Catégorie : Sport Automobile

  • Alex Zanardi (1966-2026) : L’éternelle leçon de courage d’un « héritier de Senna »

    Alex Zanardi (1966-2026) : L’éternelle leçon de courage d’un « héritier de Senna »

    Le monde du sport automobile et paralympique est en deuil. Alex Zanardi s’est éteint à l’âge de 59 ans, laissant derrière lui le souvenir d’un homme qui a transformé chaque coup du destin en une nouvelle raison de se battre. De la Formule 1 aux sommets des Jeux Paralympiques, retour sur la trajectoire hors norme d’un pilote devenu un symbole universel de résilience.

    Miami pleure son champion

    Le Grand Prix de Miami 2026 a été marqué par une émotion profonde. Avant le départ de la Sprint Race, une minute de silence a été observée par l’ensemble du paddock en mémoire du pilote bolognais. Sur la grille, les hommages se sont multipliés : Lewis Hamilton a salué une « inspiration pour tous », tandis que Toto Wolff a rappelé qu’en piste, Zanardi incarnait le courage pur.

    Kimi Antonelli, la jeune étoile montante, lui a dédié sa pole position, soulignant que l’exemple de Zanardi resterait gravé dans le cœur de tous les hommes et femmes de sport. Ferrari a également affiché son soutien avec un autocollant « Ciao Alex » sur ses monoplaces.

    « I colpi del destino » : Une vie de renaissances

    La vie d’Alex Zanardi a basculé une première fois le 15 septembre 2001 sur le Lausitzring, en Allemagne. Après avoir perdu le contrôle de la sienne, sa monoplace de l’écurie Reynard-Honda a été percutée de plein fouet par celle d’Alex Tagliani. Zanardi survit miraculeusement malgré la perte de ses deux jambes et une hémorragie massive.

    Loin de s’avouer vaincu, il entame une « seconde vie » qui le mènera aux sommets du handisport. Équipé de prothèses qu’il aide lui-même à concevoir avec l’ingénieur Dallara, il se lance dans le cyclisme à main (handbike). Son palmarès devient légendaire :

    • 6 médailles d’or paralympiques (Londres 2012 et Rio 2016).
    • 12 titres mondiaux sur route.
    • Une participation mémorable à l’Ironman d’Hawaii, bouclé en moins de 10 heures.

    L’ultime combat

    En juin 2020, un nouveau drame frappe le pilote lors d’un relais de handbike en Toscane, où il entre en collision avec un camion. Après des années de rééducation intensive et plusieurs opérations neurologiques, il avait pu regagner son domicile auprès de sa femme Daniela et de son fils Niccolò en 2021. Il s’est finalement éteint en mai 2026, des suites d’un malaise.

    Un héritage au-delà du sport

    Pour le pape François, Zanardi était un « exemple de la façon de réussir à repartir après un arrêt imprévu ». Giusy Versace, athlète paralympique et sénatrice, rappelle que c’est en voyant Zanardi à la télévision qu’elle a trouvé la force de commencer à courir après son propre accident.

    Alex Zanardi ne voulait pas être un héros, mais simplement un homme passionné. Comme il le disait lui-même après son accident de 2001 : « Quand je me suis réveillé, j’ai regardé la moitié de moi qui restait, pas celle qui était perdue ».

    Ses funérailles seront célébrées le mardi 11 mai 2026 à la Basilique de Santa Giustina, à Padoue.

  • IMSA : Porsche et Apple ressortent la livrée « Rainbow » à Laguna Seca !

    IMSA : Porsche et Apple ressortent la livrée « Rainbow » à Laguna Seca !

    C’est un choc des icônes qui s’apprête à faire vibrer la Californie. Ce 3 mai, lors de la quatrième manche du championnat IMSA à Laguna Seca, les Porsche 963 officielles délaisseront leurs couleurs habituelles pour arborer la mythique livrée « Apple Computer » de 1980. Un hommage rétro pour célébrer deux anniversaires majeurs.

    Deux légendes, un même esprit

    Pourquoi ce retour vers le futur en 2026 ? L’année marque deux jalons historiques : les 75 ans de Porsche Motorsport et les 50 ans de la fondation d’Apple.

    Bien que les deux entreprises opèrent dans des mondes différents, Thomas Laudenbach, vice-président de Porsche Motorsport, souligne leur ADN commun : « Ce qui a commencé avec la 911 en 1963 trouve son miroir chez Apple : deux icônes portées par l’innovation continue de Zuffenhausen à Cupertino. »

    L’héritage de Dick Barbour

    Pour les passionnés de modèles réduits et d’histoire, cette robe arc-en-ciel est légendaire. Elle rend hommage à la Porsche 935 K3 engagée par l’écurie américaine Dick Barbour Racing en 1980. À l’époque, la voiture avait marqué les esprits aux 24 Heures du Mans, pilotée notamment par Bobby Rahal, Allan Moffat et Bob Garretson. C’était la première fois qu’un ordinateur s’affichait sur une carrosserie de course.

    Laguna Seca : Le circuit « maison »

    Le choix du tracé n’est pas un hasard. Laguna Seca se situe à quelques dizaines de kilomètres de l’Apple Park, le siège mondial de la marque à la pomme. Le circuit est également le temple de la Porsche Rennsport Reunion, le plus grand rassemblement de fans de la marque en Amérique du Nord.

    Les deux Porsche 963 de l’écurie Penske arboreront ce spectre de couleurs (vert, jaune, orange, rouge, violet, bleu) sur une base blanche immaculée. Un design qui tranche avec la livrée « Apple Music » plus moderne vue récemment à Long Beach.

    En quête du doublé

    Au-delà de l’esthétique, l’enjeu sportif est de taille. L’an dernier, Porsche Penske Motorsport avait signé un doublé mémorable sur ce tracé exigeant. Pour cette édition 2026, les équipages sont prêts à en découdre :

    • N°6 : Kévin Estre et Laurens Vanthoor.
    • N°7 : Julien Andlauer et Felipe Nasr (actuels leaders du championnat).

    Le saviez-vous ? En 1980, le logo Apple sur la 935 K3 était l’une des rares incursions de la firme de Steve Jobs dans le sponsoring sportif de haut niveau. Aujourd’hui, la collaboration est bien plus profonde : les systèmes Apple sont intégrés nativement dans les modèles de route comme la Taycan depuis 2019.

    Trouvez-vous que cette livrée « arc-en-ciel » des années 80 s’adapte mieux aux lignes tendues de la 963 moderne que les designs actuels ?

  • Ron Tauranac : L’ingénieur de l’ombre derrière l’épopée Brabham

    Ron Tauranac : L’ingénieur de l’ombre derrière l’épopée Brabham

    Si le nom de Sir Jack Brabham est entré dans l’histoire, celui de Ron Tauranac mérite tout autant sa place au panthéon de la Formule 1. Co-fondateur de l’écurie et concepteur de génie, cet Australien rigoureux a été le cerveau technique d’une aventure qui a redéfini les standards de la course automobile dans les années 60.

    Le binôme de fer : Jack le pilote, Ron l’ingénieur

    L’histoire commence en Australie, mais c’est à Londres, au début des années 60, que les deux hommes s’associent pour fonder Motor Racing Developments (MRD). Si le nom de l’écurie devient officiellement « Brabham », c’est bien Tauranac qui dessine, calcule et assemble les machines.

    Leur relation était celle d’une confiance absolue, mais aussi d’une franchise brutale. Jack savait exactement ce qu’il attendait d’une voiture, et Ron savait comment transformer ces sensations en métal et en boulons.

    Le maître du « Simple et Léger »

    Alors que Colin Chapman (Lotus) révolutionnait la F1 avec la monocoque, Ron Tauranac est resté fidèle au châssis tubulaire en acier bien après ses concurrents. Pourquoi ? Par pragmatisme pur.

    • Réparabilité : Ses châssis pouvaient être réparés à l’autre bout du monde avec un simple poste à souder.
    • Rigidité : Il maîtrisait la triangulation comme personne, créant des voitures plus prévisibles et plus robustes que les fragiles monocoques de l’époque.
    • Efficacité : La Brabham BT19 de 1966, championne du monde, était le chef-d’œuvre de cette philosophie : un moteur simple (le Repco V8) dans un châssis tubulaire ultra-léger.

    L’homme aux 500 voitures

    Au-delà de la Formule 1, Ron Tauranac a été l’un des plus grands constructeurs de voitures de course au monde. Sous la bannière Brabham (les initiales BT pour Brabham-Tauranac), il a produit plus de 500 voitures de compétition pour la Formule 2, la Formule 3 et l’IndyCar.

    Sa rigueur était légendaire. On raconte qu’il vérifiait personnellement chaque soudure et que ses carnets de notes contenaient des milliers de détails sur chaque pièce, du diamètre d’un écrou à la flexion d’un bras de suspension sous charge maximale.

    L’héritage après Brabham : Ralt

    Après le rachat de l’écurie par Bernie Ecclestone en 1972, Ron Tauranac ne s’est pas arrêté. Il a fondé Ralt (pour Ron and Austin Lewis Tauranac), une marque qui a dominé les formules de promotion pendant deux décennies. Presque tous les grands pilotes des années 80 et 90, de Nelson Piquet à Mika Häkkinen, ont fait leurs armes dans une monoplace dessinée par lui.

    Pourquoi s’en souvenir aujourd’hui ?

    À l’heure où la Formule 1 est régie par des simulations informatiques et des milliers d’ingénieurs, Ron Tauranac rappelle une époque où le génie d’un seul homme, armé d’une règle à calcul et d’un sens inné de la mécanique, pouvait battre les géants de l’industrie.

    Lors du prochain Goodwood Revival, lorsque les BT19 et BT24 rugiront sur la piste, n’oubliez pas que sous la robe verte et or se cache le génie discret d’un Australien qui n’aimait rien tant que la perfection mécanique.

  • Heuer : Quand une erreur de lecture en rallye a révolutionné nos tableaux de bord

    Heuer : Quand une erreur de lecture en rallye a révolutionné nos tableaux de bord

    Pour certains puristes de la Porsche 911 « short wheelbase », le détail n’est pas une option, c’est une religion. Certains vont jusqu’à faire fabriquer une réplique de leur couvercle de boîte à gants pour ne pas percer l’original, tout cela pour y fixer l’objet de tous les désirs : un duo de compteurs de bord Heuer.

    L’histoire de ces chronomètres mécaniques, devenue aujourd’hui un véritable « trou de lapin » pour collectionneurs obsessionnels, trouve sa source dans une frustration très personnelle de Jack Heuer.

    Le traumatisme du rallye de 1950

    Dans les années 50, Jack Heuer, petit-fils du fondateur, participe à un rallye en Suisse. Il finit troisième au lieu de premier. La raison ? Il a mal lu son chronomètre Autavia (contraction d’Automobile et Aviation), dont le cadran était alors jugé trop chargé et illisible sous les secousses d’une voiture de course.

    Furieux, Jack reprend ses crayons. Son objectif : créer un instrument qu’un navigateur pourrait lire avec certitude alors qu’il est projeté contre les parois d’un habitacle. De cette colère naît l’Auto-Rallye, un chronomètre d’une heure d’une simplicité biblique.

    La naissance du « Monte Carlo »

    Mais Jack Heuer veut aller plus loin. Il sollicite les spécialistes de Dubois Dépraz pour concevoir un module basé sur le calibre 7700. L’innovation majeure ? Un guichet à midi (puis à 6h) affichant les heures écoulées de manière numérique sur 12 heures. Il le baptise Monte Carlo, en hommage au rallye le plus célèbre du monde.

    Robuste et d’une clarté absolue, le Monte Carlo devient l’équipement standard de quiconque veut gagner. On le retrouve notamment sur le tableau de bord de la Mini de Paddy Hopkirk lors de sa victoire historique au Rallye Monte-Carlo en 1964.

    Le « Set » idéal : Monte Carlo & Master-Time

    Pour les collectionneurs actuels, le graal consiste à monter deux instruments côte à côte sur une plaque en acier :

    1. Le Master-Time : Une horloge de précision dotée d’une réserve de marche de huit jours. On ne la remonte qu’une fois par semaine, et elle permet de régler l’heure exacte à la seconde près.
    2. Le Monte Carlo : Le chronomètre de course pour mesurer les secteurs et les temps de spéciale.

    Combien coûte ce saut dans le temps ?

    Selon les experts comme Jonathan Scatchard, entrer dans ce cercle très fermé demande un certain budget :

    • Un Monte Carlo révisé et fonctionnel se négocie autour de 1 800 €.
    • Un ensemble complet (Master-Time + Monte Carlo sur leur plaque de montage) varie entre 3 000 € et 6 000 €.
    • Une provenance historique (si les compteurs ont réellement couru une épreuve célèbre) peut ajouter une prime substantielle.

    À une époque dominée par les écrans tactiles sans âme et les bips électroniques, ces compteurs Heuer rappellent que la course automobile a longtemps été une affaire de mécanique pure, de précision manuelle et de passionné en colère contre son propre cadran.

    Le saviez-vous ? Certains propriétaires de voitures classiques poussent le vice jusqu’à demander que la patine du tritium (le produit luminescent) des aiguilles de leurs compteurs Heuer soit exactement assortie à celle des cadrans d’origine de leur Porsche ou de leur Alpine.

  • Michele Alboreto : 25 ans après, l’acier sous le velours

    Michele Alboreto : 25 ans après, l’acier sous le velours

    Le 25 avril 2001, le sport automobile perdait l’un de ses gentlemen les plus authentiques sur le circuit du Lausitzring. Vingt-cinq ans plus tard, la figure de Michele Alboreto reste gravée dans le cœur des passionnés. Retour sur le destin de l’enfant de Rozzano, qui a failli ramener l’Italie au sommet de la Formule 1.

    Le triomphe de la volonté

    Michele Alboreto n’était pas un « fils de ». Issu d’une famille modeste de la banlieue milanaise, il a incarné ce que l’on pourrait appeler le « rêve italien ». Sans moyens mais armé d’une ténacité de fer cachée derrière une courtoisie légendaire, il a gravi tous les échelons : de la Formule Italia à la consécration en Formule 3 européenne en 1980.

    Son talent finit par taper dans l’œil du « Vieux », Ken Tyrrell, qui lui offre son premier baquet en F1. C’est avec la célèbre écurie au bûcheron qu’il signe ses premiers exploits, notamment une victoire éclatante à Las Vegas en 1982, puis à Détroit en 1983.

    1985 : un vainqueur moral

    Pour tout « tifoso », 1985 reste une plaie ouverte. Au volant de la superbe Ferrari 156-85, Alboreto tient tête à Alain Prost. Vainqueur au Canada et en Allemagne, il semble en mesure de devenir le premier champion du monde italien depuis Alberto Ascari (1952-1953).

    Hélas, une décision technique controversée — un changement de fournisseur de turbos en pleine saison — ruine la fiabilité de la Scuderia. Michele termine vice-champion, mais pour l’histoire, il reste un grand animateur de cette saison-là.

    Un appétit insatiable pour la course

    Après son passage chez Ferrari (1984-1988), Alboreto aurait pu se retirer. Mais sa passion était trop forte. Il accepte de piloter pour des écuries plus modestes avant de trouver un second souffle magistral dans l’endurance.

    • 1997 : Il survole les 24 Heures du Mans et s’impose avec une TWR-Porsche privée.
    • L’ère Audi : Il devient l’un des piliers du programme de la marque aux anneaux, contribuant à faire des prototypes allemands des machines de guerre invincibles.

    Le dernier envol

    C’est précisément en préparant une nouvelle victoire au Mans qu’Alboreto nous a quittés, lors d’une séance d’essais privés en Allemagne. Il avait 44 ans.

    Celui qui portait les couleurs jaune et bleue sur son casque en hommage à Ronnie Peterson a laissé derrière lui l’image d’un homme « d’acier », capable de passer de la fureur des circuits à la douceur d’un sourire disponible pour ses fans. Un quart de siècle plus tard, la F1 cherche encore son successeur italien au palmarès mondial, mais le souvenir de Michele, lui, n’a pas pris une ride.

  • F1 : Netflix condamné à 250 000 euros d’amende pour le documentaire du Michael Schumacher

    F1 : Netflix condamné à 250 000 euros d’amende pour le documentaire du Michael Schumacher

    Le couperet est tombé pour le géant du streaming. La Cour d’appel de Paris a confirmé la condamnation de Netflix à 250 000 euros d’amende. Le crime ? Avoir diffusé des images de Michael Schumacher avec ses sponsors d’époque. Bienvenue dans l’ère de la censure historique.

    Le « crime » des 23 images

    L’affaire remonte à la promotion du documentaire Schumacher. Dans une bande-annonce de deux minutes, les juges ont décompté 23 apparitions de logos de cigarettiers sur les monoplaces ou les combinaisons du « Baron Rouge ». Pour la justice française, peu importe qu’il s’agisse d’archives historiques : l’absence d’avertissement transforme ces souvenirs de Grand Prix en « publicité illégale » au nom de la loi Evin.

    L’association Demain sera non fumeur (DNF) exulte, empochant au passage 30 000 euros de dommages et intérêts. Mais pour les passionnés d’automobile, le signal envoyé est bien plus sombre.

    Effacer le passé au nom de la doctrine

    Ce procès pose une question de fond : peut-on traiter le sport automobile comme une œuvre de fiction que l’on pourrait « retoucher » à l’infini ?

    La réalité, aussi dérangeante soit-elle pour les autorités de santé actuelles, est implacable : sans les sponsors tabac, la Formule 1 moderne n’existerait tout simplement pas. Des années 70 aux années 2000, ce sont les milliards de Marlboro, West, Mild Seven ou Lucky Strike (est-ce que j’ai le droit de les citer, ou je risque la prison et des dizaines de milliers d’euros à payer ?) qui ont financé le développement technologique, la sécurité des circuits et les salaires des plus grands champions.

    Vouloir supprimer ces logos des images d’archives, c’est nier l’esthétique de toute une époque. C’est transformer une livrée mythique (comme la McLaren MP4/4 ou la Ferrari F2004) en une coquille vide, dénaturée par un floutage anachronique.

    Vers une amnésie collective ?

    Netflix a tenté de plaider la liberté d’information et l’usage de matériaux d’archives originaux. Peine perdue. La Cour a estimé que le montage d’une bande-annonce est un « choix » qui ne doit pas s’affranchir de la « protection de la santé publique ».

    À ce rythme, devrons-nous bientôt flouter les cigarettes dans les films de la Nouvelle Vague ou supprimer les scènes de conduite sans ceinture dans les classiques du cinéma ? En condamnant la retransmission fidèle de l’histoire du sport, la justice pousse les diffuseurs vers une autocensure préventive.

    Demain, pour éviter les amendes, les documentaires pourraient bien nous présenter une histoire de la F1 « propre », aseptisée et totalement fausse. Une doctrine qui préfère le mensonge visuel à la réalité historique.

    Le saviez-vous ? La Formule 1 a officiellement banni la publicité pour le tabac en 2006. Pourtant, certains sponsors utilisent encore le « subliminal » (comme le logo Mission Winnow ou des codes barres) pour rappeler leur identité visuelle sans citer la marque.

    Trouvez-vous normal que des images d’archives sportives soient soumises aux mêmes règles que les publicités modernes ?

  • 5’19’’55 : La leçon de pilotage de Timo Bernhard dans l’Enfer Vert

    5’19’’55 : La leçon de pilotage de Timo Bernhard dans l’Enfer Vert

    Le 29 juin 2018, le temps s’est arrêté au Nürburgring. Au volant de la monstrueuse Porsche 919 Hybrid Evo, Timo Bernhard signait un tour en 5’19’’55, pulvérisant un record vieux de 35 ans. Aujourd’hui, l’homme le plus rapide de l’histoire du « Ring » nous livre les secrets de ses trajectoires, entre paradis mécanique et enfer technique.

    Pour Timo Bernhard, la Nordschleife n’est pas qu’un circuit de 20,8 km ; c’est une frontière où l’instinct humain fusionne avec la technologie. Voici son guide de survie et de performance sur les sections les plus critiques du tracé.

    Les pièges de la vitesse pure

    • Schwedenkreuz : Un défi permanent. « Le virage penche vers l’extérieur et la voiture s’allège énormément à haute vitesse », explique Bernhard. Le secret ? Anticiper le freinage car la vitesse d’approche est tout simplement irréelle.
    • Fuchsröhre : Ici, la gestion du trafic est capitale. « Il n’y a qu’une seule ligne et donc un seul point de braquage. Si vous n’avez pas terminé votre dépassement avant d’atteindre le creux de la « conduite de renard », il est trop tard. »

    La précision chirurgicale

    • Metzgesfeld : L’entrée est ultra-rapide, mais traîtresse. Sans vibreur à l’extérieur, la moindre erreur de trajectoire vous envoie directement tondre la pelouse.
    • Kallenhard : Un freinage d’outre-tombe pour l’épingle qui suit. « C’est très glissant, surtout sous la pluie. Si vous touchez les vibreurs ici, vous tirez tout droit. »
    • La Mutkurve : Comme son nom l’indique (le virage du courage), elle demande de la fluidité. L’objectif est de garder de la vitesse sans trop freiner. Un dixième de retard au braquage, et c’est la sortie de piste immédiate.

    L’art de la descente

    • Hohe Acht & Wippern : Après le point culminant, tout bascule. « Conduire en descente est radicalement différent. L’arrière devient très léger. On peut gagner beaucoup de temps sur les vibreurs vers Wippern, mais il faut savoir exactement ce qu’on fait. »
    • Eiskurve : Fidèle à son nom (« le virage de glace »), cette section reste humide et glissante bien après le reste du circuit car elle est constamment à l’ombre.
    • Pflanzgarten & Bellof S : Une séquence de « chute libre » suivie d’un changement de direction brutal. « Il faut laisser la voiture danser de droite à gauche. Si vous la brusquez trop, vous perdez l’arrière instantanément. »

    Le sprint final

    • Galgenkopf : Le point de braquage est extrêmement serré, mais la sortie est cruciale. C’est ici que se conditionne toute la vitesse de pointe sur la longue ligne droite de Döttinger Höhe.

    Le chiffre à retenir : 233,8 km/h. C’est la vitesse moyenne de Timo Bernhard lors de son tour record. Pour rappel, la plupart d’entre nous n’atteignent cette vitesse qu’en pointe dans la ligne droite.

  • Saison WEC 2026 : Le Goodyear Blimp reprend son envol en Europe

    Saison WEC 2026 : Le Goodyear Blimp reprend son envol en Europe

    C’est un signal que tous les passionnés d’endurance guettent du coin de l’œil : la silhouette massive et rassurante du dirigeable Goodyear s’apprête à redessiner l’horizon des circuits européens. Pour cette saison 2026, le mythique « Blimp » reprend du service à l’occasion du coup d’envoi du Championnat du monde d’endurance FIA (WEC).

    Un œil de géant sur le WEC

    Plus qu’un simple support publicitaire, le dirigeable Goodyear est devenu, au fil des décennies, un élément indissociable du décorum des grandes courses. Pour cette nouvelle campagne, il survolera les épreuves majeures du calendrier WEC, offrant aux spectateurs et aux caméras de télévision des prises de vue aériennes uniques, impossibles à obtenir par drone ou hélicoptère.

    « Le voir planer au-dessus des circuits est toujours un moment spécial pour les fans », souligne Jan-Piet van Kesteren, Managing Director EMEA chez Goodyear. « Nous sommes ravis de partager à nouveau cette expérience avec le public du sport automobile à travers toute la région. »

    75 ans d’innovation au cœur de l’Europe

    Cette tournée 2026 revêt une saveur particulière pour le manufacturier d’Akron. Elle coïncide en effet avec le 75e anniversaire de la présence de Goodyear au Luxembourg.

    Si le grand public connaît surtout les pneus de série, le Grand-Duché abrite le deuxième centre d’innovation mondial de la marque (le seul hors USA). C’est ici que sont développées les technologies de pointe qui équipent les prototypes et GT engagés dans les compétitions les plus exigeantes de la planète.

    Où l’apercevoir ?

    Le périple du Blimp commencera dès la manche d’ouverture du championnat. Pour ne rien manquer de son passage, les fans sont invités à surveiller le ciel lors des week-ends de course ou à suivre sa position en temps réel sur le site dédié GoodyearBlimp.com.


    L’info en + : Saviez-vous que le dirigeable moderne utilisé par Goodyear est techniquement un « semi-rigide » de type Zeppelin NT ? Plus grand, plus rapide et plus maniable que ses ancêtres, il peut rester en vol stationnaire pendant des heures pour capturer les moments de tension au cœur du peloton.

  • Hommage à Sir Jack Brabham : Le « Black Jack » à l’honneur au Goodwood Revival 2026

    Hommage à Sir Jack Brabham : Le « Black Jack » à l’honneur au Goodwood Revival 2026

    Le monde du sport automobile s’apprête à célébrer un double anniversaire de légende. Le Goodwood Revival, qui se tiendra du 18 au 20 septembre prochain, a annoncé qu’il rendrait un hommage exceptionnel à Sir Jack Brabham.

    L’année 2026 marque en effet le centenaire de la naissance du champion australien, mais aussi le 60ème anniversaire de son troisième titre mondial de Formule 1. Un titre qui occupe une place unique dans l’histoire : il reste à ce jour le seul pilote à avoir été sacré champion du monde au volant d’une voiture de sa propre conception.

    Un ingénieur au volant

    Surnommé « Black Jack » pour son mutisme et sa détermination farouche, Brabham n’était pas qu’un pilote d’exception. C’était un innovateur technique de génie. Co-fondateur de l’écurie Brabham en 1960, il a révolutionné la discipline par son approche de l’ingénierie et du management. Son audace fut récompensée en 1979 lorsqu’il devint le premier pilote de F1 à être anobli.

    Un rassemblement historique de 50 voitures

    Pour marquer l’événement, le Duc de Richmond et ses équipes préparent un spectacle hors norme :

    • Une parade sur piste : Jusqu’à 50 voitures ayant marqué la carrière de Brabham défileront tout au long du week-end.
    • Des châssis mythiques : Outre ses monoplaces de championnat, on y retrouvera des modèles de tourisme et de sport porteurs du nom Brabham, pilotés en leur temps par des icônes comme Bruce McLaren, Graham Hill ou Jochen Rindt.
    • Une affaire de famille : Le projet est mené en étroite collaboration avec son fils, David Brabham, pour garantir une célébration fidèle à l’héritage familial.

    L’esprit de Goodwood

    Le lien entre Jack Brabham et le circuit de Goodwood remonte aux années 1950, à l’époque de ses tests sur Cooper-Alta. Le Duc de Richmond se souvient d’un homme qui, même à 70 ans passés lors de la réouverture du circuit en 1998, « n’avait rien perdu de sa combativité féroce » lorsqu’il reprenait le volant pour le Revival.

    Rendez-vous en septembre pour voir rugir à nouveau les moteurs Repco et honorer la mémoire de celui qui a prouvé que l’on pouvait être, à la fois, le meilleur ingénieur et le meilleur pilote du monde.

    Focus Technique : La Brabham BT19, l’outsider devenue reine

    En 1966, la Formule 1 change de dimension : la cylindrée autorisée double, passant de 1.5L à 3.0L. Alors que les ténors comme Ferrari ou Lotus s’épuisent à concevoir des moteurs complexes et fragiles, Jack Brabham mise sur la simplicité et la légèreté.

    Le génie du moteur Repco V8

    Faute de moteur dédié, Brabham se tourne vers Repco, un équipementier australien. Ensemble, ils adaptent un bloc en aluminium issu de la série (un Oldsmobile V8) pour la compétition.

    • Puissance : Environ 300 chevaux. C’était moins que les blocs Ferrari ou Maserati, mais le moteur était incroyablement fiable et léger.
    • Couple : Le V8 Repco offrait une plage d’utilisation très souple, un atout majeur sur les circuits sinueux.

    Un châssis « Old School » mais efficace

    Conçu par le génial ingénieur Ron Tauranac, le châssis de la BT19 restait fidèle au treillis tubulaire en acier, alors que la mode passait à la monocoque (initiée par Lotus).

    • Avantage : Une rigidité et une facilité de réparation inégalées.
    • Poids plume : Avec seulement 518 kg sur la balance, la BT19 affichait un rapport poids/puissance redoutable.

    Un exploit unique

    Au volant de cette monture, Jack Brabham remporte quatre Grands Prix consécutifs en 1966 (France, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Allemagne). En décrochant le titre mondial cette année-là, il signe un exploit que personne n’a réitéré en 60 ans : être sacré champion du monde sur une voiture portant son propre nom.


    Fiche technique abrégée :

    • Moteur : Repco 620 V8, 2 994 cm³
    • Transmission : Boîte manuelle Hewland à 5 rapports
    • Poids : 518 kg
    • Palmarès : Championne du monde des pilotes et des constructeurs 1966
  • Porsche 935 : L’icône du Groupe 5 à l’honneur pour les « 75 ans de Porsche Motorsport »

    Porsche 935 : L’icône du Groupe 5 à l’honneur pour les « 75 ans de Porsche Motorsport »

    À l’occasion du cinquantenaire de l’homologation de la mythique Porsche 935, le constructeur de Stuttgart lance une série de vidéos intitulée « Porsche Heritage Moments ». En cinq épisodes, Timo Bernhard (double vainqueur du Mans) et l’ingénieur de légende Norbert Singer reviennent sur la genèse et l’évolution de celle qui a terrorisé les circuits du monde entier dès 1976.

    Une réunion de famille inédite

    Pour la première fois, Porsche a rassemblé les cinq variantes clés de la lignée : de la version originale de 1976 à la radicale « Moby Dick », en passant par la surprenante « Baby ». Plus qu’une simple démonstration de puissance, cette série explore l’esprit de l’époque : une interprétation chirurgicale du règlement et une capacité d’innovation hors norme sous une pression constante.

    1976 : La naissance d’un monstre

    Tout commence avec la réglementation du Groupe 5. Développée sur la base de la 911, la 935 de 1976 a dû batailler lors des contrôles techniques de la FIA. Norbert Singer se remémore les échanges musclés pour faire accepter chaque élément de carrosserie élargi. À l’époque, sans radio, la communication entre le pilote et le stand reposait uniquement sur le ressenti et les panneaux de signalisation.

    L’évolution technique : Twin-Turbo et cure d’amincissement

    • La 935/77 : Elle marque l’arrivée de la technologie biturbo. En remplaçant le gros turbo unique par deux plus petits, Porsche a réduit le temps de réponse (turbo lag), offrant aux pilotes une puissance bien plus exploitable en sortie de courbe.
    • La 935 « Baby » : Conçue pour la catégorie 2 litres, cette version est un chef-d’œuvre de simplification. Tout ce qui n’était pas vital a été supprimé, jusqu’à percer des trous dans la clé de contact ! Avec son châssis tubulaire en aluminium, elle pesait sous la limite minimale, nécessitant un lest pour être conforme.

    « Moby Dick » : L’apothéose aérodynamique

    En 1978, Singer pousse le règlement dans ses derniers retranchements. La 935/78, surnommée « Moby Dick » pour sa silhouette allongée et sa robe blanche, était une pure machine de vitesse pour Le Mans. Avec ses culasses refroidies par eau et une puissance pouvant grimper jusqu’à 845 ch, elle a atteint 366 km/h dans la ligne droite des Hunaudières.

    Le laboratoire roulant

    Le dernier épisode lève le voile sur un prototype de 1977 ayant servi de base de test, notamment pour une tentative de record de vitesse à vélo avec Jean-Claude Rude. Une preuve supplémentaire que la 935 n’était pas seulement une bête de course, mais un véritable laboratoire technologique mobile.

    Retrouvez dès maintenant ces cinq épisodes sur la chaîne YouTube officielle de Porsche pour plonger dans les coulisses de l’une des voitures de course les plus victorieuses de l’histoire.

  • De la blague à la piste : Le break BMW M3 Touring prend le départ des 24H du Nürburgring 2026 !

    De la blague à la piste : Le break BMW M3 Touring prend le départ des 24H du Nürburgring 2026 !

    Souvenez-vous du 1er avril 2025. BMW M Motorsport publiait sur ses réseaux les images d’un délirant break de course destiné au GT3. On en riait, on en rêvait… mais personne ne pensait que Munich oserait franchir le pas. Un an plus tard, en ce mois de mars 2026, la blague est devenue une réalité de métal et de carbone : la BMW M3 Touring 24H est née et elle s’apprête à dévorer l’Enfer Vert.

    C’est une annonce qui prouve que les constructeurs savent encore écouter leur communauté. Avec plus de 1,6 million de vues et un engagement record, le « poisson d’avril » de l’an dernier a forcé la main des ingénieurs. Huit mois de développement intensif plus tard, la firme bavaroise présente un engin qui n’a plus rien d’une plaisanterie.

    Une M4 GT3 EVO dans un corps de déménageur

    Sous sa silhouette de break familial, la M3 Touring 24H cache en réalité les dessous de la redoutable M4 GT3 EVO. Les caractéristiques techniques sont identiques, mais les proportions changent la donne :

    • Longueur : + 200 mm par rapport à la M4 GT3.
    • Hauteur : + 32 mm (aileron arrière inclus).
    • Base : Châssis de série de la M3 Touring, lourdement modifié pour la compétition.

    Le véhicule fera ses débuts officiels dès le week-end prochain lors de la deuxième manche de la NLS (Nürburgring Langstrecken Serie), avant de s’attaquer au monument : les 24 Heures du Nürburgring, les 16 et 17 mai 2026.


    Une livrée « Spéciale Fans »

    Pour souligner le lien avec sa communauté, BMW a paré la voiture d’une livrée unique pour les courses de préparation. Elle arbore fièrement une sélection de commentaires postés par les fans sous la publication originale du 1er avril 2025.

    « Vous en avez rêvé, nous l’avons fait » : un slogan qui claque comme une décharge de turbo dans la ligne droite de Döttinger Höhe.


    Quatre pilotes d’élite pour le « Cochon de course »

    Engagée dans la catégorie SPX (réservée aux véhicules non homologués en GT3 standard), la M3 Touring sera exploitée par le team Schubert Motorsport. L’équipage a de quoi faire trembler le peloton :

    1. Jens Klingmann (Allemagne)
    2. Ugo de Wilde (Belgique)
    3. Connor De Phillippi (USA)
    4. Neil Verhagen (USA)

    Même si elle ne pourra pas jouer la victoire au classement général face aux M4 GT3 de la catégorie reine SP9, l’objectif est ailleurs : assurer le spectacle et démontrer qu’un break peut être aussi compétitif qu’un coupé.

    L’avis d’AUTOcult

    C’est le genre d’initiative qui redonne le sourire. Dans un monde automobile souvent trop sérieux et régi par les tableurs Excel, voir BMW transformer un délire de réseaux sociaux en un bolide de course de 600 chevaux est un immense cadeau fait aux passionnés. Nous serons au bord de la Nordschleife en mai pour voir ce « super-break » défier les lois de la physique.

  • Max Verstappen à l’assaut de l’Enfer Vert : Le programme 2026 est lancé !

    Max Verstappen à l’assaut de l’Enfer Vert : Le programme 2026 est lancé !

    On le savait passionné, on le savait boulimique de victoires, mais Max Verstappen passe aujourd’hui à la vitesse supérieure. Le triple (ou quadruple, selon les comptes de 2026) champion du monde de F1 vient de confirmer l’engagement de son équipe, Verstappen Racing, aux prochaines 24 Heures du Nürburgring (en mai) ainsi qu’au championnat NLS.

    Un « Reveal » à couper le souffle

    Fidèle à l’esprit Red Bull, la livrée de la voiture n’a pas été dévoilée sous les projecteurs d’un salon feutré. L’athlète allemand Max Manow a réalisé un saut en B.A.S.E. jump de 131 mètres à l’intérieur de la tour de refroidissement de Meppen pour révéler la robe de la bête : une Mercedes-AMG GT3 arborant fièrement les couleurs de la célèbre boisson énergisante.


    Une « Dream Team » pour la Nordschleife

    Pour sa première participation à la mythique classique de l’Eifel, Verstappen ne fait pas les choses à moitié. Si l’on pouvait s’étonner de le voir au volant d’une Mercedes-AMG alors qu’il court pour Red Bull en F1, c’est bien la structure Verstappen Racing qui opère avec le soutien officiel d’AMG Motorsport.

    L’équipage de la voiture n°3 a de quoi faire trembler la concurrence :

    PiloteNationalitéPalmarès / Statut
    Max Verstappen🇳🇱 NéerlandaisStar de la F1, vainqueur NLS9 (2025)
    Dani Juncadella🇪🇸 EspagnolExpert du GT3 et du DTM
    Jules Gounon🇦🇩 AndorranTriple vainqueur des 12h de Bathurst
    Lucas Auer🇦🇹 AutrichienPilote officiel Mercedes-AMG

    Le calendrier : Un agenda de ministre

    Max Verstappen cumulera son programme en Formule 1 avec une préparation rigoureuse sur la Nordschleife. Après avoir obtenu son permis « N » l’an dernier et remporté la course NLS9, il passera aux choses sérieuses dès ce mois-ci.

    • 21 Mars 2026 : Première apparition officielle en course lors de la NLS2.
    • Avril 2026 : Participations aux Qualifiers des 24h du Nürburgring.
    • Mai 2026 : Le point d’orgue, les 24 Heures du Nürburgring.

    « Le Nürburgring est un endroit spécial. Les 24 Heures sont sur ma « bucket list » depuis longtemps », a confié le pilote néerlandais. « Nous avons appris énormément l’an dernier lors de la NLS9, et avec Dani, Jules et Lucas, nous avons une équipe extrêmement solide pour viser le sommet. »

    La course sera diffusée en direct sur Red Bull TV et la chaîne YouTube de Red Bull Motorsports, promettant une audience record pour ce qui s’annonce déjà comme l’événement endurance de l’année.