Catégorie : Renault

  • Alpine, vainqueur de l’ELMS : la sĂ©rie se prĂ©cise

    Alpine, vainqueur de l’ELMS : la sĂ©rie se prĂ©cise

    Alpine Ă©voque quelque chose de particulier pour AUTOcult.fr. C’est un peu plus qu’une passion, un peu plus que tout. Depuis des mois, nous avons suivi la renaissance de la Marque sur les circuits… AprĂšs l’aventure des 24 Heures du Mans, nous voilĂ  sur le Circuit Paul Ricard pour vivre ce titre en European Le Mans Series !

    Dimanche 29 octobre, 10h.
    Circuit du Castellet.

    Depuis la veille au soir, Alpine est vainqueur de l’European Le Mans Series. Bernard Ollivier, Directeur de la SociĂ©tĂ© des Automobiles Alpine nous accueille tout sourire sous la structure Alpine. L’homme est heureux, ravi de ce titre que l’Ă©quipe Signatech-Alpine est allĂ©e chercher au bout du bout. « Plus que dans d’autres sports mĂ©caniques, en Endurance, la victoire n’est acquise qu’une fois la ligne d’arrivĂ©e passĂ©e » nous lance-t-il. La quatriĂšme place finale acquise sur ce circuit du Castellet aura suffit Ă  ce que la marque bleue s’assure du titre, 35 ans aprĂšs la victoire de l’Alpine A442B pilotĂ©e par Didier Pironi et Jean-Pierre Jaussaud lors des 24 Heures du Mans 1978.

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    Rapidement, la discussion glisse de la compĂ©tition Ă  la sĂ©rie. La frontiĂšre entre ces deux notions est infime. LĂ©gĂšretĂ©, petit moteur, le cahier de charges de l’Ă©poque Ă©tait prĂ©cis. Cette fois, Bernard Ollivier nous prĂ©vient : le patrimoine, l’histoire, seront conservĂ©s. A prĂ©voir donc lĂ©gĂšretĂ© et petit moteur. On se rappelle que lors des 24 Heures du Mans, Carlos Tavares (qui a quittĂ© Renault) avait prĂ©venu : la future Alpine est Ă  70% prĂȘte. Le choix du moteur doit donc ĂȘtre fait Ă  l’heure qu’il est mais difficile d’en savoir davantage.

    Petit moteur pour une GT ? Un V6 ? Peut ĂȘtre, l’homme Ă  la tĂȘte d’Alpine n’a rien voulu dire. A nouveau, Ollivier assure que cette « Berlinette du 21Ăšme siĂšcle » ne sera pas une GT. Alors qu’est-ce ? La lĂ©gĂšretĂ© revient dans le dĂ©bat. Alpine, dont le nom provient des Alpes et de ses petites routes techniques, sera agile, bien loin des lourdes Teutonnes taillĂ©es pour les pilotes de lignes droites. « L’esprit créé par Jean RĂ©dĂ©lĂ© sera conservé » nous dit Ollivier calmement. Je pose la question : « la future Alpine aura-t-elle donc les phares ronds comme l’A110? », la rĂ©ponse ne vient pas.

    Quelques instants passent, Bernard Ollivier confirme « L’esprit créé par Jean RĂ©dĂ©lĂ© sera donc conservé » et je relance « avec des phares ronds ?! » il conclut « L’esprit créé par Jean RĂ©dĂ©lĂ© sera donc conservé ». Je n’aurais donc pas eu ma rĂ©ponse.

    Commercialement, pas moins de 25000 exemplaires sont prévus, pour des ventes dans le monde entier. Alpine est un mythe qui dépasse les frontiÚres franco-françaises. Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne mais aussi Chine et Japon seront le tableau de chasse de la belle bleue.

    La compĂ©tition revient. Le rallye est aussi approchĂ©, lĂ  oĂč Alpine remporta quelques ses plus belles victoires, avec entre autres le titre mondial en 1973, le premier Championnat du Monde des Rallyes. Selon Ollivier, cette discipline ne favorise pas aujourd’hui la participation aux « sportives » de tourisme. Au plus haut niveau du moins. Le WRC n’est vraiment ouvert qu’aux voitures de course de type World Rally Car, bien loin du projet Alpine. Cela n’a pourtant pas empĂȘchĂ© Lotus de dĂ©velopper une Exige R-GT pour les compĂ©titions routiĂšres ou encore Aston Martin d’adapter sa V8 Vantage au rallye, avec Prodrive. Avec des performances anecdotiques au niveau international, c’est vrai. Cela dit, nous aimerions voir Alpine de retour en course sur nos routes. L’appel des blogueurs sera-t-il entendu chez Alpine ? Croisons les doigts.

    CompĂ©tition, lĂ©gĂšretĂ©, passion, patrimoine. Le menu est appĂ©tissant. En remportant l’ELMS, 35 ans aprĂšs sa derniĂšre victoire au Mans, Alpine revient Ă  la sĂ©rie de la plus belle des façons. Et avec distinction, dĂšs la premiĂšre annĂ©e de renaissance de la marque. On aime, forcĂ©ment.

    A bientĂŽt,
    Jean-Charles

    Photos : DPPI Media.

  • J’ai testĂ© Renault Twin’Run avec David Coulthard

    J’ai testĂ© Renault Twin’Run avec David Coulthard

    A la suite de la dĂ©couverte de Twin’Run lors du Grand Prix de Monaco dernier, j’allais me glisser en son antre, le temps de quelques instants, quelques kilomĂštres. Rendez-vous au circuit du Castellet, lors des World Series by Renault.

    Twin’Run est lĂ . Je retrouve la petite bouille rencontrĂ©e il y a quelques mois. Une certaine excitation se montre chez moi, je l’aime bien cette petite. Elle est jolie, j’aime ses formes, sa couleur. En mai dernier, je vous disais « Elle est trapue, une roue Ă  chaque coin, on la sent efficace. Son bleu turquoise apparaĂźt, satinĂ©, brillant et habillĂ© de touches oranges mat. Du plus bel effet. Sa face avant est faite d’une belle grande bouche bĂ©ante et rouge. On y retrouve deux fois deux feux additionnels de chaque cĂŽtĂ© du logo Renault bien mis en valeur. L’ambiance est trĂšs « rallye » et cela n’est pas sans nous rappeler la R5 Turbo. HĂ©ritage quand tu nous tiens. L’arriĂšre est tout aussi beau et toujours inspirĂ© des annĂ©es de la belle des annĂ©es 80 et de la Clio V6. Son train arriĂšre est bien en place, large et habillĂ© d’ailes d’un beau galbe aux formes et rondeurs bien assumĂ©es. On adore. » Mon avis n’a pas changĂ© sur ce prototype annonçant la future Twingo. J’en suis toujours grand fan. Cette fois, j’en profite pour m’approcher de l’habitacle. Il est Ă©purĂ© mais cossu tout de mĂȘme, le choix des matĂ©riaux n’a pas Ă©tĂ© nĂ©gligĂ©. Le tableau de bord est recouvert de velours noir, l’arceau du chĂąssis tubulaire apparait noir mat, les siĂšges baquet bleus natier rĂ©vĂšlent quelques touches blanches et rouges. Devant le pilote, l’instrumentation minimaliste est cerclĂ©e de blanc. SobriĂ©tĂ©, efficacitĂ©, lĂ©gĂšretĂ© et sĂ©curitĂ© : tout est conforme, Twin’Run est bien une voiture de course.

    Mon hĂŽte du jour arrive dans son habit de lumiĂšre. Combinaison Alpinestar bleue, haut ignifugĂ© Alpinestar et bottines Geox, le tout aux couleurs Red Bull Racing. C’est lui, David Coulthard, un des pilotes les plus respectĂ©s et apprĂ©ciĂ©s de la F1. Le temps pour lui de se glisser dans TwinRun, boucler un tour de reconnaissances et c’Ă©tait parti. Je passais numĂ©ro 2. Le temps de m’installer, le casque, les harnais. Les salutations habituelles avec David Coulthard, il a l’air assez Ă  l’aise, sĂ»r de son job. Je suis en pleine confiance, j’ai hĂąte qu’on y aille. LĂ , le son du V6 de 320cv issu de la Renault MĂ©gane Trophy envahit l’habitacle. Ça hurle, on sent que ça travaille, la boĂźte sĂ©quentielle Sadev claque Ă  chaque rapport passĂ©. Coulthard est dĂ©contractĂ©, on dirait qu’il a fait ça toute sa vie. En fait, il a fait ça toute sa vie. TwinRun glisse de courbe en virage, de freinage en rĂ©accĂ©lĂ©ration, l’autobloquant fait son travail. Je vis quelque chose d’extraordinaire. Je suis Ă  la droite d’un des meilleurs pilotes au monde, dans un prototype, un concept car qui prĂ©sente la future Twingo. Qui plus est, ce concept car est aussi une vraie voiture de course. Un doux rĂȘve. Je profite de chaque instant. Je parlais en mai dernier d’un chĂąssis sĂ»rement baladeur, dĂ» Ă  un empattement court. Cela se confirme, David Coulthard ne cesse de piloter TwinRun avec un constant contre-braquage. A la sortie d’un droite sale, TwinRun balade son petit popotin rebondi vers la gauche, mon pilote d’un jour contrebraque mais la petite bombinette de chez Renault a pris trop d’angle, c’est le tĂȘte Ă  queue. On se marre dans l’habitacle ! David (oui je l’appelle David) remet la premiĂšre, un peu d’angle avec le volant, filĂ© de gaz et c’est parti pour un demi-tour avec le style ! On termine le tour avec style, Twin’Run se dandine, quel plaisir ! J’en veux encore, mais j’ai bien peur que mon rĂȘve Twin’Run s’achĂšve ici…

    Puis on m’invite Ă  retrouver le baquet de la Clio Cup. LĂ , c’est un autre type de voiture de course. Plus dĂ©pouillĂ©e, bien moins « concept car » que TwinRun. Si on reconnait bien la Clio de l’extĂ©rieur, de l’intĂ©rieur, cette Clio Cup est radicalement diffĂ©rente de sa petite sƓur des villes. La caisse est Ă  nu, blanche sans fioriture, avec juste ce qu’il faut comme Ă©quipement, aucun superflu. Arceau, siĂšges baquet, volant compĂ©tition, tableau de bord allĂ©gĂ© et affichage digital, voilĂ  tout. Juste assez.

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    CasquĂ©, harnarchĂ©, c’est parti. Chicane de sortie de stand, ligne droite pour chicane… Les virages comment les rapports s’enchaĂźnent rapidement. LĂ , je comprends tout le plaisir pris par les pilotes de la Clio Cup. Une petite auto, performante, avec les palettes de la boĂźte sĂ©quentielle situĂ©es juste derriĂšre le volant… Un vrai jouet pour grands enfants que nous sommes ! Ça pousse juste assez, les 220 chevaux du 4 cylindres turbo sont bien lĂ , bien actif sur le train avant. Le turbo aidant, les rapports sont vite passĂ©s. Au volant, une fois dans la bagarre en peloton, cela doit ĂȘtre jouissif. Mon pilote appuie les freinages, les pneumatiques Dunlop travaillent Ă  souhait, Clio Cup joue sur cette piste neuve et sale. On parle, la chose a l’air simple, j’y prends grand plaisir. Un plaisir que j’aimerais dĂ©cupler, maintenant que la boucle se termine. A refaire donc, j’espĂšre prendre le volant de cette Clio Cup, histoire de voir. Tant qu’Ă  Twin’Run, je laisse David Coulthard exceller Ă  son bord. Chacun son job Ă  vrai dire :-)

    A bientĂŽt,
    Jean-Charles

  • Photos : Robert Doisneau et Renault

    Photos : Robert Doisneau et Renault

    Bien avant de devenir l’une des plus grandes stars du monde de la photographie, Robert Doisneau a fait ses classes chez Renault. Avant la seconde guerre mondiale, il a passĂ© quatre ans au service publicitĂ© de la marque.

    C’est Ă  Billancourt que le photographe s’exerce, mĂȘlant ses clichĂ©s commandĂ©s par Renault et les moments plus furtifs au cƓur de l’usine. AprĂšs quatre ans, il est licenciĂ© pour des retards rĂ©pĂ©tĂ©s.

    Le travail de Robert Doisneau est Ă  retrouver sur l’Atelier Robert Doisneau.

  • Un tour du Hungaroring en MĂ©gane R.S.

    Un tour du Hungaroring en Mégane R.S.

    Soyons clair dĂšs le dĂ©but
 Le Hungaroring n’est pas le circuit F1 que j’aurais choisi en premier pour (re)dĂ©couvrir les qualitĂ©s d’une MĂ©gane R.S.. Mais il est nĂ©cessaire d’y repenser Ă  deux fois. Qu’attend-on d’une MĂ©gane R.S. ? Pas qu’elle atteigne les 254 km/h, ce n’est pas pour ça qu’elle est conçue. On veut la sentir bondir de virage en virage. Et lĂ , le tourniquet hongrois prend tout son sens !

    Pas question de prendre le volant et de passer trop de temps Ă  sentir la piste et les limites de la voiture. Direction le siĂšge passager aux cĂŽtĂ©s d’un « vrai » pilote : Julien Piguet.

    Cette Mégane R.S. est strictement de série. Quatre cylindres, deux litres, un turbo, 265 chevaux, 360 Nm de couple et des pneus Michelin parfaitement homologués pour la route.

    Cinq voitures sont alignĂ©es sur la grille de dĂ©part. 0 Ă  100 km/h en six secondes, le bout de la ligne droite arrive trĂšs, trĂšs vite pour un gros freinage vers le premier point de corde. On nous fait l’intĂ©rieur. Le train avant se met sur un rail, les pneus couinent lĂ©gĂšrement. Longue relance vers le deuxiĂšme virage. Un peu de sous-virage dans ce long gauche en dĂ©vers qui mĂšne vers le troisiĂšme virage, un simple coude sur lequel Julien cale la MĂ©gane. Les deux roues droite dĂ©lestent en quittant le vibreur, accĂ©lĂ©rateur Ă  fond en restant en trajectoire vers l’extĂ©rieur.

    En montĂ©e, les bips du freinage d’urgence se font encore entendre. On repart vers un long virage Ă  droite. Encore une fois, le chĂąssis garde le cap et le moteur travaille. Chicane
 On l’a un peu coupĂ©e pour revenir Ă  hauteur du leader ! Le tour se termine sur le mĂȘme rythme. TroisiĂšme, quatriĂšme, troisiĂšme, seconde
 Pas de mouvement de caisse, le roulis est maĂźtrisĂ© malgrĂ© les longues courbes et les 265 chevaux tirent les 1 387 kilogrammes (sans les hommes !)

    Jusqu’ici, on n’a pas trouvĂ© meilleure berline compacte Ă  moins de 32 000 euros pour accomplir cet exercice !

  • Francfort : ce qu’il ne faut pas rater !

    Francfort : ce qu’il ne faut pas rater !

    Les journĂ©es presse sont terminĂ©es
 DĂ©sormais, le Salon de Francfort va ĂȘtre ouvert au public. Voici ce qu’il faudra voir si vous passer quelques heures dans cette immensitĂ© dĂ©diĂ©e Ă  la mĂ©canique (et Ă  la mĂ©canique allemande).

    EntrĂ©e par le Hall 2
 Ce premier bĂątiment est entiĂšrement consacrĂ© Ă  l’univers Mercedes. ConfĂ©rence de presse lancĂ©e par un DJ trĂšs funk avec batteur, saxophoniste et trompettiste Ă  bretelles. La marque Ă  l’étoile travaille sa nouvelle image jeune, branchĂ©e, trĂšs dandy.

    L’ambiance change avec l’arrivĂ©e de l’homme Ă  la moustache. Si Mercedes veut se rajeunir par le design de ses nouveaux modĂšles (voire nouvelles niches), Dieter Zetsche place l’ingĂ©nierie au cƓur des prioritĂ©s avec une longue prĂ©sentation de la voiture autonome, sans grand intĂ©rĂȘt dans le contexte de journĂ©es presse dĂ©diĂ©es aux premiĂšres mondiales et Ă  la dĂ©couverte de concepts (c’est dit !). Heureusement, des GLA et surtout l’arrivĂ©e du concept Classe S CoupĂ© ont redonnĂ© des raisons de se promener autour des voitures.

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    Départ vers le Hall 3. Volkswagen y impose sept marques avec Skoda, Seat, Bentley, Bugatti, Lamborghini et Porsche (en plus de Volkswagen !).

    Chez VW, l’ambiance est trĂšs « e » avec une longue liste de modĂšles Ă©lectriques et hybrides Ă  venir autour des Golf R et Golf Sportsvan dont l’allure est pourtant moins « sportive » que l’ancienne Plus.

    Petit moment sympa chez Skoda lorsque Jozef Kaban, patron du design extĂ©rieur de la marque, a pris une tablette – reliĂ©e Ă  un Ă©cran gĂ©ant – pour dessiner la partie avant de la Rapid Spaceback, l’une des premiĂšres mondiales du salon. En face, Seat mise beaucoup sur la Leon ST.

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    Chez Bugatti, on s’arrĂȘte devant la Jean Bugatti Vitesse Legend Edition. « La mĂȘme en mieux. » Pas de grande nouveautĂ© non plus chez Lamborghini et Porsche qui dĂ©clinent des versions dĂ©jĂ  existantes ou connues.

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    Dans le 3.1, Mitsubishi est voisin de Chang’an. La seule marque chinoise venue Ă  Francfort prĂ©sente un gros SUV, le CS75, sans la moindre ambition de le vendre en Europe !

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    Passage par l’Agora oĂč s’est installĂ© Audi. L’A3 Cabriolet et A8 sont mis en avant mais ce sont les Sport quattro concept et nanuk quattro concept qu’il faut aller voir dans un environnement trĂšs rĂ©ussi de ville retournĂ©e.

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    Changement d’ambiance dans le Hall 5. Quelques prĂ©parateurs stars accompagnent les « Britanniques » Jaguar, Land Rover et Aston Martin, Infiniti et Volvo.

    Chez Jaguar, il faut s’arrĂȘter devant la C-X17. Comme pour d’autres, l’idĂ©e est d’explorer le marchĂ© trĂšs porteur des SUV. Et contrairement Ă  d’autres, le concept est trĂšs rĂ©ussi avec une vraie filiation au sein de la marque. Plus loin, Infiniti et Volvo prĂ©sentent deux des plus belles rĂ©alisations du salon.

    En Allemagne, Infiniti a profité de ses accords avec Red Bull Racing pour faire venir Sebastian Vettel. Le triple Champion du Monde de F1 était présent pour dévoiler la trÚs belle Q30. Et Infiniti a clÎturé sa journée par une soirée assez jet-set.

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    Chez Volvo, c’est le Concept Coupe qui a attirĂ© tous les regards. GarĂ©e sous une extraordinaire P1800, cette nouveautĂ© hybride reste trĂšs loin d’ĂȘtre commercialisable en l’état mais on ne peut que pousser Volvo Ă  avancer sur cette voie.

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    L’Italie et Hyundai sont installĂ©s dans le Hall 6. Rien d’inoubliable chez Lancia, Maserati, Fiat, Abarth, Alfa Romeo ou Jeep. Hyundai prĂ©sente sa nouvelle i10.

    Ferrari propose sa 458 Speciale. Sur le papier, c’est trùs convaincant. Mais ce n’est pas franchement une nouvelle voiture.

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    On entre dans la seconde partie du salon aprÚs, déjà, quelques kilomÚtres de marche. Le Hall 8 est celui des marques françaises, avec un peu de japonaises et Opel.

    ArrivĂ©e au cƓur de l’espace rĂ©servĂ© Ă  CitroĂ«n oĂč la Cactus Concept, DS Wild Rubis et C-ElysĂ©e WTCC sont les plus en vue. Le stand met en valeur les nouveaux modĂšles. La marque aux chevrons continue d’ĂȘtre parfaitement en ligne avec ses ambitions commerciales. Le Cactus s’avĂšre plutĂŽt massif et encore trĂšs Ă©loignĂ© de ce que l’on peut attendre d’un modĂšle de sĂ©rie. Mais j’aime !

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    Un couloir DS est particuliÚrement réussi avec toute la gamme et un artisan en train de travailler du cuir devant les passants.

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    On continue chez Peugeot sur un stand moins impressionnant. LĂ , il faut vendre la nouvelle 308. Belle dĂ©clinaison 308 R, mĂȘme chose pour la 208 Hybrid FE. Et l’Onyx, toujours apprĂ©ciĂ©, est encore lĂ .

    Petit espace pour Dacia qui montre son Duster mis Ă  jour. On passe Subaru pour filer chez Toyota, attirĂ© par la Yaris Hybrid-R. C’est une vraie belle rĂ©ussite avec, sous le capot, le nouveau Global Racing Engine 1,6 litre turbo de 300 chevaux et une commande de boĂźte du plus bel effet.

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    Chez Lexus, difficile de dire que le LF-NX Crossover Concept n’est pas rĂ©ussi. Mais il est profondĂ©ment conceptuel ! Nissan prouve encore sa facultĂ© d’innovation. La marque japonaise propose une montre Nismo Watch qui pourrait faire un tabac chez les early adopters. Le X-Trail est la grosse nouveautĂ© produit mais la vraie rĂ©ussite vient du concept Friend-Me.

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    A Francfort, Opel joue Ă  domicile et joue plutĂŽt bien ! La nouvelle Insignia est accompagnĂ© du Monza Concept qui est l’une des rĂ©vĂ©lations de ce salon.

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    Fin de ce Hall trĂšs fourni avec Renault. Nouvelle identitĂ© pour la MĂ©gane (trĂšs lĂ©gĂšre), prĂ©sence de Twin’Run et surtout Initiale Paris. Il faut avouer que le produit semble trĂšs abouti. L’intĂ©rieur ne sera sans doute pas aussi « futuriste », l’arriĂšre sera peut-ĂȘtre retouchĂ© mais, dans l’ensemble, ce crossover pourrait rapidement donner une nouvelle vie Ă  l’Espace.

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    Les jambes sont lourdes ? On attaque le Hall 9. Chez Ford, on est accueilli par les Coupes aux Grandes Oreilles. Enfin, la rĂ©plique ! Le S-Max Concept dispute la vedette Ă  la Mondeo Vignale. Pas d’extravagance. Ford joue beaucoup sur les performances de son moteur EcoBoost avec une sĂ©rie d’animations.

    Chez Kia, on voit la nouvelle Soul et surtout le concept Niro.

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    Chez Honda, on met en avant les Civic Tourer et Type R au milieu du rappel de l’engagement sportif de la marque avec une Civic WTCC et une vielle McLaren-Honda.

    Touche sportive aussi chez Chevrolet avec les Camaro, Corvette Stingray et l’escargot de Turbo.

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    La touche amĂ©ricaine continue avec Cadillac et la trĂšs marquante Elmiraj… Un nom trĂšs « Golfe » pour une voiture qualifiĂ©e par le New York Times d’un peu britannique, un peu française et trĂšs amĂ©ricaine.

    Petit clin d’oeil chez Mazda avec la prĂ©sence de Mazda 3 venue directement d’Hiroshima lors d’un long road-trip de 15 000 kilomĂštres. Trois des huit voitures, un peu sales, sont visibles Ă  Francfort.

    Hall 11… C’est le dernier (enfin, ça dĂ©pend de votre entrĂ©e) et il est dĂ©diĂ© au monde BMW. Les i3 et i8 prennent une place importante. Pour la premiĂšre fois, l’i8 est prĂ©sentĂ©e dans sa version dĂ©finitive. Et ça ne déçoit pas. SĂ©rie 4, SĂ©rie 5, X5, eDrive… BMW a frappĂ© fort Ă  Francfort ! Et l’ambiance « bois » autour de la gamme i est trĂšs rĂ©ussie.

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    Rolls-Royce et MINI nous font terminer la visite. Plein de personnalisation, dans des thĂšmes diffĂ©rents, pour les deux marques. Chez MINI, belle ambiance urbaine, des MINI actuelles, des MINI d’Ă©poque, mais pas de MINI de nouvelle gĂ©nĂ©ration. Non, MINI est NOT NORMAL et va crĂ©er son propre buzz Ă  l’automne pour prĂ©senter son nouveau modĂšle. D’ici-lĂ , on attendra avec les hot-dogs et les glaces (toutes petites, pardon mini) !

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    VoilĂ  pour le rĂ©sumĂ© de deux jours virtuels Ă  Francfort… A vous !

  • J’aime le haut-de-gamme français (certains)

    J’aime le haut-de-gamme français (certains)

    Delage D8, Delahaye 135, Facel-Vega Excellence, Bugatti Type 57
 La France a produit quelques piĂšces maĂźtresses du luxe automobile. Plus proche de nous, les CitroĂ«n DS et SM ont marquĂ© leur Ă©poque et l’histoire de l’industrie. Depuis, le haut-de-gamme français est Ă  la peine. Mais certaines rĂ©alisations rĂ©centes conservent un fort pouvoir d’attraction.

    L’époque a changĂ©. Ce n’est pas en jouant avec les configurateurs des sites de nos trois grands constructeurs français que l’on pourra trouver la plus grande ou la mieux Ă©quipĂ©e des voitures du moment.

    Depuis bien des annĂ©es, CitroĂ«n, Peugeot et Renault ne sont plus prĂ©sents sur ce segment. L’Allemagne a balayĂ© la concurrence française, italienne
 Et mĂȘme, d’une autre façon, suĂ©doise et anglaise.

    Lorsque « nos » constructeurs ont essayĂ© de se mesurer directement aux excellences Ă©trangĂšres sans jouer avec la fameuse « exception culturelle » française, je n’ai jamais Ă©tĂ© touché  605, 607 chez Peugeot. R25, Safrane chez Renault. Il manquait quelque chose. J’y inclurais bien les CX et XM mais j’ai le sentiment que CitroĂ«n ne s’est jamais attaquĂ© de front au marchĂ©. Rouler dans une grande berline CitroĂ«n Ă©tait un choix original, pas une alternative.

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    Pour la suite, j’élimine de facto la Vel Satis qui n’a jamais rien provoquĂ© en moi. En revanche, je vois la France Ă  travers l’Avantime, Ă  travers la DS5.

    Renault a essuyĂ© un Ă©chec commercial avec son coupĂ©space. Il n’en existe mĂȘme pas 10 000. Mais quelle voiture ! CoupĂ© de 4,64 mĂštres cachĂ© Ă  l’intĂ©rieur d’une Renault Espace avec un 3 litres V6 sous le capot (le 4 cylindres et le Diesel arriveront plus tard), l’Avantime possĂšde une ligne incroyable. Deux portiĂšres immenses, une position haute, une ambiance de TGV : l’exception française.

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    CitroĂ«n n’a pas Ă©tĂ© aussi radical avec sa DS5. Mais elle aussi ne ressemble Ă  aucune autre (mĂȘme si BMW dĂ©veloppe sa gamme GT selon des critĂšres Ă©quivalents). Elle incarne cette fameuse exception portĂ©e par la marque aux chevrons. Quelques touches distinctives participent Ă  la particularitĂ© de cette DS5 : la confection bracelet de montre des siĂšges et un systĂšme de motorisation hybride Diesel / Ă©lectrique. Et cette ligne possĂšde un fort potentiel de rĂ©sistance au temps. En attendant que NumĂ©ro 9 arrive dans sa dĂ©finition commerciale – et depuis l’extraordinaire routiĂšre qu’était la C6 – la DS5 est bien ce qui se fait de mieux en France !

  • Dessins : Yves Dubreil raconte la genĂšse de Twingo

    Dessins : Yves Dubreil raconte la genĂšse de Twingo

    Pour célébrer le vingtiÚme anniversaire de Twingo, Renault propose une collection de vingt dessins réalisés par Yves Dubreil, le pÚre de la citadine magique.

    Yves Dubreil a vĂ©cu quarante ans et trois mois chez Renault. Durant cette carriĂšre, il est allĂ© de la Direction du Produit Ă  celle de la Prospective et de l’Innovation, en passant par l’unitĂ© SiĂšges et les directions de projets vĂ©hicules.

    C’est Ă  ce poste qu’il connait son plus grand succĂšs avec le projet X06 devenu Twingo
 DĂ©sormais retraitĂ©, « l’homme Ă  la pipe et aux bretelles » a pris la tĂȘte de la SociĂ©tĂ© d’Histoire du Groupe Renault (SHGR), une association qui a pour objectif de sauvegarder le patrimoine et la mĂ©moire collective et d’assurer la diffusion de la connaissance historique.

    Par l’intermĂ©diaire de la direction de la communication de Renault, il nous livre aujourd’hui une vingtaine de dessins pour raconter sa vision de la genĂšse de Twingo.

  • Van Cleef & Arpels dans l’habitacle d’une Renault

    Van Cleef & Arpels dans l’habitacle d’une Renault

    Alors que l’on attend l’arrivĂ©e de la nouvelle marque « Initiale Paris » au sein du Groupe Renault, petit rappel d’une touche de luxe Ă  l’intĂ©rieur d’une Renault. C’était bien avant Baccara sur les Supercinq, Clio, 19, 21, Laguna, 25
 Au temps de la Dauphine !

    A l’époque, Renault prĂ©sente une berline qui doit Ă©pauler la 4CV. En 1956, la Dauphine – dessinĂ©e par Ghia – arrive sur le marchĂ©. Le succĂšs est immĂ©diat. Flins produira plus de deux millions de voitures. Entre 1957 et 1961, elle est la voiture la plus vendue en France.

    Plusieurs déclinaisons voient le jour : le coupé Floride, le cabriolet Caravelle, la sportive Dauphine Gordini, la version compétition 1093 et la luxueuse Ondine.

    La Renault Ondine reprend les traits de la Dauphine mais l’habitacle est entiĂšrement retravaillĂ©. Nouvelle moquette, volant empruntĂ© Ă  la Floride et, surtout, une planche de bord noir mat ornĂ© d’un cache autoradio signĂ© Van Cleef & Arpels. La connexion Billancourt – Place VendĂŽme a joué !

  • Citation : Louis Renault

    Citation : Louis Renault

    Citation de Louis Renault, fondateur de Renault, au sujet de la progression de CitroĂ«n sur le marchĂ© français : « Je suis trĂšs heureux d’avoir Monsieur CitroĂ«n comme concurrent, car il fait travailler et oblige Ă  la lutte. »

    Cette phrase de Louis Renault date de 1934. Elle Ă©tait destinĂ©e Ă  François Lehideux, le nouveau directeur gĂ©nĂ©ral de Renault et l’époux de Françoise Renault, la niĂšce du fondateur de la marque.

    Elle fut la consĂ©quence directe d’une vaste campagne d’investissements lancĂ©e par  CitroĂ«n au cƓur de la crise du dĂ©but des annĂ©es 30. AndrĂ© CitroĂ«n avait fait reconstruire ses usines du Quai Javel pour les mettre au niveau des installations amĂ©ricaines et il avait orchestrĂ© le lancement de la Traction Avant au prix de lourds crĂ©dits qui mĂšneront bientĂŽt le constructeur parisien Ă  la faillite.

    Photo : Robert Doisneau immortalise une rencontre entre Louis Renault et André Citroën lors du Salon de Paris 1934 sous la verriÚre du Grand Palais.

  • Lecture : Belles des annĂ©es 80

    Lecture : Belles des années 80

    Quel point commun entre une CitroĂ«n BX et une Ferrari Testarossa, une Peugeot 205 et une Lada Niva ? Elles ont marquĂ© les annĂ©es 80. Les 50 modĂšles qui ont fait cette dĂ©cennie sont regroupĂ©s dans un ouvrage disponible depuis cette semaine chez L’Autodrome Editions.

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    L’industrie automobile a pris un virage important durant les annĂ©es 80. Comme dans d’autres domaines, l’époque a permis l’émancipation de certaines marques, de nouveaux modĂšles et d’une nouvelle Ă©nergie. La prise de pouvoir des citadines, la consĂ©cration des GTI, la multiplicitĂ© des finitions, des carrosseries et des sĂ©ries spĂ©ciales
 Cette dĂ©cennie a façonnĂ© le marchĂ© tel que nous le connaissons aujourd’hui. Ayant grandi durant les annĂ©es 80, j’ai eu envie de partager une sĂ©lection de modĂšles qui, Ă  mes yeux, ont comptĂ©. Vous aurez certainement, vous aussi, l’occasion de retrouver des voitures qui auront marquĂ© votre vie dans ce livre.

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    Disponible dĂšs maintenant en librairies et sur le site du Groupe Hommell.

  • Alpine de retour au Mans avant le Grand Tourisme

    Alpine de retour au Mans avant le Grand Tourisme

    Le Mans, Alpine et Renault. Une histoire d’amour, humaine et technique. Depuis 1978, la marque dieppoise n’Ă©tait pas engagĂ©e officiellement aux 24 Heures du Mans. Cette annĂ©e elle y faisait son retour, avec le prototype A450 qui annonce l’avĂšnement d’une Alpine de grand tourisme produite en sĂ©rie. AutoCult.fr Ă©tait prĂ©sent pour vivre ce moment d’histoire.

    Alpine A106, Alpine A108, Alpine A110, Alpine A310, Alpine GTA, Alpine A610… et la petite derniĂšre, l’Alpine A450, celle du renouveau. Alpine faisait cette annĂ©e son retour au Mans aprĂšs 35 ans d’absence et la victoire de 1978. Le sourire se lisait sur les visages des membres du team Alpine-Signatech, avec une certaine Ă©motion et une passion indĂ©niable. MĂȘme GĂ©rard Larrousse, Directeur de Renault Sport de 1976 Ă  1984 lors des programmes du Mans, avait fait le dĂ©placement. Ambiance…

    Le Mans, cette course d’endurance par excellence, fut fidĂšle Ă  sa rĂ©putation. Elle fut difficile, dĂ©licate, compliquĂ©e, alors que sa mĂ©tĂ©o Ă©tait vicieuse durant tout le week-end. L’objectif Ă©tait atteint : la jeune Ă©quipe Alpine vit l’arrivĂ©e avec ses pilotes Tristan Gommendy, Nelson Panciatici et Pierre Ragues. DĂ©s le dĂ©but de course, Le Mans infligea sa correction et l’A450 flanquĂ©e du numĂ©ro 36 retournait par deux fois au stand. Puis notre trio bleu remontait de la derniĂšre Ă  la 15Ăšme place du classement gĂ©nĂ©ral et passait le drapeau Ă  damier en neuviĂšme position de la sa catĂ©gorie LMP2. Equipe jeune, rapide et douĂ©e, je ne suis pas inquiet pour le futur des Bleus : que ce soit pour la compĂ©tition ou la sĂ©rie, ça bosse chez Alpine. Le Mans n’a fait que rappeler que son prestige et son palmarĂšs ne valent que le travail investi autant que la chance. Le programme Alpine fut rapidement montĂ©, l’Ă©quipe se rode, et les budgets ne sont pas larges, d’autant que les projets sont nombreux. Ce sont toutes ces petites choses qui font qu’Alpine se montre toujours plus attachante et passionnante.

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    ALPINE : LE FUTUR DE SERIE

    Alpine est l’une des 4 marques du groupe automobile Renault. Le low cost y est reprĂ©sentĂ© par Dacia, la marque premiĂšre par Renault, la marque sportive par Alpine et le haut de gamme le sera par la future marque Initiale.

    Pour le moment, le nom de la future Alpine n’a pas Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© mais cette « Berlinette du 21Ăšme siĂšcle » est une GT, quasi prĂȘte. Architecture : OK. Transmission : OK. Moteur : OK. Design intĂ©rieur : OK. Design extĂ©rieur : Ă  70%. Ce dernier point est d’ailleurs entre les mains de Laurens van den Acker, directeur du design maison. Quelques dĂ©tails restent Ă  valider selon Carlos Tavares mais une chose est sĂ»re, l’Alpine sera produite Ă  Dieppe, siĂšge historique de la marque. Sur place, les salariĂ©s de l’usine sont fĂ©briles et toute la ville attend le retour de la belle bleue.

    Cette future star sera donc une GT. Qui pourrait avoir un futur sportif. La marque dieppoise reviendrait donc Ă  ses premiers amours, Ă  la conquĂȘte du grand tourisme, face aux Porsche, Aston Martin, Ferrari ou Corvette. Que ce soit de sĂ©rie ou en compĂ©tition. On parle d’endurance type LMP2 ou de GT face aux concurrentes prĂ©citĂ©es ou mĂȘme de rallyes, composante mĂȘme de l’ADN de la marquĂ© créée par Jean RĂ©dĂ©lĂ©. Rien n’est dĂ©cidĂ©.

    Mais la compĂ©tition n’est pas philanthropique et l’engagement d’Alpine est pour le moment rĂ©alisĂ© avec le soutien du groupe Renault, ses filiales et partenaires, plus que par Alpine en tant qu’entitĂ© propre. On peut donc souligner l’intĂ©rĂȘt montrĂ© Ă  la compĂ©tition par les instances dirigeantes de Renault et s’en fĂ©liciter. FĂ©licitations Renault !

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    RENAULT ET ALPINE, ACTEURS DE LA COMPÉTITION

    Actuellement, le groupe Renault est engagĂ© en compĂ©tition. Avec Renault Sport F1 en F1,  avec Alpine en endurance, avec les World Series by Renault en monoplaces ou encore en rallyes avec les produits Renault Sport Technologies que sont Twingo R1 & R2, Clio R3 et MĂ©gane N4. Dans chacune des compĂ©titions, l’accent est mis sur la dĂ©tection de jeunes talents et les passerelles entre ces « junior formula » seront nombreuses. Demain, un jeune pilote talentueux pourra ĂȘtre dĂ©tectĂ© en Formula Renault 2.0 puis suivi, emmenĂ© en Formula Renault 3.5, puis en F1 ou en Endurance. La marque Renault puis le groupe Renault ont toujours Ă©tĂ© des acteurs de la compĂ©tition, et l’arrivĂ©e d’Alpine ne fait que renforcer cet investissement. Les quatre pilotes Alpine au Mans sont d’ailleurs tous passĂ©s par la filiĂšre de dĂ©tection Renault : de la F4 Eurocup 1.6 ou la formule Renault Campus Elf aux World Series by Renault et enfin les 24 Heures du Mans. Preuve que cette politique fonctionne.

    A trĂšs bientĂŽt, Alpine est une marque qui mĂ©rite qu’on s’intĂ©resse Ă  elle…
    Jean-Charles

    Photos : Jean-Charles Huvelle & DPPI Media.

  • Renault Twin’Run se rĂ©vĂšle au Grand Prix de Monaco

    Renault Twin’Run se rĂ©vĂšle au Grand Prix de Monaco

    A l’occasion du Grand Prix de F1 de Monaco, Renault rĂ©vĂ©lait son prototype Twin’Run, composante « Play » d’un des six pĂ©tales du design Renault. ElevĂ©e dans la culture du sport automobile de la marque au losange, Twin’Run prend la suite des 5 Turbo et Clio V6 et introduit le futur des citadines Renault. DĂ©couverte de cette bombinette.

    Prost & Ragnotti révÚlent la belle

    Elle est lĂ . Sous sa bĂąche noire. On devine ses formes, ses courbes. Carlos Tavares, Directeur GĂ©nĂ©ral de Renault, Laurens van den Acker, Directeur du Design Industriel Renault et crĂ©ateur de cette Twin’Run, et les deux ambassadeurs de la marque Alain Prost et Jean Ragnotti s’en approchent. « Sous les jupes des filles » chantait Alain Souchon, nos 4 As ne tardent pas Ă  en faire de mĂȘme et soulĂšve la jupe de la nouvelle Miss de chez Renault. Elle est trapue, une roue Ă  chaque coin, on la sent efficace. Son bleu turquoise apparaĂźt, satinĂ©, brillant et habillĂ© de touches oranges mat. Du plus bel effet. Sa face avant est faite d’une belle grande bouche bĂ©ante et rouge. On y retrouve deux fois deux feux additionnels de chaque cĂŽtĂ© du logo Renault bien mis en valeur. L’ambiance est trĂšs « rallye » et cela n’est pas sans nous rappeler la R5 Turbo. HĂ©ritage quand tu nous tiens. L’arriĂšre est tout aussi beau et toujours inspirĂ© des annĂ©es de la belle des annĂ©es 80 et de la Clio V6. Son train arriĂšre est bien en place, large et habillĂ© d’ailes d’un beau galbe aux formes et rondeurs bien assumĂ©es. On adore.

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    Twin’Run arrive.

    Virage de la Piscine. DerriĂšre nous la ligne droite des stands. Nous attendons avec impatience l’arrivĂ©e du prototype tant attendu. Et c’est parti. L’Ă©cho créé par la Twin’Run rebondit entre les grands hĂŽtels et somptueux appartements de la citĂ© monĂ©gasque. Le vrombissement est tel que pour nous, c’est celui de la 5 Turbo. L’Ă©cho se fait rare puis sorti du tunnel, rĂ©apparait au virage de la nouvelle chicane. Les trois bolides arrivent vers nous, passent Ă  nos pieds et filent vers la Rascasse. Renault Twin’Run est en tĂȘte, c’Ă©tait bien son vrombissement, fantastique ! Elle est suivie de la 5 Turbo noir mat et de la Clio V6 Kaki mat. Tout un programme. Les couleurs sont choisies, calculĂ©es, c’est beau !

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    Made in Loiret

    La Twin’Run est peut ĂȘtre un prototype, elle a tout de mĂȘme Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e et construite comme une voiture de course. ChĂąssis tubulaire, V6 3.5L de 320 cv en position centrale arriĂšre issu de la MĂ©gane Trophy et 900 kg. Le tout chaussĂ© de pneumatiques Michelin de sĂ©rie, autant dire que Jeannot glissait et s’amusait dans les rues de la principautĂ©…

    Twin’Run fut donc conçue par Renault, mais c’est la structure Tork Engineering qui fut en charge d’en rĂ©aliser le concept-car. En moins de 6 mois, Twin’Run est sortie des ateliers de Amilly, dans le Loiret. « Il fallut gĂ©rer de front la construction de cette Twin’Run, celles de Midget et le programme en TrophĂ©e Andros, le timing fut serré » affirme un cadre de l’Ă©quipe en charge du programme Dacia en TrophĂ©e Andros. Conception par un grand constructeur, rĂ©alisation  « artisanale » et soignĂ©e, c’est sĂ»r, Twin’Run est une voiture de course.

    L’avenir.

    Sur une pointe d’humour, on nous parlait de Twin’Run en ouverture du Rallye du Var avec Jean Ragnotti au volant. De lĂ  Ă  savoir si cette idĂ©e un peu folle est rĂ©alisable, la rĂ©ponse « Dieu seul le sait » est Ă  prĂ©voir et l’avenir nous le dira. Mais Twin’Run est lĂ  et maintenant ? L’objectif de ce prototype est de prĂ©senter les futures lignes que seront les citadines de demain. Si le prototype est rĂ©ussi, nous sommes encore loin des modĂšles qui sortiront des usines. Toutefois, gageons que ce prototype aura un avenir sportif. Nous pourrions par exemple penser Ă  une « Twin’Run Trophy », en remplacement du MĂ©gane Trophy ou de la Clio Cup. Mais un modĂšle sportif vendu au grand public -ou presque- serait aussi intĂ©ressant. La Renault 5 Turbo et la Renault Clio V6 n’attendent qu’une petite sƓur Ă  leur hauteur…

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