nippone.

    « Nos associés de l’Ohio mettent toute leur expertise et leur passion dans chaque véhicule. Nous sommes impatients que les clients japonais découvrent le fruit de leur travail », s’est réjoui Jun Jayaraman, vice-président de la production chez Honda America.

    Les ventes débuteront au Japon lors du second semestre 2026. Une chose est sûre : voir une Acura « LHD » (conduite à gauche) remonter les avenues de Ginza sera le symbole ultime de la mondialisation automobile.