Auteur/autrice : Rédaction

  • Mode d’emploi de l’assurance auto

    Mode d’emploi de l’assurance auto

    La souscription d’un contrat d’assurance est obligatoire pour tous les véhicules, même s’il ne circule plus. C’est le cas si vous en êtes propriétaire ou si votre véhicule est en leasing.

    Tous les véhicules terrestres à moteurs doivent être assurés, que ce soit une voiture (particulières, utilitaires ou sans-permis), d’un 2 ou 3 roues (motos ou scooters), d’un quad, même non-homologués, comme une mini-moto, d’une tondeuse auto-portée, munie d’un siège qui permet au conducteur de manœuvrer l’engin…

    Un véhicule doit être assuré, même s’il ne circule pas, par exemple s’il reste dans un garage et n’en bouge plus.

    Vous pouvez souscrire ce contrat d’assurance notamment auprès d’une société d’assurances comme https://www.axa.fr/assurance-auto.html, d’un courtier ou d’une banque.

    Vous devrez indiquer le type de garantie que vous souhaitez obtenir à l’assureur. Vous devez au moins garantir le véhicule avec une assurance responsabilité civile, mais vous pouvez généralement étendre cette garantie. Si vous étiez déjà assuré, vous devrez transmettre un relevé d’informations délivré par le précédent assureur.

    L’assureur peut vous demander de compléter un questionnaire pour lui permettre d’évaluer les risques et de fixer la prime. Il vous faudra annoncer si vous utiliserez votre véhicule pour vous rendre à votre travail, le ou les conducteurs habituel(s) du véhicule, les précédents accidents importants subis, les éventuelles sanctions (suspension du permis…). Les informations que vous donnez à votre assureur doivent être exactes.

    La fausse déclaration

    Une fausse déclaration ou une omission peuvent avoir de lourdes conséquences et est considérée comme une escroquerie. En effet, les indemnités que vous auriez dû toucher peuvent être réduites et vous pourriez devoir indemniser vous-même en partie les victimes en cas d’accident. Si une déclaration de mauvaise foi est constatée, le contrat peut être considéré comme nul. L’assurance ne jouera pas mais l’assureur conservera cependant la cotisation.

    L’assureur sollicité doit vous remettre une proposition d’assurance avec une fiche d’information sur les prix et les garanties, un exemplaire du projet de contrat et de ses annexes ou une notice d’information détaillée. Les documents doivent être clairs et rédigés en caractère apparent. Ils vous renseignent très précisément sur les limites de garanties (liste des risques non couverts, par exemple), la loi et les instances compétentes en cas de litige, le déclenchement de la garantie pour les contrats de responsabilité (déclenchement par le fait dommageable ou par réclamation).

    Annulation d’un contrat

    Pour revenir sur votre décision et annuler le contrat d’assurance, vous avez un délai de rétractation de 14 jours si vous avez été démarché par téléphone ou à votre domicile, si vous avez répondu à un publipostage ( par courrier classique ou électronique), ou si le contrat a été conclu par internet.

    Adressez à votre assureur un courrier recommandé avec accusé de réception lui signalant votre intention d’annuler votre contrat. Vous n’avez pas à justifier votre décision.

    Vous devrez cependant payer la prime d’assurance au prorata du nombre de jours assurés. L’assureur doit vous rembourser les sommes déjà versées dans un délai de 30 jours suivant la résiliation. Passé ce délai, les sommes dues sont augmentées d’intérêts légaux.

    Attention, vous ne pouvez plus vous rétracter si un sinistre est arrivé pendant le délai de rétractation et que vous avez fait fonctionner votre garantie.

    L’assureur à qui vous demandez une proposition accepte ou non de vous garantir. Il n’a pas de délai légal à respecter pour répondre. Si l’assureur donne son accord, il doit vous remettre le contrat d’assurance, comprenant les conditions générales (risques garantis, exclusions, franchises, démarches pour déclarer un sinistre, paiement des cotisations…), et les conditions particulières (identité de l’assuré et de l’assureur, description du risque, montant de la garantie et de la première cotisation…).

    Une fois que vous avez remis le contrat signé à l’assureur, l’assureur vous transmet une attestation qui prouve de l’existence du contrat.

    L’assureur doit également vous fournir un certificat d’assurance, appelé aussi papillon vert, à afficher sur votre véhicule.

    Si vous ne disposez pas d’assurance, vous risquez une amende de 3 750 €, une suspension de permis de conduire (jusqu’à 3 ans), l’annulation de votre permis de conduire et l’interdiction de le repasser pendant 3 ans (au plus), l’interdiction de conduire certains véhicules, même s’ils ne nécessitent pas le permis de conduire et la confiscation du véhicule.

  • Reborn, version 2011 / 2017

    Reborn, version 2011 / 2017

    Après Jaguar qui a lancé de nouvelles séries de cette série limitée d’époque, après David Brown qui réinterprète les cultes britanniques du XXe siècle, c’est au tour de Fisker de faire revivre son – seul – modèle.

    À l’origine de cette folie : Henrik Fisker. Type un brin mégalo, complètement talentueux. Aston Martin V8 Vantage, DB9, BMW Z8, c’est lui… Mais il en voulait plus. En 2005, il crée Fisker Coachbuild, transformé en Fisker Automotive. Le premier concept Karma apparait au salon de Detroit 2008. Trois ans plus tard, la production du modèle hybride commence sous l’œil attentif de Leonardo di Caprio, ambassadeur de luxe. Le Time Magazine place la création parmi les 50 meilleures inventions de l’année et les récompenses s’accumulent.

    Dès le mois de décembre, le fournisseur de batterie lance un rappel… Suivi d’un second en mars 2012. En octobre, A123 Systems fait banqueroute. 2 000 Karma sont en circulation dans le monde, mais l’approvisionnement est bloqué. Cinq mois plus tard, Henrik Fisker quitte sa marque. Le système s’écroule.

    Mais rien n’est terminé. Le quinqua danois revient fin 2016 avec Fisker Inc., désormais baptisé Karma Automotive grâce à des capitaux chinois (Wanxiang Group). Et sa Fisker Karma est également de retour sous le nom Karma Revero.

    Huit points de vente ont été identifiés aux Etats-Unis et le premier modèle devrait être livré en ce mois de mai 2017 contre un virement de 130 000 dollars.

    Pour annoncer ce retour sur les routes, Karma a diffusé une publicité de trente secondes sur CBS durant la diffusion de polo…

     

  • Avec le Velar, Range Rover fait sa gamme

    Avec le Velar, Range Rover fait sa gamme

    Au-dessus d’un Evoque au tarif d’appel à 36 000 euros et sous le Range Rover qui s’affiche à partir de près de 100 000 euros, le nouveau Velar accompagne le Range Rover Sport au cœur de la gamme, avec une signature beaucoup plus moderne.

    Le Range Rover va bientôt fêter son demi-siècle d’existence. Il y a 48 ans, deux prototypes de celui que l’on nomme désormais Classic ont emprunté les futures routes du Paris-Dakar. En Algérie, au Niger et au Maroc, deux Range frappés des lettres VELAR au bout des capots ont entrepris des tests extrêmes en Afrique du Nord. En cinq semaines, ces deux « Velar » et deux Land Rover d’assistance ont parcouru 6 500 kilomètres afin de donner le feu vert pour la commercialisation du premier Range Rover.

    En 2017, la marque ressort ce patronyme inventé par un ingénieur… Velar est hérité du latin velare qui signifie voiler, couvrir. Le Velar trouve sa place entre le compact Evoque et le plus posé Range Sport.

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    Présenté à Londres le 1er mars alors que j’étais encore dans l’avion pour rentrer d’un essai du Land Rover Discovery aux Etats-Unis, le Velar a enfin posé ses roues en France la semaine dernière.

    Installé sur un podium, il impose sa ligne, il impose sa marque. Un vrai Range. Le Velar est massif, les 4,80 mètres et les 1 800 kg sont visibles à l’œil nu sans que ce soit péjoratif. Face à la mode des SUV et de tous ces conducteurs qui veulent être « assis haut » et « dominer la route », le Velar s’apprête à dominer la circulation. Cette masse n’exclut pas de la finesse dans le trait.

    Le coup de crayon est l’œuvre de Gerry McGovern, venu à Paris pour défendre sa réalisation. Ce pur anglais plus tea-time que fish-and-chips, dessine les Land Rover depuis le Freelander. Son verbe mélange un langage de marketeux et d’artiste, fait de « challenge », d’« émotion », de « puissance », de « technologie », d’« unique », de « glamour »… Et j’en passe.

    Mais le talent est bien là. Et il en faut pour trouver sa place sur un marché en pleine expansion face à de solides Mercedes, BMW, Audi et Porsche, face à Volvo en mode offensif, face au cousin Jaguar, mais aussi à Jeep, Acura, Buick, Cadillac, Chevrolet, GMC, Infiniti, Lexus, Lincoln ou Toyota…

    La ligne conserve le capot horizontal de la marque, suivi par un toit flottant et une ligne de caisse tirée vers l’arrière. L’empattement de 2,87 mètres se situe entre l’Evoque et le Range Rover Sport. Le long porte-à-faux arrière étire la ligne et gonfle le coffre à 673 litres. Dernier détail de raffinement, les poignées de portes sont escamotables.

    Dans l’habitacle, nouveau coup de cœur dans des sièges chauffants, ventilés et massants. Au centre de la planche de bord, deux écrans de 10 pouces. L’habituel affichage (navigation, médias, téléphonie) est un peu trop bas, en laissant la meilleure place aux aérateurs. Le second (température, modes de conduite) impressionne avec l’intégration des boutons physiques de climatisation. La finition noire très brillante montre qu’elle prend très vite les traces de doigts.

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    Sous le capot, trois Diesel de 180, 240 et 300 chevaux et deux essences de 250 et 380 chevaux sont proposés avec une transmission intégrale permanente à commande automatique à 8 rapports.

    Les tarifs sont déjà connus de 57 500 euros pour l’entrée de gamme en Diesel ou essence à 110 300 euros pour une Première Edition de 380 chevaux.

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  • El Condor pasa

    El Condor pasa

    J’ai passé quelques années à traverser le monde à la poursuite des équipages du Championnat du Monde des Rallyes. Des milliers de souvenirs, des dizaines de victoires, quelques titres… Et lorsque l’on me demande où il faut aller pour vivre les plus belles épreuves du WRC, je réponds à chaque fois : Argentine et Finlande !

    La Finlande, évidemment… Le pays du rallye par ses routes, son ambiance et ses pilotes : Mikko Hirvonen, Jari-Matti Latvala, Juha Kankkunen et même Kimi Räikkonen ! Pour sa ville de Jyväskylä, dédiée à l’épreuve durant une semaine. J’ai toujours entendu que le Rallye de Finlande coïncidait avec la fin de leurs vacances scolaires et que c’était l’occasion de célébrer une grande fête. Une fête pleine de vitesse… Et pas mal d’alcool !

    L’Argentine est un déplacement bien plus lointain, dans une culture très différente. Contrairement à la Finlande, il n’a pas compliqué de trouver un bon restaurant pas trop cher.

    L’ambiance est moins cosmopolite. Les étrangers présents sur le rallye sont exclusivement importés par la course. Le public est 100 % argentin, avec ses propres habitudes. Nous sommes en présence de fans de sport automobile, pas forcément de spécialistes du rallye. Ils aiment la course, le sport et mettre l’ambiance !

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    Des voitures sont garées un peu partout sur le bord des routes en terre toujours cassante, entre des pierres parfois aussi grosses que les Corsa. On trouve des tentes et des groupes d’amis partout, sur des dizaines de kilomètres, sur des centaines de kilomètres. Quelle que soit l’heure, les grillades sont en cours. Asado et Fernet Branca.

    Côté météo, il faut s’attendre à avoir très froid le matin et beaucoup plus chaud l’après-midi. Villa Carlos Paz ne m’a pas laissé un souvenir dingue en termes d’intérêt touristique. Mais les routes et le paysage valent bien plus pour les amoureux des rallyes.

    Il y a le Col de Turini pour le Monte-Carlo, Ouninpohja en Finlande… Et il y a El Condor en Argentine. Ce n’est pas forcément là que le rallye se joue. En Argentine, les routes sont si cassantes que l’écrémage est souvent fait dès le début de course, entre ceux qui veulent frapper un grand coup d’entrée et qui s’éliminent rapidement et ceux qui, trop prudents, prennent une valise dès le vendredi.

    Cette année, Elfyn Evans a profité des conditions pour prendre une minute d’avance sur la concurrence avec sa Ford Fiesta WRC équipée de pneumatiques chinois Dmack… Jusqu’à ce que les favoris de la course pour le titre mettent la machine en route. Et c’est bien dans El Condor que Thierry Neuville est allé gagner son quatrième rallye mondial avec sa Hyundai i20 Coupé WRC chaussée en Michelin.

    Dans la configuration 2017, El Condor est une longue descente de 2 136 à 1 389 mètres d’altitude en 16 kilomètres. Le paysage est lunaire… Mais comme si des dizaines de milliers de personnes pouvaient faire griller du bœuf au bord d’une route sur la Lune !

    C’est lent, c’est tortueux. Ce n’est pas forcément le plus excitant pour les équipages, mais c’est un vrai plaisir pour les spectateurs et les photographes qui parcourent le monde à la recherche de la photo qui marquera la saison.

    Cette fois, Thierry Neuville a gagné. 0,7 seconde devant Elfyn Evans… Le troisième écart le plus faible de l’histoire après deux manches qui restent bien ancrées dans ma mémoire : le 0,2 seconde entre Sébastien Ogier et Jari-Matti Latvala lors du Rallye de Jordanie (il faudra que je redemande à Julien Ingrassia de raconter cette dernière spéciale) et le 0,3 seconde entre Marcus Grönholm et Sébastien Loeb lors du Rallye de Nouvelle-Zélande 2007.

    Attention, l’Argentine représente bien d’autres souvenirs… Le décalage horaire, les longueurs, la soirée du dimanche soir au Zebra, voir des collègues se faire voler leur matériel. J’y ai même égaré un passeport durant un dimanche un peu trop long. Et je peux vous assurer qu’il est parfaitement possible de rentrer en France après avoir perdu son passeport. Même si c’est une sacrée mission de monter dans un avion pour un vol intérieur, passer à l’ambassade de France, dans un commissariat sans vraiment parler espagnol, puis au consulat avant d’attraper le vol du retour vers l’Europe. Sacrée expérience ce Rallye d’Argentine !

  • David Brown : une Mini après l’Aston Martin

    David Brown : une Mini après l’Aston Martin

    Sur le papier, tout semble être un programme destiné à dépenser beaucoup d’argent sans jamais faire entrer la moindre recette. Un entrepreneur dont la principale qualité est de partager son nom avec un grand industriel automobile a décidé de produire une nouvelle voiture.

    Il s’appelle David Brown. Il n’a jamais produit le moindre tracteur, il n’a jamais sauvé Aston Martin… Cet entrepreneur britannique (homonyme) a rêvé d’un nouveau modèle. Il a décidé de le fabriquer en espérant que ses semblables y trouvent – aussi – la voiture qu’ils recherchent.

    Il y a trois ans, David Brown a présenté une Aston Martin DB6 revisitée. Châssis et moteur récupérés d’une Jaguar XKR (5,0 litres V8 de 510 chevaux), dessin réalisé par Alan Mobberley, ancien responsable du design de Land Rover. Le résultat est réellement envoutant. La Speedback GT a été produite à cinq exemplaires deux ans et demi après son apparition.

    À Silverstone, l’objectif est de continuer à produire de nouveaux châssis à raison de six à dix nouveaux modèles chaque année au tarif exorbitant de 580 000 euros HT.

    Mais il en fallait davantage pour David Brown. Cette année, il lance la Mini Remastered. L’idée est aussi simple que pour la Speedback GT avec la DB6 : faire une nouvelle Mini, une vraie nouvelle Mini, loin des maxis MINI couvées par BMW.

    En 3,055 mètres de longueur, 1,470 mètre de largeur et 1,330 mètre de hauteur, avec une masse totale de 740 kilogrammes et un rayon de braquage de 8,7 mètres, cette Mini retrouve un physique Classic.

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    Côté technique, on reste aussi dans l’esprit Mini originel… Moteur 4 cylindres 1,275 litre de 78 chevaux pour atteindre les 100 km/h en 11,7 secondes avec une vitesse maxi de 145 km/h. Les émissions de CO2 sont annoncées à 184 grammes par kilomètre.

    Deux séries de 25 exemplaires ont déjà été révélées : Inspired by Café Racers dans un style très vintage dans le traitement de cuirs et une ambiance motard. Inspired by Monte Carlo est davantage sportif. Les deux reçoivent un système d’infotainment dans un écran de sept pouces avec Apple CarPlay et Android Auto, une climatisation et le démarrage sans clé.

    Les premières livraisons sont programmées pour l’hiver prochain pour un peu moins de 90 000 euros HT.

  • La Suède s’installe à Paris

    La Suède s’installe à Paris

    Absent du Mondial de l’Automobile de Paris à l’automne dernier, Volvo prend sa revanche en ce début de printemps avec 1 100 m2 dédiés au nouveau XC60 au cœur du Jardin des Tuileries.

    « Alors, c’est quoi the next big thing ? » On me pose continuellement cette question. Evidemment, il ne faut pas être un génie pour prédire que l’avenir de l’automobile tournera autour d’une nouvelle énergie, éloignée des carburants fossiles que nous connaissons aujourd’hui et de la conduite autonome. Mais qui, quoi, comment ? Il reste encore beaucoup à faire.

    Et pourquoi ne pas parler de ce qu’il se passe en ce moment ? Beaucoup de marques entament de larges restructurations stratégiques. C’est le cas en France… Et sur qui devrait-on prendre exemple ? Une réponse : Volvo !

    Volvo était la marque solide, carrée et carrée. Oui, très carrée. Comme les autres constructeurs passés dans le giron de Ford, sous l’ère Jacques Nasser, les Suédois ont connu une génération « sans ». Mais Volvo a survécu grâce à de nouveaux capitaux venus de Chine.

    En 2017, Volvo n’est plus carré. Volvo n’est plus le pendant automobile d’Ikea ou de Tetra Pak. Aujourd’hui, Volvo est à la pointe, comme Spotify ou Skype, d’autres pépites suédoises. Volvo ne vend plus de voitures, Volvo propose un style de vie. Et ce style de vie s’impose dans Paris avec trois SUV XC60 installés aux Tuileries.

    En cette fin du mois d’avril, avec l’arrivée du soleil et des températures plus convenables aux balades parisiennes, Volvo s’est emparé de 1 100 m2 du Jardin des Tuileries pour montrer à la ville et au monde son nouveau XC60.

    Ce SUV est un projet capital pour Volvo. Après le succès de toute la gamme « 90 », l’objectif est une concrétisation. Sur le plan global, le XC60 est le modèle le plus vendu de la marque. Il doit souligner le renouvellement de Volvo et continuer de gêner les amis allemands.  

    Après l’Allemagne, la Suède et la Norvège, c’est donc en plein Paris que Volvo s’installe pour afficher son style de vie. Ville dense et resserrée, la capitale française n’offre pourtant pas toutes les garanties pour une telle opération. Mais Volvo a réussi à réunir tous les accords possibles et imaginables pour s’étaler sur un peu plus d’un dixième d’hectare. Une autre marque automobile l’avait fait récemment sans pouvoir montrer son logo. Cette fois, le sigle Volvo se voit et il se voit de loin.

    Le barnum requiert 12 semi-remorques. Et les complications ne se sont pas arrêtées avec la signature des accords avec le Louvre, qui gère le Jardin des Tuileries, et la Préfecture de Police… Alors que tout était prévu pour stationner les camions, Tom Cruise et son équipe ont squatté les espaces réservés pour le tournage de Mission: Impossible. Casse-tête à la veille de trois jours de montage.

    Mais le résultat est convaincant. Volvo a réussi à s’implanter au cœur de Paris pour montrer son positionnement : très Suédois, hybride aussi. Volvo a séduit les délégations parisiennes depuis les premières discussions en novembre.

    Toute la semaine, des invités de la marque vont pouvoir profiter des XC60 exposés et de l’ambiance nordique des espaces de détente. 2 000 personnes sont attendues. Ce week-end et le week-end prochain, le lieu est ouvert au public, avec une sécurité renforcée. De quoi attirer du monde autour de ce modèle de nouvelle génération dont le T8 à motorisation hybride de 407 chevaux intéresse déjà plus d’un tiers des acheteurs… Quand je vous dis que Volvo est la marque Big Thing du moment !

  • Essai Peugeot 5008 : version 7 places

    Essai Peugeot 5008 : version 7 places

    Les lignes de camionnettes sont devenues dessins de monospaces avant de se transformer à nouveau en SUV, type crossover. À l’instar de Peugeot 3008 – élue voiture de l’année 2017 – la grande sœur Peugeot 5008 suit le même cheminement.

    La recette qui fait la réussite du SUV Peugeot 3008 est déclinée. Allongée (seize centimètres de plus pour l’empattement), la plateforme accueille une carrosserie dans le ton du design imaginé à l’ADN de Vélizy. La calandre et le capot très horizontal marquent une franche rupture avec l’ancienne génération.

    Le bureau du style Peugeot conserve les points forts actuels de la marque. Le Lion est mis en avant et des inserts en plastique affirment un côté baroudeur pour un modèle pourtant exclusivement deux roues motrices à son lancement.

    À l’intérieur, on retrouve ce qu’il se fait de mieux au monde. Oui, de mieux au monde. J’ai beau essayer des voitures neuves chaque semaine, je ne suis jamais aussi bien qu’avec le système i-Cockpit. L’écran placé au-dessus du petit volant est un régal à utiliser.

    L’architecture du tableau de bord reprend trait pour trait celle du Peugeot 3008 avec les nouveaux boutons type aviation au centre de la planche de bord. Pour les deux sièges avant, l’ambiance est donc identique à 3008. C’est derrière que tout change. La banquette arrière est divisée en trois sièges distincts qui coulissent sur onze centimètres. Dans une configuration cinq places, l’espace est immense !

    En ajoutant deux sièges supplémentaires dans une troisième rangée – ils sont totalement amovibles et ne pèsent que onze kilogrammes – l’aménagement est repensé. Le coffre est largement entamé, mais il laisse une place suffisante pour installer les sixième et septième personnes en seulement 4,64 mètres.

    Le premier prix, pour un modèle sept places, est fixé à 26 400 euros avec un moteur essence 3 cylindres 1,2 de 130 chevaux. En manque d’équipement avec cette version Access destinée à présenter un prix d’appel, il faudra se tourner d’abord sur la finition Active à partir de 29 700 euros afin de profiter pleinement du i-Cockpit et de l’aide au stationnement.

    Mais c’est avec les versions Allure, GT Line et GT que le gros ses ventes vont se faire.

    Aux côtés du petit 3 cylindres, un quatre cylindres 1,6 THP de 165 chevaux coiffe l’offre essence. En Diesel, Peugeot propose des 1,6 BlueHDi de 100 et 120 chevaux et des 2,0 BlueHDi de 150 et 180 chevaux.

    Deux écoles s’opposent. Si l’on veut pleinement profiter des sept places et de la capacité du châssis du Peugeot 5008 dans sa version GT, le BlueHDi 180 chevaux tire le SUV de façon continue. Mais dans le cas d’une utilisation très urbaine, le 3 cylindres se montre d’une monotonie bien agréable dans une idée de transport de troupes… Les familles nombreuses comprendront.

    Le redressement du Groupe PSA – et du vaisseau amiral Peugeot – est acté. Le SUV devient roi. 2008, 3008, 5008, sur notre marché, et des 3008 et 4008, réservés à la Chine… Peugeot réussit ses lancements.

  • Avec Alejandro Mesonero, autour de la Seat Ibiza

    Avec Alejandro Mesonero, autour de la Seat Ibiza

    « Ils me rendent fou ! » Le profond accent espagnol d’Alejandro Mesonero rend la phrase positive. En pleine mutation, la marque SEAT en demande beaucoup à son directeur du design… À tel point que l’Ibiza qui sera très prochainement commercialisée en France n’est déjà plus qu’un lointain souvenir pour son concepteur.

    Ateca, Ibiza, Arona et une nouveauté par an programmée jusqu’en 2021, Alejandro Mesonero est un homme actif, à la tête d’une équipe commando désignée pour redonner un nouvel élan à SEAT, marque du Groupe Volkswagen qui vient de traverser quelques années au ralenti.

    Face à la nouvelle Ibiza, révélée à Barcelone, l’Espagnol repense au travail effectué sur la citadine emblématique de la marque.

    J’aime la voiture depuis que j’ai douze ans. Je dessinais des voitures sur mes livres d’histoire et de mathématiques. Les enseignements me mettaient dehors. Mesonero, dehors ! Du coup, j’avais du temps pour dessiner dans le couloir. C’est grâce à mes professeurs que j’ai pu apprendre. J’avais suffisamment de temps. Depuis que j’ai douze ans, j’ai envie de faire ce métier.

    J’aime tout ce qui bouge. Voitures, trains, avions, motos, tout ce qui est en mouvement. J’aime mélanger un côté artistique avec des fonctionnalités. Quelque chose qui ne bouge pas, comme un immeuble, l’architecture, c’est beau, mais c’est un peu trop statique. Je préfère ce qui bouge, la mécanique. J’aime faire des choses avec mes mains et comprendre comme la mécanique fonctionne, comment ça bouge. C’est fantastique.

    Chaque période a sa beauté. J’aime beaucoup les voitures des 1930. C’était l’Age d’Or des carrossiers. On achetait un châssis et on ajoutait une carrosserie basée sur la vitesse et les lignes. J’aime aussi les italiennes des années 1970 avec de belles proportions. Elles sont logiques avec des lignes tendues, de belles proportions.

    J’aime aussi les américaines des années 1950. Ils visaient la Lune et se permettraient des choses incroyables. Une Cadillac Eldorado ressemblait à un vaisseau spacial. Ce temps est révolu. Malheureusement, on ne peut plus rêver comme ils rêvaient à l’époque. Quand je vois ces voitures des années 1950, avec des kilos de chrome partout, ils devaient vraiment s’amuser !

    Chez Seat, nous sommes tous assez passionnés. Nous sommes une petite équipe. Chez Audi, ils ont quatre cents designers, nous ne sommes qu’une cinquantaine de passionnés. Seat est une marque qui a souffert, qui a perdu de l’argent et qui n’a pas été une vraie marque durant des années. Seat est une marque jeune, 1964, c’est jeune.

    Face à la SEAT Ibiza, il enchaine…

    C’est toujours chouette de voir la réaction des gens, du public. C’est une voiture dont nous avons gelé le design il y a un an et demi. J’ai déjà eu beaucoup de feedback de journalistes qui ont pu voir la voiture, d’invités que nous invitons parfois à voir nos créations. Je ne suis donc pas surpris, mais plutôt heureux de pouvoir communiquer sur la voiture. Enfin !

    Nous avons tellement de projets. Pour moi, cette voiture date d’un an et demi. Je sais que tout le monde la voit comme une nouvelle voiture, mais je travaille déjà sur des voitures qui n’arriveront sur le marché qu’en 2019. Et, pour être honnête, c’est beaucoup plus excitant que de voir une voiture sortir. Ce qui me passionne et qui me donne de l’énergie, c’est ce sur quoi je travaille maintenant.

    Ce que j’essaie de faire est de construire la marque petit à petit. Chez Seat, il y avait trop d’évolutions dans le design entre chaque génération. Le client disait, parfois c’est si, parfois c’est ça. Ce que j’essaie de faire est de créer une histoire.

    Récemment, nous avons sorti l’Ateca, qui est relativement similaire à la Leon. On essaie de faire comprendre ce qu’est l’identité de SEAT. L’Ibiza est un pas supplémentaire. Elle est encore un peu plus différente, mais elle reste très SEAT. La prochaine sera encore un peu plus différente, mais elle va garder les traits du SEAT d’aujourd’hui. Il ne faut pas aller trop vite. Les gens achètent des voitures pour leur marque.

    Je donne naissance à des voitures que j’aime conduire. Aujourd’hui, lorsque je conduis mon Ateca ou ma Leon Cupra, je me sens parfaitement identifié. Evidemment, je les ai faite, mais c’est aussi exactement ce que je veux conduire.

    Ma philosophie de design est de faire quelque chose qui va durer dans le temps. Le plus grand compliment que l’on peut me faire n’est pas de me dire que j’ai pris beaucoup de risques dans une voiture très actuelle. Non. Le plus grand compliment serait de se revoir dans cinq ans et de me dire que ma voiture est encore très actuelle.

     

     

     

  • Monté sur ressorts

    Monté sur ressorts

    Garage auto spécialisé dans la reprogrammation moteur, Diapason Motorsport propose également de nombreuses pièces détachées par l’intermédiaire d’une boutique en ligne.

    Voici donc l’occasion de faire un focus sur Bilstein. L’histoire de la société avec le logo bleu et jaune a commencé il y a environ cinquante ans, lorsque Mercedes-Benz a monté les premiers amortisseurs Bilstein dans une voiture de rallye, la Mercedes 220 SE. Par la suite, Porsche, Alfa Romeo, BMW et beaucoup d’autres se sont équipés chez Bilstein.

    Des pilotes comme Niki Lauda et Alain Prost ont remporté des courses et de titres en Formule 1 avec des amortisseurs Bilstein. En Championnat du Monde des Rallyes, la marque allemande a conquis cinq titres, tout en remportant le Paris-Dakar avec Porsche. Bilstein s’est aussi imposé en course de côte, en Championnat d’Europe des Voitures de Tourisme, aux 24 Heures du Mans, sur le Nürburgring et à Daytona. À une époque, 90% du plateau NASCAR, la quasi-totalité, étaient équipés en Bilstein.

    Ces dix dernières années, Bilstein a proposé une nouvelle gamme d’amortisseurs en compétition-clients, avec une large offensive en GT3. De Porsche à Audi, le groupe allemand – filiale de ThyssenGroup – s’est imposé autant sur la Nordschleife qu’aux 24 Heures de Dubaï, monté sur des Porsche 911, des Audi R8 LMS ultra ou des Aston Martin V12 Vantage GT3.

    Un amortisseur Bilstein sur Diapason-motorsport.com est proposé pour tous types de véhicules. Devenu un accessoire de référence en sport automobile, l’amortisseur Bilstein permet à votre voiture de profiter de meilleures suspensions en réduisant les impacts, tout en améliorant le confort de conduite.

    Grâce à leur forte vocation sportive, il est possible d’utiliser ces kits combinés filetés en compétition et effectuer le réglage de la force d’absorption ainsi que de l’amortissement selon vos préférences. Les amortisseurs combinés filetés Bilstein offrent également une sécurité optimale durant les manœuvres de freinage.

  • Quelle assurance auto pour la conduite accompagnée ?

    Quelle assurance auto pour la conduite accompagnée ?

    La conduite accompagnée permet aux jeunes d’acquérir une expérience conséquente avant l’examen du permis de conduire.

    Pour s’inscrire à l’ « Apprentissage Anticipé de la Conduite » en école de conduite (le nom officiel de la conduite accompagnée), il faut être âgé de 15 ans ou plus et avoir l’accord de son représentant légal et de l’assureur du véhicule.

    Ensuite, pour commencer la conduite accompagnée, il faut avoir réussi le code de la route, avoir suivi une formation pratique de 20 heures minimum avec un enseignant de l’école de conduite, avoir bénéficié d’une évaluation favorable de la part de son enseignant de la conduite et de la sécurité routière qui se matérialise par la remise de l’attestation de fin de formation.

    Dès lors, l’apprenti peut prendre le volant. Ainsi, il peut réduire la période probatoire du permis à 2 ans au lieu de 3 (les nouveaux titulaires du permis de conduire disposent de 6 points sur leur permis et doivent attendre deux ans sans infraction avant d’en obtenir 12), passer l’épreuve du permis de conduire à 17 ans et demi. En revanche, il n’est possible de conduire seul qu’à partir de 18 ans.

    L’accompagnateur doit être titulaire du permis B (permis automobile) depuis au moins cinq ans sans interruption, avoir obtenu l’accord de son assureur, être mentionné dans le contrat signé avec l’école de conduite. Il est possible d’avoir plusieurs accompagnateurs, également hors du cadre familial.

    Lors de l’examen, cette procédure permet d’augmenter sensiblement ses chances de réussite à l’examen du permis de conduire : 74% de chances de l’obtenir dès la première fois contre 55% par la voie de l’apprentissage traditionnel.

    Ensuite, elle permet souvent d’obtenir un tarif préférentiel sur son assurance auto pour la conduite accompagnée.

    Et comment se déroule l’apprentissage ? La conduite avec l’accompagnateur se déroule sur une durée d’au moins un an et une distance parcourue de 3 000 km minimum. Cette période débute par un rendez-vous préalable et est ponctuée de deux rendez-vous pédagogiques obligatoires.

    Le premier rendez-vous pédagogique a lieu entre quatre et six mois après la date de délivrance de l’attestation de fin de formation initiale. C’est généralement un rendez-vous collectif avec d’autres élèves et leurs accompagnateurs. Le second rendez-vous pédagogique a lieu après 3 000 km parcourus.

    Attention, vous ne pouvez pas conduire en dehors des frontières nationales et vous devez respecter les limitations de vitesse qui s’appliquent aux conducteurs novices.

  • Essai Peugeot 3008 : dans le mille

    Essai Peugeot 3008 : dans le mille

    En 2009, 3008 avait été la vision ultime du monospace par Peugeot… Son allure avait surpris en reprenant les traits du concept Prologue. Pour la seconde génération, il a fallu repartir d’une feuille blanche en changeant de matrice. L’ère des monospaces est révolue, 3008 devient un SUV.

    La base technique est modifiée, l’idée même du véhicule évolue et le style est radicalement repensé. À la manière de ce qui avait été fait avec la compacte 308, Peugeot conserve l’appellation 3008, mais construit une nouvelle philosophie avec une inspiration marquée du concept Quartz.

    Le monospace laisse la place à un vrai SUV dans l’air du temps. La rupture est profonde. Au-delà de l’adoption de la place-forme EMP2, si efficace sur 308 avec un important gain de poids, et de l’arrivée de nouveaux moteurs toujours plus chasseurs de CO2, le nouveau 3008 gagne une personnalité insufflée par le bureau du style Peugeot.

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    Déjà testée avec la mise à jour du Peugeot 2008, la face avant mérite d’être étendue à toute la gamme. La caisse est haute et profite d’inserts en plastique visant à renforcer l’aspect baroudeur. Dans l’habitacle, l’idée i-Cockpit est redéfinie. L’une des plus belles réalisations de ces dernières années évolue encore. Le bloc d’instrumentation numérique rappelle même ce qui a été fait chez Audi.

    L’architecture intérieure s’inspire largement des récents concepts Peugeot avec l’ajout d’une palette de boutons type aviation, très jolie et qui tombe bien sous la main, même si le matériau choisi est moins luxueux que l’aspect visuel.

    La gamme est d’abord lancée avec des moteurs essence et diesel de 100 à 165 chevaux en deux roues motrices, avant l’arrivée d’une version hybride dont le bloc électrique sera couplé aux roues arrière.

     

    La fierté de la marque !

    En prenant les commandes du Groupe PSA, Carlos Tavares avait l’objectif d’instaurer une nouvelle dynamique. Avec ses plans Back in the Race et Push to Pass, il a donné une feuille de route pour redresser l’entreprise et rendre ses produits plus compétitifs.

    En 2014, Carlos Tavares entame une nouvelle vie. Ancien numéro 2 de Renault sans perspective d’aller plus haut, il vient de remplacer Philippe Varin à la tête du Groupe PSA. En seulement quelques semaines, Tavares passe en revue de l’état de la société et présente ses axes de travail le 14 avril.

    L’objectif est le redressement de l’entreprise. Son plan est donc de concentrer au maximum les investissements sur les véhicules qui seront les plus rentables, avec l’ambition de les vendre à travers le monde pour casser l’eurocentrisme dont souffrent les marques.

    Moins de deux ans plus tard, ce redressement est acté. En profitant du rebond du marché, le Groupe PSA a dépassé tous ses objectifs. Le 5 avril 2016, Back in the Race laisse la place à Push to Pass. Cette fois, Carlos Tavares veut gonfler le chiffre d’affaires. Un esprit de conquête souffle à nouveau sur le groupe. Si l’idée de devenir un fournisseur de mobilité – via la création de nouveaux services – germe, l’actualité est surtout au cœur de la gamme actuelle.

    Chez Peugeot, le SUV devient roi. 2008, 3008, 5008, sur notre marché, et des 3008 et 4008, réservés à la Chine, renforcent l’offre. On ne parle pas encore de premium. À Paris comme à Sochaux, on se veut constructeur généraliste avec une volonté affichée de monter en gamme. Et Peugeot se sert du levier SUV pour montrer ses nouvelles capacités.

    Avec les cycles de développement des véhicules, Carlos Tavares voit seulement « son » second modèle arriver en concessions. Lorsque l’on sait que le premier était l’utilitaire Expert, on comprend l’importance du lancement du 3008 aux yeux du patron.

    « Cette voiture est assez extraordinaire », lance-t-il d’emblée. « C’est la voiture qui marque un tournant. C’est la voiture dont j’ai vu les premiers prototypes quand je suis arrivé dans l’entreprise. C’est la voiture qui exprime la confiance de toute la marque. Elle porte ce qu’il y a de mieux chez Peugeot, dans une dynamique forte. »

    Plus que faire l’article, Carlos Tavares partage sa passion de l’automobile : « Elle possède un caractère très affirmé, tant pour le design extérieur qu’à l’intérieur. Elle a du caractère, forte sans être ostentatoire. À l’intérieur, le niveau de raffinement est inédit, non seulement dans notre entreprise, mais également dans l’industrie automobile au travers de la force du concept i-Cockpit. L’architecture et l’ergonomie procurent une expérience de conduite inégalée au quotidien. C’est d’une modernité incroyable qui va au-delà des dimensions traditionnelles du plaisir de conduire avec un complètement d’interactions et de connectivité que nous n’avions pas expérimentées jusqu’alors. »

     

    Par ce nouveau SUV, sur un segment capital pour le développement de la marque et de ses bénéfices tant en France, qu’en Europe et au-delà de ses marchés ancestraux, Peugeot cherche à tisser le lien entre l’esprit germanique et les tendances latines qui doit écrire son avenir à court terme.

    Ici, on ne parle pas de French Touch. Ce 3008 se veut international. Teintes bicolores, calandre droite, feux griffés, ceinture de caisse haute, le SUV se pare aussi d’ornements de baroudeurs avec des renforts en plastique noir.

    Une fois la portière fermée, l’univers Peugeot fait vraiment figure de référence. L’évolution de l’i-Cockpit pousse encore un peu plus un concept qui mériterait d’être copié par le reste de l’industrie automobile.

    Si les sensations données par ce petit volant peuvent être une affaire de goûts, elles devraient conquérir la très grande majorité des conducteurs. Le dispositif d’affichage placé au-dessus abandonne les traditionnels compteurs pour se transformer en large écran paramétrable. Au centre de la planche de bord, un second écran surplombe un nouvel élément façon « touches de piano ».

    Le système multimédia récupère des boutons qui manquaient sur la précédente génération pour rendre son utilisation plus aisée, tout en ajoutant une touche très qualitative et d’une modernité qui donne un coup de vieux à la concurrence.

    Le dispositif participe aussi aux qualités dynamiques du châssis. Le SUV s’approche de l’agilité d’une berline compacte au centre de gravité plus bas, même si les moteurs ne dépassent pas les 180 chevaux de la version GT.

    L’autre détail immanquable de ce nouveau Peugeot 3008 est l’environnement sonore. Comme de nombreux constructeurs, Peugeot s’est associé à un spécialiste du son pour proposer – en option – un système haute-fidélité de qualité.

    L’association est 100 % française. Avec Focal, Peugeot a trouvé une  référence mondialement reconnue. Les magiciens de Saint-Etienne ont conçu un système audio composé de quatre tweeters, quatre médiums, une voie centrale et un caisson de grave connectés à un amplificateur actif de 515 Watts.

    La signature française sur l’ensemble du spectre est un petit régal pour un surcoût de seulement 850 euros. Pour atteindre ce tarif attractif, Focal ne produit pas les éléments lui-même. La fabrication est assurée par un fournisseur du Groupe PSA, sous le contrôle du concepteur. Et le directeur de la marque confirme qu’il veille : par le passé, il a déjà fait retirer le nom de Focal d’installations qui n’étaient pas au niveau souhaité.

    Loin des factures à plus de 2 000 euros de certaines options proposées en Allemagne, l’option Focal participe grandement au confort de vie à bord. Par cet intelligent système sonore, le SUV 3008 se veut bien plus haut de gamme que son prédécesseur. De quoi regretter qu’il ait conservé le même nom.

  • Avec Alain Prost, face à la Renault RS17

    Avec Alain Prost, face à la Renault RS17

    Lorsqu’on lui demande quel intitulé de poste Renault lui a réservé dans l’organigramme de l’équipe Renault Sport, Alain Prost laisse passer un long moment sans répondre… « Ce qu’ils ont annoncé » finit par dire le quadruple Champion du Monde, peu attaché à ces considérations. Électron libre sans rôle opérationnel, il est le conseiller spécial de Renault Sport Racing, présent pour orienter les décisions stratégiques d’un constructeur qui rêve de retrouver le chemin du titre mondial.

    N’imaginez pas qu’Alain Prost soit aussi présent que Niki Lauda. Les deux hommes ne fonctionnent pas de la même manière, les deux équipes non plus.

    « Je ne ferai que la moitié des Grands Prix », rappelle l’ancien pilote. « Je conserve d’autres activités, comme mon rôle d’ambassadeur pour Renault et j’ai aussi la Formula E. Avec Renault, ça se passe très bien. Ça fait des années et des années que l’on se connait. »

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    Loin d’un rôle opérationnel que Jérôme Stoll, Président de Renault Sport Racing, ou Cyril Abiteboul, Directeur Général de Renault Sport Racing, endossent, Alain Prost va jouer au conseiller d’orientation.

    « Par rapport à mon expérience et à mon réseau, mon rôle est de prendre un peu de hauteur et de donner des informations afin d’opter pour les bonnes décisions et les bonnes stratégies », lance-t-il.

    Au-delà de l’aspect mécanique qui ne le passionne guère, Alain Prost va donc avoir un poids prépondérant dans l’évolution de la composition de l’équipe et de son organisation. Avec, en premier lieu, un avis tranché sur le choix des pilotes.

    En 2017, Renault Sport F1 vise la cinquième place du Championnat du Monde avec Jolyon Palmer, conservé, et Nico Hulkenberg, transfuge de Force India.

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    « C’est un bon binôme », juge Alain Prost. « Évidemment, les pilotes sont un domaine que je connais. Mais je ne vais pas leur donner de conseils sur la piste. S’ils ont besoin de moi en dehors, je suis là. Mais il y a aussi le futur… Nous avons un bon binôme pour une équipe en construction. L’important est d’être cohérent et de bien les faire travailler ensemble. C’est aussi vrai pour Viry-Châtillon et Enstone. Il est nécessaire que la mayonnaise prenne et que tout le monde travaille ensemble. »

    Quant à la nouvelle voiture, qui sera en action dès la semaine prochaine à Barcelone pour les premiers essais de l’année, le quadruple Champion du Monde en apprécie les contours.

    « C’est une voiture impressionnante par sa taille. Elle est imposante. J’attends de voir la voiture rouler en piste pour avoir une meilleure idée de ce que cela donne, mais j’ai toujours été favorable aux règlements qui se rapprochent de ce que l’on avait à l’époque, avec les grosses roues, plus impressionnantes. Pour dire la vérité, je n’ai jamais été fan de l’idée d’augmenter l’appui aérodynamique. J’ai toujours préféré l’augmentation du grip mécanique avec des pneus plus larges et, surtout, très constants. Il faut être positif. C’est une grosse rupture en termes de réglementation, ça peut amener des choses très intéressantes. C’est un challenge technique, mais aussi un challenge pour les pilotes et un challenge de développement pour les châssis et les moteurs. Rien ne va être figé et c’est très important pour une saison comme celle-ci. Ce que l’on verra au premier Grand Prix ne sera pas ce que l’on verra au quatrième ou au huitième. Tout le monde va mener des développements durant l’année. Normalement, la force des grandes équipes est d’être capables de progresser. Mais on peut aussi avoir des surprises dans la conception des voitures. Peut-être que l’on verra une équipe qui aura trouvé quelque chose de très différent. Dans toutes les équipes, tout le monde dit la même chose et personne ne peut avoir de certitude. La nouvelle règlementation tombe au bon moment pour Renault. La rupture permet de gagner un peu de temps pour se rapprocher de la compétition. »