Catégorie : Publicités

  • Pub Super Bowl : Chrysler Halftime in America

    Pub Super Bowl : Chrysler Halftime in America

    La semaine dernière, je vous avais avoué que la publicité de Chrysler diffusée durant le Super Bowl 2011 m’aurait fait acheter une Chrysler 200 si j’étais Américain… Et bien j’en aurais acheté une seconde en 2012.

    Voici ce que j’avais écrit l’an passé au sujet de « Halftime in America ».

    Le culte automobile ne se transmet pas uniquement par un volant et des pédales. Ce sont aussi des images, des sons, des odeurs, des textures… Et des coups marketing. Pour terminer l’année, voici l’un de mes coups de cœur de 2012. Une publicité de deux minutes à faire décrocher une larme. Quand l’automobile n’est pas seulement un moyen de locomotion, que c’est un moteur de l’économie globale, un équilibre – aussi bien macro-économique que micro-économique dans notre monde capitaliste…

    Contexte économique
    En 2008, au cœur d’une crise bancaire profonde, la consommation américaine plonge. Le groupe Chrysler – racheté par un fonds d’investissement en 2007 après le retrait de Daimler – voit ses livraisons baisser de 30 % en un an.

    Avant même la publication des résultats, l’Etat américain (administration Bush) décide d’octroyer un prêt de 4 milliards de dollars à Chrysler pour « poursuivre ses réformes structurelles ». Dans la culture américaine, cette décision provoque un énorme séisme. L’Etat providence sauve Chrysler et General Motors alors qu’aucun groupe privé n’était pas à prendre ce risque.

    La situation économique ne s’arrange pas. En 2009, les ventes chutent encore de 36 % aux Etats-Unis alors que Chrysler est repris à 20 % par le Groupe Fiat. Des milliers d’emplois sont supprimés et le groupe passe en « Chapter 11 » (procédure de sauvegarde) qui lui permet de continuer ses activités en étant sous la protection de la faillite. Fiat prend des options pour monter au capital alors que le gouvernement américain hérite de 8 % et que le gouvernement canadien prend 2 % du capital.

    En 2011, après deux années de nouvelle croissance, Fiat profite de multiples options de rachat d’actions pour monter à 58,5 % du capital.

    Pour continuer à parler chiffres, Chrysler était valorisé à 36 milliards de dollars en 1998 lors de sa fusion avec Daimler. En 2007, le groupe de Detroit valait moins de 7 milliards de dollars. Aujourd’hui, la valorisation fait débat (10 milliards ?). Fiat veut qu’elle soit la plus faible possible pour pouvoir racheter les parts de son coactionnaire VEBA à un prix favorable. L’affaire se réglera certainement au tribunal. Au final, le sauvetage de Chrysler aura coûté 1,3 milliard de dollars aux contribuables américains.

    Car, désormais, Fiat a besoin de Chrysler. Si le groupe italien a sauvé Chrysler, il en est maintenant dépendant pour faire des bénéfices. A l’image de l’alliance réalisée entre Renault et Nissan.

    (Mise à jour du 30 janvier 2014 : Fiat a désormais racheté la totalité des parts de Chrysler pour une valorisation globale de 10,5 milliards de dollars).

    Contexte marketing
    Le Super Bowl est devenu le moment incontournable de l’année pour la diffusion de campagnes publicitaires à la télévision. L’évènement est le plus regardé sur le petit écran américain avec un record à plus de 140 millions de téléspectateurs.

    Les annonceurs se bousculent pour montrer leur création dont la diffusion est facturée près de 3 millions de dollars pour trente secondes. (4 millions de dollars en 2014)

    En 2011, Chrysler choisit de s’offrir ce passage tant convoité avec le lancement de la campagne « Imported from Detroit » menée par Eminem.

    Un an plus tard, Chrysler récidive avec Clint Eastwood. Cette fois, le spot est beaucoup moins orienté produit. Au contraire, il est interprété comme un message politique. Malgré son attachement au parti républicain, Clint Eastwood lit un texte aux accents de lancement de campagne pour la réélection du démocrate Barack Obama.

    Chrysler s’en défend même si l’on peut entendre un encouragement pour un second mandat…

    « Je veux rappeler que j’ai remboursé les prêts de l’état avec 19,7 % d’intérêt. Je crois que je n’avais pas besoin d’y ajouter une publicité en plus » lança même Sergio Marchionne.

    Attaqué sur le coût d’un tel spot, le même Marchionne avait affirmé que le coût global de cette campagne avait été inférieur à 9 millions de dollars.

    Le texte lu par Clint Eastwood, en version originale :
    « It’s halftime. Both teams are in their locker room discussing what they can do to win this game in the second half. It’s halftime in America, too. People are out of work and they’re hurting and they’re all wondering what they’re going to do to make a comeback and we’re all scared because this isn’t a game. The people of Detroit know a little something about this. »

  • Pub Super Bowl : Audi The Prom

    Pub Super Bowl : Audi The Prom

    Et si conduire une Audi donnait un peu plus de confiance. Imaginez devoir aller à la soirée de fin d’année sans cavalière… Et puis puisez cette confiance en ayant le droit de conduire une Audi S6. Qu’aimeriez-vous faire ?

    Audi a réalisé un film typiquement américain pour l’édition 2013 du Super Bowl. Une situation qui permet à des millions de personnes de s’identifier à cet ado qui tente sa chance… Et qui passe la plus belle soirée de sa vie (malgré tout).

  • Pub Super Bowl : Chevrolet Happy Grad

    Pub Super Bowl : Chevrolet Happy Grad

    Aux Etats-Unis, les jeunes diplômés de bonnes familles se voient parfois offrir de jolis cadeaux… Chevrolet se sert de cette coutume lors du Super Bowl 2012 dans son film Happy Grad. Et le ton humoristique est très réussi !

  • Pub Super Bowl : Nissan 300 ZX

    Pub Super Bowl : Nissan 300 ZX

    Voici l’une des publicités les plus chères jamais réalisées lors de sa sortie. Pour le Super Bowl 1990 – qui fut un match sans intérêt – Nissan a engagé Ridley Scott pour filmer sa 300 ZX Twin Turbo.

    Le Britannique Ridley Scott n’était pas encore la star qu’il est aujourd’hui. Mais ses réalisations au cinéma (Les Duellistes, Alien et Blade Runner) et en publicité (1984 pour Apple) en faisaient l’un des plus prometteurs.

    Avec cette publicité, Nissan fut accusé de promouvoir les courses de rues. Ce spot ne fut diffusé qu’une seule fois, durant le Super Bowl. Plus jamais par la suite.

    L’année suivante, Ridley Scott réalisait Thelma et Louise puis 1492. Il a également réalisé Gladiator, Hannibal, La Chute du Faucon Noir, American Gangster et, plus récemment, Prometheus et Cartel.

  • Pub Super Bowl : Audi The Chase

    Pub Super Bowl : Audi The Chase

    A la mi-temps du Super Bowl 2009, Audi diffuse un spot très clairement inspiré du film The Transporter. Sur fond de publicité comparative, sans mouiller les marques américaines, Jason Statham est poursuivi… Jusqu’à ce qu’il ne trouve une Audi A6.

  • Pub Super Bowl : Chrysler imported from Detroit

    Pub Super Bowl : Chrysler imported from Detroit

    Le week-end prochain, la 48e édition du Super Bowl se jouera dans le MetLife Stadium entre les Seahawks de Seattle et les Broncos de Denver… A la mi-temps, les trente secondes de diffusion sur la Fox coûteront 4 millions de dollars.

    Depuis des années, les constructeurs rivalisent d’imagination pour proposer la publicité qui marquera les esprits. En 2011, Chrysler a réussi l’un des plus beaux films de l’histoire. Si j’étais Américain, Eminem m’aurait fait acheter une nouvelle Chrysler !

    Et l’année suivante, Chrysler a fait encore mieux !

  • Pub Super Bowl : Volkswagen The Force

    Pub Super Bowl : Volkswagen The Force

    Dans dix jours, les Seahawks de Seattle et les Broncos de Denver s’opposeront pour la conquête du 48e Super Bowl dans le MetLife Stadium. Au-delà de l’aspect purement sportif, le Super Bowl est un rendez-vous à part pour les communicants… Car c’est l’évènement le plus  regardé aux Etats-Unis. Chaque publicité de trente secondes diffusée sur la Fox coûte 4 millions de dollars.

    Les marques automobiles sont toujours très présentes… Faisons un petit tour des spots qui ont marqué ces dernières années.

    En 2011, Volkswagen présente sa nouvelle Passat dans le film « The Force ».

  • Publicité : Columbo abandonne sa Peugeot 403 Cabriolet

    Publicité : Columbo abandonne sa Peugeot 403 Cabriolet

    Et si Colombo avait changé de voiture… Qu’aurait-il choisi ? Dans le réseau Peugeot, on est convaincu qu’il allait profiter d’offres de reprise en 1988 pour échanger sa fameuse 403 Cabriolet pour une 205 Rallye.

    Colombo dans une Peugeot 205 Rallye ? Les épisodes n’auraient duré que 26 minutes !

  • La meilleure voiture du monde serait-elle une Trabant ?

    La meilleure voiture du monde serait-elle une Trabant ?

    Une fois que vous aurez visionné cette publicité pour la « nouvelle » Trabant (c’était en 1970), vous serez certainement convaincu que vous aurez trouvé la meilleure voiture du monde…

  • Quand Tintin roulait en Citroën

    Quand Tintin roulait en Citroën

    Tintin n’a jamais eu de vraie préférence en matière d’automobile. Souvent, Hergé mélangait plusieurs modèles pour transporter Tintin et les autres personnages. Toutes les marques ou presque ont pu déceler des détails de leur design dans les modèles dessinés.

    La Ford T de Tintin au Congo reste dans les esprits. Et beaucoup d’autres sont de quasi-fidèles reproductions de voitures de série.

    Parmi les Citroën, on peut voir une 2 CV conduite par les Dupond et Dupont dans L’Affaire Tournesol, un album qui montre aussi une C 6 G, une 8 CV Rosalie et une Traction. On voit l’Ami 6 du docteur dans Les Bijoux de la Castafiore, une 5 CV, encore pour les Dupondt dans Tintin au Pays de l’Or Noir, d’autres Traction dans Les Sept Boules de Cristal et Objectif Lune et une DS 19 dans Cock en Stock.

    Mais Citroën s’est aussi servi de Tintin pour communiquer en dehors des traditionnels albums. En 1979, la couverture de Tintin au Congo est modifiée pour mettre en avant une Citroën LN. Plus tard, une série de dessins mettant en scène toute la gamme, de la Type A à la BX, mènera vers la réalisation de quatre albums publicitaires de huit pages pour la 2 CV.

    Dans ces BD un peu spéciales, la 2 CV n’a jamais été dessinées. Des photos s’intégraient à l’histoire. Une volonté de Citroën.

  • Wes Anderson s’attaque au « Mille Miglia »

    Wes Anderson s’attaque au « Mille Miglia »

    La Famille Tenenbaum, Moonrise Kingdom… On n’attendait pas forcément Wes Anderson s’attaquer aux courses automobiles des années 50 dans un court-métrage réalisé pour Prada.

    Mais l’autodidacte réussit pleinement à retranscrire une unique scène dans la grande lignée du cinéma de Cinecittà. Et à partager ce qu’était le sport mécanique d’une autre époque…

    Les amateurs de cinéma italien trouveront leur bonheur dans Castello Cavalcanti, à voir en intégralité ci-dessous.

    Et pour ceux qui en veulent un peu plus, retour sur un film réalisé par Shell sur l’histoire de la Scuderia Ferrari

  • Publicité : la Ford Mustang dans les années 60

    Publicité : la Ford Mustang dans les années 60

    En quinze publicités, voici comment Ford vendait sa Mustang dans les années 1960 aux Etats-Unis… Il n’y a pas qu’un unique public visé. Le propriétaire de Mustang est une personne en pleine réussite. Et surtout, la voiture n’est jamais en mouvement !