Avec l’un des plus grands duels de ces dernières années, il fallait choisir la fin de match pour diffuser sa publicité… à 4,5 millions de dollars les trente secondes !
Nissan gagne le match (les Patriots aussi) des constructeurs automobiles avec la révélation de sa nouvelle LM P1 qui sera au Mans en juin prochain.
Gros coup de cœur également pour Dodge qui a fêté ses cent ans !
Jeep joue toujours la carte de la liberté et de la découverte.
Comme Nissan, Toyota se sert de la relation père / enfant.
Pas de surprise pour la FIAT 500X avec un spot déjà vu depuis des semaines.
Deux films en marge, mais qui concernent toujours l’automobile, un réussi pour la Nascar sur NBC et une bande annonce pour le prochain Fast and Furius.
Les autres films avaient été dévoilés avant le match.
Annoncé lors du SuperBowl, voici Nissan GT-R LM NISMO. Innovante, par aspect et technologie, avec ses faux-airs de Panoz et de Batmobile, Nissan GT-R LM NISMO sème le trouble chez les habitués des 24 heures du Mans, accoutumés aux prototypes Audi, Toyota et Porsche, qui se ressemblent tous au final.
GT-R LM NISMO est une traction, mue par un double système mécanique : moteur thermique V6 3litres double turbo essence, accouplé à un système de récupération d’énergie. Ces deux systèmes combinés motriceront les roues avant, ce qui est un véritable pari technique et technologique. Le Mans se positionne à nouveau comme un véritable laboratoire avec cette Nissan.
Le premier pilote nommé par Nissan est l’Espagnol Marc Gené. Fort de plus de 30 départs de grands prix de F1 (Williams BMW, Ferrari), huit 24 heures du Mans et une victoire en cette classique mancelle avec Peugeot, il est l’un des pilotes les plus expérimenté du moment. Le Français Olivier Pla, Michael Krumm, Tsugio Matsuda sont pressentis comme les pilotes maison Jann Mardenborough et Michael Krumm.
On sait d’ors et déjà que trois partenaires ont rejoint l’aventure : TAG Heuer, Motul et Michelin. Nous ajouterons Sparco.
Petite question personnelle : Nissan GT-R LM NISMO est-elle AUTOcult ? Oui ! Avec sa dimension technologique, son ADN sportif, son programme manceau et son anti-conformisme, ce prototype semble être on ne peut plus AUTOcult. Dépassant même peut être bien les Toy, Audi et Porsche. Tout change.
25 janvier 2015, Sébastien Ogier, Julien Ingrassia et la Volkswagen Polo R WRC montent sur le podium du Rallye Monte-Carlo. L’ambiance est feutrée, comme d’habitude pour la remise des prix du Rallye Monte-Carlo, organisée face au palais princier. Pour la troisième fois, le duo français Ogier/Ingrassia remportent la classique monégasque, la deuxième fois consécutive avec la Polo.
Accueillis par le SAS Albert II Prince de Monaco, les deux compères se voient remettre les habituelles coupes mais inhabituellement, les deux compères ont aussi un présent pour le jeune père qu’est le Prince. Ils offrent deux Polo, format voiture d’enfant au Prince, en guise de cadeau de naissance pour ses deux jeunes enfants, Gabriella et Jacques.
Une idée de génie tout d’abord, un coup de pub fantastique ensuite. Bien joué VW !
Il est bien rare que nous parlions F1 chez AUTOcult.fr. Cette fois, l’actualité se fait du côté de Jerez, où ont lieu les essais hivernaux officiels de la saison 2015. Quasiment toutes les équipes y sont présentes, et l’une d’entre elles fait parler d’elle, dans le paddock ou ailleurs. L’équipe Red Bull, celle qui fit couler bien d’encres l’an dernier aux vues de ses piètres performances, a fait couler bien d’encres par la robe plutôt exceptionnelle de sa RB111, habituellement présente sur les modèles de série en essais discrets.
Cette livrée a marqué les esprits, sûrs qu’on en parlera encore dans quelques cercles spécialisés. Et cela en fait sûrement une livrée CULT. Espérons que l’équipe autrichienne conservera cette robe particulière après les essais, pour la saison entière. Noire, blanche, avec quelques touches de bleu, jaune, rouge, s’il le faut. On ose de moins en moins de nos jours.
Prenez le meilleur équipage de l’histoire du rallye et ce qui est communément présenté comme l’une des plus belles routes du Championnat du Monde… Voici Sébastien Loeb (au volant) et Daniel Elena (aux notes) en action dans La Bollène Vésubie – Sospel, avec un passage par le Col de Turini lors du Rallye Monte-Carlo 2015.
Chaque année, les constructeurs rivalisent d’ingéniosité pour proposer le film publicitaire qui marquera la diffusion du Super Bowl. Voici les premiers spots rendus publics à deux jours du match qui opposera les Seahawks aux Patriots. Katy Perry et Lenny Kravitz animeront le show de la mi-temps.
Il y a quelques années, Nissan avait marqué le rendez-vous du Super Bowl… On en attend beaucoup cette année : la nouvelle LM P1 qui sera engagée au Mans devrait y faire sa première apparition !
Pas de gros risques de la part de Mercedes-Benz qui reprend la fable du lièvre et de la tortue pour sa AMG GT.
Une star et un publicitaire sans idée qui se met en scène… La maigre recette de Kia avec Pierce Brosnan.
Un morceau d’histoire de la télévision américaine pour inscrire la BMW i3 dans l’avenir de l’automobile.
Un film parfaitement américain pour Toyota et sa Camry et plutôt bien réalisé.
Ambiance sonore et dansante chez Lexus pour son NX turbo
Fiat Chrysler Automobile a également annoncé trois films durant le match et les constructeurs américains gardent très souvent leurs spots secrets jusqu’au bout. Personnellement, j’attends toujours avec une grande impatience les réalisations de Chrysler !
Kazunori Yamauchi a un rêve : organiser un salon de l’auto uniquement avec « ses » Vision Gran Turismo… Au Festival Automobile International, actuellement à Paris, ce désir prend doucement forme.
« Accepteriez-vous de concevoir pour nous votre version de Gran Turismo ? » C’est par cette simple question que le créateur de Gran Turismo a interpelé la plupart des grands constructeurs mondiaux.
Mercedes, BMW, Mitsubishi, Volkswagen, Nissan, Aston-Martin, Toyota, Subaru, Chevrolet, Infiniti, Mazda et Alpine ont déjà présenté leur réalisation.
Avant de voir les Audi, Bertone, Daihatsu, Ford, GM Design, Honda, Hyundai, Italdesign Giugiaro, Jordan, Lamborghini, Lexus, MINI, Nike, Peugeot, SRT, Tesla et Zagato, trois des voitures modélisées sont physiquement présentes face à l’Hôtel des Invalides, jusqu’à dimanche.
Exposée en première mondiale, l’Alpine Vision Gran Turismo est la grande star de l’événement. Au-delà de la nouveauté, la réalisation des équipes qui planchent sur la future Berlinette est à couper le souffle.
Terriblement éloigné d’un modèle de série, ce concept car est une parfaite réalisation avec suffisamment de détails pour qu’elle soit identifiée Alpine et une vraie cohérence pour qu’un tel vaisseau reste assimilé à une voiture. C’est le vrai coup de cœur des Vision Gran Turismo !
L’Aston Martin DP-100 peine à montrer son appartenance en dehors de son blason, même si la silhouette est un modèle d’appel à la vitesse. Quand à la BMW, elle est – au contraire de l’anglaise – trop proche d’autres lignes de la marque. Pour un jeu vidéo, on aurait aimé un peu plus de folie !
Toyota 2000 GT, Toyota S800, Toyota Celica, Toyota Supra, Toyota GT86 : la lignée est assurée avec la petite dernière de chez Toyota. Construite avec Subaru, la GT86 n’en est pas moins une digne héritière de ses aïeules précédemment nommées.
Toyota GT86, Toyota 2000GT, Toyota S800
La GT86 est un coupé 2+2, voué au plaisir de conduire, de piloter même. Moteur 2 litres de 200 cv, propulsion, répartition des masses avant-arrière à 53%-47%, centre de gravité bas et différentiel à glissement limité font d’elles une des références de sa catégorie.
Elle n’est pas sans rappeler la 2000GT, la Supra. Avec une roue à chaque coin, elle s’en retrouve bien équilibrée. A bord, l’environnement est bien bien. Les sièges maintiennent bien. On se sent bien dans cette sportive financièrement accessible. J’ai particulièrement aimé me retrouver « le cul par terre », tant cette GT86 est basse. Quel plaisir !
Le volant, le levier de vitesse, les pédales aussi sont bien placées, leurs ergonomies sont bien étudiées. Rien ne choque, si ce n’est la qualité japonaise, fidèle à son mythe, mais en progression tout de même. Petit caprice, j’ai beaucoup aimé les palettes de la boîte semi-automatique. Elles « tombent » bien sous les doigts, derrière le volant, les mais bien placées à 9h15, 10h20.
En route, la GT86 se montre être d’une efficacité, d’une simplicité rare, surtout avec les palettes de la boîte semi-automatique au volant. Elle est facile à conduire, facile à tenir, facile à emmener, mais une fois dans le vif du sujet, il faut se montrer très précis pour ne pas perdre l’efficacité. Dans le vite, la GT86 est assez précise, nous rappelant parfois qu’elle est l’héritière des modèles sportifs des années 70. En bref, c’est une propulsion. Dans le serré, elle en devient joueuse, train avant précis et train arrière baladeur. Il faut du doigté pour que cette belle Japonaise ne se dandine pas trop du popotin. Ne pas arriver trop vite, ne pas accélérer trop tôt. C’est un régal, elle est vraiment amusante, elle nous ravit et provoque le sourire, vraiment ! Son moteur et ses 200cv « donnent » bien, quand sa boîte (peut être un poil longue) est bien étagée.
Vous remarquerez que je n’ai pas parlé des places arrières : elles ne sont existantes que pour les contorsionnistes, les petites tailles. Mais la GT86 est-elle une familiale? Non. Elle est là pour que nous prenions du plaisir, et joue son rôle à la perfection.
5h00 du matin à Paris… En ligne devant la conférence de presse de Toyota qui annonce le programme du groupe japonais en sport mécanique pour les années à venir. L’occasion de se rappeler pourquoi (et comment) Toyota est devenue une marque associée au rallye.
Suédois taciturne, Ove Andersson était un équilibriste au volant. Saab 96, Lancia Fulvia, Ford Escort TC, il s’était révélé bien avant de rejoindre Alpine-Renault pour conquérir un premier titre « International » des marques en 1971. S’il y avait eu une distinction pour les pilotes, Ove Andersson aurait été champion du monde avec quatre victoires en huit courses cette saison-là…
Et puis il a changé de voie. Il a créé le Toyota Team Europe qui a survécu à la crise du pétrole de 1973. La petite équipe a joué avec ses faibles moyens extorqués au Japon et à quelques importateurs convaincus.
Durant des années, il a accepté son sort, il a rongé son frein. Longtemps, il a attendu le feu vert – et des budgets – du Japon pour concevoir une voiture à quatre roues motrices.
Son attachement à Toyota et son flegme ont fini par convaincre les Japonais. Il faut dire qu’Ove Andersson savait faire plier ses interlocuteurs. Il était réputé pour ses longs silences. Le Suédois réfléchissait toujours avant chaque réponse. Et la réflexion prenait du temps. Mais il ne laissait jamais la moindre question sans trancher, personnellement.
Il a attiré Toyota en rallye. Il a fait gagner Toyota en Championnat du Monde (1993 et 1994). Il était encore à la tête de l’équipe lorsque la marque a été exclue des compétitions pour avoir enfreint la réglementation technique (1995)… Et il a encore convaincu Toyota de revenir et les a mené à un nouveau titre (1999).
Toyota avait une telle confiance en lui que le constructeur lui a également confié son engagement aux 24 Heures du Mans avec les exceptionnelles GT-One, puis en F1…
Si Toyota n’a jamais cessé d’être lié au rallye, c’est grâce à monsieur Ove Andersson ! Et l’annonce de ce matin est un nouveau chapitre du livre qu’il a ouvert.
Installé en Afrique du Sud, il trouva la mort en 2008 (à 70 ans), lors d’un rallye historique alors qu’il pilotait une Volvo PV444.
Lorsque l’on parle de culte automobile, la BMW M1 arrive assez vite. Un vrai culte, car ce modèle n’avait pas trouvé son public lors de sa commercialisation. Ce n’est qu’avec les années que l’on a pu mesurer à quel point cette voiture avait marqué son époque. C’est tellement vrai que BMW avait produit un concept en son hommage en 2008 !
Contrairement à d’autres constructeurs qui cherchent à revisiter leur passé, BMW n’a eu qu’à lifter les traits de l’extraordinaire M1 pour en faire un modèle « actuel ».
Présentée lors du Concours d’Elegance de Villa d’Este en 2008, ce concept jouait sur l’idée du néo-rétro…
Aération sur la lunette arrière, prises d’air, logos, le lien de parenté est évident avec des dimensions identiques. Et c’est magnifique !
Certains concepts sont vraiment clivants ! En voici un qui n’a jamais réussi à réunir les avis : cette Porsche Panamericana est vraiment très spéciale.
Au Salon de Francfort 1989, Porsche dévoile cette Panamericana. Déjà à l’époque, la marque allemande cherchait à mélanger un coupé, un cabriolet, un Targa et un 4×4…
Développée sur la base d’une Porsche 964 avec une transmission intégrale, elle laissa apparaître (mais pas trop) des codes du Type 993.
Chez Porsche, le projet n’était pas une simple étude de style. Le designer Harm Lagaay a longtemps poussé pour avoir la permission d’en faire une voiture de petite série. Mais l’époque n’était pas propice chez Porsche et l’idée fut abandonnée.
Maintenant que les résultats sont bien meilleurs, il se pourrait que la présence de cette Porsche Panamericana venant du musée réveille des projets… Pourquoi pas une voiture pour concurrencer une éventuelle TT Allroad ?
Plusieurs mois de travail et 3 millions d’euros… Un client s’est offert une Ferrari F12berlinetta très personnalisée : un modèle unique qui fait désormais le tour des salons et qui est en ce moment à Paris pour le Festival Automobile International.
Ferrari veut des modèles de plus en plus exclusifs. En plus d’une maîtrise de la production, ses voitures se veulent aussi de plus en plus personnalisées pour coller aux désirs des clients.
Parmi les derniers modèles très médiatisés, une F12berlinetta commandée par un propriétaire qui a voulu rester anonyme, est devenue une icône.
La F12 TRS est une réinterprétation de la 250 Testa Rossa de 1957. L’équipe de Flavio Manzoni du centre de style Ferrari a transformé la berlinetta en barquette. Il n’y a plus de toit, mais un cockpit entouré d’un vitrage opaque.
Même si la ligne est très actuelle, elle laisse transparaître des évocations des carburateurs de la Testa Rossa, de ses culasses rouges, des bosselages dans le prolongement des baquets…
Le résultat est saisissant et toujours aussi performant pour une voiture de 1,6 tonne : 3,1 secondes pour atteindre 100 km/h et 8,1 secondes pour aller à 200 km/h… Mais la F12 TRS est quand même plus souvent exposée que sur la route !