Sous couvert d’études statistiques d’audience et de communiqués de presse prétendument neutres, les réseaux d’influence s’activent pour imposer les constructeurs chinois sur le marché français. Une offensive de lobbying bien orchestrée qui passe par des agences basées au Royaume-Uni pour pilonner les rédactions hexagonales et fragiliser un pilier historique de l’économie européenne.
Hier, les boîtes de réception des journalistes automobiles français ont vu fleurir une communication bien rodée. À première vue, il s’agit d’une simple analyse de données numériques concernant l’intérêt des consommateurs pour les marques chinoises. Mais en grattant le vernis de cette publication technique, la réalité est bien plus politique : nous faisons face à une vaste campagne de lobbying et de relations publiques sous-traitée à une agence d’influence britannique de premier plan, opérant depuis Soho Square à Londres.
Une agence londonienne au service de l’offensive de Pékin
L’expéditeur du message ne laisse planer aucun doute sur la nature de la démarche. C’est l’agence britannique Influence Associates (ou Influence emobility) qui se charge de distiller la bonne parole en France pour le compte des nouveaux entrants asiatiques (BYD, Jaecoo, Omoda, Xpeng, Chery, Geely, Zeekr). Utiliser des cabinets anglo-saxons spécialisés dans la communication stratégique et la manipulation de l’opinion publique est une méthode classique pour masquer une offensive industrielle agressive derrière des dehors respectables et corporate.
L’objectif de cette manœuvre est clair : saturer l’espace médiatique français pour fabriquer de toutes pièces une « légitimité » et forcer l’ouverture d’un marché historiquement souverain et fidèle à ses constructeurs nationaux. En tentant d’imposer l’idée que le consommateur français s’est déjà détourné des valeurs sûres européennes, ces officines d’influence cherchent à créer un effet d’entraînement psychologique chez les acheteurs potentiels et à affaiblir la confiance globale dans l’industrie locale.
Le soft power et le pilonnage médiatique comme armes économiques
L’automobile n’est pas un produit de consommation de masse ordinaire ; c’est le cœur battant de l’économie, de l’emploi et de la recherche en Europe. L’irruption de ces campagnes de communication couplées à des analyses comportementales et centralisées depuis le Royaume-Uni démontre que la guerre industrielle ne se limite plus aux barrières douanières ou aux lignes d’assemblage, mais s’étend désormais au domaine de la guerre informationnelle et psychologique.
En utilisant des relais basés à l’étranger pour diffuser ces discours d’implantation, les promoteurs des marques chinoises contournent les résistances culturelles et industrielles françaises. L’enjeu dépasse largement le cadre des statistiques d’intention d’achat en ligne : il s’agit d’une tentative méthodique de déstabilisation d’un marché clé, où l’arme principale n’est plus le produit lui-même, mais la manipulation de sa perception par des professionnels de l’influence.
Et vous, vous avez vu des retombées sur ces chiffres des marques chinoises depuis hier ? Alors méfiez-vous de ceux qui les ont publiées. Car ils se sont faits les relais de cette entreprise d’influence.

