Auteur/autrice : Rédaction

  • Clap de fin pour Afeela : Sony et Honda jettent l’éponge

    Clap de fin pour Afeela : Sony et Honda jettent l’éponge

    Le mariage entre le géant de l’électronique et le constructeur nippon ne portera pas ses fruits. Sony Honda Mobility a officiellement annoncé l’annulation du développement de l’Afeela 1, la berline électrique qui devait initialement fouler les routes dès cette année.

    Un effet domino industriel

    Cette décision brutale n’est pas un cas isolé. Elle fait suite au récent revirement stratégique de Honda, qui a annulé au début du mois de mars 2026 le lancement de trois modèles électriques prévus pour le marché américain. L’Afeela 1 devait être assemblée dans l’usine Honda de l’Ohio, partageant de nombreuses technologies avec ces modèles désormais enterrés.

    Sans les actifs et les plateformes techniques fournis par Honda, Sony Honda Mobility a admis ne plus avoir de « voie viable » pour commercialiser le véhicule. Le deuxième modèle de la marque, un SUV qui avait fait sensation au CES 2026, est lui aussi passé à la trappe.

    Un positionnement qui peinait à convaincre

    Au-delà des problèmes de production, l’Afeela 1 semblait déjà en difficulté face à la concurrence :

    • Prix élevé : Un ticket d’entrée à $89,900 aux Etats-Unis.
    • Fiche technique timide : Une autonomie limitée à environ 480 km et une puissance de 400 chevaux, des chiffres jugés « passables » pour le segment luxe.
    • Design clivant : Souvent critiquée pour son allure de voiture de jeu vidéo générique, la berline misait tout sur son interface numérique et ses aides à la conduite, négligeant peut-être l’émotion esthétique.

    Remboursement et avenir incertain

    Sony Honda Mobility a confirmé que tous les clients ayant versé un acompte pour réserver l’Afeela 1 seront intégralement remboursés. Si l’entité affirme vouloir continuer de discuter de futurs plans d’affaires, l’arrêt total des deux modèles phares ressemble fort à un point final pour cette coentreprise.

    L’analyse : Pourquoi Honda sacrifie son futur électrique (et Sony avec)

    L’annulation de l’Afeela 1 n’est que la partie émergée de l’iceberg. Le 12 mars 2026, Honda a secoué l’industrie en annonçant l’abandon de sa « Série 0 » (0 Series), une lignée de véhicules électriques (berline, SUV et Acura RSX) censée incarner le renouveau de la marque.

    Un gouffre financier sans précédent

    Le retrait est motivé par des chiffres vertigineux : Honda anticipe une perte nette annuelle — la première depuis son introduction en bourse en 1957 — avec une provision de 15,7 milliards de dollars (2,5 trillions de yens) liée à l’arrêt de ces programmes. En clair, Honda préfère payer une amende colossale aujourd’hui plutôt que de commercialiser des véhicules qui ne seraient pas rentables demain.

    Le retour en force de l’Hybride

    Face à un marché américain où la demande d’électriques ralentit et où les incitations fiscales ont été rabotées, Honda change son fusil d’épaule. La marque va désormais concentrer ses ressources sur :

    • Le développement d’une nouvelle plateforme hybride modulaire.
    • Le lancement d’un nouveau moteur V6 hybride pour ses modèles phares (Pilot, Passport, Ridgeline).
    • La survie commerciale face aux constructeurs chinois qui dominent désormais les coûts de production des batteries.

    L’impasse technologique pour Sony

    Pour Sony, c’est un constat d’échec cuisant. L’Afeela reposait entièrement sur l’architecture logicielle et matérielle de Honda. Sans les composants techniques du constructeur, Sony se retrouve avec un « cerveau » (ses écrans et son divertissement) mais plus de « corps » (le châssis et la batterie).

    Honda bat en retraite pour protéger sa survie financière, laissant Sony sur le carreau et rejoignant le club des acteurs (comme Apple) ayant sous-estimé la complexité de produire une voiture électrique rentable en 2026.

  • Le QR Code : Comment un employé de Toyota a changé le monde (et nos menus)

    Le QR Code : Comment un employé de Toyota a changé le monde (et nos menus)

    Aujourd’hui, il est partout : sur les tables des restaurants, les emballages de pièces détachées ou les affiches publicitaires. Mais saviez-vous que le QR Code (pour Quick Response) n’est pas né dans une agence de marketing de la Silicon Valley, mais dans les allées graisseuses d’une usine automobile japonaise ?

    L’étincelle sur un plateau de jeu de Go

    En 1994, Masahiro Hara, ingénieur chez Denso Wave (une filiale de Toyota), fait face à un casse-tête logistique. Les codes-barres traditionnels sont devenus trop limités. Pour suivre la production d’un moteur, il faut parfois scanner dix codes différents. La lecture est lente, et la moindre tache d’huile rend le code illisible.

    L’illumination survient lors d’une pause déjeuner. En observant un plateau de jeu de Go, Masahiro réalise que la disposition des pierres noires et blanches permet de coder une quantité massive d’informations dans un espace réduit. Le concept du code en deux dimensions (2D) est né.

    Conçu pour la survie en atelier

    Contrairement aux technologies grand public, le QR Code a été « forgé » pour l’industrie lourde. Ses caractéristiques techniques en font un outil de survie :

    • Correction d’erreur : Même si 30 % du code est arraché ou souillé par du cambouis, il reste lisible.
    • Vitesse de scan : Grâce aux trois carrés situés dans les coins (les « détecteurs de position »), le scanner sait instantanément dans quel sens lire l’information, peu importe l’angle.
    • Capacité : Là où un code-barre stocke 20 caractères, le QR Code peut en contenir 7 000.

    Le cadeau de Toyota au monde

    Le véritable coup de génie de Toyota et Denso Wave ne fut pas seulement technique, mais stratégique. Sentant le potentiel immense de l’invention, ils ont décidé de ne pas exercer leurs droits de brevet.

    En rendant la technologie libre de droits, Toyota a permis au QR Code de sortir des lignes de montage pour envahir le Japon, puis le reste de la planète. Initialement conçu pour suivre des plaquettes de frein, il est devenu le langage universel de la connexion entre le monde physique et le monde numérique.

  • Porsche Sonderwunsch : La résurrection de la « Phoenix Red » 911 S/T

    Porsche Sonderwunsch : La résurrection de la « Phoenix Red » 911 S/T

    Le département Sonderwunsch de Porsche vient de dévoiler une création unique qui jette un pont entre le passé glorieux de la marque en compétition et l’ingénierie moderne. Cette 911 S/T (type 992) « one-off » s’inspire directement d’une icône oubliée : la 911 S/T de 1972 ayant écumé le championnat Camel GT Challenge.

    De l’asphalte du Camel GT au garage suisse

    L’histoire commence avec un châssis de 1972 engagé par l’équipe canadienne Equipe de Course Marc Dancose. Faute de pouvoir obtenir une RSR d’usine, l’écurie avait confié une 911 S/T standard aux sorciers de Brumos Racing.

    Résultat : une bête de course à la robe Phoenix Red, reconnaissable entre mille par ses jantes arrière plus larges au design asymétrique. Après 27 courses intenses sur des circuits mythiques comme Sebring ou Daytona, sa carrière s’était arrêtée net sur un crash à Trois-Rivières en 1978. Ressuscitée des années plus tard par un collectionneur suisse, elle sert aujourd’hui de muse à sa descendante moderne.

    Un travail d’orfèvre signé Grant Larson

    Sous la direction du designer Grant Larson (père de la Carrera GT), la nouvelle 911 S/T réinterprète les codes de son aïeule sans tomber dans le plagiat :

    • Peinture à la main : La carrosserie arbore un dégradé complexe entre le Signal Yellow d’origine (visible sur le bouclier avant) et le flamboyant Phoenix Red.
    • Asymétrie volontaire : Clin d’œil au montage Brumos de l’époque, la voiture peut être équipée de flasques aérodynamiques Manthey Racing sur les roues arrière (pour l’exposition uniquement, ces pièces n’étant pas homologuées pour la route sur ce modèle).
    • Détails « Tabou » : Si la publicité pour le tabac est bannie en 2026, l’esprit du Camel GT survit. Le célèbre dromadaire — qui a ici « arrêté de fumer » — est brodé sur les appuie-tête, embossé sur la console centrale et projeté au sol par les portières.

    L’excellence du programme Sonderwunsch

    Cette réalisation n’est pas qu’un exercice de style ; elle démontre la capacité de Porsche à intégrer des requêtes ultra-spécifiques tout en conservant les standards de qualité de l’usine. Chaque tracé de circuit (Daytona, Lime Rock Park, etc.) est discrètement intégré dans l’habitacle, faisant de cette S/T une véritable pièce d’archive roulante.

  • Tapis de voiture, conseils pour bien le choisir

    Tapis de voiture, conseils pour bien le choisir

    Vous possédez une voiture et vous voulez la conserver en bon état plus longtemps ? Dans ce cas, pourquoi ne pas installer des tapis de voiture ? Ces accessoires très pratiques peuvent même se rendre indispensables. Mais parmi tous les modèles disponibles sur le marché, comment faire le bon choix ? Suivez notre guide complet sur le sujet.

    Pourquoi installer un tapis de voiture dans son véhicule ?

    Si vous utilisez votre voiture très régulièrement, vous avez certainement remarqué à quel point elle peut se salir rapidement. Lorsque vous vous asseyez, vous posez vos pieds sur le sol, ce qui apporte des saletés, de la boue… Si vous voulez éviter cela, il est nécessaire d’installer des tapis de voiture.

    Le tapis de voiture est un accessoire qui se pose très facilement sur le sol du côté conducteur, mais aussi du côté des passagers (avant et arrière). Il permet de protéger le véhicule de la saleté, mais aussi de l’humidité ainsi que de l’usure. En fonction des modèles, les tapis sont plus ou moins confortables et peuvent même être très élégants. Dans le cas où vous voudriez vendre votre voiture plus tard, sachez qu’elle gagnera en valeur puisqu’elle sera bien entretenue grâce aux tapis de voiture.

    Les critères pour bien choisir un tapis de voiture

    Pour choisir un tapis de voiture, il faut prendre en compte plusieurs critères essentiels :

    – La matière

    De nos jours, on retrouve un grand nombre de matériaux servant à concevoir des tapis de voiture. En fonction de la matière, le tapis sera plus ou moins robuste et résistant. Pour une protection optimale contre la boue et l’humidité ou même la neige, tournez-vous vers un tapis de sol en caoutchouc. En revanche, si vous préférez le confort et l’élégance, dans ce cas, le mieux sera de choisir un tapis textile qui est disponible en une multitude de modèles et de design.

    – Le modèle

    Le choix du bon modèle est essentiel. En effet, tous les tapis de voiture ne s’adaptent pas à toutes les voitures. Selon la marque du véhicule, certains modèles de tapis ne pourront pas être installés. Par conséquent, vérifiez bien si le tapis convient bien à votre voiture et n’hésitez pas à prendre les mesures pour ne pas faire le mauvais choix.

    – Le design

    Le dernier critère à prendre en compte est l’esthétique du tapis pour voiture. Un grand nombre de coloris, de styles et de motifs existent. Si vous ne trouvez pas le modèle qui vous convient, vous pouvez aussi opter pour un tapis sur-mesure dans la matière de votre choix et sur lequel vous pouvez faire broder un mot, un motif, votre prénom ou vos initiales.

    – La facilité d’entretien

    Idéalement sélectionnez un tapis de voiture facile à entretenir. De cette manière, vous gagnerez du temps au quotidien. La facilité d’entretien n’est pas le critère le plus important, mais il fait quand même partie des éléments à considérer lors de votre achat.

    Comment entretenir un tapis de voiture ?

    L’entretien d’un tapis de voiture n’est pas particulièrement compliqué, mais doit être fait régulièrement. Pour bien laver votre tapis, tout dépend de sa matière. Dans un premier temps, passez un coup d’aspirateur pour pouvoir enlever toute la poussière et les petits débris. Ensuite, vous pouvez frotter le tapis à l’aide d’une petite brosse souple et d’eau tiède savonneuse. Il ne vous reste plus qu’à le rincer et le laisser sécher complètement avant de pouvoir le réinstaller dans votre voiture. Certains modèles peuvent être lavés en machine et séchés au sèche-linge, mais attention ce n’est pas le cas de tous, alors vérifiez bien l’étiquette afin de savoir comment bien nettoyer vos tapis de voiture.

    Choisir un tapis de voiture dépend, comme vous avez pu le constater, de plusieurs critères. Par conséquent, prenez bien le temps de comparer plusieurs modèles pour trouver celui qui vous convient le mieux. Le tapis de voiture est un élément indispensable pour que votre voiture reste propre et entretenue plus longtemps. Maintenant que vous savez comment le choisir et l’entretenir, il ne vous reste plus qu’à trouver le bon modèle ou à choisir un tapis sur-mesure.

  • EXCLUSIF : Le gouvernement va lancer « Flash+ », l’abonnement radar illimité à 20 €/mois

    EXCLUSIF : Le gouvernement va lancer « Flash+ », l’abonnement radar illimité à 20 €/mois

    C’est une information confidentielle qui a fuité des couloirs de Bercy ce matin. À la recherche de nouvelles recettes pour combler le déficit public sans augmenter les impôts directs, le gouvernement s’apprête à lancer une première mondiale : un service de « streaming de contrôle routier ». L’idée ? Vendre aux automobilistes les photos prises par les radars automatiques, même lorsqu’ils respectent la limitation de vitesse.

    Fini l’époque où recevoir un courrier de l’ANTAI (Agence nationale de traitement automatisé des infractions) provoquait des sueurs froides. D’ici l’été 2025, le flash pourrait devenir un service « Premium » et, contre toute attente, un plaisir coupable.

    Le concept : « Monétiser le narcissisme automobile »

    Le projet, baptisé en interne « Narcisse 2025 », part d’un constat simple : les radars automatiques prennent des millions de clichés chaque année, mais seuls ceux dépassant la vitesse autorisée sont exploités. « C’est un gâchis de data phénoménal », explique une source proche du dossier au Ministère de l’Économie. « Nous disposons du plus grand réseau de photomatons de France, mais nous ne vendons les photos qu’aux ‘mauvais’ élèves. Pourquoi ne pas les vendre aux bons ? »

    Le principe est révolutionnaire : via une nouvelle application nommée Flash+, l’automobiliste souscrit un abonnement mensuel de 19,99 €.

    En échange, grâce à la lecture automatisée des plaques, il reçoit instantanément sur son smartphone toutes les photos de ses passages devant les radars, en Haute Définition, même s’il roule à 110 km/h sur l’autoroute ou à 50 en ville.

    Des filtres Instagram et un mode « Souvenir de vacances »

    Pour rendre l’offre attractive, l’État mise sur la « gamification ». L’application permettra d’appliquer des filtres sur vos clichés de radars tourelles :

    • Filtre « Vintage » : Pour un look « Gendarmerie des années 70 ».
    • Filtre « Dynamique » : Ajoute un flou artistique pour donner l’impression de vitesse, même si vous étiez à 78 km/h sur le périph’.
    • Option « Famille » : L’IA zoomera automatiquement sur le passager avant pour voir s’il sourit (ou s’il dort).

    « Les Français aiment leur voiture. Ils aiment se prendre en photo. Nous leur offrons des souvenirs de qualité professionnelle, calibrés par des machines de haute technologie, sous des angles inédits (souvent en plongée ou par l’arrière) », précise le dossier de presse qui a atterri sur notre bureau.

    L’objectif : 240 millions d’euros par an

    Le calcul de Bercy est implacable. Avec un parc automobile de 38 millions de véhicules, le gouvernement table sur une adoption rapide par les passionnés d’automobile, les VTC souhaitant prouver leurs trajets, et les influenceurs auto.

    Si seulement 1 million d’automobilistes (soit moins de 3 % du parc) souscrivent à l’offre à 20 €/mois, cela représente une manne financière de 240 millions d’euros par an. Une somme colossale qui rentrerait dans les caisses de l’État sans mettre une seule amende supplémentaire.

    Une option « Gold » à l’étude ?

    Selon nos informations, une formule « Flash+ Gold » à 49,99 €/mois serait déjà dans les cartons pour 2027. Elle inclurait l’envoi postal d’un tirage papier glacé encadré « Le Radar du Mois » et, rumeur folle (mais non confirmée), une « tolérance VIP » de 3 km/h supplémentaires offerte aux abonnés fidèles.

    Interrogée ce matin, la Sécurité Routière n’a pas souhaité confirmer la date de sortie, se contentant de rappeler que « la route se partage, mais les photos, ça se vend ».

    Rendez-vous sur les routes (et sur l’App Store) très bientôt. D’ici là, souriez, vous êtes filmés (gratuitement… pour l’instant).

  • Porsche 935 : L’icône du Groupe 5 à l’honneur pour les « 75 ans de Porsche Motorsport »

    Porsche 935 : L’icône du Groupe 5 à l’honneur pour les « 75 ans de Porsche Motorsport »

    À l’occasion du cinquantenaire de l’homologation de la mythique Porsche 935, le constructeur de Stuttgart lance une série de vidéos intitulée « Porsche Heritage Moments ». En cinq épisodes, Timo Bernhard (double vainqueur du Mans) et l’ingénieur de légende Norbert Singer reviennent sur la genèse et l’évolution de celle qui a terrorisé les circuits du monde entier dès 1976.

    Une réunion de famille inédite

    Pour la première fois, Porsche a rassemblé les cinq variantes clés de la lignée : de la version originale de 1976 à la radicale « Moby Dick », en passant par la surprenante « Baby ». Plus qu’une simple démonstration de puissance, cette série explore l’esprit de l’époque : une interprétation chirurgicale du règlement et une capacité d’innovation hors norme sous une pression constante.

    1976 : La naissance d’un monstre

    Tout commence avec la réglementation du Groupe 5. Développée sur la base de la 911, la 935 de 1976 a dû batailler lors des contrôles techniques de la FIA. Norbert Singer se remémore les échanges musclés pour faire accepter chaque élément de carrosserie élargi. À l’époque, sans radio, la communication entre le pilote et le stand reposait uniquement sur le ressenti et les panneaux de signalisation.

    L’évolution technique : Twin-Turbo et cure d’amincissement

    • La 935/77 : Elle marque l’arrivée de la technologie biturbo. En remplaçant le gros turbo unique par deux plus petits, Porsche a réduit le temps de réponse (turbo lag), offrant aux pilotes une puissance bien plus exploitable en sortie de courbe.
    • La 935 « Baby » : Conçue pour la catégorie 2 litres, cette version est un chef-d’œuvre de simplification. Tout ce qui n’était pas vital a été supprimé, jusqu’à percer des trous dans la clé de contact ! Avec son châssis tubulaire en aluminium, elle pesait sous la limite minimale, nécessitant un lest pour être conforme.

    « Moby Dick » : L’apothéose aérodynamique

    En 1978, Singer pousse le règlement dans ses derniers retranchements. La 935/78, surnommée « Moby Dick » pour sa silhouette allongée et sa robe blanche, était une pure machine de vitesse pour Le Mans. Avec ses culasses refroidies par eau et une puissance pouvant grimper jusqu’à 845 ch, elle a atteint 366 km/h dans la ligne droite des Hunaudières.

    Le laboratoire roulant

    Le dernier épisode lève le voile sur un prototype de 1977 ayant servi de base de test, notamment pour une tentative de record de vitesse à vélo avec Jean-Claude Rude. Une preuve supplémentaire que la 935 n’était pas seulement une bête de course, mais un véritable laboratoire technologique mobile.

    Retrouvez dès maintenant ces cinq épisodes sur la chaîne YouTube officielle de Porsche pour plonger dans les coulisses de l’une des voitures de course les plus victorieuses de l’histoire.

  • Louis Renault : Du Mécanicien Surdoué au Patron Autoritaire

    Louis Renault : Du Mécanicien Surdoué au Patron Autoritaire

    Pour ce neuvième volet de notre série sur les grands hommes de l’automobile, AUTOcult.fr vous présente Louis Renault. Loin du faste d’un Bugatti ou de l’aura médiatique d’un Citroën, Louis Renault est la figure de l’ingénieur autodidacte, du mécanicien au génie précoce qui a bâti un empire sur son seul talent et son caractère intransigeant. Son histoire est celle d’un homme qui a transformé un petit atelier en une des plus grandes entreprises de France, mais dont l’héritage reste complexe et sujet à controverses.

    Le Génie Précoce et l’Invention Audacieuse

    Louis Renault est né en 1877 à Paris, dans une famille aisée de la bourgeoisie. Son enfance est loin des bancs de l’école. Rêveur et passionné de mécanique, il passe la majeure partie de son temps dans l’atelier familial, où il apprend sur le tas. Il préfère les machines à l’étude, et se montre d’une habileté et d’une ingéniosité hors normes. Sa grande passion est l’automobile, et il a un rêve : inventer une voiture qui soit à la fois simple, efficace et accessible. À 21 ans, en 1898, il réalise une invention qui va marquer son entrée dans l’histoire de l’automobile : la prise directe. Sur la base d’un tricycle De Dion-Bouton, il conçoit une boîte de vitesses à trois rapports avec une marche arrière. Ce système, qui permet de rouler en troisième vitesse sans utiliser l’embrayage, est une révolution pour l’époque.

    Cette invention est le point de départ de son aventure. Ses frères aînés, Marcel et Fernand, convaincus par son génie, financent la création de la société Renault Frères en 1899. Les premières commandes affluent. Le tricycle modifié devient le Type A, et le succès est immédiat. C’est le début d’une success-story industrielle qui va faire de Louis Renault une figure majeure de l’industrie française.


    La Compétition et la Poussée Industrielle

    Les frères Renault se lancent dans la compétition automobile, persuadés que la course est le meilleur moyen de tester la fiabilité de leurs voitures et de faire connaître la marque. Les victoires de Marcel Renault au Paris-Trouville ou au Paris-Vienne forgent la réputation de robustesse des Renault. Mais le destin frappe durement la famille en 1903, lorsque Marcel trouve la mort lors de la terrible course Paris-Madrid.

    Cette tragédie ne freine pas Louis. Au contraire, elle le pousse à redoubler d’efforts. Après le retrait de Fernand en 1908, Louis se retrouve seul à la tête de l’entreprise, rebaptisée Société des Automobiles Renault. Il met en place des méthodes de production modernes, s’inspirant des usines américaines. Le petit atelier de Boulogne-Billancourt se transforme en une immense usine. Le génie de Louis Renault ne se limite pas à la voiture de tourisme. Il est un innovateur tous azimuts, produisant des camions, des autobus, des taxis, et même des moteurs pour l’aviation. Pendant la Première Guerre mondiale, son entreprise est réquisitionnée et il met son talent au service de l’effort de guerre. Il est l’inventeur du char d’assaut léger FT-17, une invention qui s’avérera décisive pour la victoire.


    Un Patron Autoritaire et un Héritage Controversé

    Louis Renault est un homme de caractère, à la fois solitaire, secret et autoritaire. Il est un patron exigeant, qui ne supporte ni les contestations ni l’échec. Il dirige son entreprise d’une main de fer, imposant sa vision à tous les niveaux. Surnommé le « Père La Morale » par ses ouvriers, il est connu pour ses coups de colère et sa sévérité. Cette attitude, à la fois admirée pour sa rigueur et crainte pour son intransigeance, lui vaudra la réputation d’être un patron difficile.

    Sa personnalité complexe et sa proximité avec certains régimes politiques, notamment le régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale, assombriront son héritage. Accusé de collaboration économique, il est arrêté à la Libération en 1944 et incarcéré à la prison de Fresnes. Affaibli et malade, il y meurt quelques semaines plus tard, sans avoir été jugé. Son entreprise est nationalisée par l’État français, un geste qui marque la fin d’une ère.

    L’Héritage Industriel et le Mythe de l’Autodidacte

    Malgré les controverses, l’héritage industriel de Louis Renault est immense. Il a bâti de ses propres mains un empire de la mobilité, posant les fondations de l’industrie automobile française. Il est un précurseur de la production en série et de la diversification des activités industrielles. Ses inventions, de la prise directe au char FT-17, sont la preuve de son génie mécanique.

    Louis Renault restera comme le symbole de l’ingénieur autodidacte, du mécanicien surdoué qui a su transformer une passion d’enfance en une force industrielle mondiale. Son histoire est celle d’un homme qui, malgré ses défauts et les polémiques, a marqué de son empreinte l’histoire de l’automobile et de l’industrie française.

  • Ferrari Luce : Mazda éteint la lumière (au moins au Japon)

    Ferrari Luce : Mazda éteint la lumière (au moins au Japon)

    Trouver le nom d’une nouvelle voiture est un exercice de haute voltige. Il faut que ce soit évocateur, international et, surtout, que personne d’autre ne l’ait déjà pris. Pour sa toute première Ferrari 100 % électrique, la firme au Cheval Cabré avait choisi « Luce » (la lumière, en italien). Problème : Mazda vient de rallumer ses propres archives pour bloquer le passage.

    L’affaire, révélée ce 19 mars 2026, est un cas d’école de droit de la propriété intellectuelle. Ferrari pensait avoir blindé son dossier en enregistrant le nom auprès de l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) et de l’EUIPO (pour l’Europe). Mais c’était sans compter sur la réactivité — ou la malice — de Mazda.

    Le hold-up juridique de Mazda

    Au Japon, les règles sont strictes : le droit national l’emporte souvent sur les dépôts internationaux. Mazda, qui a commercialisé la Mazda Luce (connue chez nous sous le nom de 929) jusque dans les années 90, a profité d’une faille. Trois semaines seulement après que le nom de la future Ferrari a fuité, le constructeur d’Hiroshima a redéposé le nom « Luce » auprès du bureau des brevets japonais.

    Résultat ? Ferrari a le droit d’appeler sa merveille électrique « Luce » partout dans le monde, sauf sur l’un des marchés les plus lucratifs pour les voitures de luxe : le Japon.

    L’analogie du jour : C’est un peu comme si le maire de votre ville vous autorisait à faire une sortie scolaire (l’OMPI), mais que votre mère vous interdisait de franchir le pas de la porte (le droit national). Le maire a beau être important, c’est maman qui décide à la maison.


    Ferrari et les noms : Une longue histoire de « partage »

    Ce n’est pas la première fois que Maranello se frotte aux services juridiques de ses confrères. Ferrari a une tendance historique à choisir des noms qui résonnent déjà ailleurs.

    Voici un petit florilège des « doublons » célèbres :

    Modèle Ferrari« L’autre » propriétaire du nom
    Ferrari 208 / 308Peugeot (qui possède le « 0 » central pour les autos)
    Ferrari CaliforniaVolkswagen (Le célèbre camping-car)
    Ferrari MonzaOpel (Le coupé des années 80)
    Ferrari DaytonaDodge (La version musclée des années 80)
    Ferrari FFJensen (Le break de chasse anglais des années 60)

    On se souvient également que Porsche avait dû renommer sa 901 en 911 car Peugeot avait menacé de faire valoir ses droits sur tous les nombres de trois chiffres avec un zéro au milieu. Ferrari, plus diplomate (ou plus influent), avait obtenu à l’époque une dérogation de la part du Lion pour ses modèles.


    Et maintenant ?

    Ferrari se retrouve face à un dilemme : changer le nom de sa révolution électrique au dernier moment, l’appeler différemment uniquement pour le marché japonais, ou sortir le carnet de chèques pour racheter le nom à Mazda. À Maranello, on affirme que le dépôt de l’OMPI vieux de dix ans devrait suffire, mais les experts juridiques sont sceptiques.

    Une chose est sûre : pour une voiture censée apporter la « lumière » sur l’avenir électrique de la marque, le lancement commence dans une zone d’ombre assez inattendue.

  • Coupé-Cabriolet : Splendeur et déclin de la « folie du toit rigide »

    Coupé-Cabriolet : Splendeur et déclin de la « folie du toit rigide »

    Aujourd’hui, si vous voulez rouler les cheveux au vent sous un toit en dur, la Mazda MX-5 RF fait figure de dernière des Mohicans. Pourtant, il y a vingt ans, le marché croulait sous les « CC ». Entre ingénierie de pointe, nostalgie française et crash industriel, retour sur l’époque où les cabriolets préféraient le métal à la toile.

    Tout a commencé par un coup de tonnerre venu de Stuttgart. En 1994, Mercedes-Benz dévoile un concept de roadster doté d’un toit électrohydraulique baptisé « Vario roof ». L’idée ? Transformer un coupé hermétique en un roadster pur jus en seulement 25 secondes.

    Mercedes SLK : L’étincelle de 1996

    Le succès insolent de la Mazda MX-5 (NA) avait piqué l’orgueil de Mercedes. Sous la direction du grand Bruno Sacco, l’équipe de design — incluant un certain Michael Mauer, futur patron du style Porsche — mise sur un argument de vente unique : la fin du compromis.

    Commercialisée en 1996, la SLK est un carton immédiat. Alors que la marque espérait en vendre 30 000 par an, elle en écoule 55 000 dès la première année complète. Le toit rigide rassure, isole et offre une ligne de coupé élégante. La machine est lancée.


    Peugeot 206 CC : Le peuple veut du soleil

    Le vent de la révolte vient de France. En 1998, Peugeot présente le concept « 2-0-Heart ». Le designer Murat Günak (qui avait travaillé sur la SLK, tiens donc…) insiste : ce n’est pas une copie.

    Peugeot rappelle à qui veut l’entendre que la marque est la pionnière du genre avec l’Eclipse 401 de 1934, fruit du génie de Georges Paulin. En 2000, la 206 CC déboule sur le marché. Moins agile qu’une berline mais infiniment plus désirable, elle séduit 70 000 acheteurs en un an. C’est la démocratisation totale du toit escamotable.


    2006 : L’âge d’or (et le début de la fin)

    À la mi-2000, ne pas avoir de « CC » dans sa gamme est une faute professionnelle. Tout le monde s’y met, créant une véritable foire à l’ingénierie :

    • Les citadines : Nissan Micra C+C, Mitsubishi Colt CZC, Opel Tigra TwinTop.
    • Les compactes : Renault Mégane CC, Ford Focus CC, Opel Astra TwinTop, VW Eos.
    • Le luxe : BMW Série 3 (E93), Volvo C70.

    En 2006, les analystes prédisent un marché mondial de 1,3 million de cabriolets par an pour 2010. Ils n’avaient pas prévu deux séismes majeurs.

    Le double coup de grâce

    1. La crise de 2008 : Le crash financier mondial refroidit brutalement l’envie d’acheter des « voitures-plaisir ». Les sous-traitants spécialisés (Pininfarina, Heuliez, Karmann) sont les premiers à sombrer.
    2. L’invasion SUV : Le public délaisse soudainement le romantisme du cabriolet pour la position de conduite haute et l’aspect sécuritaire des crossovers.

    Presque aussi vite qu’elle avait commencé, la mode du coupé-cabriolet s’éteint. Le surpoids des mécanismes (souvent plus de 100 kg), la complexité de l’entretien et l’amputation drastique du volume du coffre finissent par avoir raison du segment.


    L’avis d’AUTOcult

    Le Coupé-Cabriolet était une parenthèse enchantée, une époque où l’on osait l’absurde pour le plaisir des yeux. Aujourd’hui, la toile a repris ses droits pour sa légèreté, et le SUV règne en maître. Mais croiser une 206 CC ou une SLK en train de « décapoter » au feu rouge reste un spectacle mécanique que les écrans géants de nos voitures modernes ne remplaceront jamais.

  • HVO100 : Le « Diesel Vert » est-il le carburant miracle que nous attendions ?

    HVO100 : Le « Diesel Vert » est-il le carburant miracle que nous attendions ?

    Alors que le moteur thermique est poussé vers la sortie, une solution de transition gagne du terrain : le HVO100. Ce biocarburant, déjà utilisé par les géants du transport comme TotalEnergies depuis 2020, débarque progressivement dans nos stations. Promesse d’une réduction massive de CO2 sans changer de voiture, le HVO100 est-il trop beau pour être vrai ?

    Qu’est-ce que le HVO100 ?

    Le HVO100 (Hydrotreated Vegetable Oil) est un carburant de synthèse 100 % renouvelable. Contrairement au « biodiesel » classique (EMAG) que l’on trouve mélangé à la pompe (le B7 ou B10), le HVO est obtenu par hydrotraitement.

    On utilise des huiles végétales durables ou, de plus en plus, des déchets (huiles de cuisson usagées, graisses animales, résidus forestiers). Le résultat est un hydrocarbure paraffinique très pur, dont la structure chimique est quasiment identique à celle du gazole fossile, mais sans le soufre ni les composés aromatiques.


    Peut-on vraiment l’utiliser sans risque ?

    C’est la grande force de ce carburant : il est « Drop-in ». Cela signifie qu’il est totalement miscible avec le diesel fossile. Vous pouvez mélanger, alterner ou passer au 100 % HVO sans aucune modification mécanique.

    La norme EN15940

    Pour savoir si votre véhicule est compatible, il faut vérifier s’il accepte la norme EN15940.

    • Poids lourds : La quasi-totalité des motorisations Euro VI (Volvo, Scania, MAN, Renault Trucks, etc.) sont validées.
    • Voitures particulières : La plupart des moteurs Diesel modernes (groupe Volkswagen, BMW, Stellantis, Ford) sont désormais compatibles. De nombreux constructeurs ont apposé un petit logo « XTL » à l’intérieur de la trappe à carburant.

    Caractéristiques et Performances

    CaractéristiqueGazole Fossile (B7)HVO100
    Indice de Cétane~ 5170 à 90 (Combustion plus efficace)
    Réduction CO2Référence– 60 % à – 90 %
    Tenue au froidJusqu’à -15°CJusqu’à -32°C
    StabilitéSensible à l’oxydationTrès stable (idéal pour le stockage long)

    Avantages et Inconvénients

    Les points forts

    • Bilan Carbone : Une réduction drastique des gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vie (du champ à la roue).
    • Qualité de l’air : La combustion est plus « propre ». On note une baisse des émissions de particules fines (jusqu’à -30 %) et de monoxyde de carbone.
    • Agrément de conduite : Grâce à un indice de cétane très élevé, le moteur est souvent plus silencieux, démarre mieux à froid et s’encrasse moins (moins de dépôts dans les injecteurs et le FAP).
    • Logistique : Pas besoin de changer de cuve ou de pompe. Il peut être stocké sans risque de dégradation liée à l’humidité, contrairement au biodiesel classique.

    Les points faibles

    • Le Prix : C’est le principal frein. En raison d’un coût de production plus élevé et d’une fiscalité pas encore toujours avantageuse, il est généralement plus cher que le gazole standard à la pompe.
    • Disponibilité : Si les flottes professionnelles (BTP, agriculture, transport) y ont largement accès, le réseau de stations-service publiques est encore en cours de déploiement en 2026.
    • Origine des matières premières : La vigilance reste de mise sur la provenance des huiles (éviter l’huile de palme liée à la déforestation) pour garantir un réel bénéfice écologique.

    L’avis d’AUTOcult

    Le HVO100 est sans doute la solution la plus intelligente pour décarboner immédiatement le parc circulant de véhicules Diesel sans forcer les propriétaires à changer de voiture. C’est une énergie de transition « transparente » pour l’utilisateur, à condition que l’écart de prix à la pompe reste acceptable.

  • Lamborghini Miura « Born Incomparable » : Le Taureau fête 60 ans de perfection à Sant’Agata

    Lamborghini Miura « Born Incomparable » : Le Taureau fête 60 ans de perfection à Sant’Agata

    Il y a soixante ans, le monde découvrait un châssis nu au Salon de Turin. Quelques mois plus tard, la Miura naissait, changeant à jamais la définition de la voiture de sport. En ce mois de mars 2026, le Musée Lamborghini de Sant’Agata Bolognese inaugure « Born Incomparable », une exposition magistrale dédiée à celle qui reste, pour beaucoup, la plus belle voiture de tous les temps.

    Pour Lamborghini, 2026 n’est pas une année comme les autres. C’est le jubilé de la Miura (1966-2026). Jusqu’en janvier 2027, le musée officiel retrace l’épopée de ce chef-d’œuvre né de l’audace de jeunes ingénieurs et du génie esthétique de Marcello Gandini (Bertone).

    L’anatomie d’une révolution

    Le parcours de l’exposition commence par un retour aux sources fascinant : le châssis original de 1965. À l’époque, Ferruccio Lamborghini l’avait exposé sans carrosserie pour prouver la supériorité technique de sa marque. Avec son V12 monté en position transversale arrière, ce cadre de seulement $120 \text{ kg}$ a redéfini l’architecture des super-sportives modernes.

    À ses côtés, les visiteurs peuvent admirer une Miura P400 S, l’évolution de 1966 qui portait la puissance à 370 chevaux, consolidant le statut de « prophète » du moteur central.


    Les Licornes de Sant’Agata : Roadster et SVJ

    L’exposition réussit le tour de force de réunir deux exemplaires parmi les plus rares au monde :

    • La Miura Roadster (1968) : Une pièce unique, sans toit ni fenêtres, conçue comme une sculpture roulante pour le Salon de Bruxelles. Sa livrée « Sky Blue » et son intérieur en cuir blanc sont restés légendaires.
    • La Miura SVJ : Inspirée par la mythique « Jota » de test développée par Bob Wallace en 1970, la SVJ est la version la plus extrême et la plus recherchée par les collectionneurs, reprenant des solutions techniques issues de la compétition.

    Un pont entre les époques

    Le musée ne se contente pas de regarder dans le rétroviseur. L’exposition montre comment l’ADN de la Miura irrigue encore le design actuel de Lamborghini :

    Modèle HommageDescription
    Miura Concept (2006)L’étude de style de Walter de’ Silva qui réinterprétait les lignes fluides des années 60 sur une base moderne.
    Aventador Ultimae « Miura Omaggio »Le tout dernier exemplaire de l’Aventador Roadster, configuré par le programme Ad Personam pour ressembler trait pour trait au Roadster de 1968.

    L’art de l’explosion : Fabian Oefner

    Pour compléter cette immersion, l’œuvre « Disintegrating X – Miura » de l’artiste Fabian Oefner est exposée à l’échelle 1:1. Ce travail titanesque, qui a nécessité deux ans de photographie composant par composant, donne l’impression que la Miura explose dans les airs, révélant chaque pignon et chaque vis de sa mécanique complexe.


    Agenda : Le rendez-vous d’Imola

    Les célébrations ne s’arrêtent pas aux murs du musée. Le département Polo Storico organise un tour exclusif du 6 au 10 mai 2026 à travers l’Italie du Nord, qui se terminera en apothéose lors de la Lamborghini Arena sur le circuit d’Imola les 9 et 10 mai.

    « Pour Lamborghini, la Miura a représenté une révolution extraordinaire. Avec cette exposition, nous voulons offrir aux passionnés la chance de redécouvrir son rôle fondamental dans l’ADN de notre marque. »

    Federico Foschini, Chief Marketing and Sales Officer.

  • Fin de mission pour la « Landy » : l’Armée britannique met ses Land Rover à la retraite

    Fin de mission pour la « Landy » : l’Armée britannique met ses Land Rover à la retraite

    C’est une page d’histoire qui se tourne avec le fracas d’une portière de Defender. Après plus de 70 ans de bons et loyaux services, le ministère de la Défense britannique (MoD) a officiellement lancé, ce 20 mars 2026, le processus de retrait de sa flotte iconique de Land Rover. La « bête de somme » des soldats de Sa Majesté s’apprête à passer le relais à une nouvelle génération de véhicules.

    Le 19 mars 2026, au camp de Bovington (le sanctuaire des blindés outre-Manche), le ministre Luke Pollard a donné le coup d’envoi du programme LMV (Light Mobility Vehicle). L’objectif : identifier le successeur technologique d’un véhicule qui, depuis les années 50, a tout fait, tout vu et tout enduré.

    Un soldat de 70 ans au CV impressionnant

    Le Land Rover n’était pas qu’un simple moyen de transport pour l’armée britannique ; c’était un outil multifonction. Qu’il s’agisse de patrouilles dans le désert, de liaisons de commandement ou de transport de troupes, la silhouette de la « Landy » est devenue indissociable de l’imagerie militaire du Royaume-Uni.

    En 2025, plus de 5 000 exemplaires étaient encore en service actif, preuve d’une robustesse que l’électronique moderne peine parfois à égaler. Mais l’évolution des menaces et des besoins impose aujourd’hui une modernisation radicale.


    Les versions les plus folles : quand le Land Rover mutait

    Au fil des décennies, le génie militaire britannique a transformé le Land Rover en engins parfois improbables. L’exposition à Bovington a rappelé quelques-unes de ces pépites :

    • Le « Pink Panther » (Série IIA) : Peint en rose (une couleur offrant un camouflage optimal au crépuscule dans le désert), ce modèle était le bras armé du SAS pour la reconnaissance à longue distance.
    • Le Centaur V8 : Une tentative audacieuse de croisement entre un 4×4 et un char d’assaut, utilisant les chenilles du tank léger Scorpion.
    • Le SIIA 109″ Amphibie : Un prototype capable de passer de la route à la mer pour les débarquements.
    • L’Ambulance Série IIA : Un classique capable de transporter quatre brancards et un infirmier au plus près du front.

    2030 : L’horizon de la relève

    Le départ à la retraite ne sera pas immédiat pour tous les exemplaires, mais le compte à rebours est lancé. Le programme LMV doit permettre de livrer les premiers nouveaux véhicules aux soldats d’ici 2030.

    « Je tire aujourd’hui le coup d’envoi de la compétition pour le remplacement de cette flotte. Nous cherchons un véhicule moderne pour nos troupes, tout en faisant de la défense un moteur de croissance pour les entreprises basées au Royaume-Uni. » — Luke Pollard, Ministre de l’Industrie de Défense.

    Si le futur remplaçant promet d’être plus connecté, plus sûr et plus efficace, il aura fort à faire pour égaler le capital sympathie et l’âme de celle que les soldats appellent simplement la « Landy ». Une chose est sûre : pour les collectionneurs et les amateurs de surplus militaire, les années à venir s’annoncent passionnantes.