Catégorie : Constructeurs

  • La Porsche 911 Turbo jugĂ©e invendable !

    La Porsche 911 Turbo jugée invendable !

    Au dĂ©but des annĂ©es 1970, le changement de la rĂ©glementation sportive amĂ©ricaine prĂ©cipite l’arrivĂ©e de la Porsche 917 au musĂ©e et le dĂ©veloppement d’une 911 de sĂ©rie Ă  moteur turbo
 Un modĂšle jugĂ© invendable Ă  l’époque !

    AprÚs deux victoires consécutives aux 24 Heures du Mans, les Porsche 917 multiplient les victoires aux Etats-Unis dans la série Can-Am. Face aux Américaines de 7 à 8 litres de cylindrées, la « petite » Allemande turbocompressée joue les premiers rÎles.

    La domination de la Porsche 917/30 Spyder de 1 200 chevaux agace. En s’appuyant sur les efforts demandĂ©s en pleine crise pĂ©troliĂšre, les fĂ©dĂ©rations modifient leurs rĂšglements pour rapprocher les voitures de course des modĂšles de sĂ©rie. Porsche dĂ©cide alors d’adapter sa technologie turbo dĂ©veloppĂ©e en compĂ©tition Ă  sa 911 de production.

    « Tout ce que nous avions utilisĂ© sur la 917 existait dĂ©jà », se rappelle Hans Mezger, surnommĂ© le pape des moteurs turbo de Porsche. « Ils avaient simplement Ă©tĂ© mal employĂ©s ou abandonnĂ©s par d’autres. Nous les avons redĂ©couverts et rĂ©inventĂ©s. »

    Pour diminuer le dĂ©lai d’attente de rĂ©ponse, Porsche diminue la taille du turbocompresseur et rĂ©utilise les gaz d’échappement.

    La technologie fonctionne et son montage sur la Porsche 911 est prĂ©sentĂ© lors du Salon de Francfort 1973. La premiĂšre version homologuĂ©e est dĂ©voilĂ©e l’annĂ©e suivante, Ă  Paris.

    porsche-911-turbo-darwinisme

    La scĂšne a Ă©tĂ© rĂ©cemment racontĂ©e chez Porsche. En interne, la voiture fut alors trĂšs dĂ©criĂ©e. Le service commercial la pense invendable, trop sportive et trop chĂšre. En pleine crise, on n’imagine pas demander 65 800 marks pour une Porsche 911
 MĂȘme avec des voies Ă©largies, des ailes larges, un nouveau pare-choc avant et un imposant aileron Ă  l’arriĂšre.

    Les 400 exemplaires produits par Porsche pour lancer l’homologation de la voiture de course vont-ils rester sur les parkings ? Hans Mezger et Ernst Fuhrmann, en charge de l’innovation technologique du constructeur, font le voyage aux Etats-Unis pour prĂ©senter leur bĂ©bé 

    Les journalistes dĂ©couvrent cette 911 Turbo
 « C’était comme si tous avaient attendu une voiture comme celle-ci », se souvient Mezger. Les 400 voitures sont rapidement vendues. Et des dizaines de milliers suivront !

  • Une Facel pour fĂȘter le 400e Autoretro

    Une Facel pour fĂȘter le 400e Autoretro

    En ce mois de septembre, Autoretro fĂȘte sa 400e publication. Trente-cinq ans d’histoires cĂ©lĂ©brĂ©es par une sĂ©rie de reportages autour du nombre 400
 400 bornes en Vespa 400, 400 cm3 par cylindre de la Ferrari 400 Automatic, acheter une ancienne pour 400 euros (!), les 400 cubic inches de la Pontiac Firebird Formula 400, les 400 km/h de la WR engagĂ©e au Mans en 1988, les 400 kg de charge utile d’une CitroĂ«n 2CV AKS, les 400 mĂštres dĂ©part arrĂȘtĂ© en moins de dix secondes d’une Ultima GTR et les 400 000 km d’une Mazda MX-5… pour entourer un magnifique clin d’Ɠil sur la Facel II de la toute premiĂšre une !

    Pour son numĂ©ro 1, en juillet/aout 1980, Autoretro arrivait dans les kiosques. Sur sa premiĂšre couverture, le magazine affichait un dossier exclusif (dĂ©jĂ , Ă  l’époque, on faisait des exclusivitĂ©s avec tout !) sur les Facel Vega V8 avec une somptueuse Facel II en couverture.

    Trente-cinq ans plus tard, la rĂ©daction d’Autoretro s’est lancĂ©e le dĂ©fi de retrouver la Facel II « 131 HJ 95 » qui avait marquĂ© sa naissance. Jean-Claude Amilhat a Ă©tĂ© missionnĂ© pour mener l’enquĂȘte jusqu’à la GT grise dĂ©sormais installĂ©e en Bourgogne aprĂšs avoir Ă©tĂ© vendue Ă  un membre de l’Amicale Facel en 1995.

    L’extraordinaire modĂšle de 1964, dont la cote peut dĂ©passer aujourd’hui les 300 000 euros, est l’un des derniers produits par la marque avant sa disparition officielle le 31 octobre 1964.

    A retrouver dans le numĂ©ro 400 d’Autoretro de septembre 2015.

    autoretro-400

  • Ceci est une rĂ©volution !

    Ceci est une révolution !

    RĂ©guliĂšrement, de petites innovations viennent modifier la façon dont les conducteurs peuvent vivre avec leur automobile. Les plus anciens se souviendront de l’arrivĂ©e de la ceinture de sĂ©curitĂ©, puis de la direction assistĂ©e, des coussins gonflables de sĂ©curité  Aujourd’hui, la rĂ©volution s’appelle services connectĂ©s.

    Il aura fallu de nombreuses annĂ©es pour que les occupants des voitures apprennent Ă  boucler leur ceinture de sĂ©curitĂ©. Mais c’est l’élĂ©ment qui a le plus contribuĂ© Ă  la flagrante baisse de la mortalitĂ© sur les routes françaises.

    A la fin des annĂ©es 1990, la dĂ©mocratisation de la direction assistĂ©e et des vitres avant Ă©lectriques a changĂ© le quotidien de tous les conducteurs. MĂȘme sur les plus vendues des citadines, ces Ă©quipements devenaient enfin accessibles Ă  tous.

    Par la lĂ©gislation, les airbags ont suivi cette tendance. Aucune voiture commercialisĂ©e en Europe ne passe Ă  travers, oeuvrant encore pour la sĂ©curitĂ© passive comme l’ABS et l’ESP pour la sĂ©curitĂ© active.

    La nouvelle rĂ©volution s’appelle connectivitĂ©. LĂ  encore, c’est par la loi que les constructeurs vont devoir proposer ce service. DĂšs le 1er avril 2018, toutes les voitures vendues en Europe proposeront l’appel d’urgence pour lancer des SOS et ĂȘtre automatiquement localisĂ©es.

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    Cette initiative, baptisĂ©e eCall, va ouvrir de nombreuses autres possibilitĂ©s en s’appuyant sur le systĂšme connectĂ© au rĂ©seau et gĂ©olocalisĂ©.

    BMW est pionnier de ce type de services. En 1997, la marque allemande proposait une fonction Appel d’Urgence. Le systĂšme Ă©voluait en 2001 avec l’apparition d’un portail d’informations disponible sur l’écran des SĂ©rie 7. Depuis, les fonctions sont progressivement enrichies lors de l’arrivĂ©e de chaque nouvelle gĂ©nĂ©ration. J’avais personnellement Ă©tĂ© conquis par le Service de Conciergerie de BMW ConnectedDrive qui permet de parler avec un humain (un vrai !) pour trouver son chemin et tĂ©lĂ©charger l’itinĂ©raire dans le systĂšme de navigation sans chercher Ă  sĂ©lectionner des lettres avec une molette.

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    C’est lĂ  que rĂ©side la rĂ©volution. SystĂšme de navigation intelligent, voiture connectĂ©e, l’habitacle est enfin capable de rĂ©agir avec l’extĂ©rieur, autrement que par la rĂ©ception des stations de radio. Dans quelques annĂ©es, toutes les voitures neuves en seront pourvues.

    C’est dĂ©jĂ  le cas chez BMW depuis le dĂ©but de l’étĂ©. Chaque nouveau modĂšle vendu est dotĂ© d’une carte SIM 4G montĂ©e en usine pour assurer la transmission, montante et descendante, des donnĂ©es. Tous les frais de communication sont donc pris en charge par BMW, dans la plupart des pays d’Europe.

    bmw-spotify

    L’écran devient alors une rĂ©elle plateforme multimĂ©dia capable de proposer des dizaines d’applications.

    Ce systĂšme, qui possĂšde sa propre batterie et deux antennes sur le toit et sous la voiture (pour transmettre un message d’urgence en cas de tonneaux), est un passage obligĂ© vers la voiture autonome. La rĂ©volution d’aprĂšs


  • Trois semaines pour sauver la Renault 8 !

    Trois semaines pour sauver la Renault 8 !

    En septembre 1960, les Ă©quipes techniques de la RĂ©gie Renault prĂ©sentent la « 8 » aux commerciaux de la marque. Les mines sont dĂ©confites. Personne n’apprĂ©cie le dessin pourtant final de la berline de Billancourt !

    Au siĂšge, on se presse pour sauver la Renault 8. Un cabinet indĂ©pendant est appelĂ©. Avec une Ă©quipe rĂ©duite, Philippe Charbonneaux se voit confier la charge de transformer le style de la voiture, sans changer – ou presque – le moindre Ă©lĂ©ment.

    A l’époque, le touche-Ă -tout Charbonneaux (brosse Ă  dents, autoroutes ou Delahaye) est Ă  Rennes oĂč il travaille sur les cabines de camions Bernard. Il reçoit un coup de tĂ©lĂ©phone de Fernand Picard qui lui demande de rappliquer Ă  Rueil-Malmaison pour voir un prototype dont ses designers italiens ne veulent plus entendre parler.

    « Incroyable, il ne manquait plus que le tapis rouge pour m’accueillir », se souvient-il. « AprĂšs m’avoir fait traverser des hangars pleins de prototypes Renault, on me prĂ©senta celui de la voiture qui devait remplacer la Dauphine : une voiture ratĂ©e, dĂ©calĂ©e dans tous les sens. AprĂšs l’avoir examinĂ©e pendant prĂšs d’une heure, je mesurais mieux le sale travail qu’il y avait Ă  faire, tout en gardant la plate-forme telle quelle. »

    A cette Ă©poque, Renault et Alfa Romeo collaboraient sur plusieurs modĂšles. En Italie, le projet Tipo 103 Ă©tait bien avancĂ© et Renault s’en Ă©tait inspirĂ© pour la 8. Le constructeur milanais laissera ensuite tomber sa Tipo 103 pour prĂ©senter la Giulia.

    « Dans mon contrat, on me donnait carte blanche pour un mois, seul avec une douzaine de compagnons tĂŽliers formeurs recrutĂ©s dans toute la France », racontait Charbonneaux dans La Vie de l’Auto en 1994. « En contrepartie, mes Ă©moluments Ă©quivalaient au salaire d’un cadre moyen de la RĂ©gie. Trois semaines plus tard, sans faire de dessin et en travaillant au pifomĂštre avec des baguettes de bois pour corriger les lignes de carrosserie, le dessin de la Renault 8 Ă©tait dĂ©finitif. Fernand Picard et Pierre Dreyfus donnaient leur accord de fabrication Ă  mon prototype ! »

    Et tout le monde fut conquis, du rĂ©seau aux clients. Renault offrait alors Ă  Philippe Charbonneaux la possibilitĂ© de crĂ©er une Ă©quipe de style, tout en lui laissant l’opportunitĂ© de conserver son cabinet indĂ©pendant. L’aventure dura deux ans, mais le designer ne rĂ©ussissait pas Ă  se fondre dans l’esprit de la RĂ©gie. On lui doit nĂ©anmoins les grandes lignes de la Renault 16 sortie en 1965.

  • Le dĂ©but ou la fin pour Tesla ?

    Le début ou la fin pour Tesla ?

    Tesla ne vendra pas les 55 000 unitĂ©s prĂ©vues cette annĂ©e
 Est-ce juste un contretemps dans le dĂ©veloppement de la marque californienne ou le premier signal de la fin d’un monopole sur une niche ?

    Sans atteindre les 55 000 voitures vendues en 2015, Tesla revendique une capitalisation boursiÚre supérieure à celle du Groupe Renault et qui représente plus du double de celle de PSA Peugeot Citroën (31 milliards de dollars). Elon Musk a su convaincre les investisseurs avec un produit de haute-technologie, placé sur une niche.

    Il a su montrer les atouts de son entreprise et attirer des dollars par des objectifs rĂ©alistes et prometteurs
 Sauf que cette semaine, il a dĂ» avouer que Tesla ne vendrait pas les 55 000 voitures promises en 2015, avec un nouvel objectif compris entre 50 et 55 000. Les professionnels de la finance apprĂ©cient peu ces nouvelles. De quoi voir s’envoler quelques milliards de cette fameuse et bullesque capitalisation.

    Sans atteindre l’objectif initialement annoncĂ©, Tesla va nĂ©anmoins battre des records de ventes. Et l’arrivĂ©e de nouveaux modĂšles va certainement porter l’engouement. Pourtant, Tesla va devoir faire beaucoup mieux que 55 000 immatriculations pour effacer les trĂšs, trĂšs lourdes pertes liĂ©es aux immenses investissements rĂ©alisĂ©s.

    Car pour jouer sur la niche de la voiture toute Ă©lectrique ultra-performante, Elon Musk a dĂ©pensĂ© presque sans compter. Et le coĂ»t unitaire de chaque vĂ©hicule ne permet pas d’envisager le moindre bĂ©nĂ©fice


    Pire, l’agenda des autres constructeurs est le nouveau dĂ©fi de Tesla. Ces derniĂšres annĂ©es, BMW et Audi en tĂȘte, ont travaillĂ© sur des modĂšles concurrents, prĂȘts Ă  renforcer leur image auprĂšs de clients trĂšs influents. Les deux marques allemandes promettent des SUV Ă©lectriques concurrents du Model X pour 2018. Tesla a donc trois ans pour s’installer et devenir un rival des mastodontes germaniques.

    Est-ce que l’annonce de la construction de la plus grande usine lithium-ion du monde (5 milliards de dollars) dans le Nevada va pousser Elon Musk Ă  intensifier ses efforts autour de Tesla ou le rĂ©cent accident d’un lanceur SpaceX (le vrai grand projet du Sud-Africain) va l’obliger Ă  se concentrer sur son nouveau mĂ©tier principal ?

  • Picasso, pĂ©riode argent grĂące Ă  CitroĂ«n

    Picasso, période argent grùce à Citroën

    L’art et les artistes
 Souvent incompris par les profanes, ils marquent nĂ©anmoins leur Ă©poque. Picasso Ă©tait de ces gĂ©nies, par ses pĂ©riodes bleues, roses, son approche du cubisme, le surrĂ©alisme et – longtemps aprĂšs sa mort – son engagement auprĂšs de CitroĂ«n (!).

    Les Demoiselles d’Avignon et Guernica ont eu une descendance : la Xsara Picasso en 1999 !

    De son vivant, Pablo Picasso avait dĂ©jĂ  bien du mal Ă  tenir sa propre famille. AprĂšs sa disparition, les Picasso se sont dĂ©chirĂ©s autour de l’hĂ©ritage de l’artiste. Il faut dire que l’Espagnol (la France lui a refusĂ© la nationalitĂ© en 1940) avait soigneusement Ă©vitĂ© de faire le moindre testament, qu’il comptait une maĂźtresse et deux enfants hors mariage


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    De suicides en procÚs, ce sont ses trois enfants naturels, Paloma, Maya et Claude, qui gagnÚrent les droits sur « Picasso ».

    DĂšs 1973, la fortune est évaluĂ©e Ă  1,3 milliards de francs. Les enfants dĂ©cident de crĂ©er Picasso Administration pour gĂ©rer le patrimoine familiale. Avant chaque vente, ils dĂ©livrent un certificat d’authenticitĂ© et s’occupent des droits d’auteur.

    A la fin des annĂ©es 1990, ils reçoivent prĂšs d’un millier de demandes de reproductions chaque annĂ©e. Les tarifs sont parfois trĂšs bas. Pour la couverture d’un livre de poche Ă©crit par Milan Kundera, qui ne jure que par Picasso, l’autorisation est dĂ©livrĂ©e contre 400 euros.

    Dans l’immense majoritĂ© des cas, l’utilisation du nom et des oeuvres est refusĂ©e. Car Picasso ne cherche pas Ă  Ă©tendre son nom, ce sont les marques qui demandent l’autorisation. Le plus gros contrat a Ă©tĂ© signĂ© avec CitroĂ«n
 un deal qui dure depuis 1999.

    S’il n’est pas indexĂ© sur le nombre de voitures vendues, il est rĂ©guliĂšrement revu Ă  la hausse. Dans une interview donnĂ©e en 2008, la famille Picasso avouait avoir touchĂ© 3 millions d’euros durant l’annĂ©e 2007
 L’accord a pourtant dĂ©chirĂ© la famille.

    Claude Picasso a voulu cette signature, dĂ©fendue aussi par son neveu Olivier. Les autres ne veulent plus en entendre parler. Dans les colonnes du Monde, l’un d’eux expliquait : « Un jour, alors que je donne mon nom pour une rĂ©servation au restaurant, l’hĂŽtesse me dit : « Picasso, comme la voiture ? » J’ai pensĂ© qu’il fallait faire attention… ».

    L’arrivĂ©e de Cactus va-t-il remettre en cause l’existence de Picasso dans la gamme CitroĂ«n ? C’est quand mĂȘme beaucoup moins cher…

  • Alpine Trial 1913 : l’excuse de Rolls-Royce

    Alpine Trial 1913 : l’excuse de Rolls-Royce

    Rolls-Royce se lance dans le SUV ! La rĂ©plique aurait pu Ă©chapper de la bouche de Bernard Arnault
 Il faut dire que l’on voit mal un modĂšle portant le Spirit of Extasy crapahuter sur tous les types de terrain.

    Pour justifier le lancement d’un modĂšle 4×4, les Ă©quipes de Rolls-Royce ont fouillĂ© dans les archives de la marque. Et ils ont trouvĂ© ce qu’ils cherchaient dans les 111 ans d’histoire.

    Car, il y a des dĂ©cennies, des Rolls-Royce ont bien Ă©tĂ© converties en utilitaires et en vĂ©hicules pour la ferme. D’autres modĂšles ont Ă©tĂ© modifiĂ©s par les maharajas pour accueillir une plateforme de tir pour des chasses dans la jungle. Mais l’épisode qui a marquĂ© leurs recherches, et qui sert aujourd’hui de justificatif, c’est l’Alpine Trial 1913.

    Avant la premiĂšre guerre mondiale, cette Ă©preuve Ă©tait la premiĂšre course d’endurance pour automobiles. Rolls-Royce y avait engagĂ© quatre Silver Ghost, trois officielles Alpine Eagle et une ‘rĂ©plique’ pour un client.

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    L’objectif Ă©tait de traverser les Alpes par des passages tout juste inaugurĂ©s. En 1913, ces quelque 3 000 kilomĂštres et ces sommets Ă  plus de 2 000 mĂštres d’altitude n’avaient rien Ă  voir avec le parcours d’aujourd’hui. Partir de Derby pour rejoindre l’Empire Austro-Hongrois et faire une boucle vers l’Italie et les Balkans (aussi dans en Autriche-Hongrie Ă  l’Ă©poque) Ă©tait une Ă©norme aventure, tant pour affronter ces routes Ă  peine dessinĂ©es que pour les tensions trĂšs perceptibles Ă  quelques mois de l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand.

    Pour en revenir Ă  la course, 31 des 46 engagĂ©s avaient atteint l’arrivĂ©e, dont quatre sans la moindre pĂ©nalitĂ©. Parmi ces quatre participants, l’un des Ă©quipages officiels Rolls-Royce, Friese et Platford, recevait la plus haute distinction.

    Pour Radley, le pilote privĂ©, le classement n’avait pas autant d’importance… Il avait pris un malin plaisir Ă  rouler le plus vite possible et dĂ©passait, rĂ©guliĂšrement, la voiture ouvreuse pour monter les cols en pleine vitesse (parfois plus de 40 km/h avec des pentes Ă  27 % !). Qu’importe la succession de pĂ©nalitĂ©s…

  • Liste d’attente : Abarth 124 Spider

    Liste d’attente : Abarth 124 Spider

    Si une voiture coup de cƓur me hante, c’est bien l’Abarth basĂ©e sur la FIAT 500
 C’est bourrĂ© de dĂ©fauts, mais je ne cesse d’y repenser et d’avoir envie de me mettre face Ă  son immense volant. Abarth transmet une idĂ©e de la passion automobile. Rien de moins. Et lorsque j’apprends qu’Alfredo Altavilla annonce qu’Abarth travaille sur un nouveau modĂšle, ma passion devient impatience !

    Depuis plusieurs annĂ©es, Mazda et le Groupe FIAT (pas encore FCA Ă  l’époque) travaillent sur un projet commun de petit cabriolet. Mazda a dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ© sa version avec la MX-5 de quatriĂšme gĂ©nĂ©ration. CĂŽtĂ© italien, il Ă©tait attendu avec un badge Alfa Romeo, il arrivera finalement avec le logo de FIAT.

    Génial, FIAT (et Abarth) va vendre autre chose que des 500 !

    Ce cabriolet devrait ĂȘtre baptisĂ© 124 Spider avec des caractĂ©ristiques proches d’une MX-5. Mais il devrait y avoir mieux : une Abarth 124 Spider !

    L’info vient directement d’Altavilla, le Directeur des OpĂ©rations de FCA pour l’Europe, l’Afrique et le Monyen-Orient, sous la forme d’un Ă©change concis rapportĂ© par les Britanniques d’Auto Express.

    « Vous aimez la performance ? Il y aura une version Abarth ! »

    Style plus agressif, ajout de fibre de carbone, garde au sol diminuĂ©e, nouvelle gestion des flux d’air, cette Abarth recevra surtout un moteur dĂ©rivĂ© du 1,7 litre turbo de l’Alfa Romeo 4C pour prĂ©senter un rapport poids/puissance Ă©quivalent Ă  une Porsche Boxter GTS.

    Chez Abarth, l’ambition n’est plus seulement d’assembler des 500 sportives. L’apparition de la 695 Biposto n’est qu’une premiĂšre Ă©tape dans un processus qui fera des Abarth des modĂšles extrĂȘmes.

    « Ce que nous voulions faire avec la Biposto, c’était marquer une nette cassure avec le passĂ©. Abarth doit se concentrer sur la performance. J’ai dit Ă  mes Ă©quipes d’arrĂȘter de travailler sur les teintes et les trims. Chaque nouvelle Abarth doit proposer un gain de performance, sinon elle est inutile. »

    « Nous sommes allĂ©s trop loin avec la Punto Abarth », reconnaĂźt-il. « La Punto est une voiture familiale et sa version Abarth Ă©tait vue comme une extension. J’ai arrĂȘtĂ© sa production il y a 15 mois, car elle ne visait pas les vrais clients d’Abarth. Une Abarth doit ĂȘtre spĂ©ciale et une voiture familiale ne peut pas l’ĂȘtre. »

    Sur Internet, on a l’habitude de dire +1 !

  • Essai DS 5 : rive gauche

    Essai DS 5 : rive gauche

    Oui, le Quai AndrĂ© CitroĂ«n est bien situĂ© sur la rive gauche
 La rive gauche de la Seine, mais aussi la rive gauche du Rhin. Nouvelle rĂ©fĂ©rence française, la DS joue sur cette qualitĂ© bien personnelle et bien diffĂ©renciante. L’exception culturelle.

    Guadalajara
 Quatre jours aprĂšs la folie samba de la bande Ă  Platini, l’Equipe de France se retrouve dans un stade moins plein, moins chantant. Ce 25 juin 1986, les Bleus entrent sur le terrain pour prendre une revanche, leur revanche sur la RFA. SĂ©ville est lĂ .

    AprĂšs avoir largement dominĂ© les Italiens Champions du Monde en titre, les Français avaient créé la surprise contre un BrĂ©sil qui dĂ©couvrait alors sa nouvelle bĂȘte noire. UsĂ©e, privĂ©e de Dominique Rocheteau distributeur de caviar et tout juste Champion de France avec le PSG, l’Equipe de France y croyait avant d’entrer sur le terrain. Et patatras.

    MĂȘme sans Rocheteau, la France s’appuie sur un carrĂ© magique. Tigana, Fernandez, Giresse et le triple Ballon d’Or Platini ont Ă©tĂ© alignĂ© 17 fois sous le maillot bleu : treize victoires et quatre nuls. La dĂ©fense est la plus rĂ©sistante de la compĂ©tition avec Bats dans les buts, Bossis et Battiston au centre et Amoros et Ayache sur les cĂŽtĂ©s.

    Tout Ă©voque la soliditĂ© derriĂšre et l’inventivitĂ© devant. Et pourtant, Ă  la 9e minute, Battiston est sanctionnĂ© pour une faute sur Rummenigge devant la surface. Battiston et l’Allemagne de l’Ouest. Encore. Magath feinte la frappe et dĂ©cale Brehme. Frappe d’Allemand Ă  ras de terre. Bats est sur la trajectoire, mais rejoue la parade d’Arconada en accĂ©lĂ©rĂ©.

    Qu’importe, le BrĂ©sil avait aussi ouvert le score quatre jours auparavant. Tigana part et obtient un coup franc bien placĂ©. A son tour, il dĂ©cale Platini. Cette fois, Schumacher dĂ©tourne. Bossis reprend, au dessus. Bossis et l’Allemagne de l’Ouest. Encore.

    Le stress monte. Les minutes s’envolent. Platini marque ! SignalĂ© hors-jeu. Bossis au point de pĂ©nalty, toujours ratĂ©. Schumacher relance, Voller marque. 2-0, fin du match. Fin d’une histoire.

    Depuis – et malgrĂ© un PrĂ©sident et un Chancelier affichĂ©s main dans la main – la France vit avec un lourd complexe d’infĂ©rioritĂ©.

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    Jouer un autre match

    Lorsque CitroĂ«n a annoncĂ© la renaissance de DS en visant le premium, on a cru pouvoir se mesurer aux Allemands
 Mais ce complexe, toujours ce complexe. DS n’est pas destinĂ© Ă  renverser Mercedes, BMW ou Audi. Comme Ă  Guadalara, les Allemands passent en finale. DS joue un autre match. Le sien, la fameuse exception culturelle française.

    Maxi berline, mini break, crossover diffĂ©rent
 La DS 5 est surtout dĂ©calĂ©e. On adore ou on rejette, mais il est certain que cette ligne va entrer dans la lĂ©gende de l’industrie automobile française.

    Cette silhouette complĂštement dĂ©calĂ©e est tout Ă  fait assumĂ©e par le constructeur ! J’aimerais parler de la « maison » DS pour coller Ă  l’image du luxe Ă  la française dont on rĂȘve tous. Mais nous en sommes encore loin. L’approche stylistique folle reste nĂ©anmoins bien intĂ©grĂ©e dans le marchĂ© europĂ©en. DS, c’est du prĂȘt Ă  porter, pas (encore) de la haute couture.

    L’habitacle est aussi diffĂ©rent. Beaucoup de boutons, mĂȘme si une partie a Ă©tĂ© effacĂ©e avec la disparition du logo CitroĂ«n, et une console situĂ©e sur le plafonnier, dĂ©coupant le toit panoramique en trois parties. HĂ©ritĂ© du modĂšle d’ancienne gĂ©nĂ©ration, l’écran central est un peu Ă©troit. Les matĂ©riaux sont plus proches d’Infiniti que des meilleures allemandes. L’Edition 1955 ne conserve pas les extraordinaires siĂšges bracelet qui ont tant fait parler.

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    PiĂšce maitresse

    Sur les routes de la rectiligne de la Brie, un Ă©lĂ©ment se distingue : le THP 200 (qui n’est dĂ©jĂ  plus proposĂ© sur cette DS 5, la faute aux nouvelles normes. Il sera nĂ©anmoins prochainement remplacĂ© par un moteur Euro6 de 210 chevaux).

    Du couple Ă  tous les niveaux qui permet de souvent se passer du maniement de la boĂźte de vitesses – dont la commande n’était pas ma prĂ©fĂ©rĂ©e – et une totale absence de bruit et de vibration Ă  l’arrĂȘt (comme n’importe quel start&stop, sauf que cette DS 5 n’est pas pourvue de ce systĂšme !), ce petit 4 cylindres 1,6 litre est un rĂ©gal.

    Avec cette DS 5, la France possĂšde son haut de gamme typique de l’exception culturelle. Car lorsque nous sommes incapables d’affronter les plus belles rĂ©alisations, tant sur le plan technique que commercial, autant tenter des choses un peu plus dĂ©calĂ©es.

    Le problĂšme, c’est que ces modĂšles diffĂ©rents trouvent rarement leur public. Avantime ou C6 peuvent en tĂ©moigner. Elles Ă©taient pourtant nos vraies exceptions culturelles de l’époque.

    Mais dans 40 ans, toutes ces voitures seront des collectors !

  • CitroĂ«n C15 Cactus : ils l’ont fait.

    CitroĂ«n C15 Cactus : ils l’ont fait.

    ILS L’ONT FAIT. THEY DID IT. Qui aurait pensĂ© revoir un jour le CitroĂ«n C15 sur nos routes ? DĂ©veloppĂ© sur une base de CitroĂ«n Visa, le C15 fut l’utilitaire français par excellence des annĂ©es 80, 90. Combien d’artisans, de professionnels n’ont-ils pas eu un bon vieux C15 ? Dans les campagnes aussi, C15 eut son heure de gloire. Quasi indestructible et simple d’utilisation, la recette Ă©tait la bonne pour un professionnel Ă  la recherche d’un vĂ©hicule pratique, dans un coĂ»t raisonnĂ©. Et aujourd’hui? OĂč en est ce C15 Ă©levĂ© loin de toute grĂące automobile ?

    C’est en dĂ©couvrant que PSA investissait 48 millions en son usine portugaise de Mangualde, oĂč fut produite la derniĂšre 2CV, que je dĂ©couvris dans un mĂȘme temps cette rĂ©alisation hors du commun. Un C15 Cactus, dĂ©veloppĂ© sur base de C4 Cactus. Il ne s’agit lĂ  que d’une esquisse d’amateur Ă©clairĂ© mais l’idĂ©e est lĂ . Moi qui me plaignait, lors du lancement de C4 Cactus, de ne pas dĂ©couvrir lĂ  un vĂ©hicule dĂ©diĂ© aux professionnels, je suis ici servi.

    Je n’aurais jamais pensĂ© Ă  cela et je dois le dire : je suis plutĂŽt charmĂ© car ce C15 Cactus. Il ne reste plus qu’Ă  le dĂ©velopper, le produire.

    Au travail messieurs dames, et redonnez à Citroën ses lettres de noblesse, DS ne fait pas tout.

    Via.

  • La derniĂšre CitroĂ«n 2CV : 27 juillet 1990, 16h30, Mangualde, Portugal.

    La derniÚre Citroën 2CV : 27 juillet 1990, 16h30, Mangualde, Portugal.

    27 juillet, 16h30, Mangualde, Portugal.

    Depuis 1988, toute la production de la 2CV se fait Ă  Mangualde, au Portugal. Il s’agit lĂ  de sa derniĂšre usine. Le 27 juillet 1990, 16h30, la derniĂšre 2CV sort des chaines de production, aprĂšs 5 114 961 exemplaires produits. ModĂšle Charleston biton Gris Cormoran/Gris Nocturne, elle a le numĂ©ro de chĂąssis TW6 AZKA0008KA481312 et est rĂ©servĂ©e Claude Hebert, alors directeur de l’usine de Mangualde.

    A sa sortie, la fanfare locale l’attend. A ses cĂŽtĂ©s, sort en mĂȘme temps une CitroĂ«n AX rouge, sa remplaçante. Cela nous rappelle drĂŽlement la sortie de la derniĂšre Traction Avant, en 1957 : une DS, sa remplaçante, lui passait alors devant…

    Chez Citroën, tout est histoire de famille.

    citroen 2CV derniere 2CV portugal usine 2
    Un départ en fanfare.
  • Ça ne marchera jamais

    Ça ne marchera jamais

    J’ai rĂ©cemment retrouvĂ© mes amis de chez Nissan pour essayer la Pulsar GT. De bon matin, la discussion a dĂ©rivĂ© vers l’engagement de la marque aux 24 Heures du Mans
 À l’heure du cafĂ©/croissants, je voulais parler de l’aspect marketing de l’opĂ©ration. Mais tout a trĂšs vite dĂ©rivĂ© sur le pur rĂ©sultat sportif.

    Je reviendrai trĂšs vite sur l’extraordinaire prestation de communication rĂ©alisĂ©e durant la course sarthoise, car elle m’a vraiment marquĂ©. Pour en revenir Ă  nos discussions « compĂ©tition », je ne donne aucune chance au concept prĂ©sentĂ© par Nissan (mais ce n’est pas la premiĂšre fois que je me tromperais, dit celui qui assurait – en 2001 – que François Duval serait Champion du Monde des Rallyes).

    Pour gagner en Championnat du Monde, quel que soit la discipline, il faut produire la meilleure voiture selon un rĂšglement donnĂ©. J’ai le sentiment que Nissan a adaptĂ© son idĂ©e d’innovation Ă  tout prix Ă  un rĂšglement.

    Évidemment ça ne marchera jamais. Sauf que l’on m’a citĂ© deux exemples pour contrer mes vellĂ©itĂ©s anti-innovation : la Tyrrell P34 et la Renault RS01.

    Une F1 à 6 roues !

    Derek Gardner, directeur technique de Tyrrell F1, cherchait une solution pour maximiser le contact au sol des roues. En 1975, il remplace les deux roues avant de 13 pouces par quatre roues de 10 pouces. Sur le papier, les avantages sont nombreux : davantage de contact, quatre roues directrices et moins de perturbations aérodynamiques.

    Le concept est validĂ© et alignĂ© en compĂ©tition lors du Grand Prix d’Espagne 1976 pour Patrick Depailler. Sur piste, la Tyrrell P34 est une machine Ă  sous-virer. Mais dĂšs sa premiĂšre apparition, elle se place sur la deuxiĂšme ligne de la grille de dĂ©part. À Monaco, Depailler et Jody Scheckter, un futur Champion du Monde, sont sur le podium. En SuĂšde : doublé !

    Pourtant, Tyrrell ne parvient pas Ă  faire progresser sa monoplace. Manque de finesse aĂ©ro, fiabilitĂ© du systĂšme de freinage des roues avant
 Depailler et Scheckter placent l’écurie au troisiĂšme rang du championnat et le Sud-Africain claque la porte en clamant que ces six roues sont une voie sans issue.

    En 1977, la P34 Ă©volue. Plus aĂ©rodynamique, elle se heurte pourtant Ă  des problĂšmes dans l’équipe. Goodyear lĂąche le projet et son concepteur quitte le sport automobile. AprĂšs une sixiĂšme place au championnat, Tyrrell dĂ©veloppe la 008 (Ă  quatre roues) pour 1978 (4e du Championnat avec une victoire Ă  Monaco).

    tyrrell-p34

    The Yellow Tea Pot

    Les Anglais sont vraiment nos meilleurs amis. Lorsque Renault entame la rĂ©volution (française) turbocompressĂ©e, les journalistes britanniques s’amusent de ce qu’ils appellent la Yellow Tea Pot pour sa propension Ă  produire de la fumĂ©e blanche, tandis que les ingĂ©nieurs cherchent Ă  comprendre les techniques utilisĂ©es dans ce 1,5 litre turbo, pour finalement les copier.

    En 1977, Renault est le premier constructeur gĂ©nĂ©raliste Ă  vouloir s’engager, en son nom, en Championnat du Monde de F1. Sa premiĂšre apparition se fait au Grand Prix de Grande-Bretagne. L’accueil est exceptionnel, Ă  tel point que l’écurie est dispensĂ©e de prĂ©-qualifications. 21e sur la grille de dĂ©part, Jean-Pierre Jabouille est dĂ©jĂ  au septiĂšme rang aprĂšs 12 tours
 Et il abandonne, problĂšme de turbo (!). Plus d’un an aprĂšs, la RS01 marque enfin ses premiers points.

    Deux ans aprùs, la nouvelle RS10 signe un premier succùs
 Mais en 1982, le premier constructeur à remporter le titre mondial avec un V6 turbo est Ferrari !

    renault-rs01-f1

    Nissan a peut-ĂȘtre inventĂ© le concept du futur en alignant une trac’avant au mĂȘme poids que des quatre roues motrices. Si cette idĂ©e a le moindre avenir, elle sera trĂšs rapidement copiĂ©e, pas forcĂ©ment en 2016, mais certainement en 2017. Dans le cas contraire, elle nous servira juste Ă  briller auprĂšs des futures gĂ©nĂ©rations : « J’étais au Mans lorsque Nissan a tentĂ© de gagner avec une traction avant ! »