Auteur/autrice : Rédaction

  • Où en est Volkswagen ?

    Où en est Volkswagen ?

    S’il ne fallait garder qu’un unique gros titre de l’actualité automobile de l’année 2015, ce serait forcément « l’affaire Volkswagen ». Un peu plus de trois mois après la révélation d’une tricherie visant à passer les tests d’homologation américain, le point sur ce que l’on sait…

    Le 10 décembre, Hans-Dieter Pötsch – nouveau président de la marque Volkswagen – affirmait : « Aucune transaction commerciale ne justifie d’outrepasser la loi et la morale liée. » Une mince déclaration pour justifier la suspension de neuf cadres…

    Dans un communiqué, le groupe avouait : « ça n’a pas été une erreur isolée, mais plutôt une chaine d’erreurs qui ont été autorisées à se produire. Le point de départ était une décision stratégique de lancer une vaste campagne sur les véhicules diesel aux États-Unis en 2005. Initialement, il a été impossible de respecter les normes requises en termes de NOx aux États-Unis sur les moteurs EA 189 en prenant en compte le temps et le budget alloués. Cela a mené à l’introduction du logiciel qui a permis d’ajuster les niveaux d’émissions des NOx selon que le véhicule soit sur route ou sur banc. Ensuite, lorsqu’un processus technique effectif a été disponible pour réduire les émissions de NOx, il n’a pas été utilisé dans toute la mesure du possible. Au contraire, le logiciel en question a permis à l’additif de traitement de gaz d’échappement « AdBlue » d’être injecté en quantité variable afin que les valeurs de NOx soient particulièrement basses en phase de test, mais significativement plus élevées lorsque les véhicules étaient sur route. »

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    Mais au-delà de la centaine de téraoctets collectée et analysée, il fallait faire tomber des têtes… Faire tomber des têtes pour affirmer un changement d’état d’esprit dans une société qui se révèle elle-même. Ce même 10 décembre, Volkswagen envoie un communiqué dans lequel il est écrit : « Des faiblesses dans certains processus (…) Une attitude de la part de certains employés qui consistait à tolérer les infractions à la loi dans certains départements de l’entreprise (…) Il est évident que par le passé, les déficiences dans les processus ont favorisé les manquements de la part de certains individus. »

    Comment un groupe comme Volkswagen a-t-il pu en arriver à un tel acte ?

    Depuis le début des années 1970, le Environmental Protection Agency (EPA) américain a introduit des standards d’émissions de plus en plus draconiens pour les véhicules légers. Faciles à atteindre durant des années et des années, ces tests obligeaient les constructeurs à progresser continuellement pour proposer des produits de moins en moins polluants…

    Pour l’année-modèle 2004, l’homologation est devenue beaucoup plus contraignante. Les autorisations d’émissions d’oxydes d’azote ont baissé de 94 %, de 1,25 à 0,07 gramme par mile.

    À cette époque, l’agence américaine avait l’ambition de tuer le NOx venant des pots d’échappement et des cigarettes après une série d’études montrant l’implication de ces composés chimiques dans les maladies cardiovasculaires et respiratoires, menant vers des décès prématurés.

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    Ces nouveaux standards furent un incroyable défi pour tous les constructeurs automobiles engagés sur le marché américain. Premier visé : le groupe Volkswagen qui était en train de tenter une offensive avec ses moteurs TDI…

    À cette époque, les marques allemandes faisaient la publicité de la technologie Diesel pour profiter de davantage de couple et d’une autonomie plus importante qu’avec l’essence traditionnelle. En contrepartie, les émissions d’oxydes d’azote sont supérieures…

    C’est là que les marchés européens et américains sont très différents. En Europe, où ces normes gouvernementales ne sont pas aussi strictes, le marché du Diesel dépasse les 50 %… De l’autre côté de l’Atlantique, il n’atteint pas 5 % !

    Au début du millénaire, face au défi proposé par l’EPA, les rivaux de Volkswagen se retirent… Mazda, Honda, Nissan et Hyundai changent leur plan et abandonnent leurs ambitions de vendre des moteurs Diesel aux États-Unis.

    Pour ces constructeurs asiatiques, le défi proposé nécessitait trop d’investissements pour préserver des performances convenables. Ils ont tous quitté le marché du Diesel.

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    Chez Volkswagen, ce défi s’est transformé en opportunité. Sa nouvelle génération de moteurs Diesel a été mise sur le marché en 2008… Après avoir été décerné à trois modèles hybrides de Mercury, Toyota et Chevrolet, le trophée Green Car of the Year tombait dans l’escarcelle du Groupe Volkswagen en 2009 pour la Volkswagen Jetta TDI « Clean Diesel » et en 2010 pour l’Audi A3 TDI « Clean Diesel ».

    Cette réussite n’était pourtant pas le résultat de progrès environnementaux. Ce succès avait une raison principale : l’adoption d’un logiciel qui modifiait le comportement du moteur pour passer les tests américains.

    Lorsque les autorités américaines recevaient les voitures pour l’homologation, les TDI émettaient beaucoup moins que « dans la vraie vie »… Loin des procédures habituelles, les émissions de NOx dépassaient pourtant les valeurs autorisées de près de 40 fois.

    Après la révélation, de multiples enquêtes ont été menées en interne et en externe. Tout le monde se souvient du patron de Volkswagen USA s’autorisant un « We totally screwed up »… (D’ailleurs, Michael Horn est l’un des seuls cadres directement impliqués à avoir conservé son poste) Mais il en fallait plus pour expliquer les problèmes du groupe allemand et proposer rapidement une solution.

    Lors des auditions, les enquêteurs ont cru comprendre que seuls quelques ingénieurs étaient impliqués et que la décision n’avait pas été prise par l’entreprise… Mais, quelques semaines plus tard, Hans-Gerd Bode – tout juste nommé Directeur de la Communication du Groupe Volkswagen – modifiait l’angle d’attaque. Dans Newsweek, il affirmait : « Nous avons eu des plaintes de personnes qui disaient qu’elles avaient essayé d’avertir leur hiérarchie à ce sujet. Ça a été vérifié par nos enquêteurs externes. »

    Le résultat de ces investigations montre qu’une cinquantaine de personnes de Wolfsburg a avoué savoir qu’un programme lié aux émissions était implémenté dans les voitures. Ces cinquante personnes ont bénéficié d’une amnistie, réservée aux non-cadres, pour faire progresser les recherches.

    Ce déballage sur la place publique a autorisé quelques experts à analyser la vie à l’intérieur du Groupe Volkswagen… La culture de l’entreprise, autrefois citée en exemple pour sa performance industrielle et salariale avec de mirobolants bonus de fin d’année, est devenue une référence « d’autocratie » pour Ferdinand Dudenhöffer, directeur du centre de recherche de l’Université de Duisburg-Essen. « Volkswagen est complètement différent des autres constructeurs automobiles. Ce n’est pas démocratique, c’est autocratique. C’est un système qui est concentré sur ses racines et Wolfsburg. Il n’y a pas de globalité dans sa manière de penser. »

    (Comme si les autres constructeurs étaient démocratiques)

    Il est encore difficile d’évaluer le nombre d’employés impliqués… Quelques cadres, dont le patron du groupe et héritier désigné Martin Winterkorn, ont déjà été suspendus. Surtout, il sera difficile de trouver celui qui a émis l’idée de créer le code, celui qui l’a autorisé et celui qui l’a écrit, au milieu des centaines de millions de lignes qui composent la partie logicielle d’une voiture ! Car il est fort probable qu’il ne soit même pas un salarié de Volkswagen et qu’il suive tout ça, avec le sourire, loin de Wolfsburg ou de Washington.

    Reste que si la tricherie est avérée, les clients attendent encore une solution.

    Mi-décembre, le Groupe Volkswagen a présenté à l’Autorité Fédérale Allemande des Transports (KBA) les mesures qui vont être appliquées pour les moteurs diesel EA189 1,2, 1,6 et 2,0 litres. Après un examen approfondi, la KBA a entièrement validé l’ensemble des mesures. Les propriétaires de véhicules (dans le monde entier) seront bientôt informés sur les prochaines étapes. Afin que les mesures correctives soient réalisées rapidement, Volkswagen commencera la mise en œuvre dès le début de l’année 2016. On attend désormais les tests qui montreront comment auront évolué les moteurs, si une perte de puissance ou de couple est significative.

  • Quels sont les meilleurs pneus hiver ?

    Quels sont les meilleurs pneus hiver ?

    En Suisse, comme en France, il n’y a aucune obligation de rouler avec des pneus « hiver » durant la période la plus froide de l’année. Pourtant, une jurisprudence affirme qu’un défaut de maîtrise du véhicule peut être la conséquence d’absence de pneus hiver…

    Le TCS, plus grand club de mobilité en Suisse, a réalisé un test des pneus hiver. 35 modèles aux dimensions 165/70 R14 81T et 205/55 R16 91H ont été testés.

    Dix-huit critères d’essais proches de la pratique ont permis d’établir un classement. Le comportement routier de chaque pneu a été analysé sur différentes pistes comprenant des chaussées sèches, mouillées, enneigées et verglacées. Le bruit, la consommation de carburant et l’usure figuraient également parmi les critères d’essai.

    Trente des trente-cinq pneus soumis à cette procédure de test détaillée et exigeante ont obtenu la mention « recommandé » ou mieux. Seize pneus aux dimensions 165/70 R14 81T ont été pris en considération. Trois modèles ont décroché la mention « très recommandé » (Goodyear UltraGrip 9, Michelin Alpin A4 et Dunlop SP Winter Response 2) et neuf autres la note « recommandé » en raison de légères faiblesses ponctuelles.

    Les dimensions 205/55 R16 91H était représentées par 19 pneus dans ce test. Deux produits ont été qualifiés de « très recommandés » (Continental ContiWinterContact TS850 et Yokohama W drive V905) et 16 ont reçu la mention « recommandé ».

    Pour calculer vos distances de freinage selon les conditions de route, n’hésitez pas à tester le calculateur proposé par vendezvotrevoiture.fr.

    Conduire en hiver
  • André Trigano vend ses Citroën à Rétromobile

    André Trigano vend ses Citroën à Rétromobile

    Sans le savoir, des centaines de milliers (voire des millions) de Français ont profité des vacances grâce à un collectionneur de Citroën… Patron de dizaines de campings, créateur de tentes et de mobil homes, frère de l’un des fondateurs du Club Méditerranée, mais aussi député de l’Ariège et pilote automobile, André Trigano va disperser sa collection lors de la vente aux enchères de Rétromobile.

    Né dans un monde de toiles de bâche, André Trigano est très vite piqué par le virus automobile. Mais la famille fuit Paris lors de la Seconde Guerre Mondiale et s’installe en Ariège… A 14 ans, il s’engage avec les Partisans et tombe amoureux de la Citroën Traction Avant, l’un des emblèmes des FTP lors de la libération.

    Après le conflit et grâce aux congés-payés, la famille Trigano fait le plein d’activité. Les affaires marchent et André profite de ses premiers gains pour acheter une Simca Huit, puis sa première Citroën.

    Dès 1951, il participe à son premier Tour de France Auto au volant d’une Hotchkiss, mais abandonne à Lourdes. L’année suivante, il est au départ du Rallye Monte-Carlo en Austin A90.

    Commence alors sa période Traction 15 : il s’engage dans plusieurs épreuves avec sa Citroën… Jusqu’au terrible accident de son ami Pierre Levegh aux 24 Heures du Mans 1955. Il arrête alors de courir et entame une collection, en particulier de Citroën.

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    Admirateur d’André Citroën, dont l’histoire lui sera racontée par sa fille Jacqueline Citroën, il copie ses idées pour Trigano… Quelques années après avoir vu Citroën sur la Tour Eiffel, il fait écrire le slogan de sa marque dans le ciel… Tous ses agents sont invités à de grands banquets pour les encourager et créer une cohésion.

    Sa collection d’une quarantaine de voitures couvre une grande partie de la gamme Citroën commercialisée entre 1919 et les années 1970. Pour chaque modèle, il peut raconter une histoire… Il possède un Torpedo C4 G de 1932 comme celui que sa famille avait utilisé pour fuir Paris et l’occupation et une B14 qu’ils avaient achetée à Toulouse pour poursuivre leur route.

    La collection compte également une Traction Cabriolet comme celle des Partisans et quelques Traction 15 CV. Lorsque Jacqueline Citroën a vu ces Citroën, elle s’est arrêtée devant la Rosalie et s’est mise à pleurer, comme pour rendre hommage à la dernière voiture de son père.

    L’homme politique, plusieurs fois maire et député, s’offrait également une voiture après chaque élection remportée… Apparenté UDF, il a fait entrer quelques nouvelles Citroën dans son garage pour fêter ses suffrages, dont une CX Prestige et une CX GTi Turbo.

    Parmi les modèles qui seront mis en vente le 6 février à Rétromobile, on retrouve une Type A, une B2, une B14, deux 5 HP, des C4, une C6, des Rosalie, sept Traction, trois DS, une SM, deux CX, une BX 4TC, une Méhari 4×4, un prototype de M35, une Ami 8, quelques 2 CV et, seule voiture moderne, une C6…

    A 90 ans, il disperse cette extraordinaire collection, mais conserve tout ce qui n’est pas Citroën !

  • Dakar est encore loin !

    Dakar est encore loin !

    Voilà une petite expression que l’on entend dans les parcs d’assistance du monde entier… Comme si le « Dakar » allait encore à Dakar. Cet après-midi, l’une des plus célèbres courses de sports mécaniques débute de Buenos Aires ! Rendez-vous dans 9 500 kilomètres, à Rosario.

    Où va-t-on ?

    Pas au Pérou ! Lors de la présentation du Dakar 2016, il était prévu de traverser l’Argentine, la Bolivie et le Pérou… Mais les autorités péruviennes se sont retirées du projet durant l’année, mettant les organisateurs face à un énorme problème à résoudre. En quelques semaines, ils ont redessiné un parcours de 9 500 kilomètres.

    Afin de conserver ses ressources pour se préparer aux effets d’El Niño, le Pérou suivra donc la course à la télévision… Et le Dakar a perdu des longues étapes de dunes qui auraient pu aider les Peugeot 2008 DKR à deux roues motrices (avec un système de gestion de la pression des pneumatiques contrôlé depuis l’habitacle) à briller…

    Face au casse-tête de la création d’un parcours entre Buenos Aires et Rosario, en passant par Uyuni en Bolivie, les organisateurs ont promis quelques défis en termes de navigation. Les copilotes seront donc des pièces-maîtresses dans chaque voiture. Et les 4 Roues Motrices y trouveront un terrain à leur mesure.

    Sous une immense chaleur, le début de course emmènera les concurrents vers Uyuni en passant par Villa Carlos Paz, Termas de Rio Hondo et Jujuy. La route vers le sud sera redoutable. Une boucle autour d’Uyuni puis, le long de la Cordillère des Andes, les rescapés continueront vers Salta, Belen, La Rioja, San Juan avant de filer vers l’arrivée via Villa Carlos Paz, jusqu’à Rosario pour l’arrivée le 16 janvier.

    Des pointes à 45°C sont attendues… Mais aussi de terribles averses. El Nińo sera bien présent pour cette 38e édition !

    Qui va gagner ?

    Tenants du titre et désormais grands spécialistes de l’épreuve, Nasser Al-Attiyah et Matthieu Baumel (MINI) sont évidemment à battre cette année !

    Pour les affronter, l’équipe Peugeot aligne quatre 2008 DKR très largement modifiées par rapport à l’an passé. Battu pour la première fois en 2015 après quatre victoires en quatre participations (de 1987 à 1990), Peugeot s’est renforcé avec l’arrivée de Sébastien Loeb et Daniel Elena pour accompagner les anciens vainqueurs Stéphane Peterhansel et Jean-Paul Cottret (2004, 2005, 2007, 2012 et 2013) et Carlos Sainz et Lucas Cruz (2010), ainsi que Cyril Despres et David Castera.

    Deuxièmes il y a douze mois, Giniel de Villiers et Dirk Von Zitzemitz reviennent avec leur Toyota. Dotés d’une immense expérience du rallye-raid, ils profitent encore d’une voiture parfaitement fiable pour jouer les premiers rôles. Yazeed Al Rajhi et Timo Gottschalk seront également à surveiller sur un terrain qui pourrait leur convenir.

    Dans une équipe MINI qui va occuper une bonne partie du parc d’assistance, Al-Attiyah et Baumel seront accompagnés par Nani Roma et Alex Haro Bravo, Erik Van Loon et Wouter Rosegaar, Orlando Terranova et Bernardo Graue ou Mikko Hirvonen et Michel Perin.

    Parmi les autres concurrents, il y aura de la place dans le top 10, voire pour des coups d’éclat en spéciales, avec Christian Lavieille et Jean-Michel Polato (Renault), Carlos Sousa et Paulo Fiuza (Mitsubishi) ou Robby Gordon et Kellon Walch (Gordini).

  • Continuez-ons !

    Continuez-ons !

    2015 s’est achevée que 2016 commence déjà… Le temps des bonnes résolutions, des projets, des promesses. Pour tout vous avouer, AUTOcult.fr n’a imaginé aucune bonne résolution, n’a aucun projet et ne formule aucune promesse. C’est ce qu’on aime !

    Tous les espoirs que nous pouvons avoir ne reposent pas sur nos épaules. Nous laissons ce lourd fardeau à ceux qui influent réellement sur le monde que nous aimons, celui des transports, voire celui de la mobilité pour utiliser un mot à la mode.

    La pression n’est pas sur nous…

    Carlos Ghosn et ses équipes vont devoir nous dévoiler leur Alpine et faire qu’elle devienne notre Alpine. Plus qu’une voiture, une marque, une entité, une vie. Carlos Tavares et ses équipes vont devoir (re)lancer DS, Citroën et poursuivre avec Peugeot. Sergio Marchionne va devoir nous montrer quelque chose après ses déclarations autour d’une nouvelle Dino. Matthias Müller et ses équipes vont devoir nous faire oublier… Et rêver à nouveau. Et Nissan, Mazda, Hyundai, Tesla, Ford : tous nous doivent cette part de rêve qui nous fait avancer.

    AUTOcult.fr n’est là que pour regarder, apprécier, fondre ou passer à autre chose.

    Evidemment, nous pourrions nous taper sur le ventre (après les fêtes, ce ne serait pas bon !) d’avoir publié des centaines d’articles, d’avoir accepté des dizaines d’essais, d’être allés un peu partout en Europe pour rouler et assister à des conférences, d’avoir gagné plusieurs trophées, d’avoir des centaines de milliers de visiteurs sur l’année et quelques milliers de personnes dans notre communauté… Mais soyons réalistes, même en étant une référence en termes de contenus (pour certains), d’influence (pour les marketeux) et de Trust Rank (pour Google), AUTOcult.fr n’est qu’un jeu.

    Alors, continuons à jeu et, surtout, continuez à jouer !

    (Et promis, à trois millions de pages vues en un mois, on fera une fête !)

  • Une folle spéculation

    Une folle spéculation

    Le week-end dernier, j’ai diné avec un concessionnaire qui avouait avoir vendu une Ferrari Testarossa à moins de 40 000 euros. Evidemment, on peut le voir de deux façons… S’il l’a vendue à ce prix, c’est qu’il l’avait achetée encore moins chère et qu’il s’est évité du stock. Mais quel manque de vision du marché lorsque l’on voit qu’une même Testarossa peut aujourd’hui s’échanger contre 110 000 ou 130 000 euros.

    Cet été, j’ai le souvenir de discussions autour de cette spéculation. Nous cherchions quel modèle acheter pour gagner – beaucoup – à moyen terme. Les Aston Martin DB9 V12 avaient notre préférence. J’avais aussi pointer les Honda S2000, des Porsche haut de gamme à surveiller. Et toujours : les Ferrari de trente ans qui sont généralement au plus bas de leur cote. Pour le fun, je crois beaucoup au prochain culte des toutes premières Twingo (même si je sais que leur valeur ne grimpera pas).

    Ce matin, je vois qu’Hagerty a publié les principales fluctuations des voitures de « collection ». Sans surprise, le plus gros gain sur un an (oui, une seule année) est à mettre à l’actif de la Porsche 911 Classic (+ 154 %), devant l’Aston Martin DB9 (+ 141 % argghhhhh), la Ferrari Testarossa (+ 98 %), les Ferrari 308 GTS/GTB (+69 % argghhhhh) et la Lamborghini Diablo (+ 65 %).

    Ce qu’il y a d’amusant, c’est qu’Hagerty pointe également les plus grosses pertes en douze mois. On y retrouve l’Hudson Commodore de 1946 (- 36 %), la BMW 2002 de 1968 (- 33 %) et la Jeep CJ-7 de 1976 (- 32 %).

    Il va peut-être falloir chercher quelques BMW… Avec un œil sur les échanges de Ferrari 360, voire la Porsche 997 dont la valeur a sans doute touché un point bas.

  • Une Skoda 130R sur base d’Audi R8

    Une Skoda 130R sur base d’Audi R8

    « Volkswagen, Audi, Skoda, Seat, c’est toujours la même chose… » Alors pourquoi ne pas changer une Audi R8 en Skoda ? Un designer tchèque est allé au bout de cette idée en donnant une nouvelle forme à la sportive allemande pour lui donner des faux airs de Skoda 130R.

    C’est l’une des folies de l’année 2015. Petr Novague s’est approprié le style d’une Skoda 130R sur une plateforme d’Audi R8… Et pour ne pas rester au stade de la planche à dessin, il a demandé à Metal Hoffmann de lui construire pour la présenter dans un centre d’art contemporain à Prague.

    Tout ce qui ne se voit pas provient d’une Audi R8 de première génération. Le châssis, les trains roulants, le V8 4,2 litres et une transmission manuelle accompagnent cette réalisation tchèque.

    Vingt exemplaires devraient être mis sur le marché en début d’année prochaine… A plus de 250 000 euros le morceau !

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  • Des stars pour Top Gear !

    Des stars pour Top Gear !

    Oui, des stars ! Lorsque la BBC a annoncé le nom des nouveaux présentateurs de Top Gear, je suis tombé sur un article du Telegraph qui annonçait deux « pratiquement inconnus » pour seconder Chris Evans en prévision de la nouvelle saison du show britannique.

    C’est sans doute vrai pour les téléspectateurs britanniques, justement. Mais je dois dire que j’avais entendu parler davantage de Chris Harris et de Sabine Schmitz que de Chris Evans avant de subir les frasques de Jeremy Clarkson… Et on annonce également David Coulthard.

    Chris Evans est une vraie star de l’audiovisuel outre-Manche. A la radio, à la télévision, il a multiplié les succès pour amasser une fortune qui lui permet aujourd’hui de collectionner les plus belles voitures lors de ventes aux enchères.

    Je dois pourtant avouer que Chris Harris et Sabine Schmitz sont des noms qui résonnaient un peu plus à mes oreilles. Chris Harris est l’une des références des essais vidéos sur internet depuis des années. Sa passion – qu’il transmet magnifiquement dans ses commentaires – et sa conduite de haut-niveau sont suivies par des millions de fans à travers le monde.

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    Quant à Sabine Schmitz, elle est la reine de la Nordschleife en étant l’une des pilotes des Ring Taxi et par deux fois vainqueur des 24 Heures avec BMW. Et même si elle a été moquée par Olivier Panis lorsqu’il était encore consultant pour Eurosport lors de courses de WTCC, elle possède un solide coup de volant et une grande connaissance de la chose automobile.

    Evidemment, la BBC n’a pas choisi les plus grandes stars du paysage audiovisuel, surtout en misant sur une Allemande. Mais Chris Harris a un don pour extérioriser ses sensations et Sabine Schmitz a déjà fait plusieurs apparitions dans Top Gear et présente D Motor en Allemagne depuis plus de dix ans.

    Ce sera l’occasion de voir si de nouvelles personnalités peuvent réussir au sein de Top Gear aux côtés de la star qu’est Chris Evans… Et surtout si les téléspectateurs clarksoniens vont savoir accepter une allemande (et une femme !) dans une émission qui ne s’embarrassait pas de politesse.

    (Et puis il va falloir faire avec deux Chris, ce n’est jamais facile !)

  • Qui représente le mieux Mercedes ?

    Qui représente le mieux Mercedes ?

    L’an prochain, je vous parlerai davantage de Mercedes… J’ai une passion pour l’histoire de cette marque, même si j’ai un peu de mal à me situer dans la gamme actuelle. Avant d’en essayer, je me pose une question simple : quel est le modèle qui symbolise le mieux Mercedes en décembre 2015 ? Et bien je n’ai pas de réponse définitive.

    Cette semaine, une question similaire s’est posée autour de Mercedes. J’ai reçu la newsletter mensuelle pour présenter les nouveautés et les quelques opérations marketing du moment.

    Au programme, nous avons le nouveau SLC, la nouvelle Classe S cabriolet, des séries spéciales Classe E Coupé et Cabriolet, une rencontre avec Jean Roch et un jeu Snoopy roule en Classe V.

    J’imagine qu’il est préférable de laisser Lewis Hamilton et Nico Rosberg de coté cet hiver pour ne pas galvauder leur impact auprès des clients… Mais si Mercedes – en décembre 2015 – tend vers Jean Roch et Snoopy, alors oui, j’ai vraiment besoin d’une profonde mise à jour des aspirations de l’Etoile avant d’aller en essayer une !

  • Les nouveautés automobiles attendues en 2016    

    Les nouveautés automobiles attendues en 2016    

    À l’approche de la nouvelle année, les géants automobiles se préparent à présenter leurs nouvelles innovations, lors d’événements internationaux. Au tout début de l’année 2016, du 11 au 24 janvier, aura lieu le plus grand salon automobile aux États-Unis, le North American International Auto Show (NAIAS), à Détroit. La marque Acura y dévoilera son concept Precision. Il s’agit d’un design particulièrement futuriste à l’allure dynamique, avec une forme d’ailes sur les côtés et un toit fuyant très allongé vers l’arrière.

    De son côté, BMW prévoit de sortir spécialement pour l’occasion, la version sportive de la BMW X4, la M40i. Elle est composée d’un kit M aérodynamique et de jantes de 19 pouces, ainsi que d’un six-cylindres en ligne 3.0, qui a été poussé à 360 chevaux. Elle est capable de passer de 0 à 100 km/h en 4,9 secondes.

    En mars prochain, Mercedes commercialisera son nouveau coupé-cabriolet, le SLC. Il s’agit d’un restylage du SLK, actuellement disponible. Le véhicule présente des évolutions esthétiques à ses extrémités. En entrée de gamme, le SLC 180 présente un quatre-cylindres en ligne 1.6, d’une puissance de 146 chevaux.

    Niveau haute catégorie, Hyundai s’apprête à sortir Genesis, sa marque de luxe, avec son tout premier modèle : la Genesis G90. Cette grande berline de 5,20 m de long affiche un standard de qualité supérieur, avec un habitable constitué de cuir nappa et de boiseries.

    Et la France dans tout ça ? Citroën sort du lot avec sa concept-car E-Mehari, véhicule 100 % électrique à toit ouvrant et dont l’habitacle est complètement waterproof. Elle est en mesure de parcourir jusqu’à 200 km avec une seule charge de batterie.

    Vous êtes à l’affût des nouvelles technologies et souhaitez troquer votre ancienne auto contre l’un des modèles prochainement en vente sur le marché ? Les sites vendezvotrevoiture.fr, ou encore vendresavoiture.fr, proposent des service de rachat de voiture d’occasion gratuits, rapides et à prix avantageux. Organisez sans tarder la reprise de votre auto, vous pourrez ainsi disposez d’une base solide pour acquérir le bolide qui vous fait de l’œil !

  • Quand la compétition bat le marketing !

    Quand la compétition bat le marketing !

    À travers les âges, le marketing a toujours pris le dessus sur le sport. Nous partons d’un constat simple : si un constructeur automobile s’engage en compétition, c’est surtout pour vendre des voitures. Avec son programme LM P1, Nissan a fini par faire l’inverse : la compétition a battu le marketing.

    Est-ce que Nissan a vraiment voulu ce programme LM P1 aux 24 Heures du Mans ? N’était-ce pas une querelle de numéro 1 contre numéro 2 chez Renault qui a mené à la décision d’engager trois NISMO en juin dernier ?

    Face au défi d’aller concurrencer Audi, Toyota et Porsche, est-ce que Nissan avait les moyens de mettre au point une LM P1 capable de gagner ?

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    NISMO a opté pour une approche marketing de la compétition. Il n’était plus question d’analyser le règlement pour développer la meilleure voiture possible… Il fallait faire un coup marketing pour souligner l’approche innovante d’une entreprise. Mais, à si haut niveau, ne pas chercher à créer la meilleure voiture possible est l’assurance d’être sportivement ridicule.

    Il y a quelques semaines, Nissan annonçait le départ de Darren Cox, gourou du marketing de la marque.

    Ce mardi, Nissan finissait par mettre un terme à l’aventure. Le nouveau responsable du projet avouait avoir passé les deux derniers mois à redessiner entièrement la voiture (en remettant certainement en cause l’idée de passer toute la puissance sur les seules roues avant).

    Avec un début de saison dans quatre mois (et les 24 Heures du Mans dans six mois), des voitures à construire et à tester, Nissan avait un retard irrattrapable… La décision définitive est donc tombée : Nissan lâche tout !

    « C’est une décision difficile pour Nissan, mais nous sommes convaincus que c’est la meilleure chose à faire pour le championnat et les autres équipes », commentait Mike Carcamo, le nouveau responsable.

    Voilà comment la crainte d’être encore ridicule en piste a mis un terme à cet immense mouvement marketing. Car il faut bien admettre que tout autour du circuit, Nissan était le constructeur le plus visible au Mans et que Darren Cox avait réussi son entreprise de communication sur site…

    Mais la compétition a fini par battre le marketing…

  • Opel présente son service d’urgence

    Opel présente son service d’urgence

    Pour suivre la législation bientôt en vigueur, les constructeurs automobiles ont dû développer des services d’urgence, capables de déclencher une alerte en cas d’accident. Chez Opel, il s’appelle OnStar.

    Cette assistance automatique s’active dès qu’un airbag se déploie. Toutes les données récoltées sur l’état du véhicule sont immédiatement transmises au centre d’appel Opel OnStar dédié. Elles regroupent le lieu de l’accident, le sens de circulation, la couleur, le type du véhicule, la gravité de l’événement et sont transmises via les réseaux de communication sans fil et le système de positionnement par satellite.

    Des conseillers spécialement formés tentent alors d’entrer en contact avec les occupants de la voiture. L’objectif est de communiquer directement via les haut-parleurs de la voiture et le micro « mains libres » dans la langue maternelle du propriétaire.

    Le service d’urgence Opel OnStar

    Si les occupants réclament une assistance ou s’ils sont incapables d’interagir avec l’un des conseillers OnStar, les services d’urgence sont immédiatement alertés. En quelques secondes, ils peuvent connaître l’incident en détail et répondre au besoin.

    D’ores et déjà installé dans les Opel, ce service d’urgence sera rendu obligatoire sur toutes les voitures immatriculées en Europe à partir du 31 mars 2018. L’objectif est de réduire de moitié le délai d’intervention moyen en campagne et de 60 % en zone urbaine pour maximiser les réactions durant « l’heure d’or » qui permet d’améliorer significativement les chances de survie.