Ces dernières années, la culture automobile a gagné un immanquable rendez-vous dans son calendrier : le premier dimanche de février. Les constructeurs automobiles présents aux États-Unis y présentent des films, souvent éblouissants, au cours des coupures publicitaires très attendues.
Aucune ne devrait faire son entrée au panthéon des pubs du Super Bowl, mais belle victoire de Kia !
Dans le monde automobile, il nous arrive de croiser beaucoup, beaucoup de gens passionnés. Gérard Welter en était un. Il est mort à l’âge de 73 ans.
Ancré chez Peugeot depuis ses 18 ans, il avait » créé » la Peugeot 205 avant de devenir le Directeur du Centre de Style de Peugeot entre 1998 et 2007 et d’être à l’initiative de nombreux concepts : Proxima, Oxia, Asphalte, Touareg, RC Pique et RC Carreau, Féline, 907…
Mais Gérard Welter, c’était aussi une aventure complètement folle menée dans le cadre des 24 Heures du Mans. Un délire on-ne-peut-plus sérieux qui fait aujourd’hui passer les tentatives de records en tout genre et sans homologation (que ce soit les records de vitesse ou les temps au tour sur la Nordschleife) pour des conneries d’ados attardés devenus marketeux. Welter, avec son compère Michel Meunier, a voulu – dans un cadre très réglementé – passer la barrière des 400 km/h sur le Circuit des 24 Heures du Mans.
Depuis 20 ans, les deux compères avaient pris leurs habitudes sur le circuit sarthois. D’innombrables abandons, une victoire de classe en GTP et même un passage en tête du général au début des années 1980… Mais » WM » n’avait pas pour vocation de jouer la victoire. En 1988, l’idée était de marquer les esprits.
L’année précédente, l’une des voitures avait atteint 379 km/h dans les Hunaudières. En 1988, il fallait faire mieux et pulvériser le record détenu par une Porsche avec 391 km/h. Tout a été mis en œuvre pour passer les 400 km/h en course.
L’opération » Projet 400 » fait appel au savoir-faire d’Heuliez, avec de longs tests dans la soufflerie Jules Verne de Nantes. L’objectif est de réduire la résistance en minimisant les entrées d’air. Mais pour ne pas mettre en danger le moteur Peugeot, un extracteur est placé sur le toit. Le V6 PRV est poussé à 910 chevaux par deux turbos, avec un couple de 1020 Nm.
La Groupe C n’est pas fiable et loin d’être taillée pour s’imposer. Le début de course est d’ailleurs un rappel des défauts de l’auto… Mais, alors que la température baisse sur le circuit, Roger Dorchy reçoit la consigne de se servir de toute la puissance du moteur. Au bout de la ligne droite, le radar du circuit indique 407 km/h !
Pour accompagner le lancement de la Peugeot 405, le record est annoncé à 405 km/h. Le pari est gagné, l’équipage abandonne (encore) et l’installation de ralentisseurs pour couper les Hunaudières en trois portions protège à jamais ce record historique.
C’est en suivant un lien posté sur Twitter par @adeprun que je viens de lâcher un flot de larmes : devant le top 10 des campagnes les plus créatives de l’industrie automobile de l’année 2017 selon adforum. Toutes très bien, forcément, et l’une d’elles totalement bouleversante.
L’industrie automobile pèse plus de 2 000 milliards d’euros. Un gigantesque budget qui permet – au-delà de garantir la liberté de déplacement à des milliards d’humains – de s’intéresser à d’autres problématiques.
Réalisé pour Volvo, ce film de près de douze minutes a reçu des prix tout autour du monde. Loin des thèmes habituellement abordés par la marque, avec une dose de pathos parfois un peu trop importante, » Alice’s Wedding » traite de la maladie d’Alzheimer, une perte progressive des neurones incurable et irréversible. En 2007, 800 000 personnes étaient atteintes en France.
J’ai donc pleuré durant une bonne partie du film. Mais surtout : merci Volvo d’investir sur des thèmes qui ne sont pas à proprement parler lié à la mobilité et à la vente de véhicules.
En 1997, ce fut l’un des accords entre le cinéma et l’industrie automobile les plus commentés. Des Mercedes Classe G apparaissaient dans Le Monde Perdu, deuxième épisode de la série Jurassic Park. Plus récemment, c’est un GLE qui a pu compter sur cette promotion dans Jurassic World. La marque allemande continue de se servir de ce partenariat pour lancer son « nouveau » Classe G.
Pour ouvrir le salon de Detroit 2018, un Classe G datant de la première année de production – 1979 – a été coulé dans 44,4 tonnes de résine synthétique, à l’image du moustique emprisonné dans l’ambre de la canne de John Hammond dans Jurassic Park.
Il a fallu 90 jours pour concevoir ce bloc de 5,50 mètres de longueur, 2,55 mètres de largeur et 3,10 mètres de hauteur autour du Mercedes 280 GE.
Qui a dit que le street-art n’était pas de l’art ? Et qui a dit que le street-art n’avait rien à faire dans les musées ? Cachez cet art que je ne saurais voir. Le street-art est au rendez-vous.
Du 22 décembre 2017 au 22 février 2018, le street-artiste Christian Guémy, connu sous le pseudo de C215, s’expose en la Cité de l’Automobile, dit Musée Schlumpf, à Mulhouse.
L’exposition « Saga Mécanique » met en avant l’oeuvre de l’artiste francilien, travaillant sur des éléments automobiles, des objets de la culture populaire. On retrouve donc des bidons, des parcmètres, des portes de 2CV ou encore des bornes kilométriques. Sur ces objets, les portraits des grandes personnes de l’automobile s’y retrouvent, peints au pochoir et à la bombe, selon la méthode choisie par C215.
Ainsi, sur tous ces objets qui ont marqué l’histoire de l’automobile, on pourra retrouver des portraits des frères André et Edouard Michelin, René Panhard, Charles Rolls (sans Royce), Ettore Bugatti (quasi local de Mulhouse!), Nicolas Joseph Cugnot, Rudolf Diesel, Carl Benz, Louis Renault ou encore Henry Ford. Les femmes ne sont pas en reste car celle qui ouvrit la route à ses dames est là aussi. Anne de Rochechouart de Mortemart duchesse d’Uzès, première femme française a avoir eue son permis de conduire est illustrée aussi. C’était le 12 mai 1898.
Cette exposition mêlant histoire et art, modernité et passé se tient jusqu’au 22 février prochain en la Cité de l’Automobile de Mulhouse.
Imaginez le, au bord d’une spéciale du Rallye de Grande-Bretagne, sur les trottoirs de Monte-Carlo, lors du célèbre grand-prix de Monaco.
Tamotsu Futamura est un photographe japonais de ce qu’on pourrait appeler « la belle époque ». Si je n’aime pas cette expression, estimant que la nostalgie a tendance à nous faire croire que tout était mieux avant, je dois avouer que ce photographe a le talent de nous montrer de belles choses, sous un angle particulier.
Né à Yokohama où il grandit, puis basé à Tokyo, Vienne et Monaco, il traverse le monde son boîtier à la main, parcourant le Championnat du Monde des Rallyes comme fréquentant le F1 Circus, se perdant dans les méandres de l’endurance des années 60/70 et son célèbre « World Sportscar Championship », oeuvrant pour la presse particulièrement, les bobines à la main, les diapos sous le compte-fil, les planches en pagaille.
J’ai fait sa découverte il y a quelques semaines, alors que les copains Quentin Champion et Thuillier Brothers likaient ses photos sur Instagram. Car bien que décédé depuis 2011, le photographe a son compte Insta, géré et actualisé par l’agence nippone TFG qui gère ses droits.
Les droits d’une oeuvre large et profonde, à l’oeil décalé, d’une époque où le photographe avait le temps de faire d’autres photos que celles du contrat. Une époque où le flou était artistique, non voulu, parfois maitrisé. Une époque durant laquelle le métier de photographe était à son juste niveau, estimé dans son savoir-faire. Je vous jure, je ne suis pas nostalgique, mais j’aurais aimé voir cela.
Tamotsu Futamura nous permet au moins de découvrir cela aujourd’hui. Comme un témoignage, j’aime beaucoup ce qu’il a fait.
Audi a toujours réussi à présenter des concepts très inspirants (Avus, Nuvolari, Rosemeyr, Prologue…). L’un d’eux, datant du Salon de Tokyo 2005, mériterait d’être ressorti du garage pour notre plus grand bonheur.
L’Audi Shooting Brake Concept a servi à dévoiler le style de la seconde génération d’Audi TT. La face avant, les feux ou les flancs se dévoilaient sous cette œuvre des équipes de Walter de Silva.
Rien de manque dans ce dérivé presque familial avec quatre places et un large coffre. Surtout, une ligne distinctive qui pourrait être très à la mode aujourd’hui.
Actuellement sur nos écrans, Netflix nous propose un sacré documentaire. 1h44 au cœur de l’équipe de Grove, avec différents points de vue. On commence par un léger quotidien avec l’équipe tout d’abord, puis vient rapidement le point de vue de Claire Williams aujourd’hui à la tête de écrue de F1 son père, Frank Williams.
Car il ne s’agit pas là de l’histoire de l’équipe Williams Grand Prix, non. Il s’agit là du récit de la vie de Franck Williams, son fondateur. Une vie de sacrifice, de travail, d’abnégation. La vision d’un homme, ses décisions, ses choix, ses étapes. Sans oublier son dramatique accident de 1987, non loin du circuit du Castellet. La raison d’un tas de souffrance.
L’histoire Williams commence alors que Frank n’est qu’un pilote amateur, qui bricole et monte des voitures de course, tout en étant pilote lui même. Il commencera par une Austin A35. Puis vient la fondation de Frank Williams Racing Cars Ltd, avec laquelle il entretient et reconstruit des Brabham F2 et F3. Vient la F1 en 1969, avec sa propre écurie, jusqu’à aujourd’hui. Une histoire humaine, haute en couleurs, faite de hauts et de bas. Un témoignage complet, avec Frank Williams lui-même, ses amis, ses proches, ses enfants et l’omniprésence de Virginia Williams, l’épouse de Frank Williams et maman de Claire, à la tête du team.
Un documentaire sensible, profond, émouvant, passionnant. En plus, Williams est sponsorisée par Martini Racing. J’ai des lubies parfois.
Un mois après son lancement, Gran Turismo Sport bénéficie déjà d’une première mise à jour. Pour résumer cela : le mode carrière, nommé GT League et pas moins de 50 voitures arriveront d’ici à mars 2018.
Vous vous en souvenez tous. Nous avons tous passés de longues heures à jouer seul, face à la machine. De la PS1 à la PS4. Après un lancement très connecté de Gran Turismo Sport, le mode carrière arrive enfin. Un retour à nos premières amours, en offline. Nous retrouverons les courses qui ont fait l’histoire de Gran Turismo. Des courses classées par coupes, par niveaux et par type. Nous aurons donc par exemple des courses mono-modèles, des courses pour débutants comme pour professionnels, des courses sprint comme d’endurance, etc.
Retenez ce nom : GT League. La mise à jour sera gratuite et disponible en décembre.
Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seules, de nouvelles voitures arrivent dès le 27 novembre. A cette date, avec le patch 1.06, trois premières voitures arrivent :
GR.X: ISO Rivolta Zagato VGT
GR.1: Audi R18
N.500: Cobra 427
Et jusqu’à mars 2018, pas moins de 50 nouvelles voitures arriveront, dont 12 nouvelles voitures disponibles en décembre.
Mazda RX-7 Spirit R Type A (FD)
Nissan Skyline GT-R V・spec II (R32)
Nissan Skyline GT-R V・spec II Nür (R34)
Ford F-150 SVT Raptor
Lamborghini Countach LP400
Ferrari F40
Ferrari Enzo Ferrari
KTM X-BOW R
Suzuki Swift Sport
Volkswagen Samba Bus Type 2 (T1)
Chris Holstrom Concepts 1967 Chevy Nova
Chevrolet Corvette Stingray Convertible (C3)
A nos manettes et volants ! Pas moins de 26 millions d’heures de jeu auraient été jouées dans le monde entier sur cet opus de GTS, rien que cela. Et chez Micromania, le jeu est déjà 30€… Mais cela ne m’a pas empêché de commander le PS VR, un vrai gosse.
Gran Turismo arrive et sa liste de voitures est quasi plus attendues que le jeu lui même. Dont acte, voici la liste. Dans Gran Turismo Sport, les voitures sont classées par classe, façon FIA. Un classement logique et bien compréhensible.
Le Groupe 1 rassemble les Vision Gran Turismo, prototypes spécialement crées par les marques, tel l’Alpine Vision GT. On y trouve aussi les prototypes LMP issus du Mans, Audi R18 TDI (Audi Sport Team Joest) et Porsche 919 Hybrid (Porsche Team) en tête.
Puis suit le Groupe 3 est équivalent au GT3, avec de nombreuses voitures officielles, telles Ferrari 458 Italia GT3 et Mercedes-AMG GT3 (AMG-Team HTP-Motorsport) mais aussi des créations faites pour GTS : on pense à la Alfa Romeo 4C Gr.3.
Vient ensuite le Groupe 4, équivalent au GT4. Entre autres, la Porsche Cayman GT4 Clubsport est à retrouver comme modèle officiel, avec la Mercedes-Benz SLS AMG Gr.4. Bien d’autres modèles sont à retrouver dans cette classe, inventés eux aussi : Alfa Romeo 4C Gr.4, Hyundai Genesis Gr.4, Renault Sport Mégane Gr.4. Aussi, et c’est intéressant, on trouve quelques voitures issues dans la réalité mais qui ne sont pas GT4 : Audi TT cup, Volkswagen Scirocco cup.
Les Groupe N sont là aussi. Comme auparavant en rallyes, ce sont les voitures de série. Des petites Françaises Peugeot 208 GTi by Peugeot Sport et Renault Sport Clio R.S. 220 EDC Trophy aux belles italiennes Alfa Romeo 4C Launch Edition et Ferrari 458 Italia. Les modèles des plus grands constructeurs mondiaux du moment sont là.
A noter que pas mal de rallycars sont aussi présentes dans le jeu. Elles sont pour la plupart inventées à partir de modèles de série, dites Groupe B, comme avant. Nous retiendrons par exemple la Ford Focus Gr.B Rally Car, la Toyota 86 Gr.B Rally Car et la Subaru WRX Gr.B Rally Car. L’exception confirmant la règle étant l’authentique Audi Sport quattro S1 Pikes Peak. Pour finir, dans Gran Turismo Sport, il y a même des safety-cars : BMW M4 Safety Car, Mercedes-AMG GT Safety Car. Inutiles. Mais elles ont un gyrophare, ça fait joli.
Liste des voitures présentes dans Gran Turismo Sport :
– Alfa Romeo 4C Gr.3
– Alfa Romeo 4C Gr.4
– Alfa Romeo 4C Launch Edition
– Alfa Romeo MiTo 1.4 T Sport
– Alfa Romeo 4C Gr.3 Road Car
– Alpine Vision Gran Turismo
– Alpine Vision Gran Turismo 2017
– Alpine Vision Gran Turismo Race Mode
– Aston Martin DP-100 Vision Gran Turismo
– Aston Martin Vulcan
– Aston Martin One-77
– Aston Martin V12 Vantage GT3
– Aston Martin V8 Vantage S
– Aston Martin Vantage Gr.4
– Audi R18 TDI (Audi Sport Team Joest)
– Audi R8 LMS (Audi Sport Team WRT)
– Audi Sport quattro S1 Pikes Peak
– Audi TT cup
– Audi TTS Coupé
– BMW i3
– BMW M4 Coupé
– BMW M4 Gr.4
– BMW M4 Safety Car
– BMW M6 GT3 (Walkenhorst Motorsport)
– BMW M6 GT3 M Power Livery
– BMW Vision Gran Turismo
– BMW Z4 GT3
– Bugatti Vision Gran Turismo
– Bugatti Veyron 16.4
– Bugatti Veyron Gr.4
– Chevrolet Chaparral 2X Vision Gran Turismo
– Chevrolet Camaro SS
– Chevrolet Corvette C7 Gr.3
– Chevrolet Corvette C7 Gr.4
– Chevrolet Corvette Stingray (C7)
– Chevrolet Corvette C7 Gr.3 Road Car
– Citroën DS3 Racing
– Citroën GT Gr.4
– Citroën GT Race Car (Gr.3)
– Citroën GT Road Car
– Daihatsu COPEN RJ Vision Gran Turismo
– Dodge Charger SRT Hellcat
– Dodge SRT Tomahawk GTS-R Vision Gran Turismo
– Dodge SRT Tomahawk S Vision Gran Turismo
– Dodge SRT Tomahawk Vision Gran Turismo (Gr.1)
– Dodge SRT Tomahawk X Vision Gran Turismo
– Dodge Viper Gr.4
– Dodge Viper GTS
– Dodge Viper SRT GT3-R
– Ferrari 458 Italia
– Ferrari 458 Italia Gr.4
– Ferrari 458 Italia GT3
– Ferrari LaFerrari
– Fittipaldi Motors Fittipaldi EF7 Vision Gran Turismo by Pininfarina
– Ford Focus Gr.B Rally Car
– Ford Focus ST
– Ford Mustang Gr.3
– Ford Mustang Gr.4
– Ford Mustang Gr.B Rally Car
– Ford Mustang GT Premium Fastback
– Ford Mustang Gr.3 Road Car
– Gran Turismo Racing Kart 125 Shifter
– Honda Civic Type R (FK2)
– Honda Project 2&4 powered by RC213V
– Honda Sports Vision Gran Turismo
– Honda NSX
– Honda NSX Gr.3
– Honda NSX Gr.4
– Honda NSX Gr.B Rally Car
– Hyundai Genesis Coupe 3.8 Track
– Hyundai Genesis Gr.3
– Hyundai Genesis Gr.4
– Hyundai Genesis Gr.B Rally Car
– Hyundai N 2025 Vision Gran Turismo
– Infiniti CONCEPT Vision Gran Turismo
– Jaguar F-type Gr.3
– Jaguar F-type Gr.4
– Jaguar F-type R Coupé
– Lamborghini Huracán GT3
– Lamborghini Huracán Gr.4
– Lamborghini Huracán LP 610-4
– Lamborghini Veneno
– Lexus LC500
– Lexus LF-LC GT “Vision Gran Turismo”
– Lexus RC F
– Lexus RC F Gr.4
– Lexus RC F GT3 prototype (Emil Frey Racing)
– Mazda Atenza Gr.3
– Mazda Atenza Sedan XD L Package
– Mazda LM55 Vision Gran Turismo
– Mazda Roadster S (ND)
– Mazda Atenza Gr.4
– Mazda Atenza Gr.3 Road Car
– McLaren 650S Coupe
– McLaren 650S Gr.4
– McLaren 650S GT3
– McLaren Ultimate Vision Gran Turismo
– McLaren MP4-12C
– Mercedes-AMG A 45 4MATIC
– Mercedes-AMG GT S
– Mercedes-AMG GT Safety Car
– Mercedes-AMG GT3 (AMG-Team HTP-Motorsport)
– Mercedes-Benz AMG Vision Gran Turismo
– Mercedes-Benz AMG Vision Gran Turismo Racing Series
– Mercedes-Benz SLS AMG
– Mercedes-Benz SLS AMG Gr.4
– Mercedes-Benz SLS AMG GT3
– MINI Clubman Vision Gran Turismo
– Mitsubishi Concept XR-PHEV EVOLUTION Vision Gran Turismo
– Mitsubishi Lancer Evolution Final Edition
– Mitsubishi Lancer Evolution Final Edition Gr.3
– Mitsubishi Lancer Evolution Final Edition Gr.4
– Mitsubishi Lancer Evolution Final Edition Gr.B Rally Car
– Mitsubishi Lancer Evolution Final Edition Gr.B Road Car
– Nissan GT-R Gr.4
– Nissan GT-R Gr.B Rally Car
– Nissan GT-R NISMO GT3 N24 Schulze Motorsport
– Nissan GT-R Premium edition
– Nissan GT-R Safety Car
– Nissan CONCEPT 2020 Vision Gran Turismo
– Nissan Nissan GT-R LM NISMO
– Peugeot 208 GTi by Peugeot Sport
– Peugeot 908 HDi FAP – Team Peugeot Total
– Peugeot L500R HYbrid Vision Gran Turismo, 2017
– Peugeot L750R HYbrid Vision Gran Turismo, 2017
– Peugeot Vision Gran Turismo
– Peugeot Vision Gran Turismo (Gr.3)
– Peugeot RCZ Gr.3
– Peugeot RCZ Gr.4
– Peugeot RCZ Gr.B Rally Car
– Peugeot RCZ GT Line
– Peugeot RCZ Gr.3 Road Car
– Porsche 911 GT3 RS (991)
– Porsche 911 RSR (991)
– Porsche Cayman GT4 Clubsport
– Porsche Porsche 919 Hybrid (Porsche Team)
– Renault Sport Clio R.S. 220 EDC Trophy
– Renault Sport Mégane Gr.4
– Renault Sport Mégane R.S. Trophy
– Renault Sport R.S.01
– Renault Sport R.S.01 GT3
– Subaru VIZIV GT Vision Gran Turismo
– Subaru WRX Gr.3
– Subaru WRX Gr.4
– Subaru WRX Gr.B Rally Car
– Subaru WRX STI Type S
– Subaru WRX Gr.B Road Car
– Toyota 86 GRMN
– Toyota 86 Gr.4
– Toyota 86 Gr.B Rally Car
– Toyota 86 GT
– Toyota FT-1 Vision Gran Turismo
– Toyota FT-1 Vision Gran Turismo (Gr.3)
– Toyota S-FR
– Toyota S-FR Racing Concept
– Toyota TS050 – Hybrid (Toyota Gazoo Racing)
– Toyota TS030 Hybrid
– Volkswagen Golf VII GTI
– Volkswagen GTI Roadster Vision Gran Turismo
– Volkswagen GTI Supersport Vision Gran Turismo
– Volkswagen GTI Vision Gran Turismo (Gr.3)
– Volkswagen Scirocco Gr.4
– Volkswagen Beetle Gr.3
En images :
Mercedes-AMG GT3 (AMG-Team HTP-Motorsport)Ford Focus Gr.B Rally CarAudi R18 TDI (Audi Sport Team Joest)Porsche 919 Hybrid (Porsche Team)Alpine Vision Gran Turismo
Je me suis décidé à écrire cet article à la suite d’une discussion avec Benjamin Hanquiez, ami de longue date, avec qui nous avons eu ensemble de belles aventures automobiles.
Nous discutions de rallyes, de nos rallyes, de mes essais auto, de nos voyages, de son voyage de noces avec Marion, sa femme depuis quelques mois. Ils étaient partis en amoureux, au volant de leur 4×4 de location, sur l’une des plus belles routes du monde : la route 66. Belle, elle ne l’était peut être pas, mais elle avait une histoire à raconter, quelque chose à dire.
Je lui confiais que les Etats-Unis ne m’attiraient pas du tout, il me répondait qu’il me comprenait, et que sur un voyage tel le sien et celui de son épouse, j’y aurais pris plaisir, car l’important n’était pas là de faire de la route, mais de faire la route. C’était peut être ça qu’on aimait au final. Car de notre passion de l’automobile et du sport auto, de nos expériences respectives, une chose ressortait fortement : la route, peut être même plus que l’automobile elle même.
Je ne m’étais jamais rendu de cela, mais c’est bien vrai. Qu’est ce qui nous plait dans les voyages, les essais, la course ? Ne serait-pas la route, le tarmac, la terre, ce ruban de bitume, ces kilomètres de nationales, de départementales, voire d’autoroutes parfois, de petites routes un peu merdiques, au volant de voitures l’étant tout autant, qui nous plaisent ? Surement. Charles Trenet a bien chanté la Nationale 7.
Nationale 7
Il faut la prendre qu’on aille à Rome à Sète
Que l’on soit deux trois quatre cinq six ou sept
C’est une route qui fait recette
Route des vacances
Qui traverse la Bourgogne et la Provence
Qui fait d’ Paris un p’tit faubourg d’Valence
Et la banlieue d’Saint-Paul-de-Vence
C’est bien ça qui nous plait. Si ce n’est les vacances, c’est du moins la liberté que nous offre la route, nous permettant d’aller par monts et par vaux là où nous le souhaitons. Non pas que les voyages en avion ou train ne soient pas dépaysants, non, mais ce n’est pas pareil. Ce n’est pas pareil car la route nous offre le choix de s’arrêter où bon nous semble, pour prendre un café, se poser en terrasse, à l’ombre d’un clocher ou de prendre notre temps, les yeux rivés sur un panorama hors norme ou des plus classiques. La route nous offre tout cela. Si nous avons bien une destination, un but, un objectif, elle nous permet d’opter pour la liberté, et que ce soit en Aston-Martin ou à vélo. En 2CV ou en à moto. A toute berzingue en ou cruising, un peu de musique dans les oreilles ou non, cheveux au vent ou non. Qu’il vente, pleuve ou que le soleil cogne comme jamais, les RayBan sur le nez.
Et je suis certain que d’autres passionnés vivent la même chose que moi, automobilistes, petrol-head, têtes de pétrole, l’essence dans les veines mais je pense particulièrement aux cyclistes. Ces lieux où nous avons tant de mal à nous entendre sont nos lieux favoris, nos terrains de jeu et c’est sans doute l’une des raisons de cette mésentente : on ne veut pas les partager, ces endroits sont les nôtres, le temps dans un instant. Sur la route, au volant de toutes sortes de caisses, de bagnoles, de tires, j’ai par exemple de superbes souvenirs. Le chemin de pavé, pour aller voir un client au fin fond de la Belgique, alors que la route classique m’y mène tout autant, au volant de mon Octavia Combi. Le petite chemin de terre emprunté avec Antoine lors des essais de la Renault Mégane GT, le circuit de l’île d’Anglesey lors des essais de l’Audi R8 Spyder V10, la côte ouest en Fiat 124 Spider. La route embrumée, dans le brouillard complet, lors des essais du Renault Captur. Les centaines de kilomètres d’autoroute britannique en SQ7 par exemple aussi. J’en aurais des dizaines comme ça. J’ajouterais le midi de la France dans la tempête, à descendre cette route de montagne, dans la forêt, sportif le freinage, en bas de cette côte. C’était en R8 aussi d’ailleurs, avec Guillaume cette fois. Il y eut la montée du Turini en Alpine A110, sacré souvenir ou le Monte-Carlo en Golf TDI, sacré morceau. Alex se rappelle de la route de Mendoza à la frontière chilienne, peut être nous racontera-t-il cela ici ? Et la route Transfăgărașan, parlons-nous de la Transfăgărașan ? Un génial ruban d’asphalte, dont le réel nom est la « DN7c – Drumul Național 7C », long de 100 kilomètres à travers à les montagnes roumaines. Epique.
Il y a ces routes qu’on voudrait voir aussi. Descendre, monter, resdescendre, remonter le Stelvio; faire la route 66; passer le col du Furka pour aller chercher cet hôtel abandonné. Se provoquer le vertige sur la Tianmed Mountain en Chine, longer le Pacifique sur la Whaanga Coast, héritage du rallye de Nouvelle-Zélande. Le monde nous en offrirait des centaines. Enfin, je citerai Alex, dans son dernier essai du Land Rover Discovery : « Voici la stat : 0,021347 % de la surface du monde est recouverte d’asphalte. » Pas mal non ? En route, sans oublier les petits sentiers, qui nous cachent bien des choses. Et merci Ben de m’avoir fait rendre compte de tout ça.
Vous pensiez que l’on avait tout inventé en termes d’images en Championnat du Monde des Rallyes ? Les photos, les caméras embarquées, les hélicoptères, les drones… François Baudin, l’une des références du WRC depuis plusieurs décennies, a réinventé la beauté du rallye !
Si vous aimez le sport automobile, a fortiori si vous aimez le rallye, vous avez forcément rêver devant ses photos, vues partout dans le monde depuis de nombreuses années. Malgré l’essor de la génération Instagram qui préfère appliquer les mêmes filtres dans tous les pays du monde sans s’approprier l’essence de chaque lieu, François Baudin demeure une référence avec l’Agence Austral.
Accompagné par son fils Bastien, il a su mêler son immense expérience, son talent et les nouvelles technologies. François Baudin a toujours été un précurseur en WRC : appareils télécommandés, flash déportés, diffusion de photos 360°, photos en 3D diffusées dans la presse…
Lorsque j’ai appris que François se lançait dans un nouveau projet à l’occasion du Rallye d’Allemagne, j’ai sauté sur l’occasion pour qu’il nous raconte son aventure. Attachez vos harnais et ouvrez bien vos yeux ! Jamais un photographe n’avait osé sortir une chambre grand format à l’époque de l’argentique…
François Baudin lors du Rallye d’Allemagne 2017
Le Rallye d’Allemagne vu au Leica et à la chambre en Noir et Blanc, par l’Agence Austral.
Présentation
30 ans se sont écoulés depuis son premier Rallye d’Allemagne, une occasion pour François Baudin de « couvrir » la manche WRC à l’ancienne, sans aucun appareil numérique.
Le matériel
Ne recherchant pas la facilité des derniers appareils argentiques, le choix du matériel s’est porté sur :
Une chambre grand format 4X5 inches, Arca Swiss, le même modèle que celle utilisée par Ansel Adams de 1964 à 1968, équipé d’un objectif Schneider Symmar 5,6/150 mm.
Un Leica M4 de 1968 avec un Summilux 1,4/35mm de 1974 et un Summicron 2/90mm de 1971.
Le Rolleiflex 3,5 E ne sera pas utilisé.
La mesure de lumière effectuée par une cellule Weston Master V.
Les films utilisés sont classiques : Kodak Tri-X, Ilford FP4 ; plus récents : Fuji Acros, Bergger Pancho 400 et aussi « expérimentaux » : plan films Washi. Ils seront développés dans du révélateur D-76.
Seule concession à l’esprit rétro un pied Gitzo carbone, beaucoup plus léger qu’un modèle d’époque. Equipé d’une rotule Arca Swiss fabriquée à Besançon par le repreneur de la marque Suisse.
Sur le terrain
Utiliser une chambre 4X5 impose une démarche différente lors d’un reportage sportif. Il faut anticiper chaque prise de vue. Une fois l’angle choisi la concentration est à son maximum pendant 5 à 10 minutes : Mise à niveau de la chambre, contrôles des bascules et décentrements. Mise au point sur dépoli. Mesure de la lumière, réglages de la vitesse et du diaphragme. Armement de l’obturateur. Installation du châssis contenant les plans films. Déclenchement. Le Leica M4 est utilisé en complément et aussi parce que seuls 10 plans films sont prévus chaque jour. Au millième de seconde, la sensation est semblable à la gâchette d’un revolver. Une seule photo, au bon moment.
Les doutes du photographe, la tranquillité pendant le reportage et les émotions au labo
Très rapidement les doutes d’avoir réussi la photo sont revenus. Il faudra attendre le retour pour savoir. Alors qu’en photographie numérique, un seul coup d’oeil à l’écran informe le photographe du résultat. Evidemment avec une démarche argentique, en fin de journée, quand le reportage st terminé, c’est plus drôle, pas de travail sur l’ordinateur. Même pas de batteries à charger. Mis à part le déchargement et le chargement des plans films dans les châssis dans le noir. La nostalgie des soirées de photographes revient vite.
Au retour de déplacement, il faudra tout traiter. Retrouver les gestes d’un métier disparu. Développement des films, premières indications. Puis tirage des photos sous l’agrandisseur et l’émotion de voir monter l’image dans le révélateur.
Le photographe explique le fonctionnement de la cellule Weston Master V utilisée en 1987 à Bruno Thiry qui participait au rallye d’Allemagne cette année là, dans le cadre du trophée Citroën Visa International. En 1987, l’épreuve qui s’appelait Hunsruck rally se déroulait déjà sur bords de la Moselle et dans le camp de Baumholder. La cellule Weston est un modèle sélénium particulièrement précis qui permet la mesure en lumière réfléchie et incidente avec un invercone largement dessiné. A la différence des modèles plus récents au cadmium nickel, plus sensibles en base lumière , la Weston fonctionne sans piles.Craig Breen s’est émerveillé devant le matériel ancien. Etonné de voir l’image inversée sur le dépoli de la chambre.Grand amateur de photo Dani Sordo fêtait son 150e départ en WRC. Il n’a pas souvent posé devant une chambre grand format.Cadrer une voiture de rallye avec une chambre 4X5 sans viseur sur pied est un exercice périlleux : la rotule n’est pas bloquée dans le sens horizontal pour suivre l’action.Le Leica M4 est utilisé en complément et aussi parce que seuls 10 plans films sont prévus chaque jour. Au millième de seconde la sensation est semblable à la gâchette d’un revolver. Une seule photo, au bon moment.Ott Tanak, avant la dernière boucle dimanche. La chambre grand format installée sur son pied, la mise au point est anticipée au niveau de son casque qui était posé sur le toit. Il s’est arrêté quelques secondes, concentré au maximum. Juste le temps d’une photo, puis il a mis son casque, s’est installé au volant et est parti en chauffant ses pneus en direction du départ.
Laboratoire
Le développement des 6 films 24X36 en cuve Paterson et des 40 plans films 4X5 en cuve Ilford prendra 2 jours. Après choix de 30 photos, il faudra compter au moins 40 heures de laboratoire pour les tirages.
2 agrandisseurs sont utilisés :
Pour le 24X36, un Durst D659 datant des années 60. Un modèle automatique bi-format 24X36 et 6X9 avec deux objectifs Schneider Componon 50 et 105 mm montés sur tourelle. Le 50 mm a perdu un peu de sa clarté sans trop d’incidence sur les tirages.
Pour les plans films, un Metoer Siegen 13X18 mural équipé d’un objectif Schneider G-Claron 9/240 mm. Le support de plan films 4X5 est en bois sans verre. Son poids est estimé entre 120 et 150 kilos, il date des années 50.
Les tirages 18X24 pour la presse sont effectués sur du papier Ilford Multigrade IV RC , les images de collection sur des papiers barytés, Foma et Ilford sont au format 30X40 cm.
Les tirages seront scannés à plat pour numérisation.
Conclusion
Cette expérience aura le mérite d’avoir pu montrer de grosses différences en terme de temps passé sur les images. Alors que le rallye était terminé, les clichés de l’épreuve vues partout presque en temps réel. Il aura fallu 10 jours de laboratoire au photographe « argentique » pour montrer son travail.
Le rendu des tirages sur papier est incomparable, chaque épreuve unique du fait du masquage manuel lors de l’exposition en chambre noire. Les tirages seront très bientôt proposés en édition limitée… Restez à l’écoute !
Et n’hésitez pas à découvrir l’ensemble du travail déjà réalisé sur www.agenceaustral.fr