En ouverture des 24 heures du Mans, a été révélé Alpine Celebration, concept car hommage aux 60 ans de la marque bleue. Ce prototype, qui roulait au Mans au côté de la mythique Berlinette A110, préfigure la future Alpine. Elle est prévue pour 2016 et sera sans doute révélée dans sa version finale lors du Mondial de l’automobile de Paris de la même année.
Ici, les photos de ce prototype tant attendu qui a fait sensation auprès du public. Il s’agit sans doute de la version compétition de la future Alpine. Profil sportif, trappe à air sur les vitres, diffuseur arrière, arceau et sièges baquet trahissent en effet une sportivité certaine.
A l’heure d’opter pour la restauration d’une merveille d’antan, plusieurs options s’offrent à l’heureux propriétaire… Tout faire soi-même (et être fou), la confier à une spécialiste aux mains d’or ou laisser le constructeur gérer cette lourde tâche. Cette dernière solution a été choisie par Tom Peck, le possesseur d’une Ferrari 500 Mondial Spyder PF.
L’homme est un amoureux de Ferrari, jusqu’à dépenser 3 millions de dollars pour agrémenter sa collection personnelle d’une seule pièce… Lorsqu’il a voulu donner une seconde jeunesse à sa 500 Mondial Spyder PF, il l’a simplement livrée au département Ferrari Classiche…
Son modèle de 1954, qui a appartenu au tombeur dominicain Porfirio Rubirosa (Marilyn Monroe, Ava Gardner, Rita Hayworth, Veronica Lake, Kim Novak, Eva Peron, Zsa Zsa Gabor…), compte quelques victoires américaines avec John Von Neumann. Phil Hill l’a aussi pilotée en 1956 avant qu’elle ne devienne qu’un objet de collection. Et James Dean s’est aussi installé au volant !
Restaurée, elle a reçu un moteur d’origine conforme aux normes de construction… Elle va maintenant être préparée pour participer au concours d’élégance de Pebble Beach, au mois d’août.
Pour tout vous dire, difficile de savoir réellement ce que nous prépare Alpine. Ce que l’on sait c’est que des invitations ont été envoyées, qu’un logo commémorant le soixantième anniversaire de la marque bleue a été émis et qu’une certain effervescence se montre du côté du Mans. Il y a les 24 Heures du Mans bien sûr, où le petit poucet français bleu est engagé mais c’est du côté corporate, voire industriel qu’il faut voir le chose. On le sait, un nouveau modèle symbole de la résurrection de la marque est en gestation. Seulement, impossible de savoir si c’est le modèle définitif ou un autre modèle qu’on nous présentera là du côté du Mans. Je parlais de l’arrivée d’une GT par Alpine il y a deux ans quasiment jour pour jour. Même un site a été lancé pour l’occasion. Alors, Carlos Ghosn sera-t-il présent au Mans ? L’arrivée d’Alpine en LMP1 est-elle possible ? Même un hashtag est prêt, #AlpineCelebration. On attend…
Lorsque Ford a décidé de mettre un terme à la production de sa fameuse GT40, un Britannique a négocié le rachat de pièces, de moules et du nom GT40 pour relancer une production de répliques… Depuis, la marque américaine n’est plus propriétaire du terme GT40 !
En 1979, Peter Thorp négocie le droit de reconstruire le modèle et d’utiliser le nom officiel. Il achète l’équipement nécessaire à l’assemblage de ces nouvelles GT40 et développe de nouveaux éléments.
La Safir GT40 est quasiment identique à la Ford GT40 développée pour battre Ferrari au Mans au milieu des années 1960. Et pour cause, elle utilise les mêmes moules que la GT40 d’époque. Le processus de fabrication profite simplement d’avancées technologiques des années 1980. Visuellement, Safir fait même développer des jantes spécifiques copiées sur les BRM originales.
Le réservoir, la géométrie des suspensions, les freins et la boîte de vitesses, venue de la BMW M1, sont modifiés pour profiter des deux décennies passées.
La compagnie britannique Safir Engineering vend ensuite ses surplus et les droits du nom GT40 à Safir GT40 Spares, entreprise sous licence américaine. En 2002, lorsque Ford veut faire renaître « sa » GT40, elle négocie l’utilisation du nom auprès de ces nouveaux détenteurs. Accord trouvé, Ford présente son concept-car GT40… Mais lorsque le constructeur de Detroit cherche à mettre son modèle en production, la nouvelle négociation échoue.
A l’époque, Safir GT40 Spares avait demandé 40 millions de dollars pour les droits sur GT40. L’un des hommes présents derrière cette société avait expliqué : « Lorsque nous avons été en contact avec Ford, ils nous ont demandé ce que nous voulions. Nous avons simplement répondu que Ford détenait Beanstalk, une entreprise qui s’occupait des droits de l’Ovale Bleu pour Ford sur des produits dérivés comme des t-shirts. Beanstalk récupérait 7,5 % du prix de vente. Nous avons donc proposé le même montant. »
Le résultat estimé dépassait les 40 millions de dollars… Ford a donc décidé de sortir son nouveau modèle en le baptisant GT. Et aujourd’hui, Safir GT40 Spares octroie le droit d’utiliser le nom GT40 à Hi-Tech en Afrique du Sud, pour une petite série de répliques.
Comme quelques marques passées dans le giron de Ford durant une période très creuse, Jaguar a traversé des moments difficiles. Et comme tous les constructeurs, c’est par la qualité des produits que l’on peut faire oublier une génération inférieure. Pour Jaguar, les F-Type, XE et XF ont cette lourde tâche de renouer avec un glorieux passé.
Le seul logo Jaguar ne suffit pas à conditionner une voiture… N’en déplaise au service de communication qui affiche le plus simplement du monde « L’ancienne Jaguar XF possède d’ores et déjà un statut de voiture culte ». Non, La XF sortie en 2007 n’est pas une voiture culte et elle n’entrera pas dans l’histoire de l’industrie automobile.
Avec cette berline, Jaguar n’a fait qu’entamer un très long processus de reconquête. Les XF, versions 2007 et 2015, s’inscrivent et inscrivent la marque dans une nouvelle lignée bien plus britannique que ne pouvait être les – presque déjà oubliées – S-Type.
Pour une marque aussi emblématique que Jaguar, le marché est aussi prometteur que difficile. Les Allemands dominent largement le segment partout dans le monde. Les Américaines peinent, les Japonais tentent… A Jaguar de trouver sa place.
Par cette XF, la marque de Coventry réussit la partition design. Même si je déteste jouer sur les qualificatifs pompeux, épuré et équilibré sont désignés. Ian Callum, la nouvelle star de Jaguar, est parvenu à donner une expression à sa berline.
Je reprends la communication signée Jaguar : « des références aussi subtiles sont intégrées sans césure, sans inoculer à la nouvelle XF l’image délétère du néo-rétro ». Voilà de quoi casser la filiation avec la S-Type !
Un coup d’œil à l’intérieur… Les sièges donnent envie de rester assis un peu plus longtemps que cette simple découverte et l’écran 10 pouces « que l’on utilise de la même manière que celui d’un smartphone » attire… Cette promesse d’être aussi facile qu’un iOs ou un Android n’a jamais été tenu par les constructeurs. A tester !
Sous le capot, Jaguar propose trois moteurs essence (2,0 litres 4 cylindres 240 chevaux, 3,0 litres V6 turbo 340 chevaux et 3,0 litres V6 turbo 380 chevaux) et trois Diesel (2,0 litres 4 cylindres 163 chevaux, 2,0 litres 4 cylindres 180 chevaux et 3,0 litres V6 turbo 300 chevaux).
Bêtise législative oblige, l’ajout du petit Diesel à la gamme permet d’afficher un rejet de CO2 à 104 grammes / km. La fiche technique permet d’aligner un 0 à 100 km/h en 8,7 secondes pour une consommation homologuée à 3,9 litres / 100 km. Des chiffres qui font rêver (qui font surtout rêver d’un nouveau cycle d’homologation !).
Rendez-vous à la rentrée pour la voir sur les routes…
Près de dix ans d’attente ! Enfin, TVR va voir apparaître un nouveau modèle sous la direction du génial Gordon Murray. Et pour accompagner ce retour, la marque britannique mise également sur un V8 développé par Cosworth.
Puisque la mode est aux renaissances, TVR se voit offrir une nouvelle chance. Grâce à l’appui de Les Edgar (le fondateur de Bullfrog avec le génial Peter Molyneux, créateur de Theme Park, Magic Carpet et Dungeon Keeper avant de tout vendre à Electronic Arts), TVR dispose désormais d’un plan sur dix ans pour retrouver son éclat d’antan.
Quatre modèles devraient être présentés pour un retour commercial dès 2017. Selon les indiscrétions d’Autocar, le projet d’industrialisation prime. Les volumes et les tarifs ne seront dévoilés que bien plus tard. L’objectif est de profiter des fonds alloués par Les Edgar et ses amis investisseurs pour poser des bases solides.
L’idée est de reprendre l’ADN de TVR en proposant des voitures « driver-centric ». Le terme anglais est si expressif que je le laisse ainsi !
Comment TVR redevient anglais ?
Il y a moins de dix ans, le Russe Nikolai Smolenski tentait de reprendre TVR. En investissant le minimum, il a conduit la marque à la ruine. En 2013, Les Edgar, John Chasey, aujourd’hui directeur des opérations de la marque, et une dizaine d’investisseurs ont racheté TVR. Depuis, ils travaillent dans l’ombre pour donner un sens à leur projet. Sans réelle expérience automobile, ils se sont rapprochés de deux glorieux partenaires. Gordon Murray s’occupera de la réalisation technique et Cosworth fournira la mécanique.
Quel programme ?
Deux modèles distincts seront proposés, chacun en coupé et cabriolet. Selon les informations d’Autocar, ces TVR garderont les proportions des dernières productions que furent les Tuscan et Sagaris. Mais, strictes deux places, elles ne partageront aucun élément avec les anciennes séries. Techniquement, le V8 Cosworth sera en position centrale avant avec une transmission manuelle six vitesses aux roues arrière. On annonce 450 chevaux pour 1 100 kg. Le premier objectif de vente se situerait à 1 000 unités par an.
La révolution Murray ?
Le choix de Gordon Murray n’est pas anodin. Le génial concepteur des Brabham F1, membre de l’équipe de développement des McLaren MP4/4 et MP4/5, et père des McLaren F1 et Mercedes SLR McLaren, propose un projet innovant d’industrialisation automobile.
iStream doit permettre de simplifier la construction d’une automobile en réduisant la taille des sites d’assemblage tout en profitant au produit fini. La structure du châssis repose sur des tubes d’acier renforcés par des panneaux composites ultra-léger. Le gain de coût est significatif et permet une production en masse avec des investissements inférieures à ce que réclame l’industrie implantée… Mais l’idée peut également s’appliquer pour un millier d’unités à l’année.
Conquis par ce retour de TVR qui viendrait se placer au dessus des Alfa Romeo 4C et de la future Alpine ?
L’ACO laisse entendre que trois constructeurs travaillent à un retour aux 24 Heures du Mans. Petit tour d’horizon de ce qu’il se dit en ce moment dans la Sarthe !
La fausse arrivée de Ferrari
Il y a un an jour pour jour, tout le monde était convaincu que Ferrari allait annoncer le développement d’une LM P1 pour un engagement à très court terme. J’ai vu Fernando Alonso (à l’époque pilote de la Scuderia) se balader dans le paddock et Luca di Montezemolo a donné le départ de la course… Et rien ! Le patron a dû quitter ses fonctions en septembre et l’Espagnol a lâché Ferrari. On attend toujours.
BMW travaille
Selon la presse allemande, BMW travaille sur un projet à moyen ou long terme. Face aux autres constructeurs allemands, la marque bavaroise n’a pas de grand programme sportif pour porter son image dynamique. Mais les hommes du M seront encore un peu partout cette semaine dans la Sarthe pour tout regarder.
Ford pour vendredi ?
Bill Ford donnera le départ de la 83e édition des 24 Heures du Mans ce samedi à 15h00… Et surprise, j’ai été invité à suivre une conférence de presse de Ford Performance ce vendredi à 15h00 conduite par le Président Executif de Ford, en compagnie de Mark Fields, PDG, et Raj Nair, Vice Président en charge du développement produit, ainsi que des « invités exceptionnels ». Si l’exemple de Ferrari ne nous avait pas un peu refroidi, on annoncerait déjà le retour de Ford en 2016 pour célébrer les cinquante ans de la première victoire de la GT40 !
Une certaine effervescence se montre entre Dieppe, Bourges, Les Ulis et Boulogne-Billancourt. Dans chacune de ses villes, les équipes Alpine, Renault, Renault Sport Technologies, Signatech œuvrent à un weekend spécial, celui des 24 heures du Mans. Cette fois, zoom sur l’usine de Dieppe, là où les Alpine et Renault Sport sont fabriquées depuis 1969 et où seront fabriquées la Bluecar de Bolloré et la future Alpine.
Que fait-on à Dieppe ?
Dieppe nous rappelle directement à Alpine mais en cette petite usine du groupe Renault, bien d’autres modèles y sont fabriqués et fonctions présentes. Avec ses bureaux aux Ulis en région parisienne, Dieppe est le pôle industriel de Renault Sport Technologies. On y assemble les Clio R.S. 200 EDC, Clio Cup, Formula Renault 2.0… Cette usine est spécialisée dans les petites séries, d’où la présence des Renault sportives, de voitures de course mais aussi de Bluecar, la petite voiture électrique dédiée à l’autopartage par Bolloré. Cette construction exclusive pour Renault débutera ce mois ci, suite à la signature d’un partenariat le 9 septembre entre les deux entités françaises. Si l’électrique sera la grande nouveauté pour les salariés dieppois, la grande attente vient aussi de la future Alpine. La « Berlinette du 21ème siècle », révélée prochainement, y sera produite. La boucle est bouclée.
Les Bolloré seront produites dès ce mois ci en l’usine Alpine de Dieppe.
Enfin, Dieppe est le pôle logistique de Renault Sport. Y est gérée la boutique des pièces détachées des voitures de course de la marque au losange. Par exemple, lorsque la R.S.01 fut commercialisée, toutes les pièces de cette ‘GT’ furent regroupées à Dieppe avant d’être dispatchées aux équipes clientes.
L’assemblage des Formula Renault 2.0.
Quels modèles ont été fabriqués à Dieppe ?
De nombreux modèles emblématiques ont été produits à Dieppe. On pourra penser à A310 (1971-1984), A610 (1990-1995), Renault 5 Alpine (1975-1981), Renault 5 Turbo (1980-1986), Renault Spider (1996-1999). Plus surprenant, l’Espace y a été produit entre 1988 et 2002. On y produisait aussi les Mégane Cabriolet (1996-2003) et Mégane Renault Sport (2003-2009). 2015, les Bluecar de Bolloré y sont assemblées sur une chaîne spécifique. (EDIT: 15 octobre) Mi octobre Renault officialise la production de la future Alpine à Dieppe.
Dieppe est un pôle spécifique dans la fabrication automobile. Par exemple, pour la production de la Renault 5 Turbo, la coque était fabriquée en l’usine de Flins, comme toute les Renault 5. Ces coques passaient alors chez Heuliez à Cerisay pour y être modifiées et ainsi recevoir le groupe motopropulseur à l’arrière. Enfin, Alpine Dieppe recevait ces caisses pour les peindre et réaliser le montage final.
Les caisses de R5 Turbo arrivent à Dieppe.La ligne d’assemblage des A110.
Dieppe en quelques chiffres :
Date de création : 1969 Forme juridique et répartition du capital : SNC (Société en Nom Collectif) au capital de 3 567 564 euros Activité : Montage de véhicules sportifs (ou autres) et de compétition, vente de pièces de rechange associées. Effectifs : 335 employés au 31 décembre 2011 Superficie : 76 ha, dont 37 ha de bâtiments couverts Certifications : ISO 14001 (depuis 1999), ISO 9001, ISO 9002, Label RHP Adresse : Renault Alpine, Avenue de Bréauté, 76885 Dieppe Cedex, France
Non, l’appellation Art Car n’est pas réservée à BMW. J’en veux pour preuve l’Aston Martin Vantage GTE #97 présente au Mans cette année. Le trio Darren Turner, Stefan Mücke et Rob Bell aura la chance de rouler sous des couleurs exceptionnelles le week-end prochain. Il s’agit là d’une livrée spécialement créée par l’artiste allemand, Tobias Rehberger, Lion d’Or de la Biennale de Venise en 2009. Grand habitué au travail des formes et des couleurs, il créé dans chacune de ses œuvres un rendu de vitesse et de flou, bien souvent en perspective. Grand adepte du noir et blanc, Rehberger passe cette fois à la couleur pour cette jolie Art Car. Pour rappel la dernier Art Car en date au Mans est la LMP2 de chez Oak Racing.
Il y a 30 ans, Porsche remporte Le Mans. Au volant de l’emblématique 956 à la livrée jaune et noire NewMan, le trio Klaus Ludwig / Paolo Barilla / John Winter se place avant la sixième heure en tête de la course, qu’il n’allait plus lâcher jusqu’au drapeau à damier.
C’est le team Joest, qui fait aujourd’hui rouler les Audi officielles, qui remporte cette année là les 24 heures du Mans. Une victoire acquise devant l’équipe Porsche, qui engage la nouvelle 962C. La 956 victorieuse en 85 aura le bon numéro : son châssis #117 remporte aussi l’édition 1984 de la classique mancelle. Il s’agit là de la dernière victoire au Mans de la 956. Sa sœur, la 962C, remporte les deux éditions suivantes.
1985, 2015. Le retour d’une victoire Porsche au Mans, 30 ans après, serait du plus bel effet.
Porsche 956, Klaus Ludwig / Paolo Barilla / John Winter, 24 Heures du Mans 1985Porsche 956, Klaus Ludwig / Paolo Barilla / John Winter, départ des 24 Heures du Mans 1985Porsche 956, Klaus Ludwig / Paolo Barilla / John Winter, 24 Heures du Mans 1985
On peut être le numéro 2 du design de Jaguar et s’occuper des projets d’autres constructeurs… Julian Thomson, directeur du design avancé de Jaguar, a publié sur twitter ses dessins d’une super Lotus Elise.
Ancien de Ford, Lotus (justement), Volkswagen et désormais chez Jaguar Land Rover, Julian Thomson a laissé son empreinte sur la Lotus Elise et la Range Rover Evoque avant de signer le concept C-X75.
Sur la base de la première Elise de 1996, la sienne, il imagine une nouvelle version qu’il lâche – le plus simplement du monde – sur Twitter.
Interrogé sur le sujet par les Anglais d’Autocar, il a affirmé vouloir créer une « super » Elise à l’image des Porsche 911 Singer.
Plus basse de 30 mm, plus large de 100 mm, cette nouvelle Elise est imaginée avec un moteur VTEC pour remplacer le K de Rover.
« A chaque fois que je nettoie mon Elise, je me rappelle des choses qui n’ont pas tourné comme je l’aurais voulu », avoue-t-il. « J’ai toujours voulu tout remettre dans l’ordre. »
Thomson devrait donc aller au bout de son idée et carrosser son Elise selon son nouveau dessin. Son patron, Ian Callum, avait déjà réalisé un travail comparable avec une Jaguar Mk2… Au moins, il avait choisi un modèle de sa propre marque !
La French Connection. Années 50, 60 et 70, le trafic d’héroïne entre France et États-Unis va bon train. La France alimente l’Amérique de ce poison, dont 80% de la consommation américaine est produite à Marseille. Les trafiquants, les passeurs, les voitures, la marchandise, tout est français. C’est l’eldorado de la pègre marseillaise. La French Connection porte bien son nom.
Pour passer la cargaison de Marseille à New-York, l’une des méthodes de passe était de « farcir » une voiture. Dans les faits, la voiture est désossée et « fourrée » du dit produit. Pour réaliser cette opération, une voiture était idéale : la Citroën DS.
Avec son plancher plat -grâce à son levier de vitesse installé derrière le volant-, la DS permettait l’installation d’un faux plancher. Entre le plancher d’origine et ce faux plancher, se révélait une cachette assez grande pour y dissimuler l’héroïne, sans pour autant que cette cachette ne soit visible des douaniers. En plus de ce montage, les parties creuses de la DS étaient bien fournies du « précieux » chargement : ailes avant, ailes arrières, bas de caisses. Chaque recoin y passait. Au total, chaque DS portait 80 à 100 kg de « schnouf ».
Ensuite, venait l’heure du voyage. Afin d’être plus discret, c’est un faux couple en voyage de noces qui était mis au volant de la DS. Au départ de Marseille, ils prenaient la direction de l’Espagne, par la route. Ils embarquait alors pour le Mexique en bateau. Alors, ils reprenaient la route en direction de Vera Cruz puis de Nuevo Laredo, ville mexicaine point frontière entre le Mexique et les États-Unis, passage le plus risqué du périple. Enfin, une fois Nuevo Laredo passée, direction New-York. Une fois arrivés, le couple avait rendez-vous avec un intermédiaire, qui récupérait la DS et la vidait de ses cargaisons. Le couple rentrait alors en France, tandis que l’héroïne inondait le pays…
Ce voyage n’était pas de tout repos. Entre le risque d’être « pincés » par les forces de l’ordre, c’était 5000 kilomètres qui étaient à parcourir entre le Mexique et New-York, et ce, en une semaine. Le Mexique avait été choisi car le « voyage » se révélait plus discret que par New-York : son port étant des plus surveillés par les services de police américains… qui avait fait de la French Connection leur ennemi public numéro 1.
La DS était là un outil bien loin de la tranquille voiture de famille imaginée par Citroën…
NB: la photo illustrant cet article est extraite du film Le French. On y voit Jean Dujardin en juge Michel. Je sais bien que le juge Michel ne faisait pas partie de la French Connection, et autre contraire, il luttait contre elle. Mais il fallait bien trouver une illustration… Entre nous, nous n’avons pas masse de photos des DS de la French Connection. Le film La French, de Cédric Jimenez, tombe donc à pic. D’ailleurs, un jour, on vous racontera une anecdote rallystique sur ce film ;-)