Trente-huit ans après avoir fait hurler les V8 de la NASCAR sur le banking de Daytona, Cole Trickle s’apprête à renfiler sa combinaison ignifugée. Tom Cruise a officialisé la mise en chantier d’une suite directe au film culte de 1990, Jours de tonnerre (Days of Thunder), dont la sortie en salle est désormais fixée au 2 juin 2028. Produit par l’incontournable Jerry Bruckheimer et réalisé par Jonathan Levine, ce nouveau projet s’offre également les services de l’actrice oscarisée Anne Hathaway, confirmée aux côtés de l’acteur américain dans un court extrait diffusé sur les réseaux sociaux devant un bolide frappé du nom du pilote fictif.
L’effet Maverick appliqué au stock-car américain
Depuis le triomphe planétaire de Top Gun: Maverick, Hollywood cherchait la formule idéale pour réactiver la seconde grande collaboration entre Tom Cruise et le regretté réalisateur Tony Scott. Souvent qualifié à sa sortie de « Top Gun sur quatre roues », Jours de tonnerre n’avait pas bénéficié d’un accueil critique unanime, mais le long-métrage s’est imposé au fil des décennies comme une référence absolue de la culture mécanique américaine, popularisant auprès du grand public international l’adage mythique du stock-car : « Froisser de la tôle, c’est courir » (Rubbin’ is racin’).
Le projet s’inscrit dans un contexte particulièrement porteur pour les sports mécaniques sur grand écran. Après le carton au box-office mondial du film consacré à la Formule 1 sorti l’année dernière, la NASCAR s’offre une vitrine de premier choix. Si la discipline reine américaine jouit traditionnellement d’une audience plus domestique que les Grands Prix européens, la force de frappe commerciale de Tom Cruise et la nostalgie des années 1990 constituent des leviers majeurs pour séduire le public international.
Du tournage dantesque de 1990 au passage de témoin
La genèse du premier volet reste gravée dans les annales de l’industrie cinématographique comme l’un des sommets de la démesure hollywoodienne. Emmenée par le duo de producteurs Don Simpson et Jerry Bruckheimer, la production avait privatisé des ailes entières d’hôtels en Floride pour y installer des salles de sport privées, faisant exploser les budgets au milieu d’un tournage chaotique où de véritables voitures de course étaient injectées au beau milieu des manches officielles de la Cup Series. Les séquences restées dans les mémoires — à commencer par le duel sauvage en voitures de location entre Cole Trickle et Rowdy Burns sur la plage de Daytona — doivent aujourd’hui trouver un écho contemporain à la hauteur des attentes des puristes.
La production s’active désormais pour attribuer le second rôle principal masculin, la rumeur évoquant notamment Nicholas Hoult, lui-même habitué aux paddocks et rompu au pilotage sur circuit. À l’image de la trajectoire adoptée pour le retour de Pete Mitchell dans les cockpits de l’US Navy, cette suite devrait explorer la transition d’un Cole Trickle devenu mentor ou patron d’écurie face à une nouvelle génération de compétiteurs, le tout au rythme d’effets visuels réels et de prises de vue immersives au ras du bitume.
