AUTOcult.frAUTOcult.frLa voiture raconte notre époque La newsletter
19 H CULTURE Cinéma, publicité, design et société.
AUJOURD’HUI 02.09.2026 19:00 À VOIRÀ LIREÀ ÉCOUTER
00:00:00 19 H · CULTURE
19 H — CULTURE

Nick Mason : Quand le batteur de Pink Floyd fait chanter le V12 de la Ferrari 250 GTO

Dans l’histoire du rock, nombreuses sont les stars à avoir flambé leur fortune dans des garages extravagants. Mais chez Pink Floyd, le…

Par Rédaction ◷ 4 min de lecture 2 septembre 2026
PLAY ▶ 00:04:00 19 H · CULTURE

Dans l’histoire du rock, nombreuses sont les stars à avoir flambé leur fortune dans des garages extravagants. Mais chez Pink Floyd, le rapport à l’automobile relève d’une toute autre dimension. Batteur historique et seul membre permanent du groupe britannique depuis sa fondation en 1965, Nick Mason n’est pas un simple acheteur de bolides clinquants : c’est un véritable gentleman driver, un historien de la mécanique et le propriétaire de l’une des collections privées de voitures de course les plus remarquables de la planète.

Si les solos de batterie de Time ou de Money ont fait vibrer des millions de mélomanes, c’est le vrombissement des V12 italiens et des moteurs de compétition qui rythme la seconde passion de cet amoureux du beau matériel.

1977 : L’achat légendaire financé par The Dark Side of the Moon

L’anecdote est entrée au panthéon de la culture pop et automobile. En 1977, alors que l’album The Dark Side of the Moon continue de battre tous les records mondiaux de ventes, Nick Mason décide de se faire un plaisir d’esthète : il fait l’acquisition d’une Ferrari 250 GTO de 1962 (châssis #3757GT) pour la somme de 37 000 livres sterling.

À l’époque, débourser une telle somme pour un « vieux modèle de course » d’occasion fait sourire certains observateurs. Aujourd’hui, avec une valeur estimée à plus de 50 millions d’euros, cet achat est considéré comme l’un des investissements les plus avisés de l’histoire.

Mais contrairement aux spéculateurs modernes, Nick Mason n’a jamais enfermé sa GTO sous une bâche à température contrôlée. Pendant des décennies, le musicien s’en est servi au quotidien, allant jusqu’à emmener ses enfants à l’école à son bord, avant de l’aligner régulièrement sur les circuits lors d’épreuves historiques comme le Goodwood Revival ou Le Mans Classic.

Cinq participations aux 24 Heures du Mans

Nick Mason ne s’est pas contenté de contempler ses voitures : il les a pilotées à la limite. Entre 1979 et 1984, le batteur s’est engagé à cinq reprises aux 24 Heures du Mans, troquant ses baguettes de batterie pour une combinaison ignifugée.

Au volant de prototypes comme la Lola T297 ou la Porsche 935, il a affronté la pluie, la nuit et la vitesse pure de la ligne droite des Hunaudières. Sa meilleure performance au classement général reste une très honorable 18e place (et une 2e place de catégorie) lors de l’édition 1979, prouvant qu’il avait largement sa place au milieu des professionnels de l’asphalte.

La collection « Ten Tenths » : Un panthéon de la course automobile

Pour gérer, entretenir et faire rouler son patrimoine, Nick Mason a fondé la structure Ten Tenths (une référence à l’expression britannique désignant le fait de piloter à 10/10e, c’est-à-dire à la limite absolue de la voiture).

Outre la mythique 250 GTO, son écurie privée abrite des monuments du sport automobile international :

  • La Maserati Tipo 61 « Birdcage » (1960) : Célèbre pour son châssis multitubulaire complexe rappelant une cage d’oiseau.
  • La McLaren F1 GTR : La monstrueuse version de course à moteur V12 BMW qui a régné sur l’endurance au milieu des années 1990.
  • La Ferrari 512 S (1970) : Le monstre de 5.0 litres ayant tourné dans le film Le Mans avec Steve McQueen.
  • La Jaguar D-Type (1955) : L’icône aux ailerons sculptés pour la vitesse pure.
  • L’Aston Martin Ulster (1935) : Témoin de l’âge d’or des voitures de sport britanniques d’avant-guerre.

« Into the Red » : L’art de faire enregistrer la mécanique

Convaincu que la musique d’un moteur d’exception vaut bien un solo de batterie, Nick Mason a coécrit en 1998 le livre Into the Red avec le pilote et journaliste Mark Hales. L’ouvrage était accompagné d’un CD audio sur lequel le batteur avait enregistré en haute fidélité le son des moteurs de sa propre collection poussés dans leurs derniers retranchements sur circuit.

Pour le batteur de Pink Floyd, la conclusion reste invariable : une voiture de course n’est vivante que lorsqu’elle roule, sent l’huile chaude et fait vibrer le tympan des passionnés. Un véritable modèle du genre pour tous les amoureux d’automobile ancienne.

LA GRILLE DU JOUR 07 H → 13 H → 19 H
REPLAY · CULTURE TOUS →
01.09.2026 Cadillac Allanté : La folie industrielle de la ligne de… 31.08.2026 D’où vient le nom « Scat Pack » chez Dodge… 30.08.2026 1981 : Quand les Britanniques traversaient la Manche pour acheter… 29.08.2026 Neiman à gauche chez Porsche : La vérité derrière la…